Wladimir
Portrait de cgelitti

Il y a trop peu d'échanges entre les malades confrontés à des tumeurs de la vessie. Il n'y a pas à ma connaissance d'association spécifique. Ce cancer qui est en augmentation est le cinquième en nombre de cas. Il est très récidivant. Les informations dont on dispose sur internet sont très souvent vite dépassées. Tel médicament qui est décrit n'est en réalité plus disponible. D'où l'importance d'une discussion entre malades, entre malades et médecins . Actuellement il y a une rupture presque totale d'approvisionnement des spécialités à base de BCG qui sont très efficaces dans les cas de tumeurs de la vessie non infiltrant le muscle(TVNIM), en alternative avec la mitomycine qui agit par chimiothérapie. Le BCG en instillations intravésiculaire agit par immunothérapie. Immucyst81 n'est plus fabriqué depuis 2012, BCG-Medac est en rupture de stock.On annonce une future disponiblité qui est sans cesse reportée. Oncotice est encore disponible en très petite quantité et fortement contingenté. Quelle sont les causes de cet arrêt de la production qui semble toucher de nombreux pays? Que peut-on faire? Quelles sont les perspectives de reprise l'an prochain? Autant de questions qui pourraient faire démarrer la discussion. 24 décembre 2014

Wladimir
Portrait de cgelitti
Un collectif Cancer de la vessie vient d'être créé. Il veut regrouper les malades qui souffrent de la pénurie de BCG qui se prolonge sans que l'on sache bien pourquoi. Les personnes concernées qui sont atteintes d'une tumeur non infiltrant le muscle (80% des cas) ou leurs proches peuvent prendre contact avec le collectif à l'adresse suivante: cancer.vessie@orange.fr
Wladimir
Portrait de cgelitti
Nouvelle grave pénurie annoncée de BCG intravésical Depuis 2012 on connait la pénurie d’un médicament qui est le traitement de référence des tumeurs de la vessie n’infiltrant pas le muscle (80% des cas de tumeurs), le BCG intravésical. Cette pénurie a été causée par la fermeture de l’usine de Toronto qui fabriquait Immucyst 81 pour Sanofi-Pasteur. Le recours à des spécialités de substitution importées, Oncotice et BCG-Médac ne répondant pas suffisamment aux besoins en augmentation, un contingentement fut décidé qui conduisit à restreindre l’emploi du BCG, à diminuer le nombre de doses et à supprimer le traitement d’entretien. Il en résulta une dégradation des soins pouvant amener à l'ablation de la vessie. Malgré ces mesures, une grave rupture de stock s’est produite à l’automne 2014, interrompant le traitement de nombreux malades. Régulièrement, depuis 2012, Sanofi-Pasteur annonçait la reprise de sa production de BCG après la remise aux normes de l’usine de Toronto. Ces annonces rassurantes étaient relayées par les autorités médicales et politiques. Finalement la production put reprendre peu à peu et Immucyst fut distribué de nouveau en octobre 2015. Cependant les consignes de contingentement étaient maintenues. Un an plus tard, en novembre 2016, contrairement à ce que l’on espérait, Sanofi Pasteur annonçait qu’il allait interrompre au milieu de 2017 la production d’Immucyst et qu’il en arrêterait la distribution au début de 2019. Un porte-parole de Sanofi indiquait que le groupe avait essayé de résoudre les problèmes de l'usine de Toronto, mais que ses efforts ne peuvent garantir une continuité et un approvisionnement fiable du produit. On peut penser que ce puissant laboratoire a renoncé parce qu’il ne considérait pas suffisamment rentable d’investir davantage dans cette spécialité de fabrication délicate pourtant indispensable. L’article 36 de la récente Loi Santé “renforce notamment les instruments à la disposition des pouvoirs publics pour faire face aux ruptures ainsi que les obligations qui pèsent sur les acteurs du circuit pharmaceutique, afin de lutter contre toutes les causes de rupture et de garantir que tous les patients puissent avoir accès à leur traitement”. Il faudrait que les pouvoirs publics réagissent énergiquement. Ce n’est pas le cas actuellement. Les urologues de l’Association Française d’Urologie parlent d’une catastrophe sanitaire. Leurs responsables les invitent à fédérer leurs patients atteints d’un cancer de la vessie afin qu’ils puissent défendre leur accès aux soins en accord avec les recommandations scientifiques.
Wladimir
Portrait de cgelitti

On pourrait élargir la discussion aux autres cas de rupture de médicaments.

Ces ruptures n'ont fait que s'accentuer ces dernières années. Régulièrement de nombreux journaux ainsi que Le quotidien du médecin ou Prescrire nous informent de la rupture de centaines de médicaments. Les causes des ruptures d'approvisionnement sont très diverses : demande croissante d'un médicament ; manque de matière première nécessaire à leur fabrication du fait  par exemple d'un problème de qualité ; modification des procédures de fabrication ; limitation des stocks et gestion en "flux tendu" ; dysfonctionnement dans le circuit de distribution toujours plus complexe du fait de la mondialisation ; distribution privilégiée vers certains pays où le prix est plus avantageux ; etc. On estime que 30% de ces médicaments en rupture ne sont pas remplaçables. Les traitements hormonaux, les anti-infectieux et les anticancéreux sont les plus concernés. Comme le constatait un des responsables de l'ANSM, « la réglementation sécurise la qualité du produit, mais pas l'approvisionnement ». C'est à la sécurité de l'approvisionnement des médicaments efficaces et non remplaçables que devrait veiller le Ministère de la Santé en agissant auprès des .laboratoires pharmaceutiques, au niveau national, européen et international. Quelle a été l'action du groupe de travail chargé de prévenir la pénurie de médicaments indispensables créé par le Ministère en 2013, mentionné par Marisol Touraine, le 6 mai 2014, dans sa réponse à une députée, Mme Chaynesse Khirouni, qui l'interpellait sur la  rupture d'approvisionnement en médicaments antithyroïdiens ?

Wladimir
Portrait de cgelitti
Un collectif Cancer de la vessie vient d'être créé. Il veut regrouper les malades qui souffrent de la pénurie de BCG qui se prolonge sans que l'on sache bien pourquoi. Les personnes concernées qui sont atteintes d'une tumeur non infiltrant le muscle (80% des cas) ou leurs proches peuvent prendre contact avec le collectif à l'adresse suivante: cancer.vessie@orange.fr
Wladimir
Portrait de cgelitti

 

Dans le cas d'un approvisionnement normal, pour les tumeurs non infiltrant le muscle de risque élevé un traitement d'induction était prévu d'au moins six semaines, suivi d'un traitement d'entretien. Avec le contingentement, le traitement d'entretien est supprimé et le nombre d'instillations est limité à six. Pour les tumeurs de risque intermédiaire, on préconisait  après l'échec d'un traitement  par la mitomycine (chimio de contact) suivi d'une récidive,  le recours au BCG considéré comme efficace. Avec le contingentement on ne peut plus utiliser le BCG pour ces tumeurs qui ne sont pas de risque élevé. Il y a donc bien une dégradation des soins due à la pénurie.

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Madame_la_Ministre_de_la_Sante_Marisol_Touraine_Retablir_lapprovisionnement_du_BCG_pour_traiter_le_cancer_de_la_vessie/?caSsUcb

Wladimir
Portrait de cgelitti

 

Actuellement Sanofi-Pasteur annonce la reprise de la production d'Immucyst81 dans son usine canadienne pour le second semestre 2015. La pénurie a entraîné un contingentement qui a eu pour conséquence une dégradation des soins pouvant aboutir pour certains patients à une ablation de la vessie. Le public n'a pas été averti de la gravité de la situation. On a peu entendu les urologues. Finalement, à la faveur d'un cas particulier, il y a eu un article du Parisien/Aujourd'hui en France, le 14 janvier, avec l'intervention courageuse d'un urologue, article repris par La Nouvelle république du 31 janvier. Le 4 février intervenait énergiquement le Canard enchaîné et le 5, sur le site Allodocteurs la rédaction publiait un communiqué timoré avec un urologue aux arguments discutables. Le 19, une bonne intervention sur le site Pourquoidocteur faisait état de la vigueur des réactions des médias belges, très réactifs comme les medias canadiens. Le 27, un bon article dans Ouest-France. On parle aussi de la pénurie d'une autre forme du BCG utilisé pour vacciner contre la tuberculose fabriquée elle-aussi par Sanofi-Pasteur, au Danemark. Il faudrait qu'au niveau national et européen les autorités politiques et médicales agissent plus énergiquement auprès des laboratoires en n'acceptant pas, par exemple, que des médicaments indispensables et non remplaçables soient fabriqués dans un unique site. Les moyens de pression ne manquent pas.

Sujet vérouillé