cgelitti
Portrait de cgelitti

Voici "l'histoire" :

Les faits se sont déroulés au Luxembourg.

Notre enfant est né le dimanche en milieu d'après-midi à la clinique. L'accouchement c'est bien passé. Au moment de recoudre ma femme, le gynécologue a vu une ou plusieurs vésicules au niveau du vagin. Il a fait une analyse sanguine et un frottis pour clarifier un doute concernant l’herpès. Le mardi la gynécologue est venue dans la chambre pour donner un résultat négatif concernant la prise sanguine. A noter que le gynécologue de l'accouchement et la gynécologue qui est venu dans la chambre sont deux personnes différentes. La maman et l'enfant sont sortis de la clinique le jeudi après-midi. Le vendredi l'enfant avait de la fièvre et nous nous sommes décidé de l'amener aux urgences le soir. La clinique qui travail avec la maternité où a eu lieu l’accouchement était de garde pour les urgences se soir-là. Ils nous ont dit qu'un nouveau-né de quelques jours avec de la fièvre devait rester la nuit en observation mais il n'avait plus de place alors ils nous ont transféré à un autre hôpital. Arrivé à l'hôpital, ils ont fait une série de tests et prélèvements à l'enfant (prise de sang, ponction lombaire,...). Ils nous ont demandé si un test d'herpès avait été fait. Nous avons répondu que oui et nous avons affirmé que la gynécologue avait affirmé que le test était négatif. Les parents n'ont jamais eu, pour eux-mêmes, d'éruption d'herpès à leur connaissance. L'enfant est transféré en soins intensifs. Après d’autres examens les médecins ont relevé une infection urinaire. L'enfant sera alors traité pour cette infection. Le mercredi, la situation avait empiré malgré le traitement d’antibiotiques. Les médecins refont pleins d’examens (prise de sang, radio, de nouveau ponction lombaire, écographie,...). Ils ont remarqué, ce jour, l'apparition d'un bouton sous l'aisselle de l'enfant. Ils commencent quand-même à avoir un soupçon concernant l’herpès et décident de traiter celui d’avance et en parallèle, ils nous ont redemandé pour l'herpès et nous avons reconfirmé des résultats négatifs. Les médecins de l'hôpital ont alors demandé à avoir les résultats de la maternité par écrit. Et la stupéfaction, le résultat du frottis était positif. L'enfant étant traité par avance pour l'herpès, nous avons attendu des améliorations. Or, son état était devenu critique. Son foie ne fonctionnait plus, les médecins nous ont parlé de le transférer à Bruxelles comme ils sont plus spécialisés là-bas ou pour envisager peut-être même une transplantation du foie. Au final, les médecins en relation avec l'hôpital de Bruxelles nous ont dit qu’une telle opération sur un nouveau né n'était pas possible à l’immédiat. Seul une amélioration suite au traitement pouvait sauver notre enfant. Le transfert à Bruxelles n’a pas eu lieu. Le traitement devait durer deux à trois semaines suivant la propagation du virus de l'herpès dans le corps de notre enfant. Les médecins ont dû lui passer une nouille (un cathéter) dans la tête jusqu'au cœur car le médicament étant très agressif risquait de casser ses petites veines. Il a aussi reçu des lunettes (tube au niveau du nez) afin de lui apporter de l'oxygène. Ses poumons n’avaient plus assez de place à cause de la grande taille du foie. Vu l’état critique de notre bébé, nous avons prévenu l'ensemble de notre famille et nos amis qu'il y avait un fort risque de perdre notre enfant.

La situation n'a commencé à s'améliorer que très légèrement au bout d'une semaine. Pendant cette semaine les médecins ont prélevé régulièrement du sang pour voir son évolution. Ils lui ont mis un cathéter dans une artère pour faciliter ces prélèvements. Notre enfant à subit une transfusion de sang irradié (irradié, c'est à dire dépourvu de tout microbes). Plus tard il a eu du plasma et des plaquettes pour que la coagulation du sang reste stable. Ceci est une fonction assurée par le foie qui chez notre enfant ne travaillait pas correctement.

Depuis l'entrée à l'hôpital, les parents, en plus d'être présents toute la journée, se sont alternés les nuits afin que l'enfant ait une présence d'un des deux parents auprès de lui. Le bloc sanitaire de la chambre était assez grand (sanitaire handicapé) pour mettre en place un lit pliant (le lit pliant était déjà dans le sanitaire à notre arrivé dans la chambre).

Depuis la naissance de l'enfant, la maman allaitait mais depuis le lundi après l'entrée à l'hôpital, l’enfant n'avait plus la force de téter. On essayait de le nourrir avec le biberon (nécessite moins d’efforts). Souvent cela ne fonctionnait pas bien non plus donc en final on le nourrissait par une sonde nasale. Lorsque son état était devenu critique il était sous perfusion et on ne l’alimentait plus.

Après une série d'analyses, les médecins nous ont affirmé que le virus était remonté jusqu’aux méninges et qu’il était nécessaire que l'enfant ait son traitement pendant trois semaines.

Son état s'est amélioré, l'enfant a recommencé à téter. Nous sommes sortis le vendredi, 4 semaines après son admission à l'hôpital.

A sa sortie de l'hôpital, on nous a envoyé vers le service de rééducation précoce pour avoir un suivi. En plus le pédiatre nous a prescrit des séances de kiné. A ce jour, il n'est plus nécessaire de faire ces séances de kiné. Le nombre des séances s'élève à 40. A noter que pour aller chez le kiné, il fallait environ 30min pour 25km.

A ce jour notre enfant ne révèle aucune séquelle de cet épisode. Mais on nous a dit qu'il fallait attendre l’âge de 2 ans et voir plus si son développement serait alterné. C'est pour cela que encore aujourd'hui un doute subsiste, même si son développement et sa motricité nous montre le contraire.

Nous avons voulu savoir pourquoi la gynécologue nous avait fournit un résultat faux après l'accouchement, pourquoi a-t-on laissé un enfant sortir de la clinique le jeudi avec un résultat positif à l'herpès, pourquoi lorsque que nous sommes arrivés aux urgences de la clinique (même clinique que l'accouchement) rien n'était signalé dans son dossier.

Il s'avère que la gynécologue a communiqué le résultat négatif de la prise sanguine mais elle a omit de nous communiquer le résultat positif du frottis. Elle ne peut pas s’expliquer pourquoi. Il faut savoir que la gynécologue a reçu un premier résultat positif le mardi après l'accouchement et un autre complément de résultat le lundi d'après qui confirme lui aussi un résultat positif à l'herpès. Ce n'est que suite à la demande de l'hôpital où notre enfant a été hospitalisé (le mercredi) que "la vérité" est apparue.

Nous avons voulu éclaircir cette affaire à l'amiable. Nous avons pris un avocat, et avons eu un entretien trois mois après l'accouchement avec les parties "adverses", à savoir la gynécologue et la maternité. Lors de cet entretien, les parties adverses ont reconnu leur faute (de toute façon les preuves sont là) et nous ont présenté leurs excuses.

Nous leur avons demandé où il y avait eu disfonctionnement et de faire le nécessaire afin qu'une telle situation ne se reproduise plus. A ce moment-là nous ne demandions pas réparation pour le préjudice, nous étions encore "sous le choc" de l'hospitalisation, nous avons voulu dans un premier temps que cette situation ne soit plus vécu par des parents et enfants.

A noter que, suite au conseil de notre avocat, nous n’avons pas encore payé les consultations du gynécologue et les factures des pédiatres de la maternité.

A ce stade de l'affaire, nous sommes à huit mois après l’accouchement et nous allons voir les parties adverses la semaine prochaine avec l'ordre du jour suivant :

* où y a t-il eu "disfonctionnement"?

* quelles procédures ont été mises en place suite à la dernière réunion?

* comment va-t-on procéder pour le paiement des factures?

* quelles sont les indemnités financières que proposent les deux parties?

Il faut savoir que nous ne cherchons pas à faire de l’argent sur ce qui est arrivé, mais nous avons « perdu » quatre semaines de notre vie alors que nous n’avions rien demandé.

Voici notre préjudice :

- 4 semaines d'hospitalisation de notre enfant

- le risque encouru d'être passé très près de la mort pour notre enfant

- le décalage d'une opération d'un mois pour le papa

- l'absence du papa au travail pendant un mois

- les frais de déplacement à l'hôpital, de stationnement, de repas

Suite à un entretien avec notre avocat, il nous a dit qu'il était difficile de quantifier le préjudice que nous avons subi. Il nous a dit à titre d'information que pour une affaire de décès d'un bébé, les parents ont reçu 35.000€ (jugement d'un tribunal).

Pour ma part, je lui ai dit que s'il était difficile de chiffrer le préjudice moral de cette affaire, on pouvait au minimum chiffrer la "présence" des parents auprès de l'enfant à l'hôpital. Pour cela mon calcul est simple, le taux horaire du papa et de la maman x 24 heures x 7 jours x 4 semaines. C'est à dire 28.000€. Sans compter tous les frais annexes (frais de déplacement, stationnement, repas, ...).

 

Nous ne cherchons pas à ce que les responsables aillent en prison, ou fassent du sursis, ou aient une amende.

D'autant plus qu'il y a risque que nous retournions en urgence dans cette clinique si elle est de garde, ce qui ne sera pas un réel problème (seulement un peu d'appréhension). Le facteur humain est malheureusement partout présent. Mais nous ne voulons pas que cet évènement reste sans suite, cela serait trop "facile".

Nous souhaitons "seulement" baser notre indemnité sur la période d'hospitalisation (4 semaines).

Notre avocat nous a affirmé que nous aurions un délai de 30 années pour faire un recours au cas ou il y aurait des complications.

Vous pouvez nous demander des informations, renseignement complémentaires et même nous conseiller.

Qu'en pensez-vous ?

Quelles indemnités pouvons nous prétendre ?