FLAGYL 500 mg, comprimé pelliculé

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Classe thérapeutique : Gynécologie Traitement des vulvovaginites Nitro-5 imidazolés par voie systémique Métronidazole Infectiologie - Parasitologie Nitro-5-imidazolés Métronidazole Infectiologie - Parasitologie Antiparasitaires systémiques Anti-amibiens Anti-amibiens tissulaires : Nitro-5 imidazolés Métronidazole

Principes actifs : Métronidazole

Catégorie de médicaments : Médicament de ville

Laboratoire titulaire : SANOFI-AVENTIS FRANCE

Laboratoire exploitant : SANOFI-AVENTIS FRANCE

Remboursement : 65 %

Produit dopant : Non

Produit stupéfiant : Non

Contre-indication de conduite : Niveau 1

Excipients : Comprimé nu : Amidon de blé Povidone (E1201) Magnésium stéarate (E572) Comprimé pelliculé : Hypromellose (E464) Macrogol

Famille de médicaments : Infectiologie

Prix : 4.02 €

Elles procèdent de l'activité antiparasitaire et antibactérienne du métronidazole et de ses caractéristiques
pharmacocinétiques. Elles tiennent compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu ce médicament et de sa place dans l'éventail des produits anti-infectieux actuellement disponibles.
Elles sont limitées aux infections dues aux germes définis comme sensibles :
- amibiases,
- trichomonases urogénitales,
- vaginites non spécifiques,
- lambliases,
- traitement curatif des infections médico-chirurgicales à germes anaérobies sensibles,
- relais des traitements curatifs par voie injectable des infections à germes anaérobies sensibles.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.
- Amibiase :
. Adultes :
1,50 g par jour en trois prises.
. Enfants :
30 à 40 mg/kg/jour en trois prises.
Dans l'amibiase hépatique, au stade abcédaire, l'évacuation de l'abcès doit être effectuée conjointement au traitement par le métronidazole.
La durée du traitement est de sept jours consécutifs.
- Trichomonase :
chez la femme (urétrites et vaginites à Trichomonas), traitement à dose unique de 2 g en une seule prise (4 comprimés).
Que le partenaire présente ou non des signes cliniques d'infestation à Trichomonas vaginalis, il importe qu'il soit traité concurremment, même en l'absence d'une réponse positive du laboratoire.
- Lambliase :
. Adultes :
0,75 g à 1 g par jour pendant cinq jours consécutifs.
. Enfants de :
10 à 15 ans : 500 mg/jour.
- Vaginites non spécifiques :
500 mg 2 fois par jour pendant sept jours.
Un traitement simultané du partenaire doit être pratiqué.
- Traitement des infections à germes anaérobies :
(en première intention ou en traitement de relais) :
. Adultes :
1 à 1,5 g/jour.
. Enfants :
20 à 30 mg/kg/jour.

·         Hypersensibilité au métronidazole ou à la famille des imidazolés ou à l'un des excipients mentionnés à  la rubrique Composition.

·         Patient présentant une allergie au blé (autre que la maladie coeliaque) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

·         Enfant âgé de moins de 6 ans, en raison de la forme pharmaceutique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Réaction antabuse

Les médicaments provoquant une réaction antabuse avec l'alcool sont nombreux, et leur association avec l'alcool est déconseillée.

Associations déconseillées

+        Alcool (boisson ou excipient)

Effet antabuse (chaleur, rougeurs, vomissements, tachycardie). Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.

+        Busulfan

Avec le busulfan à fortes doses : doublement des concentrations de busulfan par le métronidazole.

+        Disulfirame

Risque d'épisodes de psychose aiguë ou d'état confusionnel, réversibles à l'arrêt de l'association.

Associations faisant l'objet de précautions d'emploi

+        Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques

Diminution des concentrations plasmatiques du métronidazole par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de métronidazole pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.

+        Rifampicine

Diminution des concentrations plasmatiques du métronidazole par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifampicine.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de métronidazole pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt.

+        Lithium

Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques, avec signes de surdosage en lithium.

Surveillance stricte de la lithémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium.

Associations à prendre en compte

+        Fluoro-uracile (et par extrapolation, tegafur et capécitabine)

Augmentation de la toxicité du fluoro-uracile par diminution de sa clairance.

Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR:

De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées: il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

Hypersensibilité / peau et annexes

Des réactions d'allergie, y compris des chocs anaphylactiques, peuvent survenir et mettre en jeu le pronostic vital (voir rubrique Effets indésirables). Dans ce cas, le métronidazole doit être interrompu et un traitement médical adapté doit être mis en place.

La survenue, en début de traitement, d'un érythème généralisé fébrile associé à des pustules, doit faire suspecter une pustulose exanthématique aigüe généralisée (voir rubrique Effets indésirables) ; elle impose l'arrêt du traitement et contre-indique toute nouvelle administration de métronidazole seul ou associé.

Système nerveux central

Si des symptômes évocateurs d'encéphalopathie ou de syndrome cérébelleux apparaissent, la prise en charge du patient doit être immédiatement réévaluée et le traitement par le métronidazole doit être arrêté.

Des cas d'encéphalopathie ont été rapportés lors de la surveillance de ce médicament post-commercialisation. Des cas de modifications de l'IRM associées à une encéphalopathie ont également été observés (voir rubrique Effets indésirables). Les  lésions observées sont localisées le plus fréquemment dans le cervelet (particulièrement dans le noyau dentelé) et dans le splenium du corps calleux. La plupart des cas d'encéphalopathie et de modifications de l'IRM  sont réversibles à l'arrêt du traitement. D'exceptionnels  cas d'évolution fatale ont été rapportés. 

Surveiller l'apparition de signes évocateurs d'encéphalopathie ou en cas d'aggravation chez des malades atteints d'affection neurologique centrale.

En cas de méningite aseptique sous métronidazole, la réintroduction du traitement est déconseillée ou doit faire l'objet d'une appréciation du rapport bénéfice-risque en cas d'infection grave.

Système nerveux périphérique

Surveiller l'apparition de signes évocateurs de neuropathies périphériques, en particulier en cas de traitement prolongé ou chez les malades atteints d'affections neurologiques périphériques sévères, chroniques ou évolutives.

Troubles psychiatriques

Des réactions psychotiques avec possible comportement à risque pour le patient, peuvent survenir dès les premières prises du traitement, notamment en cas d'antécédents psychiatriques (voir rubrique Effets indésirables). Le métronidazole doit alors être arrêté, le médecin informé et les mesures thérapeutiques nécessaires prises immédiatement.

Lignée sanguine

En cas d'antécédents de troubles hématologiques, de traitement à forte dose et/ou de traitement prolongé, il est recommandé de pratiquer régulièrement des examens sanguins, particulièrement le contrôle de la formule leucocytaire.

En cas de leucopénie, l'opportunité de la poursuite du traitement dépend de la gravité de l'infection.

Excipient à effet notoire

Ce médicament peut être administré en cas de maladie coeliaque. L'amidon de blé peut contenir du gluten, mais seulement à l'état de trace, et est donc considéré comme sans danger pour les sujets atteints de maladie coeliaque.

Population pédiatrique

La prise de comprimé est contre-indiquée chez l'enfant âgé de moins de 6 ans, car elle peut entraîner une fausse route. Il existe d'autres présentations à base de métronidazole adaptées au jeune enfant.

Interactions médicamenteuses

L'utilisation concomitante de métronidazole et d'alcool est déconseillée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

L'utilisation concomitante de métronidazole et de busulfan est déconseillée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

L'utilisation concomitante de métronidazole et de disulfirame est déconseillée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Interactions avec les examens paracliniques

Le métronidazole peut immobiliser les tréponèmes et donc faussement positiver un test de Nelson.

Système gastro-intestinal

·         troubles digestifs bénins (douleurs épigastriques, nausées, vomissements, diarrhée),

·         glossites avec sensation de sécheresse de la bouche, stomatites, troubles du goût, anorexie,

·         pancréatites réversibles à l'arrêt du traitement.

·         décoloration ou modification de l'aspect de la langue (mycose).

Peau et annexes

·         bouffées congestives, prurit, éruption cutanée parfois fébrile,

·         urticaire, oedème de Quincke, choc anaphylactique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi),

·         très rares cas de pustulose exanthématique aiguë généralisée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi),

Système nerveux

·         neuropathies sensitives périphériques,

·         céphalées,

·         vertiges,

·         confusion,

·         convulsions,

·         encéphalopathie pouvant être associés à des modifications de l'IRM  généralement réversibles à l'arrêt du traitement. D'exceptionnels cas d'évolution fatale ont été rapportés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi),

·         syndrome cérébelleux subaigu (ataxie, dysarthrie, troubles de la démarche, nystagmus, tremblements) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi),

·         méningite aseptique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Troubles psychiatriques

·         hallucinations,

·         réactions psychotiques avec paranoïa et/ou délire pouvant s'accompagner de manière isolée d'idées ou d'actes suicidaires (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi),

·         humeur dépressive.

Troubles visuels

·         troubles visuels transitoires tels que vision trouble, diplopie, myopie, diminution de l'acuité visuelle, changement dans la vision des couleurs,

·         neuropathies/névrites optiques.

Lignée sanguine

·         neutropénie, agranulocytose, thrombopénie.

Manifestations hépatiques

·         élévations des enzymes hépatiques (ALAT, ASAT, phosphatases alcalines), très rares cas d'atteinte hépatique aiguë de nature cytolytique (parfois ictérique), cholestatique ou mixte. Des cas isolés d'insuffisance hépatocellulaire pouvant nécessiter une transplantation hépatique ont été rapportés.

Divers

·         apparition d'une coloration brun-rougeâtre des urines due à la présence de pigments hydrosolubles provenant du métabolisme du produit.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : l'Agence Nationale de Sécurité des Médicaments et des Produits de Santé (ANSM) et le réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance. Site internet : www.ansm.sante.fr.

Mis à jour le 03/12/2016 - 19h40 Source : Banque Claude Bernard
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