Grignotage et prise de poids : comment s’en sortir ?

Publié par Paule Neyrat, Diététicienne le Mercredi 16 Mars 2016 : 19h13
Mis à jour le Jeudi 17 Mars 2016 : 16h14
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Le grignotage s’est imposé dans nos mœurs alimentaires à grand renfort de produits destinés à cette néfaste activité. Résultat : comme 46% des français(es), vous grossissez.

Comment se sortir de cette spirale qui conduit à une prise de poids ?

Grignotage ou collation ?

Pour le grignotage comme pour la collation, il s’agit d’une consommation d’aliments entre les trois repas « officiels ». Il y a pourtant une différence entre grignotage et collation.

  • La collation est définie comme un repas léger tout à fait honorable et souvent nécessaire. Elle est organisée, souvent prévue : le goûter des adultes en est la plus belle preuve.

  • Le grignotage a une mauvaise image, et il est le plus souvent accompagné d’un sentiment de culpabilité, Il est impulsif : vous grignotez ce qui vous tombe sous la dent, sucré ou salé, parce que tout d’un coup vous avez besoin ou envie d’avaler quelque chose.

Et c’est là, la grande différence : besoin ou envie ?

Grignotage : besoin ou envie de manger ?

  • Le besoin se définit comme une nécessité.

Vous avez besoin de manger quand vous éprouvez VRAIMENT une sensation de faim parce que votre glycémie est en dessous de 1 g /litre, son taux normal. Cela déclenche en vous toute une cascade d’hormones qui entraînent votre cerveau à envoyer le signal « J’ai faim » : gargouillis et sensation de creux dans l’estomac, mauvaise humeur etc.

  • Rien de tout cela dans l’envie de manger. Pas de signes physiologiques car ça se passe dans votre tête et vous n’avez pas faim.

En achetant le pain, par exemple, la vue des gâteaux chez le boulanger vous donne envie de manger. Vous craquez pour un petit pain au chocolat que vous engouffrez en sortant. La simple odeur du pain chaud vous fait dévorer le quart de la baguette que vous venez d’acheter.

Là, ce sont vos sens qui suscitent cette envie.

Mais il y a aussi les émotions négatives, c’est-à-dire toutes les situations de stress, à la maison ou au bureau, qui suscitent en vous de la colère et/ou de l’angoisse et/ou de la tristesse. Elles vous donnent envie de manger un truc gras/sucré que vous vous empressez de satisfaire car ça vous fait du bien.

Ces émotions négatives sont les plus difficiles à gérer.

Publié par Paule Neyrat, Diététicienne le Mercredi 16 Mars 2016 : 19h13
Mis à jour le Jeudi 17 Mars 2016 : 16h14
Source : - Adams J, O'Keeffe M, Adamson A. Change in snacking habits and obesity over 20 years in children aged 11 to 12 years. (September 2005) Vol. 1: 1-114; Vol. 2: 115-166. FSA Project Code: N09019
- de Graaf  C (2006) Effects of snacks on energy intake: an evolutionary perspective. Appetite 47:18-23
 
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