baby
Portrait de cgelitti
J'avais 20 ans lorsque j'ai perdu mon père d'un cancer, aujourd'hui j'en ai 22. Je n'arrive pas à m'en sortir, je suis en pleine dépression. En fait depuis deux ans, je faisais semblant que tout allait bien mais ce n'était qu'un leurre...il me manque tellement, parfois, le soir, dans mon lit, j'ai l'impression que je vais en crever. Je suis triste tout le temps, je n'ai plus de goût à rien...Quand est-ce que j'arriverai à vivre?

Aidez-moi

larra12
Portrait de cgelitti
On en est toutes là, hélas, à vouloir être sûr que ce message puisse passer. Moi, aussi, il me manque terriblement, je creuse ma tête pour y puiser tous les souvenirs que je peux. Mais, il n'y a plus rien à construire, c'est difficile à réaliser.
Est-ce qu'ils ont l'ADSL au paradis des papas perdus?
Manue
Portrait de cgelitti
Bonjour Larra et bonjour à toutes,

Comme c'est dur de vivre sans lui... Pour moi aussi, le compte à rebours a commencé : il y a un an tout allait si bien, la vie était si belle et je ne sais même pas si je m'en rendais compte...
Il y a un an, il arrivait en vacances près de chez moi, on passait le week-end ensemble, on riait. Il était tellement heureux de pouvoir se reposer enfin, heureux d'être ici et de partager de bons moments...
il y a un an, on riait comme des gamins, et on ne savait pas que le bonheur n'avait plus que 11 jours devant lui.

Depuis, je vis, ça c'est sûr, personne ne m'a vue m'effondrer (à part les premiers jours, mais il n'y avait pas grand monde de toutes façons), je suis "forte", je fais "face", je m'en suis bien sortie, je vais de l'avant, j'avance dans la vie... Bla bla bla, c'est FAUX, archi FAUX. Il fait froid à l'intérieur, je suis glacée en permanence et je voudrais hurler, mais rien ne sort...

Pourquoi ? On avait tellement de choses à faire, tellements de projets, tellement de bonheur à venir...
Je ne lui ai jamais dit que je l'aimais. Je ne savais pas qu'il était mortel mon Papa, mon phare au milieu de la brume, mon point de repère dans la vie.
Je ne savais pas qu'on pouvait mourir sans prévenir.
Je ne saurai jamais s'il savait à quel point il comptait pour moi et à quel point je l'aimais. Maman dit qu'il le savait, que ça se sent, que tout le monde le voyait...
Moi, je ne l'ai pas dit... Pudeur de m..... et puis je vivais avec la désinvolture de croire que nous avions le temps.
Et non, nous n'avions pas le temps.

On avait plein de choses de prévues pour le week-end suivant, mais quelqu'un a frappé à ma porte ce soir-là, j'ai râlé intérieurement parce que je n'avais pas envie d'être dérangée, j'ai ouvert... J en'ai pas compris tout de suite, ça ne pouvait pas être vrai. "ton Papa" ... "c'est fini" ... "il faut y aller"
Rien que de l'écrire, j'ai la chair de poule par 30°.

J'ai continué à vivre, mais c'est de plus en plus dur. I me manque tellement, on était tellement complice et en même tellement pudique, on ne se disait pas les choses, on les sous-entendait !

Je voudrais que mes larmes coulent pour me libérer, mais j'ai peur de ne pas arriver à les arrêter...

Larra, ton Papa avait aussi beaucoup d'humour...et de courage.
Les derniers instants ont dû être tellement forts (à la fois dans l'émotion et dans la douleur)

C'est un peu trop dur là pour moi, je m'arrête...

Beaucoup de courage à tous
marie-jo
Portrait de cgelitti
Le 4 mai 89 tout allé bien dans ma famille. J4avais 33 ans quand on m'a téléphoné que mon papa s'était suicidé !!!!!Incompréhension, espoir de le sauver. Mais non c'était bien vrai. J'étais très complice et aimais plus mon père que ma mère. Pendant des année (m
larra12
Portrait de cgelitti
Dimanche sera un jour très particulier, Astrid.
Il y a deux mois, la peine s'était apaisée, mais là elle reprend de plus belle. Dans ma tête, je revis le compte à rebours, il y a un, je faisais cela avec lui, il y a un an, il faisait cela. En l'occurence, il y a un an, je l'avais pris sous mon aile à la maison, et j'avais beau savoir qu'il était condamné, sa mort me paraissait improbable. Aujourd'hui, Raymond Devos est mort, on en parlait souvent avec papa, car on l'appréciait beaucoup. Si seulement il pouvait y avoir un ailleurs où R devos ferait rire nos papas.
Astrid, la première année sera la plus dure, car il faudra que l'on vive les première fois sans lui.
Bon courage, je pense à toi et à vous toutes.
Semi-orphelin
Portrait de cgelitti
Mon père héros de la résistance qui ne m'a jamais raconté ses aventures de clandestinité ou de déportation est mort quand j'avais neuf ans.
Et je n'en ai jamais eu rien à foutre ;)
larra12
Portrait de cgelitti
Merci.
living..
Portrait de cgelitti
tro personnel pr écrir koi ke se soit Papa jte dis just je t'aime...
elodie
Portrait de cgelitti
mon prénom est élodie
larra12
Portrait de cgelitti
Narimen,
Souvent mon père disait "j'aimerais me coucher en pleine forme et dans mon sommeil mourir sans le sentir, et puis c'est terminé". Cette terrible agonie de papa où j'ai vu la vie le quitter un peu plus chaque jour, son corps et sa respiration s'éteindre est sans doute une partie la plus difficile à oublier. J'ai encore ses mots qui résonnent: quelle honte de finir comme ça. Et oui, j'aurais tellement voulu que tout ceci ne se passe pas ainsi, que mon cher papa nesouffre pas comme il a souffert. Alors oui, maigre consolation, vivre intensément les derniers instants de vie, profiter l'un de l'autre, se dire combien on s'aime, se faire de gros calins, se rassurer, et parler, parler, parler, en essayant d'incruster tout ce qui peut encore rester. Voilà ce que j'ai fait pendant des mois. Je suis triste mais je sais que je vis quelque chose d'acceptable et dans l'ordre des choses. Perdre un enfant est inacceptable, perdre un parent est acceptable mais tout dépend de l'amour qu'on a donné, c'est profondément douloureux.

A vous toutes,
Je me rends bien compte que mon chagrin m'a rendue impudique et je m'en excuse, mais parfois, au milieu de ma joie de vivre quotidienne, c'est plus fort que moi, j'ai un besoin viscéral de le voir, de l'entendre, de lui parler et une pointe très douloureuse à l'estomac parce que c'est tout simplement impossible et pour toujours. C'est ce qu'on appelle le manque je suppose. Et puis tout me ramène à lui, l'hôpital où il était, le chemin que je prenais pour aller le voir, la tisane que je lui achetais, il est partout sauf à mes côtés. C'est dur mais pas insurmontable. J'attends avec patience la fin de cette première année où chaque jour je me dis, l'année dernière il...je.... et puis après on verra. Je vis avec ce chagrin en moi, mais je ne veux pas l'éteindre, pas encore.
Merci à toutes.
triste
Portrait de cgelitti
moi aussi g vecu la méme sitution,g perdu un pére trop chére pr moi à cause d'un cancer au poumons g t trop attaché a lui mais je n'ai jamais lui dévoilé mes sentiments c pr ça j'arrive pas à avaler sa mort!! g un mélange de sentiment... déception. le pauvre il as trop sacrifier pr nous! je cherche un moyen pr lui dire je t'aime papa.... mais hélas c trop tard

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