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Plan anti-douleur : des progrès mais insuffisants

Plan anti-douleur : des progrès mais insuffisantsLe plan anti-douleur, dont un des objectifs était notamment d'informer les malades et leur entourage des possibilités de prise en charge de la douleur, n'a pas donné les résultats escomptés. Les efforts doivent se poursuivre afin que la douleur ne soit plus perçue comme une fatalité.


" La douleur ne doit plus être une fatalité ", tel était le slogan de Bernard Kouchner, secrétaire d’Etat à la Santé en 1998, lorsqu’il lança pour une durée de trois ans le plan anti-douleur. A l’heure du bilan, et malgré quelques avancées, l’ensemble des objectifs n’a pas été atteint. La reconnaissance de la douleur chronique par les médecins est insuffisante, les structures " anti-douleur " sont mal connues du grand public et les délais d’attente restent trop longs.


Un des objectifs était la prise en charge de la demande des patients. Par exemple, nombre de malades pensent toujours qu’il est normal de souffrir lorsqu’on est hospitalisé et hésitent à demander qu’on les soulage. La campagne télévisées de 1999 a certes permis de faire comprendre à certains que la douleur peut et doit être traitée, mais pour un grand nombre, elle est passée inaperçue.
Si les patients ne se plaignent pas de leurs douleurs, il est alors nécessaire de sensibiliser l’ensemble des professionnels de santé afin qu’ils puissent agir face à une souffrance non exprimée. On s’aperçoit ainsi que pour le patient, la qualité de l’écoute prime largement face à la quantité et à la qualité de l’information délivrée par le médecin. Ils ont souvent besoin d’être accompagnés pour exprimer leur besoin d’être pris en charge.
Par ailleurs, des centres anti-douleur ont été créés, mais certains, en situation précaire, ont déjà disparu.
Les efforts doivent être maintenus et le programme prolongé.


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