Maha
Portrait de cgelitti
bonjour,

mon ami a 39 ans j'en ai 33 et nous sommes ensemble depuis 3 ans . Le problème est là depuis le début : il ne veut pas d'enfant. On évite le sujet car je pense que nous avons peur de la décision qui pourrait en découler... Pour moi cela devient de plus en plus difficile j'y pense tout le temps mais j'aime mon ami alors la question est : le quitter pour trouver qq d'autre avec qui faire un enfant ou alors rester et ne pas avoir d'enfant ???? Merci de me répondre si vous avez été dans la même situation.

Sophie
Portrait de cgelitti
Tous ces témoignages me bouleversent. Donner la vie n'est-elle pas la finalité du couple qui s'aime ? Voilà, moi j'ai 40 ans. Lui 47 ans. Je suis Française, lui est Algérien et déjà père d'une petite fille de 11 ans. Mais, voilà... il ne veut pas d'enfant. Ni maintenant, ni jamais m'a-t-il dit. Par deux fois, le sujet l'a fâché et il m'a quittée. Ce sont les seules fois où nous nous sommes disputés. La première fois, j'avais un retard de règles. Il m'a tout de suite demandé si j'avais envisagé l'avortement. Je lui ai répondu "sûrement pas, j'assume !" un peu maladroit de ma part car il a imaginé que je pensais que lui n'assumerait pas. Il est parti. On est resté fâchés une semaine pendant laquelle je n'ai pas arrêté de le "harceler" pour avoir une explication. La deuxième fois, le sujet est arrivé un peu par hasard et il m'a dit "ni maintenant, ni jamais ! Ma fille me suffit." Et comme je lui disais que c'était important pour moi qui n'en avait pas même si je ne l'envisageais pas immédiatement, il m'a dit que j'avais "dû me tromper d'homme" et il m'a quittée. Dur à encaisser ! Je viens de lui tendre à nouveau la main en lui disant que ma porte restait ouverte, mais il m'a répondu "ça ne change rien au problème", je lui ai dit que je restais sur ma position, lui maintient la sienne de son côté. C'est dur, mais je crois que je vais devoir faire le deuil de notre relation. Peut-être n'y a t-il pas assez d'amour de son côté. Moi, je l'aime et le lui ai dit à maintes reprises, mais mon désir d'enfant est profondément inscrit en moi et ce depuis ma plus tendre enfance.
Sophie
Portrait de cgelitti
Maha, je te remercie de m'avoir répondu. Oui, il a beaucoup de soucis surtout financiers. Mais moi, de mon côté, je suis sans emploi depuis quelques mois et ne perçois pas encore les Assedic. Il le sait. En attendant, j'ai fait une remise à niveau d'anglais et ai obtenu mon TOEIC. Je l'ai reçu pendant les vacances et le lui ai montré lorsqu'on s'est vu dernièrement. Il m'a dit "Ca s'arrose" (avec le sourire) puis il a ajouté "Tu prévois, toi, c'est bien !". Je voulais lui faire partager ma joie, mais maintenant je me demande si ce côté de ma personnalité ne le dérange pas. Peut-être qu'il nous trouve trop différents ? Des fois, je m'interroge... Il m'a déjà dit que contrairement à lui, j'anticipais les situations (il apprécie) alors que lui vit au jour le jour. Peut-être qu'il ne se trouve pas assez bien pour moi ? (sans prétention aucune de ma part, car je pense que l'on pourrait tout à fait être heureux ensemble au quotidien). Il y a un autre aspect de sa personnalité que j'essaie de comprendre mais qui reste un mystère, malgré tout, c'est sa perception de la famille. Il me dit assez régulièrement qu'il n'a pas de lien avec sa famille ou très peu (je sais qu'il emmène sa fille voir son frère et sa s?ur qui ont des enfants). Un jour alors que je l'interrogeais sur sa relation avec ses parents, il m'a dit ne les voir qu'une fois par an environ alors qu'ils habitent près d'ici apparemment. Il dit que la famille n'apporte rien. Moi, je suis tout le contraire, je pense que la famille est le lien important dans une vie pour se construire et avancer. Bien entendu, je ne reçois pas les membres de ma famille tous les jours, mais on se voit régulièrement et on se téléphone de temps en temps. Nous sommes tous deux issus d'une famille nombreuse. J'ai l'intuition que ses soucis financiers pourraient être liés à son histoire familiale. En tout cas, un jour il m'a dit à ce propos "Tu sais, mes soucis financiers, ne sont pas arrivés comme ça, il y a une raison à cela et une raison sérieuse". J'attendais la suite, mais il n'a plus rien dit et je n'ai pas osé le questionner davantage de peur de le braquer.

Bon, voilà. A l'heure où j'écris, il ne m'a pas appelée. J'ai de la peine, mais je ne peux rien faire de plus. Il faut que je le laisse prendre l'initiative de me recontacter. Comme tu le dis, Maha, il ne semble pas donner un caractère prioritaire à notre histoire. Je ressens comme un manque d'attachement ou une auto-punition, que sais-je, qui redescend fatalement sur moi ! Je suis tellement fatiguée aujourd'hui de mettre défouler sur le papier peint hier (il y en avait aussi au plafond) que j'ai mal un peu partout. Je peindrai demain, pas le courage aujourd'hui et lassitude. Comme tu le dis, il est très facile d'inciter une personne à en quitter une autre, mais j'aurai l'impression de renoncer un peu facilement si je lâchais maintenant et effectivement de ne pas être allée au bout de notre histoire.

Je suis contente que de ton côté ça s'arrange. C'est la preuve que rien n'est irrémédiable et que parfois le temps fait son ?uvre dans la tête des hommes (et des femmes). J'espère que vos projets de bébé déboucheront très vite et que tu nous en parleras.
Maha
Portrait de cgelitti
Sophie, ton message date un peu, aussi ne lira peut-être pas mon message.
Tu sembles être une femme d'aplomb, généreuse, amoureuse mais ferme.
Votre histoire est belle. Il y a bien sur ce mensonge mais manifestement votre complicité a permis de sauver l'estime que tu as pour lui.
Pour avoir connu des divergences très dures concernant le projet d'enfant, je crois avoir appris que les positions très fermes font peur et qu'un homme (ou une femme), si ce projet ne l'emballe pas au départ), si cela devient la condition à la relation, a peur et se bloque. Cest bizarre à dire mais je crois que dans une relation qui débute (vous ne vivez pas encore ensemble)cela ne doit pas être une condition de séparation.
Mon homme a déjà 2 enfants et ne voulait pas entendre parler d'un 3ème. C'était l'horreur pour moi... Je l'aimais trop pour le quitter mais j'avais tant envie d'un enfant. Il y a eu des scènes incroyables. Plus j'insistais, plus il se refermait... C'était dur. Et un jour j'ai dû prendre un léger antidépresseur (j'ai un souci de santé chronique et tout ce stress et cette tristesse empiraient les symptomes). Et là, je n'étais plus focalisée sur cette envie d'enfant. On a pu prendre le temps de construire notre famille à 4... Et le fait de vivre ce bonheur, cette sérénité familiale, cette paix dans le couple... Il a changé d'avis.
Voilà, c'est mon expérience mais restropectivement je la trouve instructive.
Ceci dit chaque histoire est particulière.
Bon courage à vous toutes !
Michèle
Portrait de cgelitti
Tu as raison, Marie, de toute manière il est évident qu'il faut clairement dire ce que l'on pense.
Il n'y a que comme cela que l'on peut faire évoluer les choses.
clarisse
Portrait de cgelitti
honnetement, je n'ai pas envie de le quitter mais j'ai peur de le regretter car i y a des moments où j'y pense plus ou moins mais à la longue j'ai peur que ce soit de plus en plus difficile de vivre sans enfant, mais si je le quitte et que finalement je n'ai pas d'enfant quand meme ou que je n'aime plus un autre homme comme je l'aime lui ??
Sophie
Portrait de cgelitti
Bonsoir,

Merci pour toutes vos réponses qui m'ont un peu ébranlée, bien que je pense que vous n'avez pas tort, les uns les autres... Oui, j'ai des sentiments pour lui. Oui, j'ai aussi parfois l'impression qu'il vient pour se faire plaisir mais... moi aussi, je me fais plaisir. Certes, c'est sûrement malsain, je risque d'en pâtir car plus le temps passe et plus je mets mon équilibre en jeu, je ferais mieux d'axer mon intérêt vers d'autres hommes, mais pour l'instant je n'y arrive pas encore ! Puis, j'ai tellement envie de croire qu'il peut m'aimer lui aussi.

Je l'ai eu au téléphone dimanche à 19 h. Bien entendu c'est moi qui l'ai appelé. C'était le seul appel de la journée. Il a décroché d'une voix toute endormie. Je le réveillais. Il m'a dit ne pas avoir pu consulter sa messagerie car sa carte n'est toujours pas recréditée. Je lui ai dit que c'était nul comme système, il m'a répondu "C'est nul, comme moi !". Je lui ai dit que je n'avais pas dit ça. On s'est fixé RV lundi chez moi après son travail. Nous avions convenu que je le rappelle dans la journée pour savoir comment nous nous organisions, ce que je n'ai pas manqué de faire vers 14 h 30. Il a répondu de façon agréable. Je me suis encore excusée de l'avoir réveillé dimanche. Il m'a dit que ça n'était pas grave et que de toute façon c'était fait ! Il était au travail, ses horaires sont en décalage et là, il était d'après-midi. Il m'a dit qu'il était en pause puis qu'il n'avait pas encore pris son service. Puis, il a enchaîné en m'indiquant que pour ce soir ce ne serait pas possible parce qu'il allait finir tard et que le temps de rentrer se doucher... ça le mènerait trop tard. J'ai eu les boules mais n'ai rien laissé paraître dans la voix. Je lui ai dit "Ok pas de problème ! Tu m'appelles quand tu veux." Il m'a répondu "Oui, on fait ça. Je t'appelle, c'est promis." J'ai dit "Ok, je te fais une grosse bise." Il m'a dit "Moi, aussi je te fais une grosse bise." Puis nous avons raccroché. Je vais donc le laisser me rappeler. Chaque fois qu'il m'a promis de me recontacter, il l'a fait... alors, je vais attendre de voir dans combien de temps, il me recontactera.

J'ai eu besoin de me défouler après ça. Du coup, j'ai arraché le papier peint de ma salle de bain et je viens de finir le nettoyage de la pièce, il y a 1/2 heure environ. Demain, je la peindrai. Je suis crevée ! Au moins, malgré tout, je m'endormirai.

Merci encore de l'attention que vous portez à mon histoire. Tant pis si les commentaires font mal, ça oblige quand même à ouvrir les yeux, même quand on en n'a pas envie. Je vous tiendrai au courant de l'évolution.
Michèle
Portrait de cgelitti
J'ai connu la même chose avec mon ami qui avait 10 ans de plus que moi et avait déjà 2 grandes filles.
Tout dépend de ce que l'on veut faire de sa vie ? avoir des enfants ou avoir une vie de couple qui passe avant tout le reste ?
Moi, je m'étais fait une raison et ce qui comptait par dessus tout c'était être avec lui.

Mais tout dépend de nos aspirations. Pour moi, ça n'a jamais posé de problème.
Aujourd'hui, nous sommes séparés (pour des raisons totalement différentes de "enfant ou pas enfant") et je ne regrette toujours rien.
paperline
Portrait de cgelitti
Sophie, je découvre toute ton histoire , je découvre quelqu'un de vraiment bien, génereuse, honnête qui se fait mener en bateau par un déliquant des sentiments, tu cours à la catastrophe avec ce mec, le portrait objectif que tu en fais ne laisse planer aucun doute: il se sert de toi quand il a envie de faire l'amour et tu mérites mieux,c'est pathétique, reprend toi la belle il ne te mérites pas. Tu l'aimes bien sûr mais ce n'est pas réciproque, tu n'as pas de temps à perdre avec lui , concentre ton énérgie à rencontrer le père de ton futur enfant (car tu le mérites)
LE CORRE SHeila
Portrait de cgelitti
Coucou Clarisse, je comprends tout à fait ta détresse. pour ma part, je suis mariée depuis 5 ans, et avoir un bébé est une chose très très importante pour moi. Mon mari en veut un aussi absolument, donc aucun pb la dessus, mais on arrive pas à en avoir pour l'instant.

JE comprend très bien ce que tu peux ressentir, je ne sais pas dans quel état je serais à ta place. mais il faut pouvoir décoder les raisons de son refus. Ton ami trouve t il que c'est trop tot (au niveau de la durée de votre relation?)? a til peur de s'engager, car un bébé ce n'est pas rien? a t il des raisons, relatives au passé, qui pourrait le faire refuser? Je pense qu'il est bon de ne pas fuir, et advienne que pourra finalement. SI ton désir d'enfant est très fort, je ne te vois pas comment tu pourrais le mettre complètement de coté. cest très dur de faire cela, et c'est triste qu'un homme puisse forcer une femme à accepter de ne pas avoir d'enfant. car c'est tout à fait naturel d'enfanter, nous autres, femmes, avons l'instinct maternelle déveloopé,e t cela fait partie de notre processus dépanouissement...imagine toi, dans 20 ans, quand tu ne pourras plus avoir d'enfants, et tu regretteras. il y aura les remords, les regrets, et tu lui en voudras pour t'avoir privé de ce bonheur. aimer, c'est faire des efforts.. Soit il n'en veux pas tout de suite, et ca peut se comprendre, et dans ce cas là peut etre que ca vaut le coup de faire l'effort d'attendre. soit il n'en veut pas, ilne veut meme pas y réfléchir, et là il ne fait aucun effort...donc là, je vais te dire, vivre toute ta vie en sachant qu'il ne voudra jamais d'enfant, cest trop dur, et à mon avis, il faut etre très fort psychologiquement pour surmonter cela. moi je te dis, si il ne veut pas d'enfant, et que toi tu en veux absolument un, ca ne risque pas de durer entre vous. un jour ou l'autre tu vas en avoir marre;et il y a bien un moment ou il sera obligé de faire face à cela. si ca doit se casser entre vous pour ca, c'est très triste, mais il ne faut pas oublier qu'un enfant ca se fait à deux. et quand on aime quelqu'un, je ne vois pas, à part la peur de ne pas pouvoir l'entretenir, ce qui pourrait l'empecher de t'offrir ce désir. Ecoute si tu veux parler, voici mon mail, eaudelune@orange.fr
de toute facon, dis toi qu'inévitablement, il faudra que vous en parliez et que la décision sera inévitable. a trop reculer, tu vas souffrir, et tu seras dans l'impasse. ca l'arrange bien de ne pas en parler, mais il oublie qu'a coté de ca, il y a une souffrance de femme, le mal de mère. et quand il y a de la souffrance dans un couple, ca ne peut pas continuer. Etre en couple, c'est concilier ces différences et ses similitudes, afin d'etre heureux, et d'apporter un peu. mais il y a des choses sur lesquelles il faut etre d'accord, sinon c'est fichu d'avance. Gros bisous
Sophie
Portrait de cgelitti
Oui, il est perdu et ne sait pas très bien comment réagir. Il me dit lui-même que parfois dans sa tête rien ne va, à cause des difficultés qu'il rencontre. Nous avons passé une merveilleuse soirée et une merveilleuse nuit ! Il ne m'a pas dit qu'il m'aimait, cela lui semble impossible de s'engager même dans ce domaine actuellement et cela ne vient pas de moi, selon ses dires. La gestuelle du corps nous trahit parfois et ses caresses pleine de tendresses se voulaient rassurantes (tu sais, quand on resserre les étreintes pour montrer qu'on est là et bien là). Un moment je lui ai demandé : "Tu m'aimes donc un peu ?" Il a répondu "hmm, un chouia" avec un sourire et un regard tendre, puis il a ajouté "je ne serai pas là, sinon". Cette réponse m'a rassurée.

Nous avons aussi réussi à parler de notre dispute. Il m'a dit que j'aurais dû savoir qu'il pouvait intervertir son service du jour au lendemain (pour rendre service, ils le font entre collègues). Je lui ai dit que j'avais réagi un peu brutalement effectivement et que je m'en excusais, qu'après coup, l'idée m'étais venue qu'effectivement, il avait pu dépanner un collègue. Je lui ai dit que je tenais à lui et que je ne voulais pas le perdre. Il m'a répondu qu'en agissant de la sorte, je risquais de faire l'effet contraire. Qu'il avait failli me dire des choses méchantes et que c'était mieux qu'il ait raccroché, car il aurait regretté.

Bref, il revient me voir ce soir. Il a vu les travaux réalisés dans la salle de bain et m'a dit qu'il allait la refaire mieux que ça et que c'était trop dur pour moi physiquement. Certes, je ne suis guère une experte en la matière et sur le plan physique, il a entièrement raison, je suis épuisée !

Sur l'aspect des échanges dans le bus, il faut effectivement faire l'impasse des échanges, car ni lui, ni moi, n'étions d'attaque pour en discuter à ce moment là et le lieu était mal choisi, mais c'est le hasard qui nous y a conduit et je le lui ai dit. Je vais essayé de contrôler "mes coups de sang", car l'impulsivité peut-être vraiment mauvaise. Je lui ai demandé s'il avait envie de retenter l'aventure avec moi et lui ai dit que je pouvais lui redonner son jeu de clefs, s'il le souhaitait. Il m'a souri, heureux semble-t-il, de garder ma confiance et m'a fait oui de la tête. Grand pas en avant, je lui ai dit que cela risquerait de l'emmener à rencontrer mes frères et soeurs et il n'a pas dit un non catégorique, juste un "Ah ! La famille..." avec un sourire sur les lèvres.

Enfin, en ce qui concerne les obsèques, c'était dur comme toujours dans ses moments là, mais mon amie était contente de me voir, elle est venue vers moi, en larmes... j'ai pleuré avec elle et lui ai dit que je lui écrirai, qu'elle devait être courageuse ! Que dire d'autre ? Son père était encore jeune 65 ans. Il a eu un accident.

Merci encore de ton attention et bon courage pour le boulot.

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