Méningite à méningocoque : repérer les symptômes

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 06 Février 2006 : 01h00
Mis à jour le Lundi 18 Avril 2016 : 18h31
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Depuis deux ans, le département de la Seine-Maritime est touché par une épidémie d'infections à méningocoque, et plus particulièrement la région de Dieppe. En cas de signes de méningite, consultez sans tarder. Les autorités réfléchissent quant à la pertinence d'une campagne de vaccination.

Les infections invasives à méningocoque : des urgences vitales

Les méningocoques sont des bactéries pouvant dans certains cas provoquer des infections graves, comme la méningite ou encore la septicémie.

Alors que la septicémie à méningocoque provoque une infection généralisée du sang et de différents organes, la méningite infecte le liquide et les membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière. Cette infection à méningocoque survient chez les jeunes enfants (surtout jusqu’à 4 ans) et chez les adolescents et adultes jeunes.

Dans les deux cas, il s’agit d’une urgence qui doit amener à contacter immédiatement le centre 15 (Samu).

Méningite : les symptômes d’alerte à reconnaître

  • En cas de septicémie, l’état de santé se dégrade très rapidement et des taches rouges ou violacées peuvent apparaître associées à de la fièvre.
  • En cas de symptômes de méningite, les signes devant alerter sont les suivants : fièvre, maux de tête, gêne à la lumière, raideur de la nuque, somnolence ou changement de comportement chez l'enfant, vomissements et maux de ventre.

La reconnaissance de ces signes évocateurs est essentielle afin de permettre une prise en charge précoce.

En pratique si un des deux signes suivants survient, ou au moindre doute, contactez en urgence votre médecin traitant ou le Samu :

  • Une fièvre élevée, mal supportée (on est abattu, on se sent très mal…).
  • Une ou plusieurs taches rouges ou violacées (purpura), n’importe où sur la peau, qui ne s'effacent pas à la pression.

Même après un avis rassurant du médecin, il faut continuer à surveiller le malade, y compris la nuit, et ne pas hésiter à rappeler en cas d’aggravation.

Attention, les sujets ayant été en contact étroit avec une personne infectée doivent consulter dans les 12 à 48 heures après le diagnostic et au plus tard dans les dix jours, afin de bénéficier d'une chimioprophylaxie, c'est-à-dire d'un traitement préventif.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 06 Février 2006 : 01h00
Mis à jour le Lundi 18 Avril 2016 : 18h31
Source : Le Quotidien du médecin, 26 janvier
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