Anizette
Portrait de cgelitti
Je suis avec mon copain depuis 4 mois et je l'aime à la folie. Lui il travaille dans un refuge en haute montagne (moi aussi, mais seulement l'été). En septembre je suis repartie pour reprendre mes études à Bayonne et lui il est resté dans le refuge pour travailler. Quelques jours avant la rentrée je me suis rendue compte que j'étais enceinte et là ça a été la panique totale !!! Je ne pouvais en parler à personne. Je ne voulais pas en parler avec Ben au téléphone, c'était trop dûr, et puis c'est une radio, donc tout le monde aurait pû être au courant au refuge.De plus il était trés préoccupé car il attendait une réponse pour sa formation de prof de ski et je ne voulais pas lui rajouter un souci supplémentaire. Ma mère est infirmière et elle m'a toujours fait une grosse prévention sur tout ce qui est contraception, avoir échoué à ce niveau là l'aurait surement beaucop déçue. Je préférai donc ne pas la mettre au courant. Mon père .... hors de question !!! J'en ai donc parlé à ma meilleure amie qui a déjà subie une IVG. J'ai courru dans tous les sens pendant une semaine : médecine préventive, planning familial, hôpital, labo,... C'était horrible ! Et en plus je devais me taire et faire comme si la rentrée était normale ! J'étais morte de peur ! Aprés le rendez-vous au planning, je savais que dans une semaine exactement j'allais subir une IVG médicamenteuse (je n'étais en effet enceinte que de 5 semaines 1/2). J'avais entendu beaucoup d'horreurs à ce sujet ce qui ne m'a pas franchement rassurée ! J'avais tellement accumulé de stress que le w.e avant la prise du 1er médicament, une fois chez moi, j'ai fait une énorme crise de panique et j'ai totalement craquée, en pleurs dans les bras de ma mère qui ne m'a finalement pas jugée, mais au contraire beaucoup aidée tout au long de cette épreuve. Elle en a aussi parlée à mon père et à ma tante qui m'ont beaucoup soutenus eux aussi durant les deux semaines qui on suivies. Le mardi, je me suis donc rendue au planning où j'ai pris le 1er comprimé. J'étais tellement stréssée et démoralisée que je ne suis pas allée en cours de la semaine. Le jeudi matin je me suis rendue à la maternité pour la prise du deuxième cachet. J'étais morte de peur et toute seule ...Ce matin là il fesait un temps horrible. Le ciel était gris et la pluie n'a cessé de tomber toute la journée. Tout était donc parfait pour que cette journée soit horrible ! J'avais commençé à saigner aprés la prise du premier cachet ce qui selon l'infimière qui s'occupait de moi à l'hopital était bon signe, en effet l'expulsion risquait de vite se passer ! Cette iddée me rassurait et m'effrayait à la fois. Je n'avais pas envie que l'expulsion se passe chez moi dans l'aprés midi c'est sûr mais en même temps je redoutais plus que tout ce moment qu'on m'avait décrit horrible.J'ai donc passé la matinée recroquevillée sur mon lit d'hôpital à attendre que les choses se passent en stressant comme une folle. Vers 13h00 il ne c'était toujours rien passé. Sur avis médical j'ai pû sortir de l'hôpital. C'est 2 bons copains de classes (les seuls au courant à l'iut) qui sont venus me chercher. J'ai passé l'aprés-midi chez l'un d'eux : Raph' . J'ai attendue, couchée dans son lit que l'aprés-midi s'écoule et que ma mère vienne me chercher à 20h00... Morte de peur que cela se passe chez lui mais aussi morte de peur que cela ne se passe pas du tout. Pour ce qui est de la douleur, j'ai eu des contractions toute la journée aprés la prise du cachet, mais pas comme dans un accouchement (selon certaines rumeurs....), c'est comme des règles douloureuses mais sans plus !!! On serre les dents et ça passe ! De toute façon ce jour là, j'étais prète à endurrer toutes les souffrances tellement j'avais honte de moi ! Pourtant il n'y a pas à avoir honte, mais j'étais tellemtn déçue ... Enfin bref, ma mère est arrivée et on est parties à mon appart !!! J'ai un peu craquée, fatiguée de cette journée et inquiète quant à la suite des évènements ... Si rien ne c'était passé avant demain matin, j'allais devoir me faire opérer ! Ma mère a donc suggéré que l'on mange un bout (je n'avais rien pû manger depuis la veille ausoir donc j'étais affamée) et au moment de passer à table j'ai senti quelque chose dans mon bas ventre. Comme une sorte de caillot. Le temps que je m'assois sur les toilettes et j'ai senti comme une bille passer et un "plouf" dans la cuvette ! J'ai regardé au fond des toilettes et j'ai vu une tache de sang. Ma mère a voulu regarder ça de plus prés (étant infirmière ces choses là sont monnaies courantes pour elle !) et a plongé sa main dans les toillettes pour en sortir un sorte de poche remplie de sang, comme un mini placenta. Ca fesait à peut prés 5 cm de diamètre (enfin moi je n'ai pas trop voulu regarder). La semaine qui a suivi j'ai perdu pas mal de sang (comme des rècles trés abondantes) puis plus rien !!! Le soir même aprés l'expulsion , plus aucun mal de ventre; enfin une vraie nuit (car celle de la veille du 2ème cachet a été horrible : beaucoup de contractions qui m'ont enmpéchées de dormir car elles étaient relativement fortes!)...Il y à 4 jours, j'ai fait le contrôle avec la gynéco (échographie interne) et tout est parfait. Il n'y a aucuns résidus, la muqueuse se refait parfaitement et les tompes sont en bon état. Tout a parfaitement fonctionné. Je suis rassurée à présent mais j'ai toujours un petit pincement quand j'y repense ! Ceci n'étais pas banal à mes yeux... Le plus dûr à été de ne pas en parler à mon copain !!! Je sais qu'il aurait été daccord avec ma décision car je suis étudiante et lui finit sa formation pour être prof de ski,(il a finalement eu la réponse et il repart donc dans une semaine pour 6 mois dans les alpes ...). Mais j'ai peur qu'il m'en veuille de ne pas lui en avoir parlé quand même, au téléphone ou dans une de mes lettres ....Il arrive demain, je suis tellement heureuse de le revoir même si ce n'est que pour quelques jours !!! Je vais tout lui raconter et j'espère juste qu'il comprendra et qu'il ne m'en voudra pas ...

Je voulais aussi signaler que toutes les infirmières et gynécos qui se sont occupées de moi durant tous ces jours on été formidables !! Trés gentilles, rassurantes et en aucun cas elles ne m'ont jugées. Je ne regrette pas mon geste car je n'avais pas le choix ! Je n'ai que 20ans et beaucoups de projets !!! Je regrette juste que cela soit arrivé, car j'ai pris pourant toutes les précautions, j'aurai aimé tomber enceinte le jour où j'aurai vraiement été prète...Et je voualis dire à toutes les filles qui sont desn mon cas que ce n'est pas la peine DE STRESSER A L'AVANCE !!! Du point de vue physique en tout cas, cette 'intervention' dépend en fonction DE CHACUNE D'ENTRE NOUS, NOUS SOMMES TOUTES DIFFERENTES il ne faut donc pas croire toutes les rumeurs que l'on entend !!! alors SOYEZ ZEN tout VA BIEN SE PASSER et vous n'êtes pas seules, ne l'oubliez pas ;) ....

Anizette
Portrait de cgelitti
J'ai lu avec beaucoup d'intéret le récit de ton ivg ; il est émouvant , mais pas larmoyyyyyyant .
Je suppose que d'écrire cette histoire celà fait partie de ton processus de deuil ( comme on dit ) et t'aide à "expectorer" ces jours de mal-être .
Je pense que ton témoignage pourrais figurer dans d'autres sites abordant l'ivg par exemple : " soutien info ivg ( qui est un excellent site ) , car sur é-santé , c'est pas trop la spécialité .
En tant qu'ex pro , à la retraite , d'un centre contraception ivg , j'ai été sensible à la reconnaissance exprimée envers les acteurs médicaux qui ont accompagné ces durs moments : c'est tellement rare .

Encore bravo pour ton courageux parcours , en espérant que ton compagnon aura compris ta démarche , et qu'il aura pu, par des paroles de réconfort , cicatriser tes blessures .
Bonne contraception à toi
Anizette
Sujet vérouillé