Infarctus, une course contre la montre et pour la vie

Publié par Hopital.fr le Vendredi 06 Avril 2012 : 11h42
Mis à jour le Mardi 10 Avril 2012 : 12h57

En dépit d’une campagne de communication, les Français ne sont pas plus nombreux à faire appel au 15 en cas de douleur thoracique, selon l’observatoire français Stent for life. Rappel des bons réflexes à avoir pour lutter contre les ravages de l’infarctus du myocarde.

© Istock
PUB

Il y a de quoi être inquiet car, alors que l’infarctusdu myocarde fait 400 victimes par jour en France, les Français sont toujours minoritaires à avoir le réflexe du 15 en cas de douleur thoracique.

L’infarctus et ses traitements

L’infarctus du myocarde désigne la nécrose d’une partie du muscle cardiaque, le myocarde, en raison d’une obstruction (par caillot, thrombose ou spasme) des artères coronaires qui l’irriguent. Ce dernier ne recevant plus d’oxygène, les cellules qui le composent ne peuvent plus se contracter et meurent en quelques heures.

Le traitement de l’infarctusdu myocarde a pour objectif de désobstruer l’artère bouchée responsable.

Deux méthodes sont possibles, l’angioplastie coronaire ou la thrombolyse :

  • La thrombolyse consiste à administrer par voie veineuse des médicaments capables de dissoudre le caillot qui obstrue l’artère coronaire.
  • L’angioplastie consiste à introduire une sonde (cathéter) munie d’un ballonnet gonflable à son extrémité dans l’artère coronaire bouchée, afin de la dilater. Une fois gonflé, le ballon agrandit le diamètre de l’artère, puis il est dégonflé et le stent, petit ressort déployé à la bonne dimension pour rétablir la circulation, reste en place. L’angioplastie coronaire est réalisée, sous anesthésie locale, par un cardiologue spécialisé en cardiologie interventionnelle dans un centre de soins disposant d’un plateau technique adapté.

La technique de référence est l’angioplastie. Cependant, dans les trois premières heures de la douleur, si le temps de transfert du patient vers un centre pouvant réaliser l’angioplastie dépasse les 120 minutes, il faut réaliser une thrombolyse.

PUB

Savoir reconnaître les symptômes de l’infarctus du myocarde

L’infarctus du myocarde se manifeste le plus souvent par une douleur brutale qui apparaît la nuit ou au repos. Cette douleur intense, qui se situe en arrière du sternum, serre la poitrine « en étau », et peut se propager jusqu’aux mâchoires, dans le bras gauche (ou les deux bras), aux deux derniers doigts de la main gauche et parfois dans le dos et le ventre.

Sont souvent associés à cette douleur :

  • un malaise général avec des sueurs,
  • une pâleur,
  • une sensation d’évanouissement, voire de syncope
  • et parfois des difficultés respiratoires et des troubles digestifs (nausées, vomissements).

Habituellement, la douleur dure plusieurs heures, voire 24 à 36 heures.

Publié par Hopital.fr le Vendredi 06 Avril 2012 : 11h42
Mis à jour le Mardi 10 Avril 2012 : 12h57
Source : Hopital.fr
PUB
PUB
A lire aussi
Infarctus du myocarde, une course contre la montrePublié le 25/09/2002 - 00h00

L'infarctus du myocarde est une affection grave et fréquente avec plus de 200.000 nouveaux cas chaque année en France.Il représente également la première cause de mortalité chez l'adulte de plus de 40 ans. Cependant, il a bénéficié de progrès thérapeutiques considérables, allant de la...

Pouls lentPublié le 31/05/2001 - 00h00

Le pouls est la manifestation palpable des contractions du cœur. On évalue les pulsations cardiaques en posant le doigt sur l'artère du poignet ou sur celle du cou (carotide). Si l'on perçoit difficilement le pouls, on peut le prendre au niveau de l'aine, là où passe l'artère fémorale.

Douleur cardiaque : appelez le 15 sans attendrePublié le 19/03/2003 - 00h00

Le risque d'infarctus est plus important le matin, de 4 heures à midi. Pourquoi ? Au réveil, la fréquence cardiaque et la tension augmentent. Parallèlement, l'organisme libère des hormones de stress. Mais une autre explication est tout aussi plausible : les patients souffrant dans la nuit...

Plus d'articles