Lait et produits laitiers chez les enfants: plus de peur que de mal !

Lait et produits laitiers chez les enfants: plus de peur que de mal !

Les bénéfices


Concernant les bénéfices pour la santé des produits laitiers pour les enfants et adolescents, controversés à l'heure actuelle dans certains médias, le CNSFP rappelle les éléments suivants, à la lumière des données scientifiques les plus récentes:
Santé osseuse: chez l'enfant et l'adolescent, l'exclusion des laits et laitages ne met plus en jeu le pronostic vital, mais la santé osseuse à court terme avec un risque de fractures. A long terme, l'atteinte d'un pic de masse minérale osseuse le plus plus élevé possible chez l'adulte jeune reste un objectif important pour limiter le risque d'ostéoporose.
Surpoids / Obésité: la consommation adaptée de lait et produits laitiers est associée à une réduction du risque de surcharge pondérale,
Allergies: la consommation de lait est susceptible de déclencher des troubles dans 2 situations spécifiques. L'allergie aux protéines du lait de vache (APLV, qui affecte 1 à 2% des nourrissons), et l'intolérance au lactose, par déficit en lactase intestinale.
Diabète de type 1: l'introduction précoce des protéines du lait de vache pourrait favoriser son apparition à long terme. Néanmoins, cette hypothèse reste l'objet de discussions qui devraient être tranchées par les résultats d'une grande étude internationale 2012.
Autisme: aucune étude comportant un effectif suffisant et une méthodologie rigoureuse ne permet d'imputer au lait de vache une responsabilité dans l'apparition ou l'aggravation de l'autisme.

Le lait de vache, toujours d'actualité !


Le CNSFP considère donc qu'aucun argument scientifique ne soutient la mise à l'index que subissent actuellement le lait de vache et les produits laitiers. Il conseille aux pédiatres et professionnels de l'enfance de rassurer les familles sur l'innocuité du lait et des produits laitiers, et de combattre ainsi le déchaînement médiatique croissant dont ces aliments sont l'objet plus souvent à tort qu'à raison.

Article publié par le 29/12/2008

Sources : Archives de Pédiatrie, Volume 15, Issue 11, November 2008.

Trouvez-vous cet article intéressant ?
 
intervenez sur e-santé
Avatar de jeremy
Lait et produits laitiers chez les enfants: plus de peur ...
Par jeremy 18/04/12 - 07.44
Bonjour, Article très intéressant, mais il serait peut-être temps de réactualiser les connaissances scientifiques sur le sujet ? vous dites que l'arrêt des laitages ne Suite...
Bonjour, Article très intéressant, mais il serait peut-être temps de réactualiser les connaissances scientifiques sur le sujet ? vous dites que l'arrêt des laitages ne met plus en jeu le pronostic vital, mais la santé osseuse à court terme avec un risque de fractures ? D'une part, force est de constater que l'espèce humaine qui vit depuis le paléolithique (il y a 1.8 millions d'années) sans le moindre laitage ne s'est pas éteinte. Je pense que de dire que l'absence de laitage pouvait mettre en jeu la vie des jeunes est une abbération. D'autre part, vous devez savoir, que les dernières études épidémiologiques ont montré que les enfants qui ont consommé les plus grandes quantité de laitages n'avaient pas moins de fracture que ceux qui en ont consommé le moins ! Preuve évidente, limpide, que la consommation de laitages ne participe a aucun à établir un "pic de masse osseuse". Cette théorie est d'ailleurs fausse. Lanou AJ, Berkow SE, Barnard ND. Calcium, dairy products and bone health in children and young adults: a re-evaluation of the evidence. Pediatrics 2005;115: 736-43. Winzenberg T, Shaw K, Fryer J, Jones G. Effects of calcium supplementation on bone density in healthy children: meta-analysis of randomised controlled trials. BMJ 2006 doi: 10.1136/bmj.38950.561400.5. Il est grand temps de revoir ces sources. Surtout que votre collègue Isabelle Eustache se base sur le livre de thierry souccar 'Lait, mensonge et propagande". A bon entendeur. Fermer
Prévisualisation

*Saisie obligatoire pour envoyer

Informatique et libertés

Pub

VOTRE COMMUNAUTÉ Aliments

Participez aux discussions les plus actives