Phil
Portrait de cgelitti
je me présente: je m'apelle Sarah j'ai 18 ans et ma mère a une très forte dépendance à l'alcool... je l'ai toujours connue comme ça, j'ai tout essayé pour qu'elle puisse arréter : je lui ai pris des rendez-vous avec des alcoologues, des psychologues, des médecins... j'ai essayé de lui parler, de l'écouter, de la comprendre, de la bousculer...de l'aider tout simplement...Mais elle ne veut rien entendre de tout ça.J'ai deux petits frères de 7 et 8 ans, depuis leur naissance c'est moi qui les élève plus ou moins.Aujourd'hui, Je vis avec eux dans un studio, ma mère, elle, a un appartement juste à coté de nous. Je passe mon bac cette année, mais je ne trouve malheureusement jamais de temps pour moi et mes devoirs, entre ceux des petits, la douche, le repas et ma mère qui me rend la vie infernale... Oui, car elle est mauvaise, menteuse, agressive et toutes ces autres attitudes qui caractérisent généralement les alcooliques.En plus de tout ça , c'est moi qui doit gérer ses papiers, sinon nous n'aurions aucun revenus, car elle est incapable de les faire, et d'assumer ses responsabilités de mère.

Mon père est mort l'année dernière d'un cancer, je l'ai soigné pendant toute sa maladie, avant qu'il ne meurt dans mes bras.Il est le seul qui m'aidait à affronter toutes ces difficultés. Ma mère est maintenant la seule personne qui me reste, et malgrès tout ce qu'elle m'a fait, et me fait encore subir aujourd'hui, je ne veux pas qu'elle meurt, malheureusement, je la vois maigrir, blanchir , vieillir, mourir un peu plus chaque jour.

Je ne dors plus la nuit, je ne mange plus, je ne sais plus quoi faire... elle est malheureusement entrain de se tuer et de détruire la santé et l'avenir de ses enfants.

Je suis fatigué, je n'arrive plus à assumer toutes ces responsabilités...

Je n'en peux plus, s'il vous plaît aidez moi, conseillez moi, je me laisse couler, je ne sais plus quoi faire, je ne sais plus comment m'y prendre

DESSAY
Portrait de cgelitti
bien calyce, j'aime votre temoignage,c'est tellement vrais
Cathy
Portrait de cgelitti
Même si le témoignage de Sarah ne reflète pas l'exacte réalité (j'en doute moi aussi), ça vaut la peine de l'encourager dans ses efforts pour soutenir sa mère mais aussi pour passer le relais aux adultes car tout le monde s'accorde ici pour reconnaitre que ce n'est pas à une jeune fille de 18 ans d'élever ses deux jeunes frères et de tenir le ménage de sa mère.
une autre a.s.
Portrait de cgelitti
Centre d'hygiène alimentaire
Vous êtes confronté directement ou indirectement à l'alcoolisme.


Vous pouvez vous adresser à un Centre d'Hygiène Alimentaire et d'Alcoologie (C.H.A.A.)

Les départements à en être pourvus sont nombreux. Les CHAA accompagnent le malade alcoolique de façon médicale, sociale et relationnelle. Ce sont des structures d'accueil, de soin et de prévention. Les CHAA sont également des structures pour des actions d'information et d'éducation pour la santé, tant auprès du malade que des milieux professionnels, scolaires, universitaires et hospitaliers. Les CHAA sont en relation avec les milieux médicaux, les organismes sociaux, et les associations pour un meilleur suivi du malade.


La consultation du Centre d'Hygiène Alimentaire.

Elle est gratuite. Vous y serez accueilli et vous y subirez des examens médicaux. Vous serez ensuite suivi par un visiteur médical ou une assistante sociale. Les consultants sont envoyés par les milieux médicaux, les services de la DDASS, les commissions médicales, les associations, la famille.


Pour obtenir plus de renseignements, vous pouvez vous adresser aux organismes suivants :

- Haut Comité de la Santé Publique : 2 rue Auguste Comte 92170 VANVES (01 46 62 42 80 ), et la Commission Permanente Alcool et Santé Publique (même adresse)

- Direction Départementale des Affaires Sanitaires et sociales

- Comités Régionaux et Départementaux d'Education de la Santé

- Comités départementaux de Prévention

- Centres d'Hygiène Alimentaire et d'Alcoologie

Dany
Portrait de cgelitti
Tu es en train de te détruire, de mettre en danger tes petis frères et toi-même , ainsi que celle de ta mère. Ressaisis-toi, tu ne peux tout assumer, vois ton médecin traitant, il saura te diriger ou fais appel en urgence ç une assistante sociale. Je te souhaite bon courage et AGIS VITE, il est + que temps
jcwh1
Portrait de cgelitti
je n'ai pas grand chose à dire m
KRYS
Portrait de cgelitti
je viens de me connecter sur le site et j'ai lu le texto de Sarha qui m'a fait "ressurgir"mon histoire:c'est moi qui était dans le cas de ta mére;je peux te dire qu'on ne peut pas s'arréter de boire du jour au lendemain en attendant 1 cure!Il faut contacter 1 association comme"Vie Libre" ou Les Alcooliques Anonymes si ton médecin ne fait pas le nécésssaire! ensuite aprés la cure,il faudra 1 suivi psychologique vec 1 psy spécialisé en alcoologie sur 1 longue période avec beaucoup d'amour et 1 soutien(sans lui faire de reproche sur ce qu'elle t'a fait subir) Moi,ça fait 3 ans que je suis "abstinente" aprés 2 cures!! et toujours suivie par 1 psy BON COURAGE à TOI et à ta maman car il lui en faudra,crois moi!
sarah
Portrait de cgelitti
je paie les deux logements grâce à la maison que mon père m'a légué à sa mort et que loue , et aux allocations que touche ma mère...
Oui j'ai de la famille autour: un grand père, une grand mère et une tante... eux aussi sont désamparés...et malgrès la famille ça reste moi, qui assume mes frères, même s'il arrive qu'elle me donne un petit coup de main.
Ce matin j'ai fais venir un médecin à domicile qui a probablement convaincu ma mère pour une cure, en tout cas je l'espère, la réaction qu'elle a eu était en tout cas positive... Elle part normalement à la fin de la semaine chez ses parents, j'ai demandé à ma tante de récupérer mes petits frères quand ma mère sera à l'hôpital.Elle est apparement d'accord.
Ma mère avant de rentrer en cure doit tenir 3 semaines sans boire...et on ne lui a malheureusement donné aucun médicament pour tenir le coup.J'ai peur que sa motivation, sans suivi médical pendant ces trois semaines s'écroule avant qu'elle ne rentre en cure ... Mais je croise les doigts.
Les choses ont l'air d'avancer un petit peu, j'espère que ma mère sera assez forte...J'espère que les choses évolueront...

Merci pour tout ces messages ... je ne m'y attendais vraiment pas.
Ca me fait beaucoup de bien.
poppy
Portrait de cgelitti
Communiqué de la SFA

Une forte publicité a actuellement cours en faveur du baclofène, médicament
myorelaxant destiné à soigner des pathologies neurologiques précises.
Cette publicité fait suite à la publication récente d'un livre dont l'auteur
relate son autoexpérimentation du baclofène à fortes doses auquel il
attribue la guérison de son alcoolodépendance.
La médiatisation de ce témoignage a entraîné de la part de nombreux patients
alcoolodépendants la demande d'une prescription de baclofène en dehors des
indications reconnues par l'autorisation officielle de mise sur le marché
(AMM) et à des doses beaucoup plus importantes que les doses utilisées
habituellement en neurologie, pour suivre les recommandations de l'auteur du
livre.
La Société française d'alcoologie (SFA) tient à cette occasion à insister
sur les points suivants :
(1) La mise sur le marché et la prescription d'un traitement visant à
réduire l'appétence à l'alcool ne peut déroger aux règles rigoureuses
applicables à tout médicament ; ces règles ont pour objectif d'exiger la
démonstration de son efficacité et de son innocuité.
Dans ces dernières années une étude menée chez l'homme a donné un résultat
encourageant (mais non spectaculaire) qui rend raisonnable la poursuite de
recherches méthodologiquement indiscutables. Mais les données scientifiques
actuelles ne justifient pas aujourd'hui la prescription de baclofène à ces
doses et dans le traitement de l'alcoolodépendance.
(2) Ce traitement est complexe et multifactoriel, comme la dépendance
ellemême.
Nous souhaiterions que les médias n'entretiennent pas l'illusion qu'un
traitement médicamenteux, si actif fût-il, puisse constituer une réponse
globale à un trouble dont les composantes sociale, psychologique, biologique
sont intriquées.
(3) La recherche alcoologique en France est active. Ses orientations doivent
continuer de se fonder sur le corpus de connaissances accumulées
conjointement par les patients, les cliniciens et les chercheurs, sans céder
à l'effet de mode. Les médias pourront être d'un précieux secours en
rappelant au grand public comme aux décideurs la place de l'alcool dans les
problèmes de santé des Français, place qui appelle une mobilisation dans la
recherche comme dans l'ensemble des dispositifs de soin.
Au nom du Conseil d'administration,
Professeur Martine Daoust,
Présidente de la SFA
http://www.sfalcoologie.asso.fr/down...clofene-CP.pdf



Interview de la présidente de la SFA dans L'Express

Par Ludovic Janin, publié le 30/10/2008 18:59 - mis à jour le 31/10/2008
12:46
Alcoolisme: un témoignage qui dérange

Un médecin, Olivier Ameisen, vient de publier un livre dans lequel il décrit
la guérison de son alcoolodépendance grâce au Baclofène, un médicament
habituellement prescrit dans le cadre de pathologies neurologiques.
Martine Daoust, présidente de la SFA (Société française d'alcoologie),
réagit pour LEXPRESS.fr à ce témoignage.

Que pensez-vous du livre qui vient d'être publié par le Dr Olivier Ameisen
dans lequel il raconte la guérison de son alcoolisme grâce au Baclofène?
C'est un livre de témoignage important. Libre à chacun de partager son
expérience. Toutefois, on ne peut pas faire de généralisation à partir de ce
témoignage.

Quelqu'un qui va lire ce livre risque d'être tenté par ce traitement. Que
lui conseilleriez-vous?
Je lui conseillerais d'agir avec prudence, comme avec tous les traitements,
et de demander l'avis de son médecin traitant.

Dans quel cas le Baclofène est-il habituellement prescrit?
Le Baclofène est un relaxant musculaire. Ce médicament est bien connu des
neurologues. Il est donné depuis de nombreuses années dans des maladies
telles que la sclérose en plaques.

Les médias ne risquent-ils pas de faire trop de publicité pour ce
traitement?
C'est justement ce qui est en train de se passer. Les médias choisissent de
publier une histoire sur la vie d'un homme qui est médecin et qui appartient
donc à l'élite intellectuelle. C'est un coup de projecteur. Certains de mes
patients invoquent la Sainte-Vierge pour guérir, et cela est parfois plus
efficace que ce traitement, mais les journaux n'en parlent pas car ils
n'appartiennent pas à l'intelligentsia! Que les médias puissent aider à
changer le regard sur l'alcool serait bien au lieu de mettre un coup de
projecteur sur ce témoignage. Cet ouvrage nous met dans une situation
compliquée...
http://www.lexpress.fr/actualite/soc...ue_657899.html



chouche
Portrait de cgelitti
enfin, voilà qu'apparaissent les grands parents et les a.s.
chris
Portrait de cgelitti
chère sarah, je peux vraiment comprendre ta situation étant donné que je suis en phase de guérison de l'alcool, c'est très très dur et il faut du courage et pour toi et pour ta mère. Il va falloir de la patience car c'est très long et il faut être à l'écoute de ta maman, ce n'est pas facile mais c'est important. J'ai moi-même fait une cure cet été, au centre on est super bien, on est dans un cocon mais en sortant la vie reprend et la il faut être dur envers soi même, je ne suis toujours pas guérie, je fais des rechutes, c'est plus fort que moi et après je culpabilise. La cure est très importante et on apprend plein de choses, c'est une béquille qui nous aide un certain temps. Si tu veux d'autres infos, n'hésite pas, courage à vous tous et lève la tête.

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