Goetinck
Portrait de cgelitti
Suite à des difficultés personnelles récentes, j'ai été amenée à consulter un psychothérapeute. Que de désillusions!!! Et quel parcours du combattant!! Comment choisir entre la gestalt? l'EMDR ou l'analyse systémique? Y en a-t-il parmi vous qui ont suivi une thérapie similaire?
Sylvie
Portrait de cgelitti
Comme je comprends Joan.

Moi-même, j'ai souvent des problèmes de dépression et de surmenage. Mon médecin m'a dit plusieurs fois d'aller voir un psy. A force, je suis d'abord allé en voir un, qui pratiquait l'hpynose et qui voulait me faire aller sur un terrain que je n'avais pas du tout envie d'aller. Il me posait des questions trop personnelles sur mon couple et en fait voulait me forcer à "tout sortir" pour "ne pas cacher la poussière sous le tapis" comme il disait.

Du coup, je me suis sentie harcelée et je suis partie.

Deux ans après, je suis allé voir un autre, qui lui ne me parlait pas et me disait toujours que j'avais l'air très bien mais qu'il fallait que je continue mon traitement anti-dépresseur. Ce qui fait que j'y allais seulement pour avoir mon ordonnance renouvellée et qu'il n'y avait aucun dialogue.

Je suis alors allée voir un troisième qui pratiquait également l'hypnose. Mais également, mais que ce soit celui que je trouve le plus sympatique, je trouve qu'il allait un peu trop à côté de la plaque et là aussi j'ai interrompu.

Donc, je suis toujours sous antidépresseur (que mon médecin généraliste me prescrit), j'ai abandonné les psy car j'ai toujours eu l'impression de perdre mon temps à aller chez eux tous les 15 jours sur mon temps "libre". La conclusion c'est qu'à chaque fois je perdais une demie-journée.

Je rêve d'un psy comme dans les films, mais cela reste un rêve.Ceux que j'ai vus jusqu'à présent ne pense qu'à se faire du fric et n'ont rien à foutre de votre personne. Enfin, c'est ce que j'ai ressenti personnellement.

Le comportementaliste à l'air bien, d'après vos dires, mais j'habite une petite ville et je nepense pas qu'il y en ait.

La Solution ??? j'aimerais bien la connaitre aussi,mais je pense que je ne veux pas remettre ma vie en question et tout changer de fond en comble car d'abord je n'enai pas la force et en plus je ne veux pas désorienter mes enfants ...

Je pense que nous sommes nombreux dans ce cas, mais nous n'avons guère le choix car entre le travail, les enfants, et l'organisation de notre vie, il ne reste pas grand chose pour rêver ou se construire. On est dans une spirale d'où il est très difficile de sortir.



taotaquin
Portrait de cgelitti
si la réponse " un peu trop carrée" de Gaston vous gène je vous conseille de lire les livres ALLAN & BARBARA PEASE (1er livre pourquoi les hommes n'écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire les cartes routières; 2ème livre pourquoi les hommes mentent et les femmes pleurent) qui expliquent les différences de fonctionnement du cerveau féminin et masculin. vous rirez beaucoup car vous retrouverez de nombreuses situations de votre vie quotidienne et de couple ou de vos rapports avec les gens du sexe opposé.
gaston correspond trait pour trait au portrait d'un homme qui répond à une question féminine par un conseil carré taillé à la serpe alors que la questionneuse attend plutôt une écoute rassurante. dans ce livre on voit aussi que le langage n'a pas la même fonction ni la même quantité chez les deux sexes.

si mon expérience d'homme face à la psychiatrie, vous intéresse je me permets de vous en faire part et j'espère modestement qu'elle puisse vous être utile.
il y 22 ans j'allais à l'hopital de jour de la MGEN en consultation avec un lacanien en psychothérapie (tous les lacaniens et toutes les lacaniennes ; comme dans la chanson!). le lascar était assis à côté de moi, ne crachant pas un mot et avait l'air de s'emmerder royalement. je m'amusais de temps en temps à le réveiller en lui sortant des trucs croustillants du genre que j'avais des pulsions homosexuelles. je lui disais après: " non, non, c'était juste pour voir si vous dormiez." un jour il m'a dit 3 mots, je suis resté K.O. hébété, pendant 15 jours sans savoir ni pouvoir me rappeller ce qu'il avait pu me dire. de ce jour j'ai cessé immédiatement de le voir en me disant que si avec 3 mots il pouvait me mettre dans cet état sans qu'en plus je puisse comprendre ni de m'en rappeller, je refusais qu'il puisse avoir un tel pouvoir sur moi. il m'a téléphoné de nombreuses fois, fait rappeller par sa secrétaire en insistant qu'une psychothérapie c'était quelquechose de sérieux. bien sûr mon brave homme: je lui ai répondu qu'un de mes principaux problèmes était de me faire bouffer dans la vie par un tas de gens surtout ceux qui me sont chers car je ne savais dire non et mettre des limites parce que j'étais trop gentil. je le remerciais de m'avoir appris cela et que lorsque je voyais ses tarifs sur mes feuilles de remboursement, je pensais qu'il y avait des gens qui avaient plus urgemment besoin de ses services que moi.

je suis suivi à nouveau par une psychiatre depuis 5 ans suite à un divorce et surtout un harcèlement moral professionnel de 8 ans et cette fois j'ai quelqu'un qui n'est plus muet, qui me parle et répond à mes demandes et qui en plus, prend son temps pour s'occuper de ses malades en refusant d'ailleurs d'en prendre de nouveaux pour être plus disponible. elle s'est occupée aussi de moi en période de crises graves pendant lesquelles elle m'a pris en urgence. elle n'abonde pas toujours dans mon sens et a un effet miroir intéressant et même parfois efficace. cependant j'ai un ami avec lequel cela n'a pas collé du tout. avant de la trouver sur des conseils d'amis, j'avais essayé deux de ses collègues hommes qui m'ont fait fuir dès la 1ère séance. j'ai été 2 ans sous forte dose d'anti-dépresseurs et contrairement à ce que peut dire Gaston ces médications peuvent être nécessaires à condition de ne pas être des béquilles psychologiques permanentes. d'ailleurs je ne prend plus rien depuis 3 ans mais je continue à consulter pour mon plus grand bien. de plus cette psychiatre m'a aidé à sortir définitivement du milieu professionnel pathogène dans lequel j'évoluais et je me reconstruis notamment grâce à elle. j'ai constaté que dans mon cas les psychiatres femmes étaient plus efficaces pour moi et cela vient probablement de mon enfance , alors que leurs collègues hommes avaient tendance à me crisper rapidement, voire m'indisposer totalement mais cela vient peut-être aussi du rapport tendu à l'autorité que j'ai eu avec mon père. je ne connais pas personnellement les différentes méthodes ou écoles psychiatriques que vous citez: "gestalt? l'EMDR ou l'analyse systémique" mais je pense qu'au dela de ces méthodes vous n'êtes probablement pas tombée sur "l'individu" psychiatre qui vous convient car il est évident que c'est un rapport personnel où on met à nu beaucoup de son intimité psychologique. c'est un peu comme les débats sur les méthodes de lectures qui oublient le rôle compensateur important de l'instituteur qui les dispense. renseignez vous cependant auprès de vos connaissance concernant la réputation de ces médecins car dans ce domaine c'est souvent sur l'ouvrage qu'on peut juger l'artiste. c'est comme une paire de chaussure ou le choix d'un conjoint il faut l'essayer pour savoir s'il vous convient. je précise cependant dans mon cas qu'il n'y a strictement rien d'ordre libidineux dans ma relation avec ma psychiatre car sinon j'aurais cessé immédiatement de la fréquenter professionnellement et même intimement sous peine d'avoir une relation "tordue".
j'espère vous avoir apporté quelques idées pour votre recherche de bien-être intérieur et vous avez pour cela tout mon soutien
Taotaquin
flocon
Portrait de cgelitti
carrée???c peu dire!!!
Amitiés.
Yucca
Portrait de cgelitti
Tout est depend de vos problèmes. Le EMDR par exemple est plutôt indiqué pour un trouble posttraumatique. Moi même j'aimerais bien faire la GESTALT. Hélas, les psychologues en France ne sont pas remboursés par la Sécu. Ou alors il faut avoir de la chance et trouver quelqu'un qui pratique cette méthode dans un CMP.

Yucca
Goetinck
Portrait de cgelitti
Bonjour, je recherche un térapheute dans la région Nord Pas de Calais pour mon frère agé de 33 ans. Depuis plusieurs années il a une sorte de dépression qui dure environs 4 mois et qui revient tous les 16 mois environ. Une psychologue l'a déjà diagnostiqué hypomaniaque il y a 3 ans, sans résoudre le problème. Aujourd'hui ça recommence, il a un comportement d'adolescent, on ne sait jamais à quoi s'attendre, il achète tout et n'importe quoi et s'endette par la meme occasion, il conduit très dangereusement. En temps normal c'est quelqu'un de gentil, timide et quand il ai en "crise" il est manipulateur, agressif, menteur, il boit démeusurément, svp aidez moi à trouver quelqu'un qui pourra lui dire ce qu'il a et lui donner un traitement adapté
michelle
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message à Gaston

la vie n'est pas noire ou blanche. on peut résoudre des problèmes de robinets qui fuient mais rarement des pbs psychologiques dus à un divorce, la maladie, le boulot...
Votre réponse est un peu trop carrée à mon avis.
bizbiz
Portrait de cgelitti
Personnellement, je suis suivie depuis 2 ans et j'ai vu 3 psy différents.
Le premier, je l'ai vu deux fois, c'étais un psychanaliste, mais j'ai pas accroché, il m'a posé des questions auxquelles je n'étais pas prette.
ensuite, bien plus tard, c'est mon médecin traitant qui m'a orientée vers un comportementaliste. c'est un peu le système de "je vais bien tout va bien, je suis gai tout me plait", j'exagère un peu, mais il était très concret, m'a aidé à comprendre certaines de mes réactions, en utilisant de nombreuses comparaisons, très pragmatiques. certains comportementalistes donnent des exercices, il faut s'entrainer. Moi, je ne pouvais plus aller travailler suite à une histoire de harcellement moral par ma surveillante ( je suis infirmière ). Au bout de 2 mois j'ai pu reprendre le boulot.
ce psy me disait souvent que son objectif et donc le mien était de retrouver mon niveau de fonctionnement antérieur.
dès que j'ai senti que c'était fait, je me suis sentie assez forte pour aller plus loin ( rencontrer mes démons ), je l'ai quitté et je suis allée voir un autre psychanaliste. j'ai tout de suite accroché, avec lui on va plus au fond des choses, en fait je suis vraiment face à moi. je regarde en face mes difficultés, mais je n'aurais pas pu faire ça sans passer par le premier. Retourner au travail et savoir que je valais quelque chose était primordial. ça s'appelle la dignité.
aujourd'hui, je poursuis ma psychanalyse, j'ai retrouvé gout à mon travail, conservé ma vie familiale, même si c'est pas toujours facile.
je pense qu'on peut expliquer ce que sont les différentes thérapies, mais qu'on ne peut pas dire de laquelle on a besoin. si on voit un psy, c'est pour se connaitre. alors, une seule solution, il faut tester.
si ça va pas, on change. et comme moi, ça peut ne pas aller au début et aller dans quelques temps, c'est juste que c'est pas le bon pour l'instant.
bon courage
...bizbiz...
jml3
Portrait de cgelitti
Pourquoi ne vous tournez-vous pas vers un psychanalyste ?
Gaston
Portrait de cgelitti
Message à Sylvie :

Ne vous tracassez plus la tête et vivez votre vie pleinement. Pourquoi se faire suivre par des psy et prendre à vie des anti-dépresseurs (par ailleurs, nocifs pour la santé). Chercher la cause de vos problèmes et mettez-y un point final.
Sujet vérouillé