Violette73
Portrait de cgelitti

Je suis une maman désemparée et impuissante face à l'anorexie qui s'est abattue sur ma fille de 15 ans à qui tout semblait réussir et sans souci jusqu'à présent: excellente au collège, entourée d'un bon groupe d'amies, s'inétressant à tout... Bref, sans être prétentieuse disons que c'est la jeune fille parfaite ... mais trop parfaite !!! Depuis l'été dernier, mademoisselle s'est mise à vouloir maigrir car elle trouvait ses cuisses trop grosses (je précise qu'elle mesure 1m70, hyper-bien fichue mais elle reste persuadée qu'elle est trop grosse!)

Ma fille s'est donc plongée très rapidement dans une anorexie restrictive, s'interdisant tout aliment gras ou sucré, aboutissant très vite à une perte de poids de 12 kgs en 3 mois à peine! Le bilan sanguin prescrit par notre médecin n'ayant révélé aucune carence, ce dernier a opté pour la "méthode douce", lui demandant juste de faire un petit effort afin de remonter la pente petit à petit...ce qu'elle a accepté pour lui faire plaisir mais sans grande conviction!

Elle accepte malgré tout d' accentuer la consistance de son petit déjeuner car nous sommes convaincus qu'elle ne touche pratiquement pas à son assiette au self du collège le midi. nous veillons également à équilibrer son repas du soir mais avons bien conscience que le repas constitue une souffrance pour elle: elle mâche pendant des heures les aliments, les découpe avec mille précautions, tranches de pains découpées hyper-fines, ...

Malgré tout, son équilibre alimentaire reste bon puisqu'elle mange finalement de tout (sauf ce qui est calorique bien sûr!) et mange de la viande, des légumes (verts de préférence), des fruits, ..ce qui lui permet de tenir le coup malgré ses 15 kgs en moins!

L'un de ses professeurs nous a alertés car elle a constaté son mal-être au collège et voulait s'assurer que nous avions fait le nécessaire ... Cela n'a fait que nous faire culpabiliser davantage car on se reproche d'avoir voulu lui laisser sa chance au lieu de l'adresser directement à un psy spécialisé...

Contre l'avis de ma fille qui m'affirme que tout va bien et refuse tout dialogue sur ce sujet, j'ai donc pris RV ce matin chez un psy et l'unité de traitement des troubles alimentaires du K-Bicêtre mais peut-être suis-je trop alarmiste? Son bilan sanguin étant correct et compte tenu de l'absence de vomissements, mon mari m'affirme que je suis peut-être trop focalisée sur le problème et devrait uniquement faire confiance au médecin traitant et voir si elle reprend un peu de poids...

Mais je crains que le fait d'attendre plus longtemps soit inutile et ne fasse qu'aggraver une situation qui n'a que trop duré...15 kgs de moins à cet âge, c'est affolant selon moi !

Si d'autres parents ont connu cette suituation ou d'autres ados confrontés à cette maladie, merci de m'aider car je suis paniquée à l'idée de la voir fondre comme un glaçon au quotidien...

Merci par avance

svetlana
Portrait de cgelitti

Il faut lui faire réaliser que la maigreur, ce n'est pas beau. J'ai commencer à avoir ce problème, quand ma mère ma dit que j'étais trop maigre et que je faisais pitié. Sur le coup j'ai trouvé ça méchant, j'ai mal réagit. C'est avec un peu de recul, que j'y ai réfléchi. J'ai commencé à sentir le regard des autres dans la rue, le dégoût de la maigreur.

Je suis toujours mince mais je fais attention à ne plus maigrir. J'essaie de reprendre du poids petit à petit, c'est dur, mais avec le temps on y arrive, on est de plus en plus motivé. J'ai eu la chance de ne pas tomber dans le gouffre, de ne pas avoir besoin d'être hospitalisée. Et cela grâce à ma mère, qui m'a beaucoup soutenu. Il ne faut pas forcer votre fille à manger des aliments non "sains", mais il faut surveiller le fait qu'elle mange équilibré.

Si vous avez besoin de conseils, je suis passée par là, je suis à votre écoute. Courage, il faut lutter!

Violette73
Portrait de cgelitti

Bonjour Madame,

J'ai 39 ans et à vous lire, ai le sentiment de lire ma propre histoire.

Je suis atteinte d'anorexie depuis le même âge que votre fille (cela a débuté précisément à 14 ans chez moi). Je connais des périodes de rémission et ne suis pas constamment dans la restriction mais disons qu'un coup dur dans ma vie et "je replonge".

A l'époque de mon premier épisode anorexique, on parlait beaucoup moins de la maladie qu'aujourd'hui et les structures (dans les hôpitaux notamment) étaient moins nombreuses.

Je n'ai pas été prise en charge à cette époque, bien qu'ayant perdu 40 kgs (oui, vous lisez bien, quarante kilos, passant sans commune mesure de 74 kgs (j'étais en surpoids) à 34 kgs en l'espace de 6 mois). Comme votre fille, j'étais bonne élève voire, très bonne élève, avais des amies... Mon médecin généraliste m'avait recommandé le service du professeur Courtecuisse au CHU du Kremlin Bicêtre. Problème : je n'étais pas malade ! (tout comme votre enfant). J'en avais juste fini avec mon image de "grosse" et maîtrisais désormais mon alimentation et mon image et ne suis donc jamais allée consulter. Mais voilà, le corps a tenu ce qu'il a pu puis, j'ai repris une grande partie du poids perdu en raison de ce que l'on appelle la "boulimie de compensation".

Je ne vais pas vous raconter tout mon parcours, ce serait bien trop long mais simplement vous dire que" Non, vous ne vous inquiétez pas trop pour votre fille". "Oui, les résultats des analyses sanguines peuvent être bons mais les effets de la maladie, eux, se feront  sentir tôt ou tard (mes propores résultats sont toujours bons !)". Ce d'autant qu'on parle d'anorexie MENTALE et que le corps n'est pas le seul élément à traiter dans la pathologie. Une anorexique restrictive ne se fait pas forcément vomir. Ce n'est pas un "critère" qui doit influencer votre excellente décision d'accompagner votre fille à ce RDV hospitalier. Cela lui évitera à elle comme à vous et tout votre entourage bien des soucis.

Votre enfant souffre (ses professeurs au collège vous l'ont dit), vous souffrez aussi comme vous l'indiquez vous-même et il faut dès maintenant intervenir. Je trouve votre démarche saine. J'aurais aimé avoir des parents aussi accompagnants que vous.

Avec tous mes plus sincères encouragements.

sisyphe57
Portrait de cgelitti

bonjour!

Etant donné la date de votre réponse je suppose que tout va mieux à présent pour votre fille et je l'espère mais si ce n'est pas le cas, n'hésitez pas à me contacter par mail di-eve@hotmail.fr

j'ai vingt ans et j'ai fais vivre ce calvaire à ma pauvre maman à moins forte dose que votre fille puisque la boulimie a surplombée l'anorexie un moment ce qui m'a fait reprendre quelques kilos mais depuis que je vie en studio étudiant seule, j'ai créer un véritable cocon, jêune prolongé de plusieurs jours, sport intensif, et du coup, comme je sais qu'on ne veut surtout pas en parler à nos proches, qu'on voudrait les rassurer mais qu'on ne peut pas s'empécher de vivre ainsi, je saurai peut etre vous eclairer sur ce que votre fille pense puisque je suppose qu'elle n'ose rien vous dire.

je vous souhaite que tout aille pour le mieux et n'hésitez pas à m'envoyer un mail, j'aimerai beaucoup vous parler.

Eve

lamamandeplume
Portrait de cgelitti

bonjour,je suis egallement très touchée par vos témoignages, je suis moi même maman d'une jeune fille de 17 ans et demi, et elle présente aussi une anorexie restrictive puisqu'elle a perdu bcp de poids suite à un régime qu'elle a débuté cet été, avec une perte de poids discrète au debut puisque passé presque inapperçu, mais au fur et à mesure, les kilos se sont enchainés et depuis deux mois je m'en suis rendu compte en renouvellant ses quelques jeans.Elle est passé du 38 au 34. Depuis deux mois je cherche et essaye de moi-même à prendre les choses en mains puisque le medecin traitant, a bien remarqué la perte de poids de 15kg, mais n'est pas trop énergique à mon avis (c'est moi qui est demandé un bilan biologique, devant cet amaigrissement spectaculaire et cette fatigue, ces insimnies, afin d'eliminer une pathologie autre, tel diabète, j'ai même pensé à un cancer)

Je suis allée voir une diététicienne qui a bien compris la situation, et qui a bien expliqué à ma fille le programme équilibré et moins restrictif, chose qu'elle accepte et essaye de s'y tenir. Son IMC est à 13.5. elle a repris 1kg la 1ère semaine, et un autre kilo la 2e semaine, je suis optimiste mais voila que depuis hier, elle a comme une aphonie, et je me demande si ce ne sont pas les cordes vocales qui sont si faibles, devant ce corps si fragile, j'avouse que j'ai peur que se soit un signe d'affaiblissement. Je souhaiterais votre avis.

J'avoue êre un peu perdue, je sias qu'elle a un souhait de s'en sortir mais que c'est si dur! nous allons voir un psychiatre pour enlever un peu ces idées que la maladie lui provoque.

Nous mettons tout en oeuvre pour pallier a l'hospi car je pense que pour ma fille elle serait traumatisante, qu'en pensez vous?  merci de vos reponses et temoignages, espoir et guerison à vous et vos proches.

Nous sommes au bord de l'hospitalisation,

sa_nouille
Portrait de cgelitti

Bonjour,

Je viens aujourd'hui sur ce forum parce que j'ai besoin d'appeler à l'aide.

Ma petite soeur de 20 ans est anorexique depuis maintenant 3 ans avec des hauts et des bas , mais depuis 6 mois environ tout s'empire chaque jour. Par où commencer... Quand on la regarde, on voit dans son cou , sur ses poignets et sous son jean qu'elle est extrêmement maigre. On est en ce moment en été, même s'il pleut beaucoup, elle porte constemment 3 pulls, et des collants sous ses jeans. J'ai lu dans un livre qu'avoir si froid est signe que la mort se rapproche , je ne sais pas quoi en penser ..

Elle fait beaucoup de sport chaque jour et est boulimique de travail (elle est en licence et a probablement une moyenne de 16 .. ) . Elle s'est mis en tête de manger des repas totalement différents des notres en ne mangeant que du bio , des légumes , des soupes réchauffées 2 fois par repas pendant 10 minutes à chaque fois ..

Ce qui me rassure un peu c'est qu'elle a envie de faire des sorties avec moi ( pendant de longs mois on ne se parlait pas parce que je ne supportais pas de la voir ainsi , moi même j'ai de gros troubles du sommeil à cause de mon inquiétude ) , donc j'ai espoir de lui redonner goût à la vie . Cependant, elle nous a dit qu'elle ne regardait plus la télévision , elle ne va plus au cinéma , plus rien ne l'intéresse à part les informations et ses cours , seulement ce qui lui est utile pour son avancée professionnelle . Plus rien ne la fait rire , ça fait des mois que je ne l'ai pas vue sourire ..
Seuelement voilà , elle a 20 ans et on ne peut pas décider de l'hospitaliser contre son gré .. S'il vous plaît , aidez moi , je sens qu'on est en train de la perdre ..

Merci ..

lucie70
Portrait de cgelitti

bonjour je m'appelle lucie j'ai 14 ans et je suis moi même anorexique il faut d'abord que tu essaie de lui faire comprendre qu'être maigre ce n'est pas beau et le fait de se priver de manger des alimant "gras" n'est pas bien non plus il faut manger équilibrer mais sans se priver au debut j'etait comme elle je mangeais que des legumes et ne me rendait pas compte que j'etait pour moi j'etait toujours grosse et voulait toujours perdre sans m'arrêter jusqu'au jour ou ma maman ma amener a l'hopital s'inquietant trop j'ai eter hospitaliser une semaine et c'est a ce moment la que j'ai pris conscience que je n'était plus qu'un sac d'os et depuis je vois une psychologue toute les semaine ainsi qu'une pediatre qui m'aident beaucoup si vous avez des questions n'hésiter pas je suis a votre écoute .

çaçase
Portrait de cgelitti

bonjour,

je suis maman d'une fille de 15ans et je rencontre exactement le même problème qui a commencé en janvier,je voulais savoir comment va votre fille aujourd'hui?merci de m'aider

MN223522
Portrait de cgelitti

Bonjour, Je viens de découvrir ce site et son forum. aux vues de la date de votre appel, je pense que vous avez dû avancer dans la prise en charge de votre fille. mais il est certain que vous avez raison de vous inquiéter et de mettre en place une prise en charge plus adéquate , par un centre spécialisé . je suis maman d'une jeune fille de 17 ans déclarée anorexique depuis octobre dernier. Mais les prémices de l'anorexie existaient déjà . Ce que je craignais s'est avéré réel après un choc psychologique important fin 2010 et après un régime sévère entamé en juin 2011.  

A mon avis, j'aurai dû aviser le médecin traitant bien plus tôt de mes inquiétudes. Elle aurait sûrement décelé des symptômes et l'anorexie aurait ainsi peut être été "étouffée dans l'œuf".  Une prise en charge rapide est à mon avis nécessaire et une bonne compréhension de l'entourage est essentielle pour aider son enfant (j'ai lu beaucoup d'articles sur internet, et acheté des livres, entre autre à une jeune fille anorexique qui m'a aidée à comprendre aussi la maladie, on trouve beaucoup d'ouvrages sur le site internet AMAZONE).

C'est une maladie insidieuse qui fait tant de dégâts chez les jeunes fille avec ses conséquences énormes (souvent au début des maux de ventre, du sport intensif (en tout cas pour ma fille, c'était sa façon de se « purger »), absences de règles, insomnies, perte de concentration, troubles de la mémoire, problèmes de circulation sanguine, carences alimentaires en tout genre qui arrivent plus ou moins tardivement, problèmes cardiaques ou respiratoires, perte de cheveux, problèmes de peau, ....) la liste est longue et augmente un peu plus à chaque fois si on ne fait rien....  

je n'ai donc qu'un seul avis à vous donner: vous avez eu raison de prendre contact avec un centre spécialisé car ils sont plus compétents dans le domaine. D'ailleurs pour preuve, bien que notre médecin traitant ait été très à l'écoute et ma fille en confiance avec elle,  dès le début de la prise en charge, ce médecin de famille nous a clairement indiqué en toute honnêteté et très rapidement « que ça dépassait ses compétences et qu'il fallait une prise en charge spécifique et psychothérapeutique ». J'ai mis un mois pour trouver un centre pluridisciplinaire (en province, à Rennes, là où ma fille étudiait et à 100 kms de là où je résidais. Il était temps, ma fille ne s'alimentait quasiment plus, ne dormait plus , faisait jusqu'à 5 heures de sport par jour et avait des idées suicidaires.... Elle est suivie dans un centre pour jeunes adolescents par un pédo-psychiatre et un psychologue , en lien avec le médecin traitant. Son père et moi ( divorcés) voyons aussi un psychologue du Centre et un infirmier psy pour parler de notre ressenti (les parents aussi ont besoin de parler et d'être pris en charge pour être un "bon relais" pour leur enfant et l'équipe médicale). En concertation avec les médecins ( de leur points de vue, c'était important pour ma fille), et mon ami que j'ai « délaissé » temporairement ( on s'est adapté à la situation d'urgence médicale) , j'ai déménagé en février dernier dans la ville où ma fille étudie et c'est moi qui fait la navette quotidiennement ( 200 kms aller-retour) pour mon travail . Ainsi, même si c'est fatiguant de faire les navettes, elle n'est pas seule, je suis à ses côtés tous les soirs. Elle va mieux depuis que je suis arrivée, même s'il y a encore des "hauts et des bas".... Elle mettra du temps à guérir de ses blessures psychologiquement mal vécues qui sont à l'origine d'un mal être et qui s'est manifesté par des troubles du comportement alimentaires, l'anorexie/Boulimie. De mon côté, j'ai lu beaucoup de livres pour comprendre la maladie et savoir quelle attitude adopter pour aider ma fille. J'ai également été en contact avec une jeune fille anorexique à qui j'ai acheté des livres , elle m' a aidé par son point de vue de jeune fille anorexique. Si cela peut vous aider, je serai ravie de vous apporter ce soutien et un peu de solidarité dont j'ai moi même bénéficié dans les moments difficiles de cette épreuve . Je peux vous assurer que c'est nécessaire d'avoir tous les soutiens possibles car lorsque l'on regarde les émissions sur ce sujet, on voit cela de loin, quand on y est confronté, c'est une vraie réalité et difficile  Comme vous je me suis sentie profondément démunie, anéantie. j'ai même été en arrêt maladie 3 semaines. J'ai moi même entamé, à titre personnel, une psychothérapie pour m'aider à aller mieux , pour surmonter cette épreuve, me décharger émotionnellement et être en capacité d'aider ma fille, pour ne pas délaisser ni mon fils, ni mon ami, car nous devons continuer à avancer. Pour informations, il y a aussi de nombreuses associations ( groupes de paroles) qui existent et apportent aussi ce soutien précieux au malade et / ou à l entourage.

Je vous souhaite bon courage. N'hésitez pas à me recontacter si vous le souhaitez,

 

lamamandeplume
Portrait de cgelitti

la mienne va très mal, un simple kilo l'éloignerait de la maladie, mais il est si dur à remonter pour elle, j'avoue être perdue et devant son indifférence parfois ( l'indifférence, je ne connaissais pas ça avec ma fille avant) j'avoue être tentée de baisser les bras. Dois-je montrer de l'indifférence égallement ou être une maman attentive comme je l'ai toujours été? je me pose tant de questions et tant de remise en questions... tant de solitude... Help!

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