astrid
Portrait de cgelitti
Bonjour,

Voilà, j'ai 27 ans, je suis dépressive depuis de nombreuses années et j'ai d'autres soucis du même style (tca, toc...). Pour soulager mes souffrances le lexomil (benzodiazépine) était nécessaire,seulement depuis quelques mois, il devient destructeur. Ma prescription est de 1 par jour par le médecin.

Le matin, je me lève et je m'occupe de mon enfant, ensuite je le pose à l'école. Avant d'arrivé au travail, je prend 2 ou 3 comprimés avant de descendre de la voiture. Puis ensuite au cours de la journée j'en prend encore 1 de temps en temps comme des bonbons ! A deux reprises sans vraiment m'en rendre compte je suis arrivée à une bonne douzaine de comprimés dans la journée. Je me suis donc retrouvée défoncé au boulot et je ne suis apparement pas passée inaperçue car 2 jours après convocation obligatoire médecine du Taf... heureusement un boss qui a cherché à comprendre. J'ai donc promis que cela n'arrivera plus mais en réalité c'est trop dur ! le week end ça va bien que je suis plus nerveuse, moins de patience, plus agressive... mais pour aller travailler (stressant pour moi), j'y arrive pas. Donc depuis une semaine, ben je n'en prend que 2 ou 3 mais j'arrose ça d'une ou deux bière à 9h du mat'. Bref, je vais me faite foutre à la porte (je bosse dans un grand centre d'appel depuis 6 ans). Mais c'est plus fort que moi, et si je prend la boîte avec moi ben c'est comme une pulsion, je suis attirée par elle, j'adore être dans cet état là, quand plus rien ne me touche.

Voilà, je vois déjà un psy... mais je voulais savoir si avec les drogues dites illégales vous avez les mêmes impressions, besoins..

Bon courage

Farandolle
Portrait de cgelitti
Merci pour ta réponse.

Je vais un peu mieux depuis le message. J'ai diminué la dose et aïe ! 3 nuits blanches, diahrée, nausées, maux de ventre horrible... j'ai tenu le coup. Je suis trés vulnérable mais je remarque que mon moral est meilleur quand je ne suis pas défoncé. Par contre je m'ennuie, la vie est vide sans cet état. J'espère que je ne vais pas reprendre des doses aussi forte, même si parfois je me dis : ben tu laisses 15 jours à ton corps et ensuite tu te permet une petite défonce ! n'importe quoi car je sais que 1 sera 2 puis 3 puis tous les jours. Mais rien que repenser aux douleurs des premières nuits j'ai pas envie d'y repasser, je comprends maintenant pourquoi les personnes trés dépendantes aux drogues dures ont du mal à guérir, les douleurs, angoisses sont horribles !

Bon courage.
astrid
Portrait de cgelitti
bcp de medicaments surtout anxiolitique, anti-deppresseur cause des dependances! la benzodiazépine est enployé pour le sevrage des heroinomanes pas etonnant que tu en devienne dependante.maintenant a la longue certains de ces medicaments finissent par accentué les problemes qu ils sont censé guerir au depart.Maintenant fait toi suivre ne reste pas comme ca, seule face a ces souffrances!!!bises
astrid
Portrait de cgelitti
farandole, cmt vas tu?
V. Roukini
Portrait de cgelitti
Oui, un peu que c'est de la toxicomanie. complêtement légale, mais pas moins néfaste. moi je parle plutot de dépendance, car on met beacoup d'idées derrière le mot toxicomanie qui sont pas toujours valables (voleur, mendiant, clandestinité, etc) et dans ton cas, ça ne veut rien dire. En plus les gens te diraont que tu exagère, que tu n'as pas un gros problème car tu bosse et tu ne traîne pas dans la rue.. pourtant tu sais qu'il y a problème. Et ça c'est déjà un très bon pas. La dépendance, elle touche beaucoup de monde, bien plus qu'on ne croit. des personnes qui comme toi sont socialement insérées, travaillent, et pourtant fantasment completement sur leur boite de cachets... C'est pas mieux ou moins bien, plus ou moins dangereux que la "toxicomanie-cliché", et finalement c'est exactement les memes ressorts.
Personnelement j'ai vécu les deux, ça n'a pas été facile.. maintenant que je suis clean, le vier est plus belle et, surprise, moins déprimante..

Je crois ce que tu explique au début (dépression, toc) forme un terrain favorable aux problèmes de dépendance, mais tu as l'air lucide, et finalement très consciente du problème.
Pour répondre concrètement à ta question, j'ai ressenti les memes choses avec les drogues dure. J'étais conscient que je menais mes études à l'échec, mais... c'était plus fort que moi.
Si je peux me permettre de dire encore qqch;
Tu sais que c'est mauvais, tu es consciente des conséquences possibles au niveau prof. et pourtant...
je crois qu'il faut pas trop se culpabiliser: Tu n'es pas idiote, ni competement folle ou masochiste; si tu prends tous ces cachets, c'est qu'à court terme ils représentent la meilleure ou la seule solution pour te permettre de "vivre" (supporter la vie ou soulager les peines, je ne sais pas). Si tu commence déjà à t'interroger, tu n'es pas loin de comprendre qu'il faudrait que tu mette en place d'autre moyens, plus profitable à moyen et long terme.

J'espère que n'ai pas été trop brouillon, présomptueux ou négatif. Je te souhaite trois choses:
courage, lucidité et honnêteté.

J'espère que ta thérapie va aussi porter ses fruits, et que ton psy n'est pas trop ignorant de la chose.

Take care!
laure
Portrait de cgelitti
Bonjour
votre dépendance n'est pas si grave, mais elle pourrait le devenir si elle n'est prise en charge. il serait souhaitable d'en parlé avec votre médecin et votre psy
Sujet vérouillé