Josephine69
Portrait de cgelitti

Bonjour,

J'écris pour ma mère qui a 62 ans mais qui n'y connaît absolument rien en informatique.

J'explique rapidement l'histoire, on lui a détecté un cancer du sein il y a 18 mois. Le chirurgien a enlevé les cellules cancérigènes et a eu 35 séances de chimio (je ne suis pas un expert médical donc désolé pour le vocabulaire) . Tout s'est très bien passé au final et n'a plus rien.

On a lui donné à prendre comme médicament du Fémara (enfin son générique mais je ne sais plus le nom) pendant 5 ans. Elle a du mal a accepté ce médicament avec ses effets secondaires (bouffées de chaleur, déprime passagère etc). Maintenant, elle accepte mieux son médicament.

Cependant depuis 6 mois, ma mère a un nouveau problème qui l'handicape physiquement et c'est un problème à son pied droit. En gros au départ, elle avait mal à son talon qui était devenu tout rouge et douloureux (du mal à poser le pied par terre. Ma mère a eu des ondes pour passer ce mal et cela allait mieux mais entre temps c'est toute la voute plantaire qui est devenu douloureuse. Elle peut marcher un peu mais pas beaucoup (en gros elle ne peut pas marcher plus d'un kilomètre).

Elle a été voir différents médecins (généraliste, podologue, rumatologue etc). Elle a passé des radios, IRM, doppler et a eu des infiltrations, des semelles pour des chaussures. Son généraliste lui a même dit qu'elle pourrait avoir la maladie de Morton mais il ne voit rien lors des examens. Malheureusement rien ne marche et ne peux plus pouvoir bouger pour ma mère est devenu difficile. Elle dit même j'aurais préféré continuer à avoir le cancer que de ne plus bouger et rester enfermer chez moi.

Auriez-vous des solutions concrètes à me donner afin d'aider ma mère à aller mieux, la guérir ou du moins soulager son pied?

Cordialement

Josephine69
Portrait de cgelitti

Bonjour,

 

J'ai 48 ans. Opérée d'un cancer du sein; il y a 4 ans avec chimio + radio.

J'ai commencé à avoir mal au talon gauche depuis 2 ans et maintenant j'ai mal aux deux talons.

J'ai des nodules sur les tendons des pieds.

Je suis mince. Je marchais beaucoup mais comme vous aller à la pharmacie ou aller chercher du pain devient un obstacle.

On me propose une opération que je refuse. J'ai fait kiné, ostéo etc.

Personne ne comprend.

Je ne suis pas partie en vacances cette année car je vis seule avec ma fille de 12 ans et c'est inenvisageable. 

Je suis une dure car cela fait deux ans mais je sens que cela ne s'amélore pas. Je dois encore prendre du Fémara pdt 1 an et demi.

Je ne sais que faire. Au printemps, j'ai beaucoup marché pdt 15 jours pour conjurer le mal par le mal mais rien n'y a fait sauf que j'ai eu encore plus mal.

 

à vous lire peut-être,

 

bien courageusement,

 

Pascale

J

genevieve-marie
Portrait de cgelitti

Bonjour,

Je me répète car suite à une mauvaise manipulation ma 1ère réponse n'a pas été publiée, je crois.

J'ai lu avec attention les soucis de santé de votre maman et je pense que mes soucis sont semblables, j'aimerais donc savoir si votre maman a maintenant reçu un diagnostic ainsi qu'un traitement efficace.

Voici le résumé des mes problèmes de pieds.. :

Fin 2010 , je me sens bien, je suis mince (cela a de l'importance pour la suite), je travaille, je suis en pleine forme mais lors d'un contrôle de routine on me découvre un cancer du sein, je viens d'avoir 47 ans je reçois la nouvelle comme une bombe mais je remonte vite la pente.

Je n'ai pas eu de chimio mais vu qu'il y avait deux tumeurs j'aie subi une mastectomie totale et je dois prendre de l'hormonothérapie pendant cinq ans.

Je commence par prendre du nolvadex, là c'est un véritable cadeau, pas de douleurs, je me promène, retravaille, je prends juste 2 ou 3 kilos et j'ai des bouffées de chaleur mais rien d'insupportable...........tout va bien jusqu'au jour où l'oncologue en regardant mon dossier me demande d'arrêter le nolvadex car j'ai fait des phlébites par le passé, l'oncologue avait oublié cet élément en me prescrivant ce médicament.

Aout 2011 je dois donc passer à contre coeur vers un autre type d'hormonothérapie les inhibiteurs d'aromatase (il y en a 3 connus : arimidex, femara et aromasin) ils sont légèrement différents l'un de l'autre mais leurs effets secondaires sont semblables.

Pour qu'un inhibitueur d'aromatase soit efficace la patiente doit être ménopausée (ce que je n'étais pas), il est donc décidé que je serais ménopausée chimiquement en recevant une piqure de zoladex chaque mois.

L'oncologue me précise que les inhibiteurs d'aromatase ont tendance A FAIRE GROSSIR, provoquent souvent des tendinites, des douleurs musculaires...mais rien de bien méchant, ce sont des douleurs changeantes, qui passent d'un membre à l'autre (mains, genoux...) Le médecin me précise également que je dois bouger, marcher, faire du sport...afin de ne pas grossir car le cancer récidive davantage chez les personnes en surpoids

Aout 2011 je commence donc à prendre de l'arimidex, je prends un peu de poids, je deviens raide...mais c'est supportable.

Octobre 2011 : HORREUR, en marchant sur un trottoir bien plat je ressens une douleur horrible au pied gauche, j'ai mal tout le pied mais surtout le talon, je peine pour rentrer chez moi.

Je prends mon mal en patience et me dit que ça doit venir d'un mauvais mouvement etc mais plusieurs semaines passent et j'ai de plus en plus mal au talon, je consulte et là j'entendrai tout et rien.

Je passe radios, echo, irm...

L'IRM démontre une aponevrosite modérée ainsi qu'une déchirure de l'aponévrose (membrane sous le pied, dont les douleurs débutent souvent par le talon

Je prends mes renseignements sur le net, je vois que l'aponevrosite apparait souvent suite à un accident sportif, la course à pieds très intense, l'obésité (rien pour moi) mais également suite à des bouleversements hormonaux (tout pour moi).

Lorsque je lis sur le net les histoires de patients atteints par une aponévrosite, je ne me reconnais pas, je lis qu'ils cessent le sport quelques semaines, marchent de plus courtes distances...rien à avoir avec moi qui ne peut plus marcher 100 m, pleurniche chaque fois que je pose le pied à terre...j'ai donc des doutes, aponevrosite ou pas ?

j'ai consulté orthopédiste, rhumatologue, podologue....j'ai tout essayé : kiné, massages, étirements, semelles, infiltrations,anti-inflammatoires, gel glacé, 18 séances d''ondes de choc....je n'obtiens aucun résultat.

L'orthopédiste qui en a marre de me voir et ne me prend pas au sérieux va (pour se débarasser de moi) ouvrir mon talon afin de chercher un corps étranger alors que je savais qu'il ne trouverait rien, je n'ai jamais eu de blessure extérieure et de toute façon le corps étranger est naturellement rejeté, .....l'orthopédiste finira par me dire que je ne dois plus reprendre rv chez lui, que c'est inutile, qu'il ne peut rien faire pour moi.......le seul résultat que j'obtiens c'est des cicatrices cheloides qui me font toujours aussi mal aujourd'hui.

Je demande clairement à l'oncologue, la douleur est due au médicament oui ou non ?

Le médecin m'explique que si l'aponerose du pied est épaissie, ce n'est pas directement à cause des médicaments mais que si le patient y est prédisposé le médicament facilite l'installation de la maladie.

L'oncologue m'autorise à faire un test, on arrête l'arimidex 15 jours....l'arrêt a bien fait cesser les raideurs aux mains etc mais aucun résultat sur le talon.

Octobre 2012: Je suis dirigée vers une clinique d'une autre ville où il y a soit disant un grand spécialiste du pied, il regarde mes cd d'IRM et décide de m'oprér de l'aponévrose (aponevrectomie ou un truc dans ce genre là), il me dit qu'il en fait depuis 30 ans et que je vais enfin être tranquille.

Une nuit à la clinique, quelques semaines à marcher juste sur le pied drpoit avec des béquilles et le jour où j'ai pu remettre le pies à terre, non seulement j'avais toujours aussi mal dans le talon, de nouvelles cicatrices douloureuses s'éaient ajoutées aux précédentes et HORREUR le même mal se déclare au pied droit....C'était un mensonge, cette opération n'est presque jamais pratiquée.

Mon médecin généraliste n'y croit presque pas une aponévrosite bilatérale est plus que rare...mais l'irm confirme bien la situation.

Je repars donc dans le parcours du combattant (sauf opérations) kinés...aucun résultat...je suis donc maintenant handicapée des deux pieds.

Mon oncologue me fait faire un autre test : passer de l'arimidex au fémara, ces médicaments se ressemblent fort mais certaines patientes ont des effets secondaires un peu moindre avec le fémara.

Depuis janvier 2013 je suis onc sous fémara et mes pieds sont toujours aussi douloureux, je ressens même les douleurs lorsque mes pieds ne touchent pas le sol, pour aller au lit un dafalgan 1g apaise un peu la douleur mais dès que je suis debout cela recommence.

Je marche à tout petits pas, je me traine en grimaçant,je marche parfois en me tenant aux meubles,  je descends les escaliers marche par marche comme un enfant qui fait ses premiers pas, le pire est descendre une marche haute (autobus..) c'est quasiment impossible à faire

Les kinés eux me disent que je ne suis pas atteinte d'aponévrosite mais que je dois davantage m'orienter vers la rhumatologie.....on m'a fait des prises de sang pour détecter des rhumatismes (on soupconnait un rhumatisme psoriasique vu que je fais du psoriasis) mais les résultats sont négatifs et je n'ai aucune rougeur.

Ma situation actuelle est que je suis très handicapée des deux pieds, je ne connais pas la cause réelle du handicap, je n'ai aucun traitement qui fonctionne, je marche comme une cenenaire, je ne vois rien de positif à l'horizon, je ne sais plus que faire, qui consulter, je me tape des oesophagites dues aux quantités incroyables d'anti-inflammatoires avalés et pour couronner le tout suite à la prise de ces médicaments et à la non activité quasi totale depuis octobre 2011 j'ai pris 15 kilos.

Maintenant les médecins ont trouvé le truc, pour eux les douleurs peuvent venir de mon surpoids et me demande de faire régime..........et bien non, lorsque les douleurs ont commencé au pied gauche j'étais encore mince, le surpoids est le résultat de la non-activité due à la maladie....je suis donc entrée dans un cercle vicieux.

Je serai sous hormonothérapie jusque décembre 2015,.

En supposant que les douleurs soient liées à la prise de ce médicament et en sachant que notre corps est imprégné de cette saloperie pendant cinq ans, je suppose qu'à l'arrêt du traitement il faudra encore patienter des mois pour obtenir une amélioration.  

Je continue à travailler à temps plein, je me traine jusqu'au bureau, enfile mes vieilles godasses, mes semelles et grimace fortement lorsque je dois me lever pour une photocopie..  mes collègues ne compennent pas, n'aident pas du  tout et chaque vendredi me demandent "tu fais quoi ce week-end ? car nous on va faire une marche ou du shopping.."

Ma vie sociale est deenue inexistante, je ne suis plus capable de sortir, faire les magasins...j'en arrive même à toujours porter de vieilles fringues car me rendre dans une cabine d'essayage pour essayer un pantalon est devenu impossible...

Ma vie familiale en a pris un coup également, mon mari et ma fille m'aident beaucoup mais ce n'est ni agréable ni facile pour eux de se taper tout (courses, pelouse, cuisine...)

Tout le monde en a marre, moi j'en ai marre des souffrances, mes proches parce que je suis devenue un boulet...

Cet été nous avons décidé de partir quelques jours mais nous emportons un fauteuil roulant pour les sorties...

Voilà et je n'ai même pas 50 ans.

J'aimerais savoir comment se porte votre maman, a-t-elle reçu un autre diagnostic, un nouveau traitement ?  Je lui souhaite bon courage.

Merci de m'avoir lu.

 

 

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