elabbas
Portrait de cgelitti
j'ai 53ans, découverte de mon hépatite en septembre 2003

arrêt immédiat de tout alcool,même du vin,

du tabac,THC, café, de toute nourriture mauvaise ou lourde pour le foie.

commencement immédiat d'un traitement homéopathique pour le foie (nous savions que ça n'éliminerait pas le virus mais pendant trois mois et demi je n'ai eu que ça)

j'ai bien supporté ces soeuvrages en bloc car étant déjà un peu dépressif quand j'ai appris la nouvelle, j'ai consenti à voir un psychiatre et accepté un traitement anti-dépresseur très léger.

janvier 2004, aprés les fêtes comme avait dit l'hépato, je commence le traitement à l'essai pendant trois mois, si plus trace de virus je continue neuf mois;virus 1b.

j'ai expérimenté les deux tiers des effets secondaires de la bithérapie: hallucinant de variété,bizarrerie, soudaineté etc...dans la douleur, hélas!

aprés trois mois hépatodoc a dit: dommage, vous supportiez bien le traitement mais il reste trace du virus, donc on arrête et on surveille.

trois mois de cette javel pour rien! mais bon,j'étais heureux gràce a mes antidépresseurs, arrët longue durée, formation d'un quatuor vocal...tout allait bien!

environ neuf mois après, hépatodoc a dit:

le protocole a changé, maintenant la charge virale devient signifiante, donc on réessaye et si on obtient une baisse d'1,2 logarhytmes sur un mois ou de 2 log sur 2 mois, vous redevenez candidat à la guérison avec 50% de chances de réussite.

nous voilà repartis! au bout d'un mois les analyses révèlent une baisse d'1,1 log. doc est en vacances, j'arrête tout, je sais déjà que ça ne sert à rien de se ruiner sans résultats. mais doc,de retour en son cabinet

m'a dit: mais il ne fallait pas arrêter! pourquoi l'avez vous fait?

parce que vous m'avez expliqué la procédure et que je sais compter et que je déteste ce traitement!

écoutez, les résultats sont encourageant, reprenez un mois et je pense que nous aurons nos deux log. on les a eus! et me voilà reparti pour dix mois...

avant la 1ère reprise, j'avais recommencé à mener joyeuse vie sans tomber dans l'excès.

je n'ai presque pas eu d'effets secondaires, pas meme le syndrome pseudogrippal(fièvre,frissons,courbatures..)une seule fois

je sais à quoi je dois cette surprenante efficacité de lutte contre les effets secondaires, malheureusement je ne peux rien en dire ici (j'ai lu la charte d'utilisation du forum) mais je conseille à ceux que ça interesse de souffrir moins de se documenter sur les pratiques appliquées par des pays comme la suisse ou la hollande qu'on ne peut décemment pas prendre pour des rigolos!

mais si je n'avais quasiment pas d'effets secondaires physiques, ma vie affective étant très perturbée, c'est le syndrome depresso-suicidaire qui a pris la relève et après cinq mois j'ai refusé de continuer le traitement, il était temps, j'avais déjà décidé comment je stopperait mes jours.

j'étais vide d'énergie, complètement démotivé, sans espoir, sans projet. il a fallu je ne sais combien de temps pour retrouver un peu la vie qui m'avait déserté.

puis un jour que je consultais un troudbalologue que j'avais vu une première fois peu après mon premier traitement, il me redit: votre problème principal et urgent c'est l'hépatite! quelques questions réponse...

les transa seules ne suffisent pas, vous allez faire un quantitatif. ok! surprise, j'avais cinq fois plus de virus qu'avant, quand j'étais à mon maximum!

il était hors de question pour moi de reprendre le traitement mais je ne pouvais pas laisser cette canaille proliférer dans mon sang.

je ne suis pas retourné le voir avec les résultats, pas plus que mon hépatodoc car je savais le verdict par coeur, ça n'était pas la peine d'y aller.

de fil en aiguille je me suis retrouvé empétré dans une toile de conseils de potes médecins qui tous me disaient de reprendre le traitement.

jusqu'au jour ou j'ai rencontré mon actuel médecin traitant qui m'a dit le jour même:

vous savez la médecine, ça consiste aussi à éviter de se faire du mal! nous n'avons rien à vous vendre qui vous convienne comme traitement et vos résultats n'ont rien d'alarmant; on va surveiller tranquillement...

ah! docteur merci! c'est vous qu'il me fallait. je vous revois quand ?

quand vous en aurez besoin.

je suis rseeorti de son cabinet avec quinze ans de moins, et des projets qui revenaient à la surface. quel bonheur.

on a laissé l'hépatite vivre sa vie sans l'agresser, ce qui m'a permis de décompresser et environ un an après, il me fait tout refaire: fibrotest,génotypage, quantitatif...et m'envoie consulter un fameux hépatologue dans un hopital.ce monsieur m'annonce que mes résultats sont assez bons, qu'il ne me propose pas de traitement car il sait que je n'en veux pas et il pense que ça n'est pas indiqué dans mon cas.il va me faire un fibroscan pour confirmer le test et on se revoit dans un an pour la même chose.

je ne prétends pas détenir la vérité mais ma vérité à propos de ma maladie; bientot cinq ans.

on est tous différents et incroyablement inégaux face à la maladie et face à presque tout le reste d'ailleurs!

si mon foie n'était pas en relativement bonne forme, je n'aurais peut-être pas le cran de dire que je ne veux plus de ce poison qui a quelques chance de me d&barasser du virus et toutes les chances de me tuer à moitié et de réduire à si peu mes propres facultés de défenses. je n'encourage personne qui a des chances de réussite à arrêter son traitement, bien entendu, mais , bon conseil, pas d'acharnement thérapeutique si ça ne fonctionne pas. il n'y a que les résultats qui comptent, mais tous les résultats, pas seulement ceux qui intéressent le spécialiste et sa passion des virus...avant virus il y a vie. si la vie est bien nourrie, nous avons le pouvoir en nous-même de tenir à distance l'hote indésirable (j'ai vécu 20 ou 30 ans avec sans le savoir)

le premier enemi à combattre est la peur de mourir d'un cancer du foie. mon premier hépatodoc qui était aussi supercompétent et avait bien compris que je voulais connaitre la vérité m'avais répondu qu'au pire et au plus vite ça pouvait être cinq ans. cette réponse qui était la seule bonne qu'il put me donner était fondée sur des statistiques. et les statistiques sont plus mortes que vives comme domaine scientifique.

nous mourrons tous chacun notre tour, personne ne sait quand. dans certains cas, il vaut mieux bien vivre le temps qui nous reste que s'épuiser la vie à essayer d'éviter l'inévitable.

je crois que j'ai été très bavard pour aujourd'hui.

j'espère n'avoir choqué personne;mon intention est d'en aider deux ou trois en situation d'échec thérapeutique que mon témoignage aura un peu éclairé. en nous-mêmes aussi il y a de grandes possibilités de guérison.

alors, courage!

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