Dysfonction érectile : une prothèse capable de déclencher l’érection du pénis

Publié par Manon Anger, journaliste santé le Vendredi 11 Mai 2018 : 12h54

Après un accident ou un AVC, certains hommes n'arrivent plus à avoir une érection. Ils pourraient les voir revenir grâce à une prothèse développée par une Start-up suisse.

© Istock

Une érection à la demande est la norme pour la plupart des hommes. Mais c'est un problème pour ceux atteints de lésions cérébrales ou vertébrales. Ils pourraient bien retrouver une vie sexuelle épanouie aujourd'hui, grâce à une prothèse développée par une Start-up suisse.

Cette neuroprothèse, baptisée CaverStim, est "connectée" et capable de provoquer des érections sur demande. C'est à la société Comphya et l'Ecole de Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse) qu'on doit cette avancée dans le traitement de la dysfonction érectile. Une nouvelle technologie qui pourrait changer la vie de ces hommes.

Tout part de recherches menées à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), ciblées sur la neurostimulation des nerfs. L'équipe du professeur Nikolaos Stergiopulos a réussi à développer des patchs flexibles couverts d'électrodes à implanter au niveau du plancher pelvien. 

Une réussite de 100 %

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Grâce à une télécommande, le médecin sélectionne les différentes électrodes et paramètres pour activer les nerfs . Le patient obtient alors son érection simplement en pressant un bouton sur la télécommande.

Encore en phase test, le CaverSTIM a obtenu 100 % de réussite sur une vingtaine de patients lors des premiers essais. Pour continuer sur leur lancée, Comphya cherche des investisseurs afin de financer une version implantable de leur CaverSTIM.

Cette innovation pourrait concerner un nombre élevé d'hommes. Aux Etats-Unis et en Europe, 66 millions d'entre eux souffrent de troubles sévères de l'érection. Selon Comphya, 30 %, ne répondraient pas aux traitements par voie orale (Viagra® ou Cialis®).

"Ces patients ont principalement recours à des injections intrapéniennes ou des implants péniens, des techniques qui sont assez problématiques et dépassées à cause de la douleur, de la détresse, des effets secondaires et de la destruction des tissus qu'elles provoquent", indique la Start-up.

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