Insecticide, répulsif, moustiquaire... Comment se protéger des moustiques ?
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Quelle protection contre les moustiques en cas de voyage tropical ?

Se protéger efficacement contre leurs piqûres est indispensable en cas de voyage sous les tropiques. En effet, les moustiques sont les vecteurs de nombreuses maladies parasitaires et virales et les risques liés à ces insectes dépendent du lieu et des conditions de séjour. Outre le port de vêtements couvrants et l’application d’un répulsif sur la peau découverte, les voyageurs sont invités à dormir la nuit sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide si possible et à utiliser des vêtements imprégnés d’insecticide en cas de risques importants.

Quels produits pour imprégner vêtements et moustiquaires ?Il est possible d’acheter une moustiquaire pré-imprégnée d’insecticide. Sinon, il existe des produits biocides insecticides pour imprégner soi-même vêtements, tissus ou moustiquaires, disponibles en pharmacie ou dans les magasins spécialisés du voyage. Le seul produit disponible est la perméthrine. Après imprégnation par trempage, la rémanence du produit est de 1 à 3 mois et ne résiste pas à plus de trois lavages. Pour les très jeunes enfants, une moustiquaire imprégnée de perméthrine sur les berceaux et les poussettes représente la méthode la plus efficace.Insectes piqueurs la nuit ou le jour ? Quels sont les risques ?

Les moustiques qui piquent plutôt la nuit

Les moustiques qui peuvent transmettre le paludisme (genre Anophèles et Culex) piquent plutôt la nuit, du coucher au lever du soleil, mais ce comportement n’est pas toujours aussi strict. Ces mêmes moustiques qui piquent la nuit peuvent aussi transmettre certaines arboviroses comme le virus du Nil occidental, l’encéphalite américaine ou l’encéphalite japonaise, ainsi que des filarioses.

Les moustiques qui piquent plutôt le jour

Les moustiques qui piquent le jour peuvent transmettre des arboviroses comme la dengue et le chikungunya (genre Aedes) ou des filarioses.

Paludisme : avertissement

Aucun moyen préventif n’assure à lui seul une protection totale. Il convient donc d’associer une protection contre les piqûres de moustiques à un traitement médicamenteux préventif (chimioprophylaxie). Et au retour des tropiques, toute fièvre, quels que soient les symptômes associés, doit être considérée a priori comme pouvant être d’origine palustre et nécessite une consultation en urgence.

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Source : Institut de veille sanitaire (InVS), BEH 22-23 2013.