lilinous
Portrait de cgelitti
Bonjour

Qustion simple - comment faire comprendre à mon partenaire qu'il a besoin d'arrêter de boire ou au moins diminuer sacrément sa consommation avant que ca le tue - il sait qu'il boire trôp - minimum 1 litre de vin sans parler de 2apéros midi et soir (= minimum une démi bouteille de whisky par jour) et ca c'est quand je suis la pour le surveiller !. Dire en face qu'il a un problème ne marche pas etsuggèrer des organsimes telle que "AA" ne sert à rien. je sais que je ne le quitterai jamais car je l'aime et sans moi il sombrerais encore plus. Quand il a trôp bû, je le vois ans ses yeux, ce qu'il nie et c'est la qu'il deviens verbalement mechant (jamais physiquement), en plus il fume 2 paquets de cigarettes par jour ce qui est un autre problème mais je crains qu'il n'arrive pas à ses 50ans sans se taper u ne saloperie - (il a 44 ans)

Nous sommes ensemble depuis 8ans et je sais qu'il a toujours trôp bû mais ca commence à me faire vraiment peur

Merci de vos conseils

Lili60
Portrait de cgelitti
Bonjour,
Ton message me rappelle de bien mauvais souvenirs. J'ai dû faire face à l'alcoolisme de mon mari, et malgré mes alertes répétées, il restait toujours dans le déni de son addiction. Cette situation a duré de nombreuses années, jusqu'au jour où, n'en pouvant plus, je lui ai dit de partir. Il s'est donc retrouvé seul, et c'est à ce moment là qu'il a enfin reconnu son problème avec l'alcool. Depuis il ne boit plus une goutte (je dois préciser qu'il a apris qu'il souffre d'une cirrhose malheureusement). Nous avons repris la vie commune au bout de quelques mois de séparation. Celà fait maintenant plus de deux ans, et il est toujours abstinent.
Je pense que ton compagnon a besoin d'un "électrochoc", quel qu'il soit. C'est à lui et lui seul de prendre conscience de son alcoolisme et de se prendre en charge. Cette décision n'appartient malheureusement qu'à lui.
Je te souhaite bon courage.
herve
Portrait de cgelitti
Bonsoir. Peandant 4 ans je buvais 1 litre de whisky par jour pour oublier mes soucis liés au travail. Puis plus je buvais et moins j'étais concentré sur mon travail, j'avais donc le droit a des reproches de ma hierarchie et ainsi je buvais encore plus pour oublier, bref j'étais rentré dans un cercle très vicieux. Au début je niai que j'avais un problème avec l'alcool, j'ai pris conscience que je devanais dépendant de part mes tremblements le matin (impossible de prendre un café sans trembler ou d'écrire). J'ai décidé de me soigner et pour cela j'ai effectué une cure de 4 semaines dans un centre d'addictologie, suivi d'une post-cure de 4 mois (centre pour réaprendre à vivre sans alcool). Aujourdh'hui je suis abstinent, et je vis une abstinence heureuse. Je suis adhérent à une association d'anciens buveurs (la "Vie Libre"), grace à eux j'ai repris confiance en moi. Beaucoup d'alcooliques pensent que l'alcool n'agit que sur le foie (cirhose), en fait on nous apprend en cure que l'alcool à des conséquences très grave sur l'ensemble du corps humains (cécité, perte de la motricité, ulcère ....). Bref l'alcool est un vrai poison, et un alcoolique qui ne s'arrête pas de boire à une espérance de vie beaucoup plus courte qu'une personne peu consommatrice d'alcool. Il faut aussi savoir q'un alcoolique abstinent ne doit plus boire une seule goutte d'alcool, sinon c'est la rechute et la c'est pire que la première fois pour s'en sortir (j'ai fait 2 cures). On peut vivre heureux sans alcooln d'ailleurs une consommation excessive n'apporte que des problèmes (relations dans le couple, perte de travail, dégradation de la santé). Bon courage.
Alain 13
Portrait de cgelitti
Bonjour Chris
Ta question est simple, la réponse l?est beaucoup moins !
Ton compagnon consomme trop, certes, et il est certainement dépendant, mais il est dans cette phase que l?on appelle le déni : il refuse d?admettre ouvertement qu?il a un problème d?alcool. Il le sent, car tu dis qu?il réagit violemment quand tu l?évoques, mais ne veut pas l?admettre..
C?est une phase, une étape ; moi-même j?ai été dans une conso très élevée, avant de reconnaître que j?avais un problème avec l?alcool, et ensuite de me faire soigner. Je ne sais pas si toutes les remarques qu?ont pu faire mes proches à l?époque ont été déterminantes?Cela a plutôt été une démarche personnelle.
L?idéal serait qu?il accepte de faire le point avec un alcoologue, dans un CCAA (les consultations y sont gratuites). Un docteur saurait peut-être davantage l?alerter sur sa conso, et les risques.
Je te souhaite beaucoup de courage, car ce que tu vis n?est pas évident.
chris59
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Merci de tes conseils Luc et j'espere que ca ava aller pour toi
Amicalement
lilinous
Portrait de cgelitti
je vous passe tous les détails de la vie de famille lorsque l'un des parents est alcoolique (en déni) rien n'y a fait, pleurs, menaces, bouderies, etc. jusqu'au jour où j'ai enfin pu avoir en même temps travail, logement et voiture ; là j'ai enfin gagné sur cette maladie horrible : j'ai dit à mon mari ''ou tu vas en cure te faire soigner, ou c'est fini'' je précise que lui aussi avait travail, logement de fonction et voiture. Devant la réalité de la rupture annoncée, il s'est fait hospitaliser 8 jours après et il n'a plus jamais bu et nous avons encore vécu 15 ans d'un bonheur immense. Malheureusement rattrapé par son passé, il est mort d'un cancer du buveur, mais 15 ans de bonheur ça n'a pas de prix. Courage, car il n'y a que le malade qui doit prendre la décision de la cure.
HERVE
Portrait de cgelitti
Je suis d'accord avec toi Franck, l'alcoolisme est une maladie. Par contre je ne suis pas d'accord quand tu dis que le corp médical ne le reconnait pas, bien au contraire aujourd'hui c'est une maladie reconnu par beaucoup de professionnels de la santé. Malheureusement comme tu le dis c'est une maladie à vie et le seul médicament efficace pour ne pas en mourrir reste l'abstinence. Il faut aussi faire du tri entre ses vrais amis et ses amis de boissons, en tout cas pour ma part lorsque j'ai décidé de me soigner j'ai vu le vrai visage de certaines personnes de mon entourage.
cachou46
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quand j'ai, connu celui qui est aujourd'hui mon mari,il y a 11ans,je trouvais que c'était quelqu'un qui savait faire la fête,il était tioujlurs partant pour recevoir ou sortir,c'étaot sympa!Rapidement,je me suis rendue compte qu'il abusait de l'alcool même sans invitation,sans raison.je me suis dit que ça passerait.Aukjourd'hui,nous avons 3enfants,et malheureusement,il en est à 1,5litre de vin par jour.Comme il dit,seulement 2 verres le midi,il conduit!!Mais le soir,plus question de retenue.Il dit haut et fort qu'il n'a aucun souci,malgré une analyse de sang mauvaise il y a 3 ans(il n'a d'ailleurs pas revu le médecin depuis).S'il y avait une solution miracle,je signerai de suite,car j'ai peur que son déni soit permanent.
luc
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bonsoir,

j'ai 47 ans pendant +1 ans cela a ete 1 litre de whisky par jour(main midi soir suivi de soir midi matin).avant c'etait un peu moins mais trop.depuis 3 mois (seulement),je ne bois plus;donc pour mon avenir ,je ne peut trop en dire.apres une 'cure' en clinique psychiatrique(alcool-depression-alcool) puis aujourd'hui une cirrhose(je ne sais a quel stade),une des differences avec ton partenaire ,c'est que je ne fume pas mais si tu veux le soigner reagit de suite si tu ne veux pas qu'il finisse ...comme moi(?).en principe tout debute par une visite chez le medecin traitant qui peut t'orienter vers certains organismes.les 'aa',personnement je n'y crois pas trop ou/et,apres traitements specifiques .sincerement bon courage a vous deux.
Frank
Portrait de cgelitti
Le pire c'est quand on en est sorti. C'est là qu'on s'aperçoit que certaines personnes avaient un intérêt à nous voir rester dedans !!!

Sinon malheureusement, l'ensemble des médecins ne le reconnait pas comme une maladie. Je n'ai jamais eu, en consultation un médecin qui m'a dit :
"vous êtes malades alcooliques"

Ils savent te dire :
"vous avez le cancer" ou "vous avez le sida" mais pas :
"vous êtes malade alcooliqu" tout simplement parce que jusqu'à présent on ne savait pas la soigner cette maladie. Donc si le malade n'y arrivait pas, c'était sa faute, un point c'est tout.

ce n'est pas ça reconnaitre que c'est une maladie. Reconnaitre que c'est une maladie c'est reconnaitre que le patient n'y peut rien. En tout cas pas tout seul. Et pas uniquement avec sa volonté.
viv
Portrait de cgelitti
Je sais vraiment ce que tu vis. En 8 ans avec mon mari, j'ai vu sa consommation augmenter. Il a accepter son état, a choisi plusieurs fois de tenter d'arreter, mais ça n'a jamais vraiment tenu. Le plus longtemps, c'était pour obtenir son permis (perdu à cause de l'alcool). Il sait parfaitement dans quel état il est, ne veut pas se laisser mourrir, mais a si peur de l'arret définitif qu'il recul toujours au dernier moment. Nous avons deux enfants de 4 et 6 ans qui commencent à comprendre la situation.
En ce qui me concerne, je lui ai toujours dit que je déteste ça, lui démontre chaque jur pourquoi c'est dure à vivre aussi pour le conjoint mais n'ai jamais poser d'ultimatum. Je crois que ce serait pire. Prends patience, et accompagne le , soutiens le comme tu peux.
ce témoignage au moins pour que tu sache que tu n'est pas seule.

Courage!!

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