Le congé de soutien familial vient d'entrer en vigueur. Il permet aux personnes qui exercent une activité professionnelle de se consacrer temporairement à un parent dépendant dans un cadre juridique protecteur. Dans un premier temps, quelque 15.000 personnes pourraient être intéressées.
Le congé de soutien familial est entré en application le 20 avril lors de la parution d'un décret au Journal officiel.
Ce congé, non rémunéré, s'adresse aux salariés qui souhaitent interrompre leur travail pour s'occuper d'un proche âgé dépendant (allocation personnalisée d'autonomie, APA) ou lourdement handicapé, mais aussi aux parents assumant la charge d'un enfant handicapé et bénéficiant à ce titre de l'Allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) versée par les caisses d'allocations familiales.
Sa durée est de trois mois renouvelable dans la limite d'un an sur l'ensemble de la carrière.
Durant ce congé, le salarié continue d'acquérir ses droits à la retraite, au travers de l'assurance vieillesse du parent au foyer (AVPF) versée par la caisse d'allocations familiales, et il reste couvert par l'Assurance maladie.
C'est le Conseil général délivrant l'APA qui fournit un certificat à l'aidant ou la Maison départementale du handicap pour les victimes d'accident de la vie relevant d'un soutien familial.
Le bénéficiaire doit avoir deux ans d'ancienneté dans l'entreprise, présenter son certificat à son employeur et donner un préavis de deux mois. L'employeur ne peut pas refuser ce congé sans solde, et doit garantir au salarié de retrouver son emploi ou un emploi équivalent dans l'entreprise au terme du congé de soutien familial.
En cas d'urgence, par exemple liée à une dégradation soudaine de l'état de santé de la personne dépendante, le préavis peut être ramené à deux semaines sur attestation médicale. À la fin de son congé, l'aidant doit informer son employeur un mois avant son retour ou quinze jours si la personne aidée décède.
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