Ce billet fait partie du blog "Le blog de la Rédaction".

« Happy hours », ce n’est pas le bonheur

Publié par Dr Philippe Presles le Vendredi 15 Juillet 2011 : 10h42
Mis à jour le Mardi 19 Juillet 2011 : 09h28
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Les traditionnelles « happy hours » dans les pubs nous viennent d’outre-Manche. Mais elles ne sont pas si heureuses que ça. En effet, contrairement à ce qu’indique leur nom, elles augmentent la violence des consommateurs...

Pour attirer les clients aux heures creuses, et encore plus stratégiquement pour débuter les soirées arrosées le plus tôt possible, et ainsi pousser les clients à consommer davantage, les « happy hours » ont été inventées.

Tout le monde connaît : en période « happy hours », généralement entre 17 et 20 heures, les boissons (bière, vin, alcool fort) sont proposées à un tarif promotionnel. Pis, en réalité, vous payez un verre et on vous offre le 2e et ainsi de suite. C’est très astucieux pour pousser à la consommation surtout les jeunes et les fêtards.

Résultat, on consomme plus car moins cher, ce qui revient à s’alcooliser beaucoup, très tôt dans la soirée et en peu de temps.

L’établissement gagne en clients et en ambiance.

Justement, parlons-en de l’ambiance. L’alcool désinhibe et l’humeur tourne vite à la bagarre. Ce phénomène a été scientifiquement constaté par une équipe de chercheurs de l’Université de Cardiff (Pays de Galles).

Pour ce faire, durant 5 jours, ils se sont postés à la sortie des pubs britanniques pratiquant l’ « happy hours » dans 5 villes différentes. À leur entrée et à leur sortie, les clients ont soufflé dans un alcootest. Parallèlement, le prix des consommations a été noté.

Enfin, durant ces 5 jours, les registres de la police et des hôpitaux ont été consultés afin de connaître les différents événements de type bagarres, actes de violences, vandalisme et autres règlements de compte survenus à l’intérieur des pubs et à proximité.

La conclusion peut paraître évidente pour certains, mais encore fallait-il en apporter une preuve reproductible : plus le taux d’alcoolémie est élevé, plus les clients sont violents. Et plus le prix des boissons alcoolisées est promotionnel, plus la violence augmente.

Reste à faire prendre conscience aux jeunes et aux moins jeunes de cette manipulation.

Puisqu’on nous a offert un verre, l’alcoolémie aidant, on peut bien en payer un 2e, sauf que l’on atteint déjà 4 verres de bière, de vin ou d’alcool fort, ce qui est beaucoup trop pour une soirée qui débute à peine et qui pourrait fort bien mal finir !

Alors l’happy hours, un piège que vous saurez éviter ? Après tout pourquoi ne pas prendre son deuxième verre sans alcool et continuer par une "happy nigth"?

Publié par Dr Philippe Presles le Vendredi 15 Juillet 2011 : 10h42
Mis à jour le Mardi 19 Juillet 2011 : 09h28
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