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Les édulcorants : au bonheur des gourmands

Les édulcorants : au bonheur des gourmands

Respecter la dose journalière autorisée


Quelques précautions doivent cependant être suivies : les édulcorants intenses sont des composants chimiques. Si leur consommation est normalement sans danger, les autorités sanitaires internationales ont néanmoins fixé une dose journalière admissible (DJA). Il faut donc éviter les excès. L'aspartame, qui avait été dans la ligne de mire de certains chercheurs avant d'être finalement blanchi par le Comité scientifique pour l'alimentation humaine de la commission européenne, possède une DJA s'élevant à 40 milligrammes par kilo de poids corporel par jour. Soit, pour une personne de poids moyen, l'équivalent de dix litres de soda light. Et encore, il faudrait une exposition au long terme pour qu'une menace sur la santé soit constituée. Le seul vrai risque concerne les personnes atteintes de phénylcétonurie (PCU), une maladie génétique rare. Celles qui en souffrent assimilent mal la phénylalanine, un acide aminé présent dans les protéines animales, certains végétaux et…l'aspartame. S'accumulant dans le cerveau, la phénylalanine détruit progressivement ses cellules.

Gare à l'effet laxatif des polyols


Les polyols, ou sucres d'alcool, constituent la deuxième famille principale d'édulcorants. Ils ne sont pas considérés comme "intenses" en raison de leur pouvoir sucrant limité. Leur pouvoir calorique est faible, mais n'est pas nul. Egalement appelés "édulcorants de charge", ils sont utilisés dans les bonbons et les chewing gums sans sucre. On les retrouve également désormais dans les pâtisseries, chocolat ou les glaces. Attention cependant, ils ont un effet laxatif s'ils sont consommés en trop grande quantité. Une bonne raison supplémentaire de ralentir les grignotages.

(1) Enquête Mona Lisa sur le risque cardiovasculaire en France, conduite par l'Institut Pasteur de Lille, l'Université Louis Pasteur de Strasbourg et l'Inserm de Toulouse, avec le soutien des laboratoires Pfizer, entre 2005 et 2007 dans trois départements français (Bas-Rhin, Haute-Garonne et communauté urbaine de Lille). Elle a inclus 4.800 sujets âgés de 35 à 74 ans.

Article publié par le 22/12/2008

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