Maltraitance des personnes âgées : des antennes téléphoniques pour briser le tabou

Publié par Dr Stéphanie Lehmann, gérontologue le Lundi 26 Mars 2001 : 02h00
-A +A
Les actes de maltraitances exercés contre les personnes âgées se produisent à domicile dans 70% des cas, les 30% restant étant perpétrés en institution. L'association ALMA-France (Allô-maltraitance), déjà à l'écoute depuis sept ans, vient d'ouvrir une nouvelle permanence téléphonique à Lyon pour contrer ce dramatique phénomène encore beaucoup trop répandu.

ALMA est née en 1994 à l'initiative du Professeur Huguenot, gériatre grenoblois. Son objectif est de créer un réseau d'antennes téléphoniques visant à briser le silence entourant la violence perpétrée envers les personnes âgées. Les bénévoles, formés de façon spécifique, ont pour mission de formuler le plus rapidement possible une réponse concrète et adaptée à chaque appel en liaison avec les services médico-sociaux, et si besoin est, avec les services de police et de justice.

Le succès des deux premières permanences installées à Grenoble et à St Etienne a permis à une vingtaine de département de suivre un modèle ayant fait ses preuves. Ainsi, on dénombre aujourd'hui plus de 7.000 appels reçus et près de 5.000 dossiers ont été ouverts. À Lyon, le projet a d'abord été étudié par un comité de pilotage, un groupe de travail multidisciplinaire, et un comité de référents (associant justice, police, médecins généralistes et psychiatres). Après deux ans de travail de coordination, l'antenne Rhônalma vient d'ouvrir à titre expérimental deux demi-journées par semaine, le lundi matin et le jeudi après-midi au numéro suivant : 04 76 61 87 12.

Publié par Dr Stéphanie Lehmann, gérontologue le Lundi 26 Mars 2001 : 02h00
Source : CRAM (Centre du Rhône d'information et d'action sociale pour les retraités et personnes âgées), MSA et Caisses de Retraites. Ligne téléphonique : 04.72.61.87.12
A lire aussi
Rage : conduite à tenir Publié le 15/09/2004 - 00h00

Le Sud-ouest est en état l'alerte. Des personnes susceptibles d'avoir été contaminées par un chiot enragé sont toujours recherchées. La direction générale de la santé précise la conduite à tenir en cas de blessure par un animal.

Le vrai malaise des urgences Publié le 14/07/2000 - 00h00

Les services d'urgence sont engorgés par des demandes mal orientées qui pourraient être traitées par des médecins de ville. Si ce constat est vrai, il ne doit pas masquer les autres difficultés rencontrées par ces services : la qualification des personnels et leur grave sous effectif...

Plus d'articles