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Portrait de cgelitti

Le Dossier Médical Personnel permet de centraliser toutes les informations relatives au patient à l'occasion de sa prise en charge. Il a été adopté afin de favoriser la coordination, la continuité et la qualité des soins et de maîtriser les dépenses de santé. Le projet prévoit, entre autres, son contenu et ses modalités d'accès. Le DMP est actuellement dans une phase d'expérimentation.

PRESENTATION

Le DMP, prévu par la Loi du 13 août 2005 relative à l'assurance maladie, constitue un point fort de la Loi DOUSTE-BLAZY. L'objectif de ce DMP est de centraliser toutes les informations relatives au patient à l'occasion de chaque acte ou consultation. Le but est de favoriser la coordination, la qualité et la continuité des soins.

Il existera sous forme informatisée et sera accessible par le réseau Internet. Le piratage des données n'est pas exlus.... L'une des finalités de ce projet est de maîtriser les dépenses de santé et de permettre des économies substantielles.

Il est prévu qu'à compter du 1er juillet 2007, chaque assuré social âgé de 16 ans et plus disposera d'un DMP informatique et unique.

Le DMP est une" excellente "idée de Monsieur Alain JUPPE. Nous devons prendre exemple sur nos amis Britaniques et Américains.

Pour autant, alors que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne se sont accordés un délai de 7 à 10 ans pour généraliser le DMP, le gouvernement français ne s'accorde que deux ans avec un budget nettement plus serré...

PARLONS ATOUTS

La difficulté de retracer l'histoire médicale d'un patient, le risque de prescriptions redondantes ou susceptibles d'entraîner des interactions dangereuses ainsi que l'hermétisme des suivis par les différents professionnels de santé constituent les principaux inconvénients de la situation actuelle.

Pour y pallier, le concept du DMP a été proposé. Les avantages de ce projet sont engageants :

- un meilleur suivi du patient par le biais d'une information étendue par un accès immédiat sur son passé médical

- un partage de l'information entre tous les professionnels de santé permettant une meilleure coordination des soins

- une limitation des soins redondants par la possibilité d'identifier les différents traitements ou examens prescrits par les médecins successifs

- une amélioration de la qualité des soins en inscrivant les éléments pertinents du suivi

- des économies substantielles en diminuant le nombre d'examens inutiles en raison d'une meilleure information sur l'état de santé du patient et sur son suivi

LE CONTENU

Quelque soit son mode d'exercice, le professionnel de santé doit, à l'occasion de chaque acte ou consultation, reporter au sein du DMP les informations, diagnostics ou thérapeutiques nécessaires à la coordination des soins de la personne concernée.

Le patient, véritable acteur de sa prise en charge

En pratique, le patient dispose d'un accès direct à son DMP via Internet. En revanche, le professionnel de santé ne peut y accéder que sous certaines conditions. En effet, le patient doit avoir cumulativement donné son accord, être présent et avoir remis sa carte vitale.

Le patient gère seul les droits d'accès et de transmission. Il donne l'autorisation pour la consultation du DMP et l'enregistrement des données sur le dossier. Il peut même demander le masquage de certaines données voire leur effacement. CE N'EST QUE DE LA THEORIE car en PRATIQUE , le médecin ne va pas vous faire asseoir à côté de lui et vous concerter pour savoir ce qu'il va noter ou ne pas notifier sur le dossier... En effet, un patient pourrait souhaiter que certaines informations ne soient pas révélées comme une IVG ou une dépression nerveuse... C'est ce qu'on veut tenter de faire croire aux patients comme on nous a fait croire que nous pouvions choisir le spécialiste. Dans les faits, le médecin traitant nous a imposé celui de son choix, le plus souvent .... La possibilité contraire laissée au professionnel de santé de masquer des informations au patient est toujours en débat.

UN ACCES ENCADRE

L'accès au DMP est limité et encadré puisque la personne doit préalablement avoir recueilli le consentement du patient. Cette précaution a été adoptée dans le but de préserver le principe de confidentialité des données de santé à caractère personnel.

Si le patient refuse que le médecin complète le DMP, il s'expose à des pénalités financières.

En effet, le niveau de prise en charge des actes et des prestations est subordonné à l'accès du professionnel de santé au dossier. Le consentement requis n'est donc pas totalement libre.

Cependant, quelque soit la position adoptée par le patient en ce qui concerne l'accès au dossier, le professionnel de santé n'est pas un acteur passif. En effet, il doit consulter et mettre à jour le DMP de ses patients.

De fait, il doit indiquer s'il a eu accès ou non au dossier.

Pour être conventionné, le professionnel de santé devra respecter ces obligations. Dans sa séance du 10 juin 2004, la CNIL a admis que les assurés sociaux ne soient pas réellement libres de refuser l'accès à leur dossier médical personnel mais a demandé que des garanties appropriées entourent la mise en place de ce dossier. Il s'agit effectivement de données qui relèvent de l'intimité de la vie privée. A ce titre, elles doivent faire l'objet d'une protection particulière. La transmission de ces informations est justifiée, selon la CNIL, par un motif d'intérêt public important qui est « la coordination, la qualité et la continuité des soins » et l'amélioration de « la pertinence du recours au système de soins ».

L'OBJECTIF SOUHAITE

Si les dispositions de la loi sont suivies avec bienveillance par les différents acteurs du DMP, nous devrions obtenir la mise en place d'un DMP par patient. Cette synthèse médicale unique par patient constituerait le document de références pour toute décision ou tout traitement thérapeutique et/ou diagnostic.

Jusqu'en juin 2007, le DMP fait l'objet d'une expérimentation au sein de 17 sites pilotes répartis sur 13 régions françaises. Elle permettra ainsi d'améliorer ce projet en mettant en avant ses points positifs et ses dysfonctionnements.

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Portrait de cgelitti
à partir du moment où nous acceptons que la sécu prenne en chage les IVG, les dépressions nerveuses, etc.. comme vous dites, soit on joue le jeu , soit on se fait soigner en payant de sa poche, de cette façon ces éléments ne figuretont pas sur notre dossier !!
Sujet vérouillé