Nane
Portrait de cgelitti
Bonjour,

J'ai déjà participé à des discussions sur ce forum, dans quelques sujets.

Mon aventure a commencé il y a trois ans, en 2006, quand mon mari et moi avons décidé d'avoir un enfant. Au bout de quelques mois d'essais, je me suis rendu compte qu'il était simple de ne pas vouloir d'enfant et pourtant si difficile d'en concevoir.

Je décide d'aller voir mon gynécologue qui me dit qu'il fallait que j'attende un an d'essai avant de commencer les examens. J'avais à l'époque 31 ans et mon mari 33 ans.

Au bout d'un an, toujours rien, alors que nous faisions nos TP de façon régulière. Mon gynéco me donne alors un dosage hormonale pour vérifier que tout allait bien, et c'était le cas. Il me donne de l'oromone et me demande de le prendre quelques jours du cycle durant trois mois, et de revenir. Ce que je fais sans rechigner.

Trois mois plus tard, je reviens docilement le voir, et il me dit que de toute façon je finirai par tomber enceinte, et de ne pas s'inquiéter, que nous étions jeune.

Oui, nous étions surement jeune, mais dans combien de temps pourrions nous espérer être parent, à l'âge de la retraite?

Puis le manège a duré pratiquement un an, tous les mois, je retournai le voir à des moments précis de mon cycle pour vérifier que j'ovulai normalement, et à quel moment, puis qualité de la glaire cervicale. Entre temps, je passe le super examen que toute les femmes espèrent ne jamais faire, et oui l'HYSTEROGRAPHIE, radio des trompes (un moment mémorable!!), puis TEST DE HUHNER (contrôle de la glaire cervicale après rapport). Le verdict finit par tomber, j'ai une glaire cervicale peu abondante et de qualité très faible, donc pour moi c'était normalement passage obligatoire par l'insémination intra utérine. Et pourtant, mon gynéco continuait à me dire qu'il fallait persister, que ce n'était pas la peine d'en arriver là. Un an plus tard, il me découvre en plus, une dysovulation et un endomètre fin. Hourra, il a fallut deux ans pour s'en rendre compte. Je reviens le voir en consultation, en colère, en lui demandant de passer à l'insémination, je commencais vraiment à perdre patience.

Mon mari refais un spermo de son côté (Test de migration survie) obligatoire pour l'insémination, et alors là, j'ai cru mourrir: **ASTHENOTERATOSPERMIE**. On maintien tout de même l'insémination. En parallèle, je recherche un centre de PMA pour être suivie sérieusement. Je me dirige vers l'Hopital Américain et deux mois après on tente notre première ICSI (mai 2009), 9 ovocytes matures, 6 fécondés, et reste plus que 3 qui m'ont été transférés, pas de congélation, 15 jours plus tard: PDS NEGATIF. J'étais en vacance quand le résultat est tombé, je le prend plutôt bien en me disant que c'était la 1ère, et qu'il fallait recommencer.

En juillet, je dois passer au bloc, hystéroscopie opératoire avec curetage, pour mettre mon utérus à neuf pour la prochaine tentative. Durant la période de pause, j'avais toujours espoir de tomber enceinte, donc re-TP à fond.

Octobre 2009, c'est reparti, 2è ICSI: repiquouses et ponction le 03.11.09: 2 ovocytes matures et un seul a fécondé. J'étais à la limite de la dépression, tous les jours j'en pleurai, et je ne dormait pratiquement plus. Deux semaines plus tard, PDS: NEGATIF.

Après avoir fait passer ma colère, je reprends RDV dans mon centre de PMA et le Gynéco demande à mon mari de faire un Test Pré-IMSI, en nous précisant que s'il revenait positif, la prochaine tentative serait une IMSI pour augmenter les chances.

On revient deux semaines plus tard avec les résultats, et il me dit de faire rapidement mon blocage de Décapeptyl 3MG avant que mes règles arrivent. Je lui précise que mon cycle est chamboulé à cause de toutes ses hormones, pas étonné il me dit que mes règles arriveront après la piqure de blocage (effectivement le décapeptyl bloque les ovaires mais n'empêche pas l'arrivé des règles). Prochaine ponction prévu fin janvier 2010.

Il y a quelques jours, ne voyant toujours pas mes règles arriver, je m'alerte après avoir eu des vertiges. Hier je fais un test de grossesse, et là je n'y crois pas, ca ne peut pas être vrai, j'ai du tomber sur un test qui ne fonctionne pas: POSITIF.

Ce matin, je cours au labo pour une PDS (fiable à 100%) et verdict: j'ai un taux de 14600 UI/L, soit une grossesse d'environ 4 semaines.

Il y a quelques jours, je n'y croyais plus du tout, pour moi ce retard ne pouvait être la cause que d'un boulversement hormonal causé par les traitements que je prends depuis bientot deux ans.

Je sais que les témoignages d'autres femmes m'ont beaucoup aidé dans mon aventure, et à chaque fois que je sentais que c'était foutu, je retournai sur le WEB pour lire des expériences similaires à la mienne pour me redonner espoir et me dire que tout est possible, et il faut s'accrocher.

Il faut bien entendu vérifier que ma grossesse soit évolutive, mais je me dis que oui, c'est possible, je peux tomber enceinte. C'est merveilleux!!

Bon courage à toutes celles qui partagent ces moments difficiles et j'espère que chacune pourra connaitre le bonheur de donner la vie.

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