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Hépatite B

L'hépatite B est fréquente : elle touche 2 milliards de personnes dans le monde et plus de 350 millions d'entre elles souffriraient d'une hépatite chronique.
Hépatite B

Dans les hépatites chroniques peu actives : on surveille à l'aide de prises de sang (transaminases, recherche périodique du virus), en évitant alcool et médicaments risquant d'être toxiques pour le foie ou transformés par lui. Dans l'hépatite B agressive, un traitement spécifique avec interféron et ribavirine aboutit à 30 à 40 % de réussite, sachant qu'il y a des bons et des mauvais répondeurs que l'on sait maintenant définir à l'avance afin d'adapter le traitement. En cas d'échec de l'association interféron-ribavirine, on utilise alors des antiviraux comme l'adénise-arabinoside ou la lamivuline. Chez les personnes ayant développé une hépatite chronique et dont les fonctions hépatiques sont détériorées avec un foie présentant une fibrose, on est parfois obligé de recourir à la greffe de foie. Dans les formes fulminantes, le traitement se fait en service de réanimation, en raison de l'insuffisance hépatique aiguë, avec parfois greffe de foie. Les traitements actuels de l'hépatite chronique B étant coûteux et seulement partiellement efficaces, la prévention constitue le seul moyen efficace de lutter contre l'hépatite B. Elle consiste en la prévention des infections nosocomiales, le dépistage systématique dans certaines populations (femmes enceintes, donneurs de sang, personnels de santé), la sensibilisation des groupes à risque (homosexuels, toxicomanes, sujets à partenaires sexuels multiples, voyageurs...), et bien sûr, la vaccination ! Celle-ci est efficace à 100 % et remboursée à 65 % par la Sécurité Sociale. Le vaccin est dirigé uniquement contre le VHB et ne protège pas contre les autres hépatites. Il est obligatoire chez les professionnels de santé et recommandé chez les sujets à risque ainsi que chez les nouveau-nés de mères porteuses de l'HBS. Le schéma de vaccination est de trois injections à 0, 1 et 6 mois (le délai recommandé entre la première et la deuxième injection est d'un mois, celui entre la deuxième et la troisième injection de 5 à 12 mois). Certains effets secondaires liés à cette vaccination ont été fortement médiatisés : il s'agit de cas de sclérose en plaques et autres affections démyélinisantes signalées dans les suites d'une vaccination contre l'hépatite B. Les autorités de santé publique (Afssaps, Agence du Médicament, Ministère de la Santé) ont initié des enquêtes de pharmacovigilance et des études épidémiologiques. Parmi les dix études françaises ou internationales effectuées à ce jour, aucune n'a montré un résultat statistiquement significatif en faveur d'une responsabilité de la vaccination contre l'hépatite B dans la survenue d'affections démyélinisantes. Il est également à noter que l'Académie des Sciences américaine, réunie le 30 mai 2002, a rejeté l'hypothèse d'une relation causale entre l'administration du vaccin contre l'hépatite B chez l'adulte et la survenue de sclérose en plaques. Les bénéfices de la vaccination ne sont donc pas remis en cause et elle reste actuellement le meilleur moyen de lutte contre l'hépatite B.


Article publié par le 18/12/2002
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Claude Eugène. Les hépatites virales. Masson, 2001. Hépatite B chronique. New England Journal of Medicine, 2002 ; 346, 22 : 1683-1692. Communiqué de presse de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS). Vaccination contre l'hépatite B. 14 novembre 2002.

Cette fiche fait partie du guide Guide Symptômes et maladies, rubrique Estomac, Intestin, Foie

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