cgelitti
Portrait de cgelitti
Je suis porteuse d'une hypothyroïdie congénitale (née sans glande thyroïde) pour laquelle je prends du lévothyrox dosé à 175 ug/jour.

Au mois de janvier 2008, mon médecin traitant m'a demandé de faire un bilan cardiovasculaire chez le cardiologue (cela faisait 7 ans que je n'étais pas allée chez le cardiologue). Début février, je suis donc allée faire mon bilan qui était tout à fait normal puisque je n'avais plus de soucis de ce côté-là. Par contre fin mars, il en était tout autrement. Après deux heures et demi de repos, j'ai commencé à avoir des douleurs dans la poitrine, irradiant dans le bras gauche et dans le cou, des palpitations et des difficultés pour respirer. Ces symptômes ont duré 5 à 6 heures en pleine nuit. Je n'ai pas voulu appeler le samu mais maintenant, je le regrette bien car des examens auraient été faits aussitôt. Au cours de la semaine suivante, j'ai eu plusieurs épisodes de douleurs thoraciques dont une plus violente que les autres. La douleur irradiait vers la machoire inférieure, se comportant comme une rage de dents. En fin de semaine, voyant que mon état ne s'améliorait pas, j'ai pris la décision de téléphoner au cardiologue. Il a pu me recevoir très rapidement. Après lui avoir exposer mes problèmes de santé, il a pensé aussitôt à l'infarctus. Mon bilan lipidique n'était pas bon du fait de mon hypothyroïdie. A l'auscultation, mon coeur battait à 113/mn et ma tension artérielle était à 180/100. Mon ECG était tout à fait normal.

Afin de ralentir mon coeur, il m'a prescrit du Détensiel 10 mg à raison d'un 1/2 comprimé par jour (béta-bloquant)

qui est devenu inefficace 6 mois plus tard. Quelques semaines plus tard, j'ai eu, à nouveau, des épisodes de douleurs thoraciques. Je suis allée le revoir. Pour essai, il m'a prescrit de la trinitrine en spray sublingual qui s'est avérée efficace dès la première bouffée. J'ai également eu des accès de tachycardie qui devenaient de plus en plus gênants (douloureux, me réveillant la nuit et s'accompagnant d'une grande fatigue). Fin octobre, j'ai été réveillée en sursaut par une douleur thoracique. J'ai du prendre de la trinitrine dès le matin et la bouffée m'a soulagé aussitôt. Dans l'après-midi, j'ai eu plusieurs accès de tachycardie. Je me suis reposée deux heures. Je ressentais, également, des brûlures dans la poitrine. Début novembre, voyant que j'avais de plus en plus d'accès de tachycardie, je suis allée revoir mon médecin qui m'a adressée au cardiologue. Fin novembre, j'ai passé une épreuve d'effort qui s'est révélée négative mais du fait de mes nombreux épisodes de douleurs thoraciques, le cardiologue m'a annoncé qu'il me ferait passé une coronarographie. Le détensiel étant devenu inefficace, il m'a changé le béta-bloquant par un autre BB (ténormine 50 mg). Il m'a également prescrit de la trinitrine en comprimé (Monicor LP 40 mg) à raison d'un par jour. En plus, pour mon cholestérol, je prends du Tahor 20 mg le soir. Début janvier, je suis allée revoir mon médecin traitant pour contrôler le traitement. C'est OK. Malheureusement, malgré la trinitrine, je suis, à nouveau, reprise de douleurs thoraciques et d'accès de tachycardie. Ces douleurs sont certainement dues à des spasmes des artères coronaires. J'en ai, également, dans les vaisseaux du cou et dans un doigt. Chaque épisode de douleurs thoraciques est accompagné d'une rétention urinaire. Mon cardiologue a changé d'avis et ne veut plus me faire passer de coronarographie.

Je vais avoir 50 ans au mois de juillet prochain. Mon cardiologue m'a dit que je suis trop jeune pour avoir une maladie coronarienne.

PUB
PUB