cgelitti
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Si le piercing entraîne un problème de santé, l'auteur du piercing encourt une condamnation pénale .

En effet les atteintes corporelles d'une personne sur une autre sont des infractions appelées en pratique pour faire simple coups et blessures volontaires. Et elles ne bénéficient pas d'une justification légale:

*d'une part si l'auteur est un médecin, puisque le piercing n' a pas d'intérêt thérapeutique, l'acte n'est pas justifiable

*d'autre part si l'auteur n'est pas un médecin, on retrouve le principe selon lequel le consentement à l'atteinte corporelle par la victime n'est jamais une justification en matière pénale.

Sur le plan civil, la victime sera considérée comme ayant commis une faute qui permettra au juge à casquette civile de considérer défavorablement une indemnisation intégrale du préjudice corporel (et de ses conséquences) subi .

En revanche sur le plan du versement contractuel du prix de la prestation, la victime peut invoquer la mauvaise exécution de l'obligation d'information qui pèse sur un professionnel avant d'exercer l'activité prévue au contrat. Cette mauvaise exécution est considérée comme un dol vice du consentement, ayant empêché le partenaire contractuel d'avoir une nette, claire et entière conscience de la possibilité d'échec de l'accomplissement de la prestation.

Le préjudice matériel consistant à avoir versé une somme d'argent sans en obtenir la qualité de la prestation espérée est donc indemnisable.

Si l'officine de piercing contient des affichettes laissant accroire à une activité sans risques, une annulation du contrat pour dol (= tromperie) est possible, ce qui permettra à la victime ou à ses héritiers de récupérer la mise de fonds initiale.