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Dépression PUB

  Dépression
Sujet Sujet: la colère est-ce de la dépression ? RépondreNouveau sujet
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Envoyé : 24 Janvier 2010 à 23:37 par Vachette Citer Vachette

Bonjour à tous et merci à ceux qui viennent lire ce post. :)
Alors, je suis jeune 22 ans, plutôt bien, études d'art, je réussis, vis encore chez mes parents, une famille heureuse (plus ou moins mais globalement oui), pas de petit copain, mais plein de garçons amis sincères qui m'aiment bien. Je m'aime bien physiquement.
Mais, je suis en colère... tellement en colère. Je bous intérieurement. Et je ne pourrai pas expliquer pourquoi.
Il suffit d'un rien, et ça y est la température monte. Des fois, ce n'est même pas une contrariété ou un reproche qui me brusque, mais des pensées négatives, ou une situation qui me rappelle autre chose.
Et je sens que ça monte monte monte monte.
Pour l'instant, je garde tout pour moi, je n'explose pas, et j'essaie de passer à autre chose, mais je sens que ça empire.
Et j'ai peur d'exploser un jour.
On me fait souvent les remarques suivantes : "prend du recul, détends toi, c'est pas grave ! ou d'autres conseils qui ne font que monter la température davantage, et me donne vraiment envie d'exploser".
Tout ceci est très intérieur, à l'extérieur, je ne m'énerve jamais, je garde tout pour moi, et même une fois seule, je n'arrive pas à évacuer, donc je n'y pense pas.
Mais quand ça arrive, je souffre énormément.
Je me dis que je n'arrive pas à me comprendre. Est-ce de la dépression cachée ?
Quand je suis dans ces périodes de crises, je souffre tellement que je m'en arracherai les cheveux, je me grifferai, mais je n'aime pas faire ça, donc, je réprime encore plus la chose.
Mais je ne sais pas comment évacuer ?

C'est quoi mon problème s'il vous plaît ?
Un jour je vais exploser j'ai l'impression où je vais vraiment me lâcher être totalement hors contrôle. Quand j'ai envie d'exploser, j'ai envie de cracher plein de choses, de boussculer toutes les règles, d'être égoïste au plus haut point. Je ne veux pas faire de mal, mais si j'explose, ce sera les larmes, le cris, les insultes, et les objets cassés, la fuite de la maison, et sacager tout sur mon passage, quitte à mettre ma vie en danger.
Sans vouloir faire de comparaison burlesque, ce sera comme si j'étais Hulk : aveugle, enragée.

mais je ne comprends pas, j'ai jamais été une fille en colère petite ou autre c'est pas du tout dans ma nature.
mais j'ia eu quelques soucis à l'adolescance, et là, apparemment j'ai l'impression que je n'ai pas tout régler..
Est-ce de la dépression ?
Que faire ?

Merci infiniment

Vachette.
 
Envoyé : 25 Janvier 2010 à 08:42 par ZEN Citer ZEN

     NON,C'est un défaut qui se corrige en ayant la volonté de le vouloir:Se remettre aussi en question de temps a autre. Donc rien avoir avec la dépression
 
Envoyé : 25 Janvier 2010 à 12:48 par Vachette Citer Vachette

Oui, mais je me remets souvent en question.
Je dois mal m'y prendre comme d'habitude.

Merci quand même.
 
Envoyé : 25 Janvier 2010 à 13:54 par zaza Citer zaza

tu écris "comme d'habitude" ! ça veut dire quoi ce "comme d'habitude" ?
Sans doute manques tu de confiance en toi et les études d'art ne sont pas là pour rassurer .... l'art étant une éternelle remise en question !
peut être devrais tu prendre contact soit avec un psy pour approfondir ton mal être, ou rechercher une thérapie collective de façon à extérioriser tes pensées négatives.
La volonté est impuissante face à ces bouffées d'angoisse...
 
Envoyé : 25 Janvier 2010 à 16:32 par vachette Citer vachette

merci d'avoir répondu zaza ! :)
Je déteste les psys.
je suis allée en voir un qui a duré trois ans. Je n'arrive pas à être réceptive
du tout !
En fait, je suis quelqu'un de simple et les psys, ça a tendance à tout
compliquer, alors ça me stresse, et je ne me confie pas. Je suis pétrifiée.
et je dis "comme d'habitude", car dans ces moments là... je sais que je
vais pas bien, et alors j'ai tendance à remettre toute ma vie en question et
à tout mélanger, car évidemment aux yeux de mon entourage, je suis la
méchante quoiqu'il arrive... c'est devenu un peu l'habitude... je suis celle
qui est compliquée, celle qui s'énerve, celle qui défend les causes
perdues, celle qui dit des bêtises, celle qui fait souffrir les autres...
Bref.
Pourtant, j'ai l'impression d'être gentille, et de ne pas mériter tout ce
qu'on me dit et d'être une incomprise, mais je sais pas.
J'arrive pas à prouver que c'est faux, et ils finissent par me convaincre et
ça me fait mal. C'est peut-être ça qui m'énerve ?

En tout cas, la seule chose que je retiens tout le temps, c'est que je suis la
bête noire quoiqu'il arrive. Si l'autre s'énerve, c'est de ma faute. Si je
m'énerve, c'est de ma faute. Si je souffre, c'est de ma faute, et si l'autre
souffre, c'est de ma faute.
C'est tout le temps de ma faute.
A tel point que je suis fatiguée de porter tout ceci, et des fois j'en arrive à
plus rien ressentir.
Mais ensuite ça repart, tout va bien, jusqu'à ce que ça recommence.
Et je sais pas comment le régler. C'est ça, en général, c'est quand je me
sens oppressée comme dans une boîte qui se rétrécis, et ça me donne
envie d'exploser.
je n'arrive plus à m'exprimer ou à dire ce que j'ai sur le coeur, car on me
le demande jamais, et du coup, maintenant, si j'essayais je n'y arriverai
plus ou je n'en aurais pas envie.
Et c'est vrai que dans ces moments là... de colère, que je la laisse sortir
ou pas, ça me fait de plus en plus de mal, et faut que j'attende que ça
passe.

Et l'art, je ne veux pas en faire ma vie plutard, ou en tout cas je ne me
suis jamais projetée dedans. Je réussis, mais je me suis toujours projetée
dans l'équitation.
Mais ça m'aide à m'exprimer d'une certaine façon.

Je ne veux en parler à personne de mes crises d'angoisses car je refuse
l'aide de mes parents ou d'un nouveau psy. On m'a trop fait croire
pendant longtemps que je devais avoir l'aide de quelqu'un alors que je
n'en avais pas besoin.
Je sais pas si c'est de la haine, mais, j'ai l'impression d'avoir beaucoup de
rancoeur.

 
Envoyé : 25 Janvier 2010 à 17:17 par zaza Citer zaza

ce que je peux encore dire en te lisant, c'est que tu es peut être encore trop proche de ta famille, tu as peut être besoin d'air, de voir d'autres personnes, de te frotter à d'autres personnalités.
Si ton expérience des psys a été négative, c'est peut être que tu l'as vécue comme un rapport d'adulte (le psy) à toi, et non pas comme un rapport d'égal à égal.
A mon avis, tu as besoin de prendre ton envol, de te libérer de la tutelle et des avis familiaux, de gagner ta propre vie et ta liberté; tu as besoin d'amis, de relations diverses qui te feront prendre conscience que "vérité ici" n'est pas "vérité là", bref qu'il y a de la place pour toi sans que tu t'angoisses à l'idée de déplaire à l'un ou l'autre.
Tu as surement tout intéret à prendre du recul par rapport à ton entourage !
je te souhaite bon courage.
 
Envoyé : 25 Janvier 2010 à 17:35 par vachette Citer vachette

En fait pour dire la vérité, j'étais prête pour prendre mon envol, tout allait
bien jusqu'à mes 16 ans, où je ne sais pas, à cause de trop de pression,
de disputes, et trop peu de soutien, je n'ai pas eu le courage d'affronter
mes parents, et de m'en libérer. J'avais encore besoin d'eux.
Mais comme il n'arrêtait pas de me dire : "t'étais mieux avant, que
t'arrive-t-il ? Laisse moi vivre" etc...
ba après, j'ai cherché à redevenir la petite fille que j'étais, mais ça n'a pas
duré longtemps et après je me suis perdue...
Et depuis... je n'ai plus les armes en moi pour prendre mon envol.
je ne sais pas si je me déteste dans le fond, mais prendre du recul et
quitter le nid, je le souhaite depuis l'âge de 12 ans.
Mais depuis que j'ai perdu confiance, je ne m'en sens plus capable, je suis
perdue, et je traîne, et je garde rancoeur.
Et j'ai dû mal à surmonter ça.
Ma famille n'est plus le problème, le problème, c'est moi qui n'arrive plus
à grandir, je ne sais pas pourquoi.
Tout me déstabilise tellement, je ne me sens pas assez forte, et le fait
d'avoir échoué ma thérapie, ça me donne encore plus l'impression d'être
une minable.
Car c'est ce que je suis, j'arrive à rien, j'arrive pas à surmonter tout ça, et
à être heureuse. On me dit de quitter la maison, mais si je ne me le paie
pas le loyer, je n'y arriverai pas. Mes parents ne veulent pas nous payer
d'appart. Et il me faut de l'argent pour ça, un métier, en étant étudiante,
c'est très difficile, surtout des études à Paris !
Alors oui je souffre, mais je veux plus en parler, car j'ai compris la leçon
après 3 ans passé en thérapie.
Et plus on devient dur avec moi, à m'obliger par la force de faire des
choses, je peux les faire, mais ça changera rien à mon état d'esprit.
je suis pas faite pour ça et c'est tout.
Merci quand même.

 
Envoyé : 25 Janvier 2010 à 17:51 par biquette Citer biquette

pour vachette :
c'est sur que l'équitation et les études d'art n'aident guère à payer le loyer. Il y a des choix à faire .... Les études sont généralement compatibles avec un job alimentaire + une aide au logement genre CAF, à condition d'être motivée et pas trop gourmande ....
Il ne faut pas t'enfermer dans des convictions toutes faites du genre " je déteste les psys car ilssont compliqués, et moi je suis simple". Ou " à quoi bon, ça ne changera rien à mon état d'esprit". A partir battue d'avance, tu n'arriveras pas à grand chose....
Franchement, à 22 ans, méfie toi des grands propos qui t'enferment à coup sur dans un échec, échec que tu as l'air de désirer au fond ....
Si tu veux avancer, il faut vouloir t'en sortir, vouloir te battre, pas de morfondre en considérant que tout est déjà foutu de toute façon. Ce sont des réflexes mortifères. Il ne faut pas te complaire dedans.
Moi aussi je te souhaite bon courage, si tu veux en avoir !
 
Envoyé : 25 Janvier 2010 à 19:59 par vachette Citer vachette

Et là, je suis sensée dire : vous avez raison ?

Je ne veux pas me morfondre.
Je ne me plains jamais.
mais, je craque, je craque.
Je suis une battante, mais là, ce qu'on me demande de soulever, pèse 200
kilos.
j'ai trop de poid.
Je ne comprends pas qu'on ne puisse pas comprendre cela ?
Je me bats depuis longtemps maintenant pour me construire et faire les
choses par moi-même. Je ne désespère pas, je travaille tous mes étés,
j'ai mes diplômes, un avenir professionnel qui se concrétise, j'ai le choix,
et tout n'est pas encore perdu.
Mais si on me redemande de re-rentrer dans l'enfer interminable des
psys qui ne me correspond pas du tout, alors que je viens d'en sortir il y a
de ça deux ans. C'est hors de question de recommencer.
Surtout que j'ai déjà fait une thérapie croyant que j'étais malade, et qu'il
fallait me soigner, et le psy n'a pas du tout eu de recul, et je faisais bien
tout ce qu'on me demandait de faire, ou j'essayais de dire tout ce qu'il
fallait dire. A aucun moment il n'a vu que son aide à vouloir me dire quoi
faire comment agir etc, ne m'a pas aidé à penser par moi-même.
Ca m'a freiné plus qu'autre chose, et il n'a pas su y faire, je suis désolée.
Moi, j'étais là, j'avais 16 ans et demi, j'ai fait tout ce qu'on m'a demandé,
et, on m'a gardé longtemps. Mais le psy ne m'a pas comprise. Il n'a fait
que s'écouter parler, sans jamais m'écouter. Il était sûr que j'étais un cas
désespérée, et plus il s'acharnait à vouloir tout donner pour m'aider, et
plus ça me coupait les ailes, et ça m'enfermait.
c'était limite moi qui était devenue la méchante. Si je le décevais et ne
faisais pas ou ne pensais pas comme lui, et bien, je pouvais aller me
recoiffer. Comment être libre d'agir ? J'étais sous pression, j'ai jamais eu
autant de mal à être heureuse.
Je ne veux pas recommencer. Je n'en veux pas et n'en ai pas besoin.
Je veux juste être comprise, et comprendre pourquoi j'ai autant de mal à
être ce que je suis, alors qu'avant je n'avais aucun souci.
Et je crois que je n'aime pas les psys. Je suis désolée, à moins qu'il y en a
des bons, mais ils sont très très rares.
Quand je dis que je suis simple, non, je ne suis pas si simple, puisque je
suis un peu perturbée, mais les psys, ceux que j'ai fréquenté, ont tous été
pareil : lointain, ailleurs, et vraiment peu efficace. Quand on avait mon
âge, on avait juste besoin d'être rassurée, et aguillée avec deux trois
conseils et c'est reparti. Avec les psys, je ne savais jamais quoi dire, et
tout de suite, dès qu'on est fâché avec sa mère pour X raison, ce n'est
plus une simple dispute qui peut arriver, mais la preuve d'une crise
d'adolescence tardive, ce qui enlève toute la portée de mon message et
toute crédibilité aux yeux des parents, et leur donnent davantage de
pouvoir sur moi.
J'avais seulement besoin qu'on m'aide à m'exprimer face à mes parents.
Et eux, non, c'est : mais, arrêtez d'être rancunière, vous ne faites pas
d'effort, vous tournez en rond... etc... ils disent ça, sans même que je n'ai
pu libérer mon coeur, vive l'ouverture. Ils savent toujours tout... de toute
façon.
Tout le monde m'a jugé ou m'a dit quoi faire concrétement. Mais aucun
d'entre eux, ne m'a dit : parle moi. Sans me juger ni me solutionner.
Personne ne m'a écouté sans y mettre un diagnostique derrière. Personne
n'a cherché à me comprendre, mais à m'analyser, ou à me juger.
Personne n'a vu que tout ceci me faisait davantage réfléchir sur moi-
même que de m'ouvrir.
Alors non, je n'irai jamais revoir de psys. La confiance, je l'ai récupéré
avec des amis qui aiment. Avec qui on oublie les soucis. Et c'est pas plus
compliqué d'être heureux finalement.
Alors, moi aussi, je croyais finalement être bloquée au bonheur, et
finalement être complaisante dans cette torture... mais plus depuis que
j'ai rencontré des personnes qui m'ont touché profondément avec qui j'ai
pu re de nouveau être légère. j'ai su que j'étais pas fermée au bonheur, je
ne suis pas folle.
Et je crois que personne n'est fermé au bonheur, car quand on le
rencontre, on ne peut lui dire "non". Ceux qui ne sont pas heureux,
comme je l'ai été, sont ceux qui l'ont perdu.. et espèrent le retrouver.
Alors je suis motivée pour m'en sortir, mais, si je sais que la solution
n'est pas là, c'est qu'elle n'est pas là.. même si c'est celle qu'on me
propose. Et si je prends un air défétiste, c'est parce que abandonner me
permet de lâcher prise un peu plutôt que d'être à cran et de m'énerver.
Mais face à de telles réponses : d'aller voir un psy, que mes études ne
m'aident pas, ainsi que l'équitation, ou qu'il faut partir de chez moi est la
solution.
Tout ceci, il faut que je le fasse, et j'aurais vraiment aimé le faire depuis
longtemps si c'était à refaire, mais comme ça, là, d'un coup, non.
Bien sûr que c'est ce qu'il faut au final, mais, ça ne se fait pas en un
claquement de doigts.
Et je voulais juste des conseils pour ne plus m'énerver. Mais je crois que
j'ai fait un pas, car je ne me suis pas énervée.

Je suis une grande fille.
Mais personne ne l'a vu, et tout le monde ne fait que me rabaisser, ou me
faire culpabiliser. Si je ne suis pas bien avec ma famille, j'aurais dû ma à
être bien avec le reste. Ca arrive de douter. Et quand une mère pleure en
face de vous, vous reprochant de la faire souffrir et de ne pas la laisser
vivre, et bien, j'ai culpabilisé, et j'ai fini par la croire, et au final par la
trouver égoïste et par la détester parfois de tout le poid qu'elle me faisait
porter, et par me détester d'échouer ainsi et de ne plus pouvoir
m'assumer, alors qu'avant, j'étais libre et je faisais ce que je voulais,
heureuse comme tout.
Avant j'étais capable de tout, de passer des galops toute seule alors qu'on
me disait que je n'y arriverais pas, et par la suite je n'étais même plus
capable d'arriver en cours avec juste une nouvelle pair de chaussure.
Ce n'est pas compliqué de comprendre qu'à 16 ans on n'est pas assez
fort pour affronter ses parents que leur jugement compte encore
énormément, et que lorsqu'on a appris à mal penser, c'est très difficile de
corriger le tire, surtout avec des psys qui ne font que vous infantiliser
davantage.

Je vous remercie pour vos conseils mes dames, mais, finalement c'est très
difficile de comrpendre quelqu'un par le biais d'internet et de mails.
Je pense que ce n'est pas le meilleur moyen pour m'exprimer et pour
vous de m'aider.
Mais je vous remercie quand même bien cordialement pour votre
attention.
Bien à vous,

Vachette.


 
Envoyé : 25 Janvier 2010 à 22:15 par flo Citer flo

moi aussi je pense que tu t'en sortiras en relevant des défis, pas en te penchant sur ton sort comme sur un puits.
Relève la tête, examine toi moins et agis pour vivre tout simplement.
 

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