Epidémie de bronchiolite : comment limiter la propagation

Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé le Mardi 05 Décembre 2017 : 17h10

La quasi totalité des régions françaises sont confrontées à une épidémie de bronchiolite. L'infection n'est pourtant pas inéluctable. Des mesures d'hygiène strictes permettent de l'éviter.

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Seuls la Corse et le Grand-Est échappent à l'épidémie. A l'exception de ces deux régions, l'ensemble de la France fait face à une flambée de bronchiolite. Particulièrement active l'hiver, cette maladie infectieuse circule particulièrement entre les jeunes enfants.

Chaque année, environ un tiers des nourrissons français souffrent d'une bronchiolite selon Santé publique France. L'année 2017 ne semble pas faire exception. L'épidémie s'approche de son pic traditionnel, après une rapide progression sur l'ensemble de la métropole.

Le virus respiratoire syncytial (VRS), première cause de la maladie, touche surtout les enfants de moins de deux ans. La prévention des épidémies passe donc par l'entourage de ce public fragile. Et elle commence par une hygiène irréprochable par temps froid. Car un simple rhume peut rapidement se transformer en bronchiolite chez un nourrisson.

La prévention à domicile

La salive constitue le principal mode de propagation du VRS et des autres virus responsables de la bronchiolite. Que ce soit lors d'une toux ou d'un éternuement, chaque individu disperse des gouttelettes dans son environnement. Se couvrir la bouche et le nez d'un tissu est donc un bon réflexe.

Les bonnes habitudes concernent aussi l'hygiène des mains. Laver ses mains doit devenir un réflexe après avoir toussé, éternué, ou s'être mouché - avec un mouchoir à usage unique. Les autorités sanitaires conseillent aussi aux adultes d'éviter d'entrer en contact avec des nourrissons lorsqu'ils souffrent d'un rhume. Dans la même idée, les séjours dans des lieux publics sont à éviter dans la mesure du possible.

Pourtant, même au domicile, les virus ne peuvent pas toujours être arrêtés. Afin de limiter les risques, aérer régulièrement les pièces où se trouve l'enfant est un bon geste de prévention. De même, nettoyer régulièrement les objets utilisés par le bébé (biberon, jouets, tétine...) est recommandé.

Un vaccin en développement

Ces mesures barrières sont essentielles car les méthodes médicamenteuses laissent à désirer. Un traitement préventif existe bien mais il est limité aux nourrissons pour qui la bronchiolite représente un danger.

La prescription du palivizumab (Synagis®) est réservée à trois populations de bébés : ceux nés prématurément, ceux qui ont souffert d'une dysplasie bronchopulmonaire et ceux souffrant d'une pathologie cardiaque congénitale. Cet anticorps injectable permet de neutraliser le VRS.

Un vaccin préventif est également à l'essai. En novembre 2016, le centre d'investigation clinique Cochin-Pasteur (Paris) a lancé un appel à volontaires. Réalisé sur des participantes non enceintes, il a pour objectif à terme de s'adresser aux futures mères. En effet, les anticorps de la femme enceinte seraient transmis aux nouveaux-nés, perdurant jusqu'à six mois après leur naissance.

Le fonctionnement des valvules expliqué en vidéo

Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé le Mardi 05 Décembre 2017 : 17h10
Source : Bulletin épidémiologique bronchiolite, semaine 47. Saison 2017-2018.
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