cgelitti
Portrait de cgelitti

Salut à tous, Je suis stupéfaite de voir autant de monde témoigner de la même souffrance que moi, du moins dans les formes... moi aussi j'ai souffert d'une manipulatrice perverse, ma mère. En effet, après de nombreuses humiliations quand j'étais petite, j'ai encore aujourd'hui de la peine à être sereine quand je la vois...Ma soeur ainée en est sortie meurtrie à vie, borderline et incapable de gérer sa vie, sans travail, capable de rester deux semaines chez elle sans sortir le nez de chez elle, prise de crises d'angoisse, de boulimie, d'alcoolisme,de colère et de dépression, accro à la ritaline, aux anti-dépresseurs et aux somnifères ... ma mère bien sûr n'en a rien à faire et prétend n'avoir rien à voir avec l'état actuel de sa fille aînée, et avoir tout tenté pour l'aider...elle se pose en victime en disant que mon père, ma soeur et moi passont notre temps à l'accuser, et bien sûr elle trouve toujours un autre coupable à accuser.. elle aime se montrer comme la victime de notre situation familiale désastreuse, ou alors elle relativise ses méfaits arguant que c'était normal, qu'il s'agit en fait que d'éducation "à l'allemande"... elle oublie pourtant qu'elle nous a fait lire mutuellement nos journaux intimes à ma soeur et à moi tout en nous questionnant sur les "messages codés" qui y étaient inscrits, alors que moi-même j'y avait écrit à l'âge de 10 ans environ vouloir me suicider et que cela n'a provoqué chez elle absolument aucune réaction (aujourd'hui elle prétend qu'elle était déprimée à cette période-là et que c'est pour cela qu'elle n'avait pas pris ces mots au sérieux...)...elle oublie m'avoir traité de "sans caractère et de molle" dès l'âge environ de 5-6 ans car j'étais trop gentille avec mes camarades de classe pour me faire enfin aimer de quelqu'un (mon père s'absentait aussi souvent qu'il le pouvait pour échapper à son pouvoir destructeur), elle oublie avoir corrigé mes dessins à l'âge de 8-9 ans car ils n'étaient pas assez bien pour elle, elle oublie avoir giflé ma soeur à l'âge de 10 ans environ car, meilleure de sa classe, elle avait osé venir avec un 7/10 comme note de mathématique, elle oublie nous avoir forcé à travailler nos devoirs toute notre enfance alors que tous nos petits camarades de classe jouaient après l'école dans la place de jeux qui se situait bien sûr en face de nos fenêtres respectives à ma soeur et à moi, elle oublie les dimanches entiers collés à notre bureaux dans notre chambre pour que l'on travaille à l'école à débarquer toutes les 15 minutes pour vérifier que nous ne faisions pas autre chose, elle oublie le fait qu'elle ne nous a jamais laissé le choix de quoique ce soit dans notre enfance, ni nos habits, ni l'instrument de musique auquel je rêvais de jouer mais l'instrument qu'ELLE avait décidé que je jouerais pour elle, elle oublie la fois où, vivant mon premier chagrin d'amour elle m'avait simplement dit "un de perdu, dix de retrouvés, et de toute façon ce n'est pas de l'amour, c'est juste de l'amitié et encore» (j'avais 15 ans)..., elle oublie la fois où je lui ai parlé de prendre la pilule quelques mois avant et qu'elle m'avait simplement dit que je n'avais qu'à m'abstenir et que j'allais devenir une baleine (ce qui est complètement faux bien sûr)..etc etc etc... rien que le fait de penser à mes parents me rend nerveuse en général, je déteste Noël, je n'ai jamais osé espérer un jour être une bonne mère avant au moins l'âge de 25 ans, et n'ai jamais rêvé comme beaucoup de petites filles, me marier et avoir des enfants, encore moins être une princesse... Petite, j'étais un fantôme, j'étais transparente, personne ne m'écoutait, personne ne s'intéressait à moi, et je n'osais rien demander, de toute façon je ne l'aurais pas reçu..Mes rêves étaient donc de simplement pouvoir être comme les autres et pouvoir m’exprimer librement sans être systématiquement rabaissée ou critiquée.. D’ailleurs ma mère raconte encore aujourd’hui régulièrement que, petite, je lui disais «ça suffit de me triquiter», mais ça s’était vers 4 ans, quand j’ai appris à parler, et qu’instinctivement j’avais déjà compris ce qui n’allait pas...plus tard, elle m’avait suffisamment humiliée pour que je n’ose plus rien dire...

J'en ai encore dix milles comme ça à raconter, et je ne connais sûrement pas tout ce que ma soeur a subi alors que c'était surtout elle qui était visée... Aujourd'hui je suis en froid avec ma soeur après une bagarre physique qui a failli très mal finir... Ma mère a réussi la moitié de sa "mission": elle a complètement détruit la vie de ma soeur, pourtant brillante dans l'enfance, et notre relation par la même occasion...(elle a aussi passé son temps à nous comparer pour nous monter l'une contre l'autre). Moi je passe mon temps à culpabiliser et à ne pas savoir que faire de cette situation, j'ai parfois même de la peine à accepter cette réalité et préfère faire comme si de rien n'était, sinon je crois que je serais devenue comme ma soeur, j'ai aussi des amis merveilleux qui me font bien comprendre que je suis une fille normale... j'ai tellement vu ma soeur souffrir que j'ai tout fait pour m'en sortir, mais quelques fois à ses dépens, je souffre encore énormément aujourd'hui pour ma soeur, mais aussi de mon manque de confiance en moi et surtout du flou complet qui réside dans ma tête face à ma situation familiale: mon père aussi a fait des erreurs, que bien sûr ma mère passe son temps à souligner, comme par exemple de prendre en photos que les autres enfants, jamais nous, en effet lui aussi a été un enfant brimé toute son enfance et je pense qu'il n'a fait que reproduire...de ne jouer qu'avec mes cousins et cousines alors qu'avec nous il ne jouait même pas à la maison...etc.. Ma mère aussi a eu une vie détruite par sa propre mère, une femme froide et sans compassion, passant son temps à se vanter de ses qualités et de ses hauts faits , à nous dire que nous devions respecter notre mère, alors qu'elle-même a abandonné sa fille en internat pendant plusieurs années, ne nous donnant jamais de cadeaux et ne s'occupant jamais de nous, nous insultant même parfois, et laissant son nouveau mari violer ma mère sans dire mot... Ma mère a tellement souffert elle-même qu'elle estime que notre souffrance ne pourrait jamais arriver à la cheville de la sienne et donc qu'elle est inexistante...Aujourd'hui ma grand-mèr...

Dernière modification 14 sept. 2011 03:54

Signaler des commentaires inappropriés

+13

Masquer les réponses à ce commentaire ▲

.Aujourd'hui ma grand-mère est morte sans lui concéder le moindre mot d'amour et de compassion, alors que ma mère s'est occupée d'elle toute la fin de sa vie...Elle lui a juste donné de l'argent..Ma mère bien sûr pleure ce deuil maintenant depuis bientôt deux ans et est incapable de faire preuve d'optimisme face à mon futur mariage...

Je ne crois pas qu'un seul jour notre mère nous ait vraiment aimé pour ce qu’on était, aujourd'hui encore j'ai l'impression qu'elle n'a qu'un seul but dans tous ses actes et paroles: que l'on s'occupe d'elle quand elle sera vieille...Comme elle l'a également fait pour sa propre mère, également perverse narcissique...

C'est là que je pense à la théorie trans-générationnelle, et que j'angoisse à l'idée d'imaginer que je pourrais devenir comme elle, et peut-être faire subir le même calvaire à mon futur enfant !!!!

heureusement, je ne crois pas être la fameuse "digne héritière" de la famille, je suis plutôt une bonne pâte, pas sûre de moi et qui essaie toujours de mettre les autres à l'aise... ce sont mes amis et mon mari qui me le disent, alors je les crois ! mais parfois j'ai peur de moi-même, car j'ai de la rancune, et parfois je suis capable de rentrer dans des grosses colères, surtout avec ma famille bien sûr, mais maintenant de plus en plus souvent avec des amis ou mon mari...Je dois régler ce problème de mon côté sans y intégrer les gens que j’aime, mais en même temps j’ai tellement besoin de leurs avis et de leurs approbations pour réaliser vraiment l’anormalité de ce que j’ai vécu...en même temps, racontés comme ça, ces nombreux traumatismes paraissent dérisoires aux yeux de quelqu’un qui n’a jamais vécu cette situation, et souvent les gens n’arrivent pas à croire que des parents puissent faire cela à leurs propres enfants...

Donnez-moi votre avis, je reviendrai pour en parler encore et encore jusqu'à ce que mon âme soit guerrie à tout jamais...