Maladie de Parkinson : le test d'applaudissement

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 23 Août 2005 : 02h00
Mis à jour le Vendredi 15 Avril 2016 : 12h51
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La médecine, elle aussi, est entrée dans l'ère de la haute technologie. Les tests génétiques et les techniques d'imagerie ne cessent de nous impressionner par leur évolution et leurs performances. Toutefois, il arrive encore que des tests particulièrement simples se révèlent tout aussi efficaces. Il semblerait que ce soit le cas du test d'applaudissement pour diagnostiquer la maladie de Parkinson.

Une équipe parisienne de l'Hôpital de la Salpêtrière a décrit il y a une dizaine d'année ce test clinique : le signe d'applaudissement. Celui-ci permet de faire le diagnostic d'un syndrome parkinsonien. Jugez vous-même de la simplicité : il suffit de demander au patient d'applaudir trois fois, et seulement trois fois. Si le patient applaudit plus de trois fois, le diagnostic est fait, il est atteint d'un syndrome parkinsonien.

Afin de valider cette méthode, les auteurs ont fait passer ce test à 37 sujets sains, 17 patients atteints de la maladie de Parkinson, 42 sujets ayant un syndrome parkinsonien (autre que la maladie de Parkinson) et 24 patients atteints d'un autre type de démence (fronto-latérale). L'impossibilité de n'applaudir que trois fois consécutives s'est manifestée chez 70% des sujets souffrant de la maladie de Parkinson ou d'un syndrome apparenté. Ce signe n'a jamais été retrouvé chez les sujets contrôles.

Cette incapacité à contrôler le nombre des applaudissements peut être attribuée au dysfonctionnement cérébral caractéristique des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et des autres syndromes apparentés, une paralysie dite supranucléaire progressive (PSP). Celle-ci entraîne une difficulté à élaborer un programme de trois applaudissements et ensuite à inhiber une activité automatisée.

A savoir sur la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est la plus fréquente des affections dégénératives du système nerveux central. Elle a en commun avec les syndromes parkinsoniens, une paralysie supranucléaire progressive. Elle partage avec les syndromes parkinsoniens à peu près la même symptomatologie, mais la distinction est nécessaire du fait d'une réponse différente aux thérapeutiques proposées.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 23 Août 2005 : 02h00
Mis à jour le Vendredi 15 Avril 2016 : 12h51
Source : Dubois B. et coll., Neurology, 64 : 2132-2133, 2005.
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