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| Envoyé : 08 Février 2010 à 10:41 par CHRIS59
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Bonjour
Qustion simple - comment faire comprendre à mon partenaire qu'il a besoin d'arrêter de boire ou au moins diminuer sacrément sa consommation avant que ca le tue - il sait qu'il boire trôp - minimum 1 litre de vin sans parler de 2apéros midi et soir (= minimum une démi bouteille de whisky par jour) et ca c'est quand je suis la pour le surveiller !. Dire en face qu'il a un problème ne marche pas etsuggèrer des organsimes telle que "AA" ne sert à rien. je sais que je ne le quitterai jamais car je l'aime et sans moi il sombrerais encore plus. Quand il a trôp bû, je le vois ans ses yeux, ce qu'il nie et c'est la qu'il deviens verbalement mechant (jamais physiquement), en plus il fume 2 paquets de cigarettes par jour ce qui est un autre problème mais je crains qu'il n'arrive pas à ses 50ans sans se taper u ne saloperie - (il a 44 ans)
Nous sommes ensemble depuis 8ans et je sais qu'il a toujours trôp bû mais ca commence à me faire vraiment peur
Merci de vos conseils
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| Envoyé : 08 Février 2010 à 23:23 par luc
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bonsoir,
j'ai 47 ans pendant +1 ans cela a ete 1 litre de whisky par jour(main midi soir suivi de soir midi matin).avant c'etait un peu moins mais trop.depuis 3 mois (seulement),je ne bois plus;donc pour mon avenir ,je ne peut trop en dire.apres une 'cure' en clinique psychiatrique(alcool-depression-alcool) puis aujourd'hui une cirrhose(je ne sais a quel stade),une des differences avec ton partenaire ,c'est que je ne fume pas mais si tu veux le soigner reagit de suite si tu ne veux pas qu'il finisse ...comme moi(?).en principe tout debute par une visite chez le medecin traitant qui peut t'orienter vers certains organismes.les 'aa',personnement je n'y crois pas trop ou/et,apres traitements specifiques .sincerement bon courage a vous deux.
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| Envoyé : 09 Février 2010 à 08:38 par chris59
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Merci de tes conseils Luc et j'espere que ca ava aller pour toi
Amicalement
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| Envoyé : 09 Février 2010 à 09:13 par Alain 13
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Bonjour Chris
Ta question est simple, la réponse l’est beaucoup moins !
Ton compagnon consomme trop, certes, et il est certainement dépendant, mais il est dans cette phase que l’on appelle le déni : il refuse d’admettre ouvertement qu’il a un problème d’alcool. Il le sent, car tu dis qu’il réagit violemment quand tu l’évoques, mais ne veut pas l’admettre..
C’est une phase, une étape ; moi-même j’ai été dans une conso très élevée, avant de reconnaître que j’avais un problème avec l’alcool, et ensuite de me faire soigner. Je ne sais pas si toutes les remarques qu’ont pu faire mes proches à l’époque ont été déterminantes…Cela a plutôt été une démarche personnelle.
L’idéal serait qu’il accepte de faire le point avec un alcoologue, dans un CCAA (les consultations y sont gratuites). Un docteur saurait peut-être davantage l’alerter sur sa conso, et les risques.
Je te souhaite beaucoup de courage, car ce que tu vis n’est pas évident.
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| Envoyé : 09 Février 2010 à 13:02 par viv
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Je sais vraiment ce que tu vis. En 8 ans avec mon mari, j'ai vu sa consommation augmenter. Il a accepter son état, a choisi plusieurs fois de tenter d'arreter, mais ça n'a jamais vraiment tenu. Le plus longtemps, c'était pour obtenir son permis (perdu à cause de l'alcool). Il sait parfaitement dans quel état il est, ne veut pas se laisser mourrir, mais a si peur de l'arret définitif qu'il recul toujours au dernier moment. Nous avons deux enfants de 4 et 6 ans qui commencent à comprendre la situation.
En ce qui me concerne, je lui ai toujours dit que je déteste ça, lui démontre chaque jur pourquoi c'est dure à vivre aussi pour le conjoint mais n'ai jamais poser d'ultimatum. Je crois que ce serait pire. Prends patience, et accompagne le , soutiens le comme tu peux.
ce témoignage au moins pour que tu sache que tu n'est pas seule.
Courage!!
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| Envoyé : 09 Février 2010 à 13:33 par Lili60
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Bonjour,
Ton message me rappelle de bien mauvais souvenirs. J'ai dû faire face à l'alcoolisme de mon mari, et malgré mes alertes répétées, il restait toujours dans le déni de son addiction. Cette situation a duré de nombreuses années, jusqu'au jour où, n'en pouvant plus, je lui ai dit de partir. Il s'est donc retrouvé seul, et c'est à ce moment là qu'il a enfin reconnu son problème avec l'alcool. Depuis il ne boit plus une goutte (je dois préciser qu'il a apris qu'il souffre d'une cirrhose malheureusement). Nous avons repris la vie commune au bout de quelques mois de séparation. Celà fait maintenant plus de deux ans, et il est toujours abstinent.
Je pense que ton compagnon a besoin d'un "électrochoc", quel qu'il soit. C'est à lui et lui seul de prendre conscience de son alcoolisme et de se prendre en charge. Cette décision n'appartient malheureusement qu'à lui.
Je te souhaite bon courage.
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| Envoyé : 09 Février 2010 à 20:36 par annick
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bonjour CHRIS.Moi-meme, je suis une malade alcoolique,depuis février 2007 je ne bois plus, et la vie est 100 fois plus belle. Il faut absolument qu'il consulte un alcoologue, il y aura peut-etre un séjour en clinique, c'est important. IL faut tout d'abord qu'il se dise que ce n'est pas un vice, ni une tare, mais une MALADIE, qui se soigne avec beaucoup de volonté certes, mais on y arrive à tout petit pas. &n bsp; &n bsp;
Surtout il ne faut pas rester seul, il y a des groupes
qui organissent des réunions souvent le soir, cela nous aide beaucoup, s'il ne peut pas voir un alcoologue rapidement qu'il passe par son médecin traitant, car qui
dit alcool dit souvent dépression il faut soigner les deux en meme temps. Bon courage à toi.
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| Envoyé : 09 Février 2010 à 21:01 par herve
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Bonsoir. Peandant 4 ans je buvais 1 litre de whisky par jour pour oublier mes soucis liés au travail. Puis plus je buvais et moins j'étais concentré sur mon travail, j'avais donc le droit a des reproches de ma hierarchie et ainsi je buvais encore plus pour oublier, bref j'étais rentré dans un cercle très vicieux. Au début je niai que j'avais un problème avec l'alcool, j'ai pris conscience que je devanais dépendant de part mes tremblements le matin (impossible de prendre un café sans trembler ou d'écrire). J'ai décidé de me soigner et pour cela j'ai effectué une cure de 4 semaines dans un centre d'addictologie, suivi d'une post-cure de 4 mois (centre pour réaprendre à vivre sans alcool). Aujourdh'hui je suis abstinent, et je vis une abstinence heureuse. Je suis adhérent à une association d'anciens buveurs (la "Vie Libre"), grace à eux j'ai repris confiance en moi. Beaucoup d'alcooliques pensent que l'alcool n'agit que sur le foie (cirhose), en fait on nous apprend en cure que l'alcool à des conséquences très grave sur l'ensemble du corps humains (cécité, perte de la motricité, ulcère ....). Bref l'alcool est un vrai poison, et un alcoolique qui ne s'arrête pas de boire à une espérance de vie beaucoup plus courte qu'une personne peu consommatrice d'alcool. Il faut aussi savoir q'un alcoolique abstinent ne doit plus boire une seule goutte d'alcool, sinon c'est la rechute et la c'est pire que la première fois pour s'en sortir (j'ai fait 2 cures). On peut vivre heureux sans alcooln d'ailleurs une consommation excessive n'apporte que des problèmes (relations dans le couple, perte de travail, dégradation de la santé). Bon courage.
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| Envoyé : 09 Février 2010 à 21:16 par Frank
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Le premier truc à admettre, c'est que c'est bel et bien une maladie. C'est dur à faire admettre parce que même le corps médical, dans son ensemble ne le reconnait pas. Et quand je lis Hervé :
On peut vivre heureux sans alcool d'ailleurs une consommation excessive n'apporte que des problèmes (relations dans le couple, perte de travail, dégradation de la santé).
Je dis OK. Mais beaucoup, une fois malade, ne le peuvent pas et ne le pourront jamais plus malheureusement, c'est une maladie à vie.
Je sais que je vais encore me faire taper dessus mais une maladie ça doit pouvoir se soigner. Et ça se soigne avec un médicament. Pour l'instant y en a qu'un seul qui aide et qui a déjà donné de vrais résultats c'est le baclofène.
En attendant, le mari de Chris59 n'en est pas encore à choisir sa démarche de soins puisqu'il est dans le déni.
Comme je le dis souvent il faut aborder le sujet de manière objective. En psychiatrie moderne on diagnostique l'alcoolodépendance avec les critères énoncés par le DSM IV :
Critères de la dépendance à une substance selon le DSM-IV (Association Psychiatrique Américaine) :
Mode d'utilisation inadapté d'une substance conduisant à un dysfonctionnement ou une souffrance cliniquement significatif, qui s'exprime par trois (ou plus) des manifestations suivantes, se produisant à n'importe quel moment d'une période de 12 mois consécutifs.
1) Tolérance, définie par l'un des symptômes suivants :
* Besoin de quantités nettement plus fortes de la substance pour obtenir une intoxication ou l'effet désiré.
* Effet nettement diminué en cas d'utilisation continue d'une même quantité de la substance.
2) Sevrage caractérisé par l'une ou l'autre des manifestations suivantes
* syndrome de sevrage caractéristique de la substance.
* la même substance (ou une substance très proche) est prise pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage.
3) La substance est souvent prise en quantité plus importante ou pendant une période plus prolongée que prévu.
4) Il y a un désir persistant, ou des efforts infructueux, pour diminuer ou contrôler l'utilisation de la substance.
5) Une quantité de temps considérable est passée à des activités nécessaires pour obtenir la substance, pour l’utiliser, et pour récupérer de ses effets.
6) Des activités sociales, professionnelles ou de loisirs importantes sont abandonnées ou réduites à cause de l’utilisation de la substance.
7) L'utilisation de la substance est poursuivie bien que la personne sache avoir un problème physique ou psychologique persistant récurrent susceptible d'avoir été causé ou exacerbé par la substance.
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| Envoyé : 09 Février 2010 à 22:52 par HERVE
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Je suis d'accord avec toi Franck, l'alcoolisme est une maladie. Par contre je ne suis pas d'accord quand tu dis que le corp médical ne le reconnait pas, bien au contraire aujourd'hui c'est une maladie reconnu par beaucoup de professionnels de la santé. Malheureusement comme tu le dis c'est une maladie à vie et le seul médicament efficace pour ne pas en mourrir reste l'abstinence. Il faut aussi faire du tri entre ses vrais amis et ses amis de boissons, en tout cas pour ma part lorsque j'ai décidé de me soigner j'ai vu le vrai visage de certaines personnes de mon entourage.
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