Médicaments pédiatriques : attention au risque de surdosage

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 02 Juin 2017 : 10h21
Mis à jour le Vendredi 02 Juin 2017 : 10h21

Des accidents consécutifs à un surdosage ont été rapportés chez des enfants traités par lévétiracétam, un antiépileptique sous forme de solution buvable. En attendant une modification de la présentation de ce médicament, les parents sont invités à redoubler de vigilance lors de la délivrance à leur enfant de cette spécialité pharmaceutique afin d’éviter les risques.

Attention médicaments : risque de surdosage jusqu’à 10 fois la dose

Des cas de surdosages accidentels, jusqu'à 10 fois la dose recommandée, ont été rapportés lors de l’utilisation du lévétiracétam, une solution buvable prescrite dans le traitement de l’épilepsie. Ces erreurs médicamenteuses sont liées à la seringue doseuse qui est différente en fonction de l’âge du patient. Afin d’éviter tout risque de confusion, les fabricants vont revoir le conditionnement de leurs produits.

Trois conseils pour éviter les erreurs médicamenteuses

En attendant, l’Agence de sécurité du médicament (Ansm) suggère de respecter les quelques conseils suivants :

  • Vérifier que la présentation du produit est appropriée à l’âge du patient. Les produits destinés aux très jeunes enfants sont livrés avec une pipette de 1 ou 3 ml tandis que ceux pour les plus âgés (enfants de plus de 4 ans, adolescents et adultes) sont équipés d’une pipette de 10 ml. C’est ainsi que la confusion peut mener à un surdosage jusqu’à 10 fois la dose recommandée.

  • Demander au médecin de prescrire la dose en mg avec équivalence en ml, la pipette fournie étant en ml.

  • Administrer le traitement en utilisant uniquement la seringue doseuse contenue dans la boîte du médicament. Quand le flacon est vide, la seringue doseuse doit être jetée et non conservée.

À savoir

Le surdosage en lévétiracétam peut conduire à des effets indésirables graves, comme une baisse du niveau de conscience, une dépression respiratoire ou un coma.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 02 Juin 2017 : 10h21
Mis à jour le Vendredi 02 Juin 2017 : 10h21
Source : Informations sécurité patients de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm), mai 2017.