zoulikha1
Portrait de cgelitti
bonjour

la gynéco me dit que j'ai un toute petite leucoplasie ou lichen me dit elle, d'aprés elle c'est pareil(mais je vois bien sur le net que non!) sous le capuchon ciltoridien.

elle m'a donné de la créme à la cortisone, pour 15 jours.

Pour être plus sur, j'ai été voir un dermato, qui m'a dit que j'avais un lichen(je ne sais pas lequel) et qu'il n'était pas du tout inquiet (j'étais trés paniquée).1 mois de dermoval tous les soirs, et 1 mois un jour sur deux.

je ne suis pas rassurée du tout.

je voudrais savoir quel lichen c'est et quels sont les risques de cancer?

en plus c'est douloureux et j'ai remarqué que ça réagit fort au stress...

qui peut m'aider?

annie
Portrait de cgelitti
la gényco m'avait donné Nérisson pour 15 jours.
et le dermato dermoval pour 2 mois, et m'a parlé je crois de lichen scléro ou scléreux dermique..mais je ne trouve pas de terme dermique dans les lichens!!
zaza
Portrait de cgelitti
Elle ne doit pas se moquer car ces trucs là inquiètent toujours, et on se sait jamais trop d'où ça vient, si ça se transmet, comment ça peut évoluer etc. Donc vas y de pied ferme et si elle te fait remarquer que ce n'est pas grand chose, réponds lui : c'est de la prévention !
bon courage.
zaza
Portrait de cgelitti
En effet, ce sont deux corticoïdes, ce qui veut dire que les 2 médecins sont d'accord sur le traitement. Quel est le nom de la crème du gynéco ?
annie
Portrait de cgelitti
oui, je met bien sur le dermoval, ça fait une semaine et j'ai toujours mal.Mais on m'a donné 2 mois de traitement.
comme vous me le dites, j'ai pris rdv avec le professeur Pelisse à paris, pour un 3e avis.
ça va me couter trés cher, mais au moins je saurais ce que j'ai réellement.
le dermato de la clinique ne semblait pas du tout inquiet, pas de biopsie, mais comme j'étais dans une grande panique, je pense qu'on ne dit pas tout aux gens dans mon état!!
cette fois çi, pas de panique visible et elle me dira ce que j'ai.
pour annie
Portrait de cgelitti
comment pourrait on te dire lequel c'est alors qu'on ne peut pas t'examiner et que tes toubibs disent des choses contradictoires ???
Vois un 3ème médecin pour voir où penche la balance ...
De toute façon, tes deux spécialistes t'ont donné un dermocorticoide, pourquoi ne pas l'essayer ?
annie
Portrait de cgelitti
coucou
alors je suis allée chez me Pelisse malgré la neige et les transports bloqués.
elle à été charmante, malgré ce que j'ai pu lire d'elle.
elle m'a même porté ma valise pour arriver à l'étage de son cabinet!!
la tache blanche à disparu, elle n'a vu ni lichen ni rien mais c'est trés rouge et douloureux.
elle à touché avec un coton tige et ça faisait trés mal.
elle ne sait que ce que j'ai, mais m'a donné une créme adoucissante, qui ne fait rien et m'a dit de revenir si ça en va pas mieux.
mais c'est cher, 65 euros la consult et 100 euros de train..
je ne sais pas si ça peut être des vulvodynies ?
elle pencherait pour un truc psychosomatique, mais semblait n'avoir aucune certitude.
zoulikha1
Portrait de cgelitti

Bonjour , je viens juste de lire votre message ,malgrés quelques années années que vous l'aviez posté ,je tiens à vous dire que j'ai le meme probléme (leucoplasie vulvaire) decouverte depuis 06mois ,je suis trés inquiéte,j'ai RDV avec le Pr au mois d'octobre ça me stresse d'attendre.est ce que vous allez bien depuis ou vous avez ecris le message. Merci d'Avence j'attends votre réponse.

zaza
Portrait de cgelitti
peut être que les taches deviennent blanches au bout d'un certain temps, mais que les démangeaisons se déclenchent avant qu'on voit quelque chose. Tu as rv quand à Paris ?
zaza
Portrait de cgelitti
Ca a l'air complexe, ces lichens, il y en a de différentes sortes, pas étonnant que tes médecins aient des hésitations sur le nom, mais de toute façon, le premier traitement est dermo-corticoide. Alors le plus simple est de poursuivre le dermoval, tu verras ce que te dira le 3ème spécialiste, mais en appliquant le dermoval tu ne peux pas faire d'erreur.
Je te mets en dessous un article assez clair quoique technique, peut être l'as tu déjà lu ...








LES LICHENS VULVAIRES
Pr Michel FAURE
Le terme même de lichen vulvaire est un terme qui prête à confusion. En effet, il ne s?agit pas d?une unique
affection. Il existe trois types de lichen vulvaire dont la symptomatologie, la gravité potentielle et la prise en
charge ne sauraient être univoques. Le terme de lichen regroupe plusieurs dermatoses différentes et on doit
plutôt parler des lichens. Les lichens vulvaires correspondent au lichen scléreux (anciennement lichen
scléro-atrophique), au lichen plan et en particulier à l?une de ses variétés, le lichen érosif, et au lichen
chronique simplex des auteurs anglo-saxons, c?est à dire aux lichenifications vulvaires de la dermatologie
francophone.
1. LICHEN SCLEREUX VULVAIRE
L?étiologie en est inconnue et les mécanismes probablement dysimmunitaires. Le lichen scléreux (LS) se
rencontre dans les deux sexes. L?atteinte est certes le plus souvent génitale ou ano-génitale, mais les atteintes
cutanées, parfois isolées peuvent se rencontrer. C?est la pathologie vulvaire la plus fréquente après la
ménopause, mais un LS peut se voir à tout âge, y compris chez l?enfant.
Le diagnostic
Le prurit est le maître symptôme, mais le LS peut être asymptomatique. Tout prurit vulvaire doit faire
évoquer un LS.
L?aspect classique associe blancheur, brillance nacrée et atrophie des petites lèvres, sous forme de plaques
ou de placards plus ou moins étendus et plus ou moins nombreux . Il doit, après la ménopause, être distingué
d?une simple atrophie vulvaire post-ménopausique. Mais il existe des formes sans atrophie, pigmentées,
hyperplasiques, leucoplasiques, ulcérées, hémorragiques, extensives avec atteinte cutanée périvulvaire,
périnéale, périanale, ou avec diparition totale du relief vulvaire normal, sténose orificielle et sclérose: c?est le
stade du kraurosis vulvae.
L?examen anatomopathologique est essentiel, qui permet le diagnostic en montrant d?une part l?existence
d?une hyalinisation du derme superficiel, d?autre part un infiltrat lymphocytaire sousjacent
L?évolution
Elle est chronique et imprévisible: extinction, stabilisation, reprise évolutive.Le LS n?atteint jamais le vagin.
Les complications sont représentées par la sténose orificielle et surtout par la transformation dysplasique qui
représente le risque majeur. Les formes hyperplasiques non traitées font le lit du carcinome épidermoïde. Le
risque de survenue d?un cancer sur LS traité est cependant rare. Toute lésion hyperplasique, toute ulcération
même en cas de LS connu devra être biopsiée pour éli- miner une néoplasie intraépithéliale (VIN), permière
étape de l?évolution carcinomateuse.
La conduite à tenir
Il faut traîter même les formes non symptomatiques:
dermocorticoïdes de classe I (crèmes)
- traitement d?attaque: 1 application par jour pendant quelques mois selon l?évolution clinique,
- puis traitement d?entretien, en espaçant les applications; et surveiller:
surveillance clinique et éventuellement histologique biannuelle, à vie (!) même les formes stabilisées
pour repèrer les lésions suspectes de dégénerescence, infiultrées leucokératosiques, érosives, ulcérées.
Il faut parfois avoir recours à la chirurugie:
- excision locale des lésions pré-cancéreuses (VIN);
- chirurgie en cas de dégérescence carcinomateuse
- périnéoplastie et plastie vulvaire en cas de brides, kraurosis...
2. LICHEN PLAN (LP)
Le LP est une dermatose inflammatoire cutanéo-muqueuse auto-immune qui correspond à un processus
lésionnel de lymphocytotoxicité vis à vis des cellules épidermiques. Son étiologie est inconnue. Il peut être
associé à une hépatite chronique, souvent inapparente. En ce qui concerne l?atteinte vulvaire, deux tableaux
méritent d?être identifiés.
A. Le LP vulvaire
Il associe des papules prurigineuses pigmentées ou blanchâtres sur le versant cutané et des plages papuleuses
blanches et réticulées des sillons inter-labiaux. Peuvent exister des formes papuleuses purement
leucoplasiques, des formes synéchiantes, pigmentogènes. Parois existe une atteinte cutanée à distance, sous
forme de papules prurigineuses groupées en placards caractéristiques dans certaines localisations comme les
poignets, les chevilles...
Le diagnostic est histologique:
- hyperplasie épithéliale avec hyperkératose orthokératosique;
- infiltrat lymphocytaire du derme superficiel avec exocytose (passage de lymphocytes dans l?épiderme);
- vacuolisation des cellules épidermiques basales.
B. Le Lichen érosif génital
Le diagnostic est facile quand existe une triple atteinte muqueuse vulvaire, vaginale et gingivale (Hewitt et
Palisse), sous forme d?érosions douloureuses, avec parfois des saignements spontanés ou post-coïtaux et des
leucorrhées. L?atteinte vulvaire est cependant volontiers isolée. Le diagnostic doit être porté devant une
vulvite douloureuse, faite de vastes érosions hyperalgiques entourées d?un liséré en réseau, en mailles de
filets ou de placards papuleux lichéniens. Il existe une vaginite desquamative et l?examen au spéculum est
douloureux et difficile. Le risque de synéchies vaginales et de sténose est important. L?atteinte de la
muqueuse orale peut être asymptomatique et est à rechercher systématiquement.
La biopsie est de toute façon dans tous les cas indispensable. C?est elle qui permet le diagnostic histologique
de lichen plan érosif vulvaire. L?importance de l?atteinte inflammatoire rend compte du décollement de
l?épiderme, ce qui explique le caractère érosif des lésions.
Evolution et traitement
Dans les formes papuleuses (Lichen plan vulvaire), l?évolution est en général favorable. Les
dermocorticoïdes sont le traitement de choix.
En revanche l?évolution d?un lichen érosif génital est chronique et désespérante, avec le double risque de
synéchies vaginales et de transformation carcinomateuse (VIN puis carcinome invasif). Les corticoïdes
locaux de classe I doivent être utilisés de façon quotidienne. L?atteinte vaginale peut bénéficier des formes
mousses rectales. Les corticoïdes généraux, les rétinoïdes, les immunosuppresseurs et immunomodulateurs
peuvent être utiles en cas d?échec des corticoïdes locaux. La chirurgie est parfois indispensable par exemple
en cas d?évolution synéchiante et délabrante ou en cas de dysplasie surajoutée.
3. LA LICHENICATION ou LICHEN CHRONIQUE « SIMPLEX » des ANGLO-SAXONS
Il s?agit de modifications cutanées (épaississement, pigmentation) liées au grattage du fait d?un prurit
chronique. Toute dermatose vulvaire chronique (eczema, psoriasis ?) peut être lichenifiée par le grattage.
Un lichen peut d?ailleurs être lui-même lichenifié. Un prurit sine materia peut également conduire à la
lichenification vulvaire, même en l?absence de dermatose vulvaire. Les modifications histologiques ne sont
pas spécifiques mais conduisent certains anatomopathologiques à poser le dignostic de lichen sans dysplasie,
ce qui ne signifie nullement qu?il s?agit d?un lichen scléreux ou même d?un lichen plan.
«Le Pr Michel Faure n?a aucun conflit d?intérêt à déclarer dans ce domaine de lichen vulvaire »
Pr Michel FAURE
Dermatologie, Hopital Edouard Herriot, Lyon
zaza
Portrait de cgelitti
as tu jeté un oeil sur les 74 pages du sujet "lichen scléro atrophique" un peu plus bas dans la liste de la page gynéco ?

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