IRINOTECAN ACTAVIS 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

source: ANSM - Mis à jour le : 15/09/2015

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

IRINOTECAN ARROW 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Chlorhydrate d'irinotecan trihydraté ...... 20,00 mg

Equivalent à irinotecan ......... 17,33 mg

Pour 1 ml.

Un flacon de 2 ml contient 40 mg de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté.

Un flacon de 5 ml contient 100 mg de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté.

Un flacon de 15 ml contient 300 mg de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté.

Un flacon de 25 ml contient 500 mg de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté.

Excipients: sodium, sorbitol (E420).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Solution à diluer pour perfusion.

Solution claire, incolore à légèrement jaune.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

IRINOTECAN ARROW est indiqué dans le traitement des patients présentant un cancer colorectal avancé:

·en association avec le 5-fluorouracile (5FU) et l'acide folinique (AF) chez les patients n'ayant pas reçu de chimiothérapie antérieure pour le stade avancé de leur maladie,

·en monothérapie après échec d'un traitement ayant comporté du 5-FU.

L'irinotecan en association avec le cetuximab est indiqué dans le traitement des patients présentant un cancer colorectal métastatique exprimant le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) après échec d'une chimiothérapie incluant de l'irinotecan.

L'irinotecan en association avec le 5-fluorouracile, l'acide folinique et le bevacizumab est indiqué dans le traitement de première ligne des patients présentant un carcinome métastatique du colon ou du rectum.

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Réservé à l'adulte. Après dilution, la solution d'IRINOTECAN ARROW doit être perfusée dans une veine périphérique ou centrale.

Posologie recommandée

En monothérapie (chez les patients traités précédemment)

La posologie recommandée est de 350 mg/m2 de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté administrés en perfusion intraveineuse de 30 à 90 minutes toutes les 3 semaines (voir ci-dessous "Mode d'administration" et rubriques 4.4 et 6.6).

En association (chez les patients non traités précédemment)

L'efficacité et la tolérance de l'irinotecan en association avec le 5-fluorouracile (5-FU) et l'acide folinique (AF) ont été évaluées selon le schéma suivant (voir rubrique 5.1):

·irinotecan et 5-FU/AF: schéma toutes les 2 semaines.

La dose recommandée est de 180 mg/m2 de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté en perfusion intraveineuse de 30 à 90 minutes toutes les 2 semaines, suivie d'une perfusion d'acide folinique et de 5-FU.

Concernant la posologie et le mode d'administration du cetuximab administré concomitamment, se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit de ce médicament.

La dose d'irinotecan utilisée est généralement la même que celle administrée au cours des derniers cycles du précédent traitement à base d'irinotecan. L'irinotecan ne doit pas être administré moins d'une heure après la fin de la perfusion du cetuximab.

Concernant la posologie et le mode d'administration du bevacizumab, se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit de ce médicament.

Ajustements posologiques

L'irinotecan doit être administré après récupération convenable de tous les effets indésirables, c'est-à-dire grade 0 ou 1 selon les critères NCI-CTC (National Cancer Institute Common Toxicity Criteria) et après disparition complète d'une diarrhée liée au traitement.

Avant chaque administration du traitement en perfusion, les doses d'IRINOTECAN ARROW et de 5-FU si nécessaire, devront être réduites, en tenant compte des effets indésirables de plus haut grade observés et liés à l'administration précédente. Le traitement doit être retardé d'une ou deux semaines afin de permettre une récupération de tous les effets indésirables liés au traitement.

La posologie de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté et/ou de 5-FU si nécessaire, devra être réduite de 15 à 20 % en cas de survenue des effets indésirables suivants:

·toxicité hématologique: neutropénie grade 4, neutropénie fébrile (neutropénie grade 3-4 et fièvre grade 2-4),thrombopénie et leucopénie (grade 4),

·toxicité non hématologique (grade 3- 4).

Les recommandations de modification de posologie du cetuximab, administré en association avec l'irinotecan, doivent être en accord avec le Résumé des Caractéristiques du Produit du cetuximab.

Se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit du bevacizumab pour les modifications de posologie du bevacizumab administré en association avec Irinotecan/5-FU/AF.

Durée du traitement

Le traitement par l'irinotecan doit être poursuivi jusqu'à progression objective de la maladie ou apparition d'une toxicité inacceptable.

Populations à risque

Patients présentant une insuffisance hépatique

En monothérapie: la bilirubinémie (jusqu'à 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN)),chez les patients ayant un indice de performance ≤ 2, conditionne la posologie initiale d'IRINOTECAN ARROW. Chez ces patients ayant une hyperbilirubinémie et un taux de prothrombine supérieur à 50 %, la clairance d'irinotecan est diminuée (voir rubrique 5.2) et le risque de toxicité hématologique est donc augmenté. Une surveillance hebdomadaire de la numération et de la formule sanguine doit donc être réalisée chez ces patients.

·Pour les patients ayant une bilirubinémie ≤ 1,5 fois la LSN, la dose recommandée de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté est de 350 mg/m2.

·Pour les patients ayant une bilirubinémie comprise entre 1,5 et 3 fois la LSN, la dose recommandée de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté est de 200 mg/m2.

·Les patients ayant une bilirubinémie > 3 fois la LSN ne doivent pas être traités avec l'irinotecan (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Il n'y a pas de données disponibles chez les patients présentant une insuffisance hépatique traités par l'irinotecan en association.

Patients présentant une insuffisance rénale

Aucune étude n'ayant été réalisée dans cette population, l'irinotecan n'est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Sujets âgés

Aucune étude pharmacocinétique spécifique n'a été réalisée chez le sujet âgé. Toutefois, la dose doit être choisie avec prudence dans cette population en raison de la fréquence plus importante de l'altération des fonctions biologiques. Cette population demande une surveillance plus étroite (voir rubrique 4.4).

Enfants

L'irinotecan ne doit pas être utilisé chez l'enfant.

Mode d'administration

IRINOTECAN ARROW est cytotoxique; pour des informations sur la dilution, les précautions particulières d'élimination et de manipulation, voir rubrique 6.6.

IRINOTECAN ARROW ne doit pas être administré en bolus intraveineux ou en perfusion intraveineuse de moins de 30 minutes ou de plus de 90 minutes.

Durée du traitement

Le traitement par l'irinotecan doit être poursuivi jusqu'à progression objective de la maladie ou apparition d'une toxicité inacceptable.

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4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Maladie inflammatoire chronique de l'intestin et/ou occlusion intestinale (voir rubrique 4.4).

·Antécédents d'hypersensibilité sévère au chlorhydrate d'irinotecan trihydraté ou à l'un des excipients.

·Grossesse et allaitement (voir rubriques 4.4 et 4.6).

·Bilirubinémie > 3 fois la limite supérieure normale (LSN) (voir rubrique 4.4).

·Insuffisance médullaire sévère.

·Indice de performance de grade OMS > 2.

·Association avec le millepertuis (voir rubrique 4.5).

·Pour les contre-indications d'utilisation du cetuximab ou du bevacizumab, se référer aux résumés des caractéristiques du produit de ces médicaments.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

L'utilisation d'IRINOTECAN ARROW doit être réservée aux unités spécialisées dans l'administration de cytotoxiques et doit être uniquement administré sous le contrôle d'un médecin qualifié dans l'utilisation des chimiothérapies anticancéreuses.

Etant donné la nature et la fréquence de survenue des effets indésirables, l'utilisation d'IRINOTECAN ARROW ne sera décidée qu'après avoir pesé les avantages attendus par rapport aux éventuels risques thérapeutiques dans les cas suivants:

·chez les patients présentant un facteur de risque, notamment un indice de performance de grade OMS = 2.

·dans les rares cas, où il est prévisible que le patient n'observera pas les recommandations de prise en charge des effets indésirables (nécessité d'un traitement anti-diarrhéique immédiat et prolongé associé à une prise abondante de liquide dès qu'une diarrhée tardive apparaît). Un suivi strict à l'hôpital est recommandé pour de tels patients.

Lorsqu'IRINOTECAN ARROW est utilisé en monothérapie, il est habituellement prescrit selon un schéma d'administration toutes les 3 semaines. Cependant, un schéma d'administration hebdomadaire (voir rubrique 5.1) peut être envisagé chez des patients nécessitant un suivi plus rapproché ou qui ont un risque particulier de neutropénie sévère.

Diarrhée tardive

Les patients doivent être avertis du risque de diarrhée tardive survenant plus de 24 heures après l'administration d'irinotecan et à tout moment avant le cycle suivant. En monothérapie, le délai médian d'apparition de la première selle liquide est de 5 jours après la perfusion de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté. En cas d'apparition de cet effet indésirable, les patients doivent prévenir rapidement leur médecin et débuter immédiatement un traitement adapté.

Le risque de diarrhée est augmenté chez les patients ayant reçu une radiothérapie abdomino-pelvienne, chez les patients ayant une hyperleucocytose initiale et ceux avec un indice de performance de grade OMS ≥ 2 et chez les femmes. Si la diarrhée n'est pas traitée correctement, elle peut menacer le pronostic vital, particulièrement en cas de neutropénie concomitante.

Dès la première selle liquide, le patient doit boire abondamment des boissons contenant des électrolytes et doit débuter immédiatement un traitement anti-diarrhéique approprié. Ce traitement anti-diarrhéique sera prescrit par le service où le chlorhydrate d'irinotecan trihydraté a été administré. A sa sortie de l'hôpital, le patient devra se procurer les médicaments prescrits afin de pouvoir traiter la diarrhée dès sa survenue. De plus, le patient doit informer le médecin ou le service ayant administré le chlorhydrate d'irinotecan trihydraté de l'apparition de la diarrhée.

Le traitement anti-diarrhéique actuellement recommandé consiste en de fortes doses de lopéramide (4 mg lors de la première prise puis 2 mg toutes les 2 heures). Ce traitement doit être poursuivi pendant 12 heures après la dernière selle liquide et ne doit pas être modifié. En aucun cas, le lopéramide ne doit être administré à cette posologie plus de 48 heures consécutives, en raison du risque d'ileus paralytique, ni pendant moins de 12 heures.

En plus du traitement anti-diarrhéique, une antibiothérapie prophylactique à large spectre doit être administrée quand la diarrhée est associée à une neutropénie sévère (nombre de neutrophiles < 500/mm3).

En plus du traitement antibiotique, une hospitalisation est recommandée dans les cas suivants afin de contrôler la diarrhée:

·diarrhée accompagnée de fièvre,

·diarrhée sévère (demandant une réhydratation intraveineuse),

·diarrhée persistante après 48 heures de traitement à forte dose de lopéramide.

Le lopéramide ne doit pas être administré à titre prophylactique, même chez des patients ayant présenté une diarrhée tardive lors de cures précédentes.

Chez les patients ayant présenté une diarrhée tardive sévère, une réduction de la posologie est recommandée pour les cycles suivants (voir rubrique 4.2).

Hématologie

Une surveillance hebdomadaire de la formule sanguine est recommandée pendant le traitement par l'irinotecan. Les patients doivent être avertis du risque de neutropénie et de l'importance de la présence d'une fièvre. Une neutropénie fébrile (température >38° C et nombre de neutrophiles ≤ 1000/mm3) doit être traitée en urgence en milieu hospitalier, par des antibiotiques à large spectre par voie intraveineuse.

Chez les patients ayant eu une toxicité hématologique sévère, une réduction de posologie est recommandée pour les administrations suivantes (voir rubrique 4.2).

Chez les patients ayant une diarrhée sévère, le risque d'infection et de toxicité hématologique est augmenté. Un hémogramme doit être réalisé en cas de diarrhée sévère.

Insuffisance hépatique

Un bilan hépatique doit être réalisé avant la première administration d'irinotecan et avant chaque cycle.

Une surveillance hebdomadaire de la numération sanguine doit être réalisée chez les patients ayant une bilirubinémie comprise entre 1,5 et 3 fois la LSN, en raison de la diminution de la clairance de l'irinotecan (voir rubrique 5.2) et de l'augmentation du risque d'hématotoxicité dans cette population.

L'irinotecan ne doit pas être administré aux patients ayant une bilirubinémie > 3 fois la LSN (voir rubrique 4.3).

Nausées et vomissements

Un traitement antiémétique prophylactique est recommandé avant chaque administration d'irinotecan. Des nausées et vomissements ont été fréquemment rapportés. Les patients chez lesquels des vomissements sont associés à la diarrhée tardive, doivent être hospitalisés le plus rapidement possible pour être traités.

Syndrome cholinergique aigu

Si un syndrome cholinergique aigu apparaît (défini par une diarrhée précoce et un ensemble de symptômes tels que hypersudation, crampes abdominales, larmoiements, myosis, et salivation) du sulfate d'atropine (250 microgrammes par voie sous-cutanée) doit être administré en dehors de ses contre-indications cliniques (voir rubrique 4.8). Des précautions doivent être prises chez les patients asthmatiques. Chez les patients ayant eu un syndrome cholinergique aigu sévère, l'utilisation de sulfate d'atropine à titre prophylactique est recommandée lors des administrations ultérieures d'irinotecan

Troubles respiratoires

Les cas de pathologie pulmonaire interstitielle avec infiltrats pulmonaires sont peu fréquents durant le traitement avec l'irinotecan. La pathologie pulmonaire interstitielle peut être fatale. Le risque de développement de pathologie pulmonaire interstitielle peut être favorisé par l'administration de médicaments pneumotoxiques, la radiothérapie, et l'administration de facteurs de croissance. Chez les patients présentant des facteurs de risques, la survenue de symptômes respiratoires devra être étroitement surveillée avant et pendant le traitement par l'irinotecan.

Personnes âgées

En raison de la fréquence plus élevée de l'altération des fonctions biologiques en particulier de la fonction hépatique chez les personnes âgées, le choix de la posologie d'IRINOTECAN ARROW doit être fait avec précaution dans cette population (voir rubrique 4.2).

Patients avec occlusion intestinale

Ces patients ne doivent pas être traités par IRINOTECAN ARROW avant la résolution de l'occlusion intestinale (voir rubrique 4.3).

Patients avec fonction rénale altérée

Aucune étude dans cette population n'a été faite (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Autres

IRINOTECAN ARROW contenant du sorbitol, il n'est pas conseillé en cas d'intolérance héréditaire au fructose.

De rares cas d'insuffisance rénale, d'hypotension ou d'hypovolémie ont été observés chez des patients ayant présenté des épisodes de déshydratation associés à une diarrhée et/ou à des vomissements, ou à une infection.

Des mesures contraceptives doivent être prises pendant le traitement et poursuivies au moins trois mois après l'arrêt du traitement.

L'administration concomitante d'irinotecan avec de puissants inhibiteurs du cytochrome CYP3A4 (comme le kétoconazole) ou inducteurs (comme la rifampicine, la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne ou le millepertuis) peut altérer le métabolisme de l'irinotecan et doit être évitée (voir rubrique 4.5).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

L'interaction entre l'irinotecan et les agents bloquants neuromusculaires ne peut pas être écartée. Du fait de l'activité anticholinestérase de l'irinotecan, les médicaments avec une activité anticholinestérase peuvent prolonger les effets bloquants neuromusculaires du suxaméthonium et le blocage neuromusculaire d'agents non-dépolarisants peut être antagonisé.

Plusieurs études ont montré que l'administration concomitante d'anti-convulsivants inducteurs du cytochrome CYP3A (comme la carbamazépine, le phénobarbital ou la phénytoïne) entraînait une diminution de l'exposition à l'irinotecan, au SN-38 ainsi qu'au SN38 glucuronidé et réduisait leurs effets pharmacodynamiques. Les effets de ces anti-convulsivants se traduisent par une diminution de 50 % ou plus des aires sous la courbe (AUC) du SN-38 et du SN-38 glucuronidé. En plus de l'induction des enzymes du cytochrome P450 3A, l'augmentation de la glucuronidation et de l'excrétion biliaire peut jouer un rôle sur la réduction de l'exposition à l'irinotecan et à ses métabolites.

Une étude a montré que la co-administration de l'irinotecan avec le kétoconazole comparée à l'irinotecan seul a entraîné une diminution de 87 % de l'AUC de l'APC et à une élévation de 109 % de l'AUC du SN-38.

Une attention particulière est requise chez les patients recevant de façon simultanée des médicaments connus pour inhiber (comme le kétoconazole) ou induire (comme la rifampicine, la carbamazépine, le phénobarbital ou la phénytoïne) le métabolisme du cytochrome P450 3A4. L'administration concomitante d'irinotecan avec un inducteur ou inhibiteur de cette voie métabolique peut altérer le métabolisme de l'irinotecan et doit être évitée (voir rubrique 4.4).

Dans une étude pharmacocinétique avec un faible nombre de patients (n=5) dans laquelle l'irinotecan a été administré à la dose de 350 mg/m2 avec 900 mg de millepertuis (Hypericum perforatum), une baisse de 42 % des concentrations plasmatiques du SN-38, métabolite actif de l'irinotecan, a été observée. Le millepertuis diminue les taux plasmatiques du SN-38. Le millepertuis ne doit donc pas être administré avec l'irinotecan (voir rubrique 4.3).

L'administration concomitante de 5-fluorouracile et d'acide folinique dans le schéma d'association ne modifie pas les paramètres pharmacocinétiques de l'irinotecan.

L'influence du cetuximab sur le profil de tolérance de l'irinotecan, et vice versa, n'a pas été mise en évidence.

Dans une étude, les concentrations d'irinotecan étaient similaires chez les patients recevant Irinotecan/5-FU/AF seuls et en association avec le bevacizumab. Les concentrations de SN-38, métabolite actif de l'irinotecan, ont été analysées dans un sous-ensemble de patients (environ 30 par branche de traitement). Les concentrations de SN-38 étaient en moyenne 33 % plus élevées chez les patients recevant Irinotecan/5-FU/AF en association avec le bevacizumab, comparé à ceux recevant seulement Irinotecan/ 5-FU/AF. En raison d'une forte variabilité inter-patients et d'un échantillonnage limité, il n'est pas certain si l'augmentation des taux de SN-38 observée était due au bevacizumab. Il y avait une petite augmentation des effets indésirables suivants: diarrhée et leucopénie. Un nombre plus élevé de réductions de posologie a été rapporté chez les patients recevant Irinotecan/ 5-FU/AF en association avec le bevacizumab.

Les patients ayant présenté une diarrhée sévère, une leucopénie ou une neutropénie avec le bevacizumab doivent avoir une modification de posologie d'irinotecan comme décrit dans la rubrique 4.2 Posologie et mode d'administration.

4.6. Grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Il n'y a aucune information concernant l'utilisation d'irinotecan chez la femme enceinte. Chez le lapin et le rat, des effets embryotoxiques, ftotoxiques et tératogènes ont été observés. Aussi, IRINOTECAN ARROW ne doit pas être utilisé pendant la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Femmes en âge de procréer

Il doit être conseillé aux femmes en âge de procréer recevant du IRINOTECAN ARROW d'éviter toute grossesse et d'informer immédiatement leur médecin si elles venaient à être enceintes (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Des mesures contraceptives doivent être prises par les femmes en âge de procréer, ainsi que par les patients hommes, pendant le traitement et durant les 3 mois suivant l'arrêt du traitement.

Allaitement

Chez les rats qui allaitent, l'irinotecan marqué au C14 a été détecté dans le lait. Il n'existe pas de données relatives au passage de l'irinotecan dans le lait maternel humain. En conséquence, en raison du risque potentiel de manifestations indésirables chez le nourrisson, l'allaitement doit être interrompu pendant la durée du traitement par l'irinotecan (voir rubrique 4.3).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Les patients doivent être avertis du risque potentiel de vertiges ou de troubles visuels pouvant se produire dans les 24 heures après l'administration d'irinotecan, et doivent éviter la conduite de véhicule ou l'utilisation d'une machine si de tels symptômes apparaissent.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les effets indésirables détaillés dans cette rubrique concernent l'irinotecan. Aucune influence du cetuximab sur le profil de tolérance de l'irinotecan, et vice versa n'a été mise en évidence. En association avec le cetuximab, d'autres effets indésirables ont été rapportés et étaient ceux attendus avec le cetuximab (comme une éruption acnéïforme chez 88 % des patients). Par conséquent, se référer aussi au Résumé des Caractéristiques du Produit du cetuximab.

Pour avoir des informations sur les effets indésirables de l'association avec le bevacizumab, se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit du bevacizumab.

Les effets indésirables suivants possiblement ou probablement liés à l'administration du chlorhydrate d'irinotecan trihydraté ont été rapportés sur une population de 765 patients à la dose recommandée de 350 mg/m2 en monothérapie, et de 145 patients traités par le chlorhydrate d'irinotecan trihydraté en association avec 5-FU/ AF toutes les 2 semaines à la dose recommandée de 180 mg/m2.

Fréquence estimée: Très Fréquent (≥ 1/10); Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10); Peu Fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100); Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000); Très Rare (< 1/10 000).

Troubles gastro-intestinaux

Diarrhée tardive

La diarrhée tardive (survenant plus de 24 heures après l'administration) constitue une toxicité dose-limitante d'IRINOTECAN ARROW.

En monothérapie:

Très Fréquent: une diarrhée sévère est observée chez 20 % des patients qui ont suivi les recommandations de prise en charge de la diarrhée. Une diarrhée sévère est retrouvée dans 14 % des cycles évaluables.

Le délai médian d'apparition de la première selle liquide est de 5 jours après la perfusion de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté.

En association:

Très Fréquent: une diarrhée sévère est observée chez 13,1 % des patients qui ont suivi les recommandations de prise en charge de la diarrhée. Une diarrhée sévère est retrouvée dans 3,9 % des cycles évaluables.

Peu Fréquent: des cas de colite pseudomembraneuse ont été rapportés dont un cas avec une documentation bactériologique (Clostridium difficile).

Nausées et vomissements

En monothérapie:

Très Fréquent: des nausées et vomissements sévères sont observés chez environ 10 % des patients ayant reçu un traitement antiémétique.

En association:

Fréquent: une incidence moindre des nausées et vomissements sévères est observée (respectivement 2,1 % et 2,8 % des patients).

Déshydratation

Fréquent: Des épisodes de déshydratation généralement associés à une diarrhée et/ou des vomissements sont rapportés.

Peu Fréquent: de rares cas d'insuffisance rénale, d'hypotension ou de collapsus cardio-vasculaire ont été observés chez des patients ayant présenté des épisodes de déshydratation associés à une diarrhée et/ou à des vomissements

Autres événements gastro-intestinaux

Fréquent: une constipation relative à l'irinotecan et/ ou au lopéramide est observée:

·en monothérapie: chez moins de 10 % des patients

·en association: chez 3,4 % des patients traités

Peu Fréquent: cas d'occlusion intestinale, d'iléus ou d'hémorragie gastro-intestinale

Rare: colites, incluant des typhlites, des colites ischémiques et ulcéreuses et des cas de perforations intestinales.

Des cas de pancréatite symptomatique ou asymptomatique ont été associés au traitement par irinotecan.

D'autres effets peu sévères incluent anorexie, douleurs abdominales et stomatite.

Atteintes hématologiques

La neutropénie constitue une toxicité dose limitante. La neutropénie était réversible et non cumulative; le délai médian d'apparition du nadir était de 8 jours que ce soit en monothérapie ou en association.

En monothérapie:

Très Fréquent: La neutropénie est observée chez 78,7 % des patients et est sévère (nombre de neutrophiles <500/mm3) dans 22,6 % des cas. Parmi les cycles évaluables, 18 % se compliquent d'une neutropénie <1000/mm3 dont 7,6 % d'une neutropénie < 500/mm3.

La récupération totale est en général atteinte le 22ème jour.

Une anémie a été rapportée chez environ 58,7 % des patients (8 % avec une hémoglobine < 80 g/l et 0,9 % avec une hémoglobine < 65 g/l).

Fréquent: une fièvre accompagnée d'une neutropénie sévère est rapportée chez 6,2 % des patients et dans 1,7 % des cycles. Des épisodes infectieux sont survenus chez environ 10,3 % des patients (2,5 % des cycles),ont été associés à une neutropénie sévère chez environ 5,3 % des patients (1,1 % des cycles),et ont entraîné 2 décès.

Une thrombocytopénie (< 100 000/mm3) a été observée chez 7,4 % des patients et 1,8 % des cycles dont 0,9 % des patients avec des plaquettes ≤ 50000 /mm3, soit 0,2 % des cycles. Presque tous les patients ont normalisé leur numération plaquettaire le 22ème jour.

En association:

Très Fréquent: Une neutropénie est observée chez 82,5 % des patients et est sévère (nombre de neutrophiles <500/mm3) dans 9,8 % des cas. Parmi les cycles évaluables, 67,3 % se compliquent d'une neutropénie <1000/mm3 dont 2,7 % d'une neutropénie < 500/mm3. La récupération totale est en général atteinte dans les 7 à 8 jours.

Une anémie a été rapportée chez environ 97,2 % des patients (2,1 % avec une hémoglobine < 80 g/l).

Une thrombocytopénie (< 100 000/mm3) a été observée chez 32,6 % des patients et 21,8 % des cycles. Aucune thrombocytopénie sévère n'a été observée (<50 000 mm3).

Un cas de thrombocytopénie périphérique avec anticorps antiplaquettes a été rapporté.

Fréquent: une fièvre accompagnée d'une neutropénie sévère est rapportée chez 3,4 % des patients et dans 0,9 % des cycles.

Des épisodes infectieux sont survenus chez environ 2 % des patients (0,5 % des cycles),ont été associés à une neutropénie sévère chez environ 2,1 % des patients (0,5 % des cycles),et ont entraîné un décès.

Infections

Peu fréquent: des cas d'insuffisance rénale, d'hypotension ou de collapsus cardio-vasculaire ont été observés chez des patients atteints d'infection systémique.

Effets indésirables généraux et réactions au site d'injection

Syndrome cholinergique aigu

Fréquent: un syndrome de type cholinergique aigu, transitoire et sévère est observé chez 9 % des patients traités par monothérapie et chez 1,4 % des patients traités par association. Les principaux symptômes sont définis par une diarrhée précoce et un ensemble de symptômes tels que crampes abdominales, conjonctivite, rhinite, hypotension, vasodilatation, hypersudation, refroidissement, malaise, vertige, troubles visuels, myosis, larmoiement et hypersalivation survenant pendant ou dans les 24 heures suivant l'administration de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté. Les symptômes cèdent à l'administration d'atropine (voir rubrique 4.4).

L'asthénie sévère est observée chez moins de 10 % des patients traités par monothérapie et chez 6,2 % des patients traités par association. L'imputabilité à l'irinotecan n'est pas clairement établie.

Une fièvre isolée non accompagnée d'infection ou de neutropénie sévère est survenue chez 12 % des patients traités par monothérapie et chez 6,2 % des patients traités par association.

Peu fréquent: des réactions modérées au site d'injection ont été rapportées.

Troubles cardiovasculaires

Rare: hypertension pendant ou suivant la perfusion.

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Peu Fréquent: pathologie pulmonaire interstitielle avec infiltrats pulmonaires. Des effets précoces tels que dyspnée ont été rapportés (voir rubrique 4.4).

Atteintes cutanées et sous-cutanées

Très Fréquent: alopécie réversible.

Peu Fréquent: réactions cutanées d'intensité modérée.

Troubles du système immunitaire

Peu Fréquent: réactions allergiques d'intensité modérée.

Rare: réactions de type anaphylactique/anaphylactoïde.

Troubles musculo-squelettiques et des tissus connectifs

Rare: Des effets précoces tels que contraction musculaire ou crampes et paresthésies ont été rapportés.

Examens biologiques

Très Fréquent: En association, une élévation sérique transitoire (grade 1 et 2) des ALAT, ASAT, phosphatases alcalines ou bilirubine a été observée chez 15 %, 11 %, 11 % et 10 % des patients respectivement, en l'absence de progression des métastases hépatiques. Des grades 3 transitoires ont été observés chez 0 %, 0 %, 0 % et 1 % des patients respectivement. Aucun grade 4 n'a été observé.

Fréquent: En monothérapie, une augmentation transitoire mineure à modérée des taux sériques soit des transaminases, soit des phosphatases alcalines, soit de la bilirubine est observée respectivement chez 9,2 %, 8,1 % et 1,8 % des patients, en l'absence de progression des métastases hépatiques. Une augmentation transitoire mineure à modérée des taux sériques de créatinine est observée chez 7,3 % des patients.

Rare: hypokaliémie et hyponatrémie principalement liées à une diarrhée et des vomissements.

Très rare: élévation de l'amylase sérique et/ou de la lipase sérique.

Troubles du système nerveux

Très rare: troubles du langage transitoires associés aux perfusions d'irinotecan.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Des cas de surdosages pouvant être fatals à des doses supérieures approximativement à deux fois la dose thérapeutique recommandée, ont été rapportés. Les effets indésirables les plus fréquents ont été les neutropénies sévères et les diarrhées sévères. Il n'existe aucun antidote connu à l'irinotecan.

Des soins palliatifs doivent être apportés afin de prévenir la déshydratation causée par la diarrhée et de traiter les complications infectieuses.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Groupe pharmacothérapeutique: autres agents antinéoplasiques, code ATC: L01XX19.

Données expérimentales

L'irinotecan est un dérivé hémi-synthétique de la camptothécine. Il s'agit d'un agent antinéoplasique qui agit comme inhibiteur spécifique de l'ADN topoisomérase I. L'irinotecan est métabolisé par la carboxylestérase dans la plupart des tissus en un métabolite actif, le SN-38 qui s'est révélé plus actif que l'irinotecan sur la topoisomérase I purifiée et plus cytotoxique sur plusieurs lignées de cellules tumorales murines ou humaines. L'inhibition de l'ADN topoisomérase I par l'irinotecan ou le SN-38 induit des lésions simple-brin de l'ADN qui bloquent la fourche de réplication de l'ADN et sont responsables de l'activité cytotoxique. Celle-ci est fonction du temps du contact avec les cellules et est spécifique de la phase S.

In vitro, l'irinotecan et le SN-38 ne sont pas significativement reconnus par la P-glycoprotéine MDR et exercent des effets cytotoxiques sur des lignées cellulaires résistantes à la doxorubicine et à la vinblastine.

De plus, l'irinotecan possède un large spectre d'activité antitumorale expérimentale in vivo sur les tumeurs murines (adénocarcinome du canal pancréatique PO3, adénocarcinome mammaire MA 16/C, adénocarcinomes coliques C38 et C51) et sur des xénogreffes humaines (adénocarcinome colique Co-4, adénocarcinome mammaire Mx-1, adénocarcinomes gastriques ST-15 et SC-16). L'irinotecan est également actif sur des tumeurs murines exprimant la P-glycoprotéine MDR (leucémies P388 résistants à la vincristine ou à la doxorubicine).

Le principal effet pharmacologique de l'irinotecan non lié à son activité antitumorale est l'inhibition de l'acétylcholinestérase.

Données cliniques

En monothérapie

Des essais cliniques de phase II/III ont été conduits chez plus de 980 patients atteints d'un cancer colorectal métastatique en échec d'un traitement antérieur par 5FU et traités toutes les 3 semaines. L'efficacité antitumorale d'IRINOTECAN ARROW a été évaluée chez 765 patients en progression documentée sous 5FU à l'entrée dans l'essai.

Phases III

Irinotecan versus soins palliatifs

Irinotecan versus 5FU

chlorhydrated'irinotecan trihydraté

Soinspalliatifs

p

chlorhydrated'irinotecan trihydraté

5FU

p

n=183

n= 90

n=127

n=129

Survie sans progression à 6 mois (%)

NA

NA

--

33,5*

26,7

p=0,03

Survie à 12 mois (%)

36,2*

13,8

p=0,0001

44,8*

32,4

p=0.0351

Survie médiane (mois)

9,2*

6,5

p= 0,0001

10,8*

8,5

p=0,0351

NA: Non Applicable

*Différence statistiquement significative

Dans les essais de phase II, réalisés chez 455 patients traités par le schéma d'administration toutes les 3 semaines, la survie sans progression à 6 mois a été de 30 % et la survie médiane de 9 mois. Le temps médian jusqu'à progression était de 18 semaines.

De plus, des essais de phase II, non comparatifs, ont été réalisés chez 304 patients traités avec un schéma d'administration hebdomadaire, dont 193 patients à la dose de 125 mg/m2, en perfusion intraveineuse de 90 minutes, 4 semaines consécutives suivies de 2 semaines de repos. Dans ces essais, le temps médian jusqu'à progression était de 17 semaines, et la survie médiane était de 10 mois. Un profil de tolérance similaire à celui du schéma toutes les 3 semaines a été observé avec le schéma hebdomadaire, chez les 193 patients ayant débuté le traitement à la dose de 125 mg/m2. Le délai médian d'apparition de la première selle liquide était de 11 jours.

En association

Un essai de phase III a été réalisé chez 385 patients non prétraités pour un cancer colorectal métastatique recevant soit un schéma d'administration toutes les 2 semaines, (voir rubrique 4.2),soit un schéma d'administration hebdomadaire.

Dans le schéma toutes les 2 semaines, au jour 1, l'administration de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté à la dose de 180 mg/m2 une fois toutes les 2 semaines est suivie d'une perfusion d'acide folinique (200 mg/m2 en perfusion de 2 heures) et de 5-fluorouracile (400 mg/m2 en bolus suivi par 600 mg/m2 en perfusion de 22 heures).

Au jour 2, l'acide folinique et le 5-fluorouracile sont administrés aux mêmes doses et selon le même schéma. Dans le schéma hebdomadaire, l'administration de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté à la dose de 80 mg/m2 est suivie d'une perfusion d'acide folinique (500 mg/m2 en perfusion de 2 heures),puis de 5-fluorouracile (2300 mg/m2 en perfusion de 24 heures) pendant 6 semaines.

Dans l'essai d'association selon les 2 schémas décrits ci-dessus, l'efficacité de l'irinotecan a été évaluée chez 198 patients.

Régime d'association (n=198)

Schéma hebdomadaire (n=50)

Schéma toutes les 2 semaines (n=148)

chlorhydrate d'irinotecan trihydraté + 5FU/AF

5FU/AF

chlorhydrate d'irinotecan trihydraté + 5FU/AF

5FU/AF

chlorhydrate d'irinotecan trihydraté + 5FU/AF

5FU/AF

Taux de réponse (%)

40,8*

23,1*

51,2*

28,6*

37,5*

21,6*

p

p<0,001

p=0,045

p=0,005

Temps médian jusqu'à

6,7

4,4

7,2

6,5

6,5

3,7

progression (mois)

p

p<0,001

NS

p=0,001

Durée médiane des réponses (mois)

9,3

8,8

8,9

6,7

9,3

9,5

p

NS

p=0,043

NS

Durée médiane des réponses et des

8,6

6,2

8,3

6,7

8,5

5,6

stabilisations (mois)

p

p<0,001

NS

p=0,003

Temps médian jusqu'à échec du traitement (mois)

5,3

3,8

5,4

5,0

5,1

3,0

p

p=0.0014

NS

p<0,001

Survie globale médiane (mois)

16,8

14,0

19,2

14,1

15,6

13,0

p

p=0,028

NS

p=0,041

5FU: 5-fluorouracile

AF: acide folinique

NS: non significatif

*Sur patients évaluables

Dans le schéma hebdomadaire, l'incidence des diarrhées sévères est de 44,4 % chez les patients traités par irinotecan en association avec 5FU/AF et de 25,6 % chez les patients traités par 5FU/AF seul. L'incidence des neutropénies sévères (nombre de neutrophiles<500/mm3) est de 5,8% chez les patients traités par irinotecan en association avec 5FU/AF et 2,4 % chez les patients traités par 5FU/AF seul.

De plus, le temps médian de détérioration définitive du Performance Status est significativement plus long dans le groupe irinotecan en association que dans le groupe 5FU/AF seul (p=0,046).

La qualité de vie a été évaluée dans cet essai de phase III à l'aide du questionnaire EORTC QLQ-C30. La détérioration définitive survient constamment plus tardivement dans les groupes irinotecan. L'évolution du score global de Qualité de vie est légèrement meilleure dans le groupe irinotecan en association bien que non significative, montrant que l'irinotecan est efficace en association tout en conservant la qualité de vie.

En association avec le cetuximab

L'efficacité de l'association du cetuximab avec l'irinotecan a été étudiée dans 2 études cliniques. Au total, 356 patients atteints d'un cancer colorectal métastatique exprimant l'EGFR, après échec récent d'un traitement cytotoxique à base d'irinotecan et ayant un indice de performance de Karnofsky d'au moins 60, mais la majorité des patients ayant reçu l'association avaient un indice de performance de Karnofsky supérieur ou égal à 80.

EMR 62 202-007: cette étude randomisée a comparé l'association du cetuximab et de l'irinotecan (218 patients) avec le cetuximab en monothérapie (111 patients).

IMCL CP02-9923: cette étude à un bras, ouverte, a étudié l'association chez 138 patients.

Les données d'efficacité générées par ces études sont résumées dans le tableau suivant:

Etude

N

ORR

DCR

PFS (mois)

OS (mois)

n (%)

IC 95%

n (%)

IC 95%

Médiane

IC 95%

Médiane

IC 95%

Cetuximab + irinotecan

EMR 62 202-007

218

50 (22,9)

17,5; 29,1

121 (55,5)

48,6; 62,2

4,1

2,8; 4,3

8,6

7,6; 9,6

IMCL CP02-9923

138

21 (15,2)

9,7; 22,3

84 (60,9)

52,2; 69,1

2,9

2,6; 4,1

8,4

7,2; 10,3

Cetuximab

EMR 62 202-007

111

12 (10,8)

5,7; 18,1

36 (32,4)

23,9; 42,0

1,5

1,4; 2,0

6,9

5,6; 9,1

DCR = disease control rate, taux de contrôle de la maladie (patients avec réponse complète, réponse partielle ou stabilisation de la maladie pendant au moins 6 semaines),IC = intervalle de confiance, ORR = objective response rate, taux de réponses objectives (patients avec réponse complète ou réponse partielle),OS = overall survival, durée de survie globale, PFS = progression-free survival, survie sans progression

L'efficacité de l'association du cetuximab et de l'irinotecan était supérieure à celle du cetuximab en monothérapie en termes de taux de réponses objectives (ORR),de taux de contrôle de la maladie (DCR) et de survie sans progression (PFS). Dans l'essai clinique randomisé, aucun effet sur la durée de survie globale n'a été démontrée (Hazard ratio 0,91; p = 0,48).

En association avec le bevacizumab

Un essai de phase III randomisé, en double aveugle, activement contrôlé, a évalué le bevacizumab en association avec irinotecan/5FU/AF comme traitement de première ligne pour le carcinome métastatique du colon ou du rectum (Etude AVF2107g).

L'addition du bevacizumab à l'association irinotecan/5FU/AF a résulté en une augmentation statistiquement significative de la durée de vie globale. Le bénéfice clinique, tel que mesuré par la durée de vie globale, a été observé dans toutes les sous-populations de patients précités, incluant ceux définis par l'âge, le sexe, l'indice de performance, la localisation de la tumeur primaire, le nombre d'organes impliqués et la durée de la maladie métastasique. Voir également le Résumé des Caractéristiques du Produit du bevacizumab. Les résultats d'efficacité de l'étude AVF2107g sont résumés dans le tableau ci-dessous:

AVF2107g

Groupe 1 irinotecan /5FU/FA, placebo

Groupe 2 irinotecan /5FU/FA, Avastina

Nombre de Patients

411

402

Survie globale

Temps médian (mois)

15.6

20.3

Intervalle de confiance à 95% (IC 95 %)

14.29 - 16.99

18.46 - 24.18

Risque relatifb

0.660

p

0.00004

Survie hors progression

Temps médian (mois)

6.2

10.6

Risque relatif

0.54

p

? ?0.0001

Taux de réponse global

Taux (%)

34.8

44.8

IC 95%

30.2 - 39.6

39.9 - 49.8

p

0.0036

Durée de réponse

Temps médian (mois)

7.1

10.4

25e-75e Percentile (mois)

4.7 - 11.8

6.7 - 15.0

a5 mg/kg toutes les 2 semaines.

bPar rapport au groupe témoin.

Données pharmacocinétiques / pharmacodynamiques

L'intensité des toxicités majeures rencontrées avec l'irinotecan (par ex. la leuconeutropénie et diarrhée) est en rapport avec l'exposition (AUC) à la molécule-mère et au métabolite SN38. Des corrélations significatives ont été observées entre la toxicité hématologique (diminution du taux des globules blancs et des polynucléaires neutrophiles au nadir) ou l'intensité de la diarrhée et les valeurs des aires sous la courbe (AUC) de l'irinotecan et de son métabolite SN 38 en monothérapie.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Au cours d'un essai de phase I chez 60 patients traités par perfusions intraveineuses de 30 minutes à raison de 100 à 750 mg/m2 toutes les 3 semaines, l'irinotecan a montré un profil d'élimination biphasique ou triphasique.

La clairance plasmatique moyenne est de 15 l/h/m2 et le volume de distribution à l'état d'équilibre (Vss) de 157 l/m2. La demi-vie plasmatique moyenne de la première phase, du modèle triphasique, est de 12 minutes, celle de la seconde phase de 2,5 heures et la demi-vie terminale de 14,2 heures.

Le SN-38 a montré un profil d'élimination biphasique avec une demi-vie d'élimination terminale moyenne de 13,8 heures.

Les moyennes des concentrations des pics plasmatiques de l'irinotecan et du SN-38, obtenus à la fin de la perfusion à la dose recommandée de 350 mg/m2 sont respectivement de 7,7 µg/ml et 56 ng/ml, avec des aires sous la courbe (AUC) correspondantes de 34 µg.h/ml et 451 ng.h/ml.

Une large variabilité interindividuelle des paramètres pharmacocinétiques est généralement observée pour le SN-38.

Une étude pharmacocinétique de population a été réalisée, chez 148 patients atteints d'un cancer colorectal métastatique et traités avec des doses et des schémas d'administration différents, au cours d'essais de phase II. Les paramètres pharmacocinétiques estimés avec un modèle à trois compartiments étaient semblables à ceux observés dans l'étude de phase I. Toutes les études ont montré que l'exposition à l'irinotecan (CPT-11) et au SN-38 augmente proportionnellement avec la dose administrée de CPT-11; la pharmacocinétique est indépendante du nombre de cycles administrés et du schéma d'administration.

In vitro, la liaison aux protéines plasmatiques est d'environ 65 % pour l'irinotecan et de 95 % pour le SN-38.

L'équilibre de masse et les études de métabolisme avec le Carbone 14 ont montré que plus de 50 % de la dose d'irinotecan administrée par voie intraveineuse est excrétée sous forme inchangée, dont 33 % principalement dans les fécès via la bile et 22 % dans les urines.

Deux voies métabolisent chacune, au moins 12 % de la dose:

·l'hydrolyse par carboxylesterase avec formation du métabolite actif, le SN-38, qui est principalement éliminé par glucuronidation, puis par excrétion biliaire et rénale (moins de 0,5 % de la dose d'irinotecan). Le SN-38 glucuronidé est par la suite probablement hydrolysé dans l'intestin.

·l'oxydation dépendante du cytochrome P450 3A, aboutissant à l'ouverture extérieure du noyau piperidine avec la formation d'APC (le dérivé de l'acide aminopentanoique) et de NPC (le dérivé de l'amine primaire) (voir section 4.5).

L'irinotecan inchangé est l'entité principale dans le plasma, suivi par l'APC, le SN-38 glycuroconjugué et le SN-38. Seul le SN-38 possède une activité cytotoxique significative.

La clairance d'irinotecan est diminuée d'environ 40 % chez les patients ayant une bilirubinémie comprise entre 1,5 et 3 fois la LSN. Chez ces patients, la posologie de 200 mg/m2 d'irinotecan entraîne une exposition plasmatique comparable à celle observée chez les patients ayant des paramètres hépatiques normaux et recevant la posologie de 350 mg/m2.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

L'irinotecan et le SN-38 se sont révélés mutagènes dans le test d'aberration chromosomique in vitro dans les cellules CHO ainsi que dans le test du micronoyau in vivo chez la souris. Toutefois, aucun effet mutagène de ces substances n'a été mis en évidence dans le test d'Ames.

Chez les rats traités une fois par semaine pendant 13 semaines à la dose maximale de 150 mg/m2 (dose qui est moins de la moitié de la dose recommandée chez l'Homme),aucune tumeur imputable au traitement n'a été rapportée 91 semaines après la fin du traitement.

Des études de toxicité à dose unique ou répétée avec l'irinotecan ont été réalisées chez la souris, le rat et le chien. Les principaux effets toxiques ont été relevés dans les systèmes hématopoïétiques et lymphatiques. Chez le chien, une diarrhée tardive associée à une atrophie et une nécrose localisée de la muqueuse intestinale a été rapportée. Une alopécie a également été observée chez le chien. La sévérité de ces effets était dose-dépendante et réversible.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Sorbitol (E420),acide lactique, hydroxyde de sodium (q.s. pH 3,5),eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

IRINOTECAN ARROW ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments sauf ceux mentionnés dans la rubrique 6.6 (voir aussi rubrique 4.2).

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

Avant ouverture: 3 ans.

Après ouverture: la solution à diluer pour perfusion doit être utilisée immédiatement après la première ouverture du flacon.

Après dilution dans du glucose à 5 % ou du chlorure de sodium à 0,9 %, la stabilité physico-chimique de la solution diluée a été démontrée pendant 24 heures à 30° C ou pendant 48 heures entre 2°C et 8°C.

Toutefois d'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, les durées et les conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver dans l'emballage d'origine, à l'abri de la lumière.

Ne pas congeler.

Pour les conditions de conservation du produit dilué, voir rubrique 6.3.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  Retour en haut de la page

2 ml ou 25 ml en flacon en verre brun (de type I),avec un bouchon en caoutchouc bromobutylique et une capsule métallique (aluminium) avec un disque en polypropylène. Boîte de 1.

5 ml ou 15 ml en flacon en verre brun (de type I),avec un bouchon en caoutchouc bromobutylique et une capsule métallique (aluminium) avec un disque en polypropylène. Boîte de 1 ou 5.

Les flacons seront conditionnés avec ou sans un suremballage de protection en plastique.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Manipulation

Comme tous les agents antinéoplasiques, IRINOTECAN ARROW doit être manipulé avec précaution. La dilution doit être faite sous conditions aseptiques par un personnel entraîné dans des locaux réservés à cet usage. Des précautions doivent être prises pour éviter le contact avec la peau et les muqueuses.

Instructions pour la dilution

IRINOTECAN ARROW solution à diluer pour perfusion est destiné aux perfusions intraveineuses, seulement après dilution dans les diluants recommandés (soit solution de chlorure de sodium pour perfusion à 0,9 %, soit solution de glucose pour perfusion à 5 %) avant l'administration. A l'aide d'une seringue graduée, prélever dans le flacon la quantité voulue de la solution d'IRINOTECAN ARROW en veillant à respecter les conditions d'Asepsie et l'injecter dans une poche ou un flacon de perfusion de 250 ml. Mélanger soigneusement la solution à perfuser par rotation manuelle.

En cas de présence de précipité dans les flacons ou dans la solution reconstituée, le produit doit être jeté selon les procédures classiques de traitement des agents cytotoxiques.

Instructions de protection pour la préparation d'IRINOTECAN ARROW solution à diluer pour perfusion

Une salle de protection doit être utilisée, et des gants de protection ainsi qu'une blouse de protection doivent être portés. S'il n'y a pas de salle de protection disponible, un masque (recouvrant la bouche) et des lunettes doivent être portés.

Les contenants ouverts, tels que ampoules, flacons, et canules usagées, seringues, cathéters, tubes et résidus de cytostatiques doivent être considérés comme des déchets toxiques et être éliminés selon les procédures locales de traitement des DECHETS CYTOTOXIQUES.

Procédure à suivre si le produit est renversé:

·des vêtements de protection doivent être portés

·les morceaux de verre doivent être ramassés et placés dans le conteneur pour DECHETS CYTOTOXIQUES

·les surfaces contaminées doivent être correctement rincées avec d'abondantes quantités d'eau froide

·les surfaces rincées doivent ensuite être soigneusement essuyées et le matériel utilisé pour essuyer doit être jeté en tant que DECHETS CYTOTOXIQUES

Au cas où IRINOTECAN ARROW entrerait en contact avec la peau, la surface doit être abondamment rincée à l'eau courante puis lavée avec du savon et de l'eau. En cas de contact avec les muqueuses, les surfaces touchées doivent être soigneusement lavées avec de l'eau. Si vous ressentez une gêne, contactez un médecin.

Si IRINOTECAN ARROW entre en contact avec les yeux, les laver soigneusement avec une eau abondante. Contactez immédiatement un ophtalmologue.

Elimination

Tout le matériel utilisé pour la préparation et l'administration ou entrant en contact avec l'irinotecan doit être détruit conformément aux procédures locales de manipulation des composés cytotoxiques.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

ARROW GENERIQUES

26 AVENUE TONY GARNIER

69007 LYON

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 572 933 2 1: Flacon (verre brun) de 2 ml. Boîte de 1.

·34009 572 934 9 9: Flacon (verre brun) de 5 ml. Boîte de 1.

·34009 576 712 0 4: Flacon (verre brun) de 5 ml. Boîte de 5.

·34009 579 109 3 8: Flacon (verre brun) de 15 ml. Boîte de 1.

·34009 575 337 1 7: Flacon (verre brun) de 25 ml. Boîte de 1.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I.

Médicament soumis à prescription hospitalière. Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

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source: ANSM - Mis à jour le : 15/09/2015

Dénomination du médicament

IRINOTECAN ARROW 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

Chlorhydrate d'irinotecan trihydraté

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant d'utiliser ce médicament.

·Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu'un d'autre, même en cas de symptômes identiques, cela pourrait lui être nocif.

·Si l'un des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. QU'EST-CE QUE IRINOTECAN ARROW 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D'UTILISER IRINOTECAN ARROW 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?

3. COMMENT UTILISER IRINOTECAN ARROW 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

5. COMMENT CONSERVER IRINOTECAN ARROW 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

1. QU'EST-CE QUE IRINOTECAN ARROW 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique

IRINOTECAN ARROW appartient à un groupe de médicaments appelés cytostatiques (médicaments anti-cancéreux).

Indications thérapeutiques

IRINOTECAN ARROW est utilisé dans le traitement du cancer avancé du colon ou du rectum chez l'adulte, soit en association avec d'autres médicaments, soit seul.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D'UTILISER IRINOTECAN ARROW 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

N'utilisez jamais IRINOTECAN ARROW 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion dans les cas suivants:

·si vous êtes allergique au chlorhydrate d'irinotecan trihydraté ou à l'un des autres composants d'IRINOTECAN ARROW;

·si vous avez une maladie de l'intestin ou des antécédents d'obstruction intestinale;

·si vous êtes enceinte ou si vous allaitez;

·si vous avez une bilirubinémie (bilirubine dans le sang) supérieure à 3 fois la limite supérieure normale;

·si vous avez une insuffisance médullaire sévère;

·si vous êtes en mauvaise condition générale (évaluée par un standard international);

·si vous prenez un remède naturel à base de millepertuis (hypericum perforatum).

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Faites attention avec IRINOTECAN ARROW 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion:

Ce médicament est uniquement destiné à l'adulte. Consultez votre médecin si ce médicament a été prescrit à un enfant.

Une attention particulière est également nécessaire pour les patients âgés.

IRINOTECAN ARROW étant un médicament anti-cancéreux, il vous sera administré dans une unité spécialisée et sous la supervision d'un médecin spécialisé dans l'utilisation de médicaments anti-cancéreux. Le personnel de l'unité vous expliquera les précautions particulières à prendre pendant et après le traitement. Cette notice peut vous aider à vous en souvenir.

1) Les premières 24 heures après administration d'IRINOTECAN ARROW

Pendant l'administration d'IRINOTECAN ARROW (30 à 90 minutes) et peu après l'administration vous pouvez ressentir certains des symptômes suivants:

·diarrhée

·transpiration

·douleurs abdominales

·larmoiements

·troubles visuels

·hypersalivation

2) Du jour suivant le traitement avec IRINOTECAN ARROW jusqu'au traitement suivant

Pendant cette période vous pouvez ressentir des symptômes variés qui peuvent être sérieux et nécessiter un traitement immédiat et une surveillance étroite.

Diarrhée

Si votre diarrhée survient plus de 24 heures après l'administration d'IRINOTECAN ARROW (« diarrhée retardée »),elle peut être sérieuse. Elle est souvent observée environ 5 jours après l'administration. La diarrhée doit être traitée immédiatement sous surveillance étroite. Vous devez sans tarder, dès la première selle liquide:

1. prendre immédiatement le traitement antidiarrhéique qui vous a été prescrit par le médecin, exactement comme il vous l'a dit. Le traitement ne doit pas être modifié sans l'avis du médecin. Le traitement anti-diarrhéique recommandé est le lopéramide (4 mg à la première prise puis 2 mg toutes les 2 heures, même pendant la nuit). Ce traitement doit être continué au moins pendant 12 heures après la dernière selle liquide. La dose recommandée de lopéramide ne doit pas être prise pendant plus de 48 heures.

2. boire immédiat ement des quantités abondantes d'eau et de fluides de réhydratation (par exemple: eau, eau gazeuse, sodas, soupes ou thérapie orale de réhydratation),

3. avertir en urgence le médecin qui surveille le traitement, et lui parler de la diarrhée. Si vous ne pouvez pas joindre le médecin, contactez le service de l'hôpital supervisant le traitement avec IRINOTECAN ARROW.

Vous devez immédiatement informer le médecin, ou le service surveillant le traitement, si

·vous avez des nausées et vomissements, ainsi que la diarrhée

·vous avez de la fièvre accompagnée de diarrhée

·vous avez toujours la diarrhée 48 heures après avoir commencé le traitement anti-diarrhéique

Attention ! Ne prenez pas de traitement pour la diarrhée autre que celui prescrit par votre médecin et les fluides décrits ci-dessus. Suivez les instructions du médecin. Le traitement anti-diarrhéique ne doit pas être utilisé pour prévenir un prochain épisode de diarrhée, même si vous avez déjà eu un épisode de diarrhée retardée lors de cycles précédents.

Fièvre

Si la température corporelle dépasse 38° C, ce peut être un signe d'infection, en particulier si vous également la diarrhée. Si vous avez de la fièvre (supérieure à 38° C),il faut avertir immédiatement le médecin ou le service afin qu'ils vous donnent tout traitement nécessaire.

Nausées et vomissements

Si vous avez des nausées et/ou des vomissements, contactez immédiatement votre médecin ou le service.

Neutropénie

IRINOTECAN ARROW peut entraîner une diminution de certains globules blancs qui jouent un rôle important contre les infections. Cela s'appelle une neutropénie. Cette neutropénie survient assez fréquemment au cours du traitement avec IRINOTECAN ARROW et est réversible. Votre médecin doit prévoir des tests sanguins réguliers afin de surveiller ces globules blancs. La neutropénie est sérieuse et doit être traitée immédiatement et surveillée étroitement.

Difficultés respiratoires

Si vous avez des difficultés respiratoires, contactez votre médecin.

Insuffisance hépatique

Avant de débuter le traitement avec IRINOTECAN ARROW, et avant chaque cycle de traitement suivant, la fonction hépatique doit être surveillée (par des tests sanguins).

Après votre sortie de l'hôpital, en cas d'apparition d'un ou de plusieurs des symptômes décrits, vous devez joindre immédiatement le médecin ou le service supervisant le traitement d'IRINOTECAN ARROW.

Insuffisance rénale

Ce médicament n'ayant pas été testé chez les patients avec des problèmes rénaux, demandez l'avis de votre médecin si vous avez des problèmes rénaux.

Interactions avec d'autres médicaments

Prise ou utilisation d'autres médicaments:

Veuillez indiquer à votre médecin si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, même s'il s'agit d'un médicament obtenu sans ordonnance. Ceci est également valable pour les médicaments à base de plantes, les vitamines et minéraux fortement dosés. Certains médicaments peuvent altérer l'efficacité d'IRINOTECAN ARROW, par exemple le kétoconazole (pour le traitement des infections fongiques),la rifampicine (pour le traitement de la tuberculose),et certains médicaments pour le traitement de l'épilepsie (carbamazépine, phénobarbital et phénytoïne).

Le millepertuis (hypericum perforatum) ne doit pas être pris en même temps qu'IRINOTECAN ARROW ni entre les traitements, car il peut diminuer l'effet de l'irinotecan.

Si vous devez être opéré, prévenez votre médecin ou l'anesthésiste que vous prenez ce médicament car il peut altérer l'efficacité de certains médicaments durant l'opération.

Interactions avec les aliments et les boissons

Sans objet.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse - Allaitement

IRINOTECAN ARROW ne doit pas être utilisé pendant la grossesse.

Les femmes en âge de procréer doivent éviter de tomber enceintes. Des mesures contraceptives doivent être prises par les patients féminins et masculins pendant le traitement et au moins 3 mois après l'arrêt du traitement. Si vous tombez enceinte pendant cette période, vous devez immédiatement prévenir votre médecin.

L'allaitement doit être interrompu pendant la durée du traitement par l'irinotecan.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines:

Dans certains cas IRINOTECAN ARROW peut entraîner des effets secondaires qui altèrent l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines. Contactez votre médecin ou votre pharmacien si vous avez un doute.

IRINOTECAN ARROW peut entraîner des vertiges ou des troubles visuels pouvant se produire dans les 24 heures après l'administration du produit. Si cela se produit, vous ne devez pas conduire de véhicules ni utiliser de machines.

Liste des excipients à effet notoire

Informations importantes concernant certains composants de IRINOTECAN ARROW 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion:

IRINOTECAN ARROW contient du sorbitol. Si vous avez une intolérance à certains sucres, prévenez votre médecin avant que l'on ne vous administre ce médicament.

3. COMMENT UTILISER IRINOTECAN ARROW 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

IRINOTECAN ARROW doit être administré en perfusion dans vos veines pendant une durée de 30 à 90 minutes. La quantité de perfusion administrée dépend de votre âge, votre taille et votre état général. Elle dépend également des autres traitements que vous recevez pour votre cancer. Votre médecin calculera votre surface corporelle en mètres carrés (m2).

·si vous avez été précédemment traité avec du 5-fluorouracile, vous serez normalement traité avec IRINOTECAN ARROW seul à la dose de 350 mg/m2 toutes les 3 semaines.

·Si vous n'avez pas reçu de chimiothérapie auparavant, vous recevrez normalement 180 mg/m2 d'IRINOTECAN ARROW toutes les 2 semaines. Ceci sera suivi d'aide folinique et de 5-fluorouracile.

Ces posologies peuvent être modifiées par votre médecin en fonction de votre état général et des effets indésirables que vous pourrez ressentir.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Sans objet.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Sans objet.

Risque de syndrome de sevrage

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, IRINOTECAN ARROW 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion est susceptible d'avoir des effets indésirables, bien que tout le monde n'y soit pas sujet.

Votre médecin discutera de ces effets indésirables avec vous et vous expliquera les risques et bénéfices de votre traitement. Certains de ces effets indésirables doivent être traités immédiatement; voir également les informations de la rubrique « Faites attention avec IRINOTECAN ARROW ».

Effets indésirables très fréquents (plus de 1 patient sur 10)

·troubles sanguins: neutropénie (diminution du nombre de certains globules blancs),thrombocytopénie, (diminution du nombre de plaquettes),anémie;

·diarrhée retardée;

·nausées, vomissements;

·chute des cheveux (les cheveux repoussent après l'arrêt du traitement);

·en association, élévation sérique transitoire de certaines enzymes (ALAT, ASAT, phosphatases alcalines) ou de la bilirubine.

Effets indésirables fréquents (moins de 1 patient sur 10, mais plus d'1 sur 100)

·syndrome aigu de type cholinergique: les principaux symptômes sont la diarrhée précoce et de nombreux autres symptômes, tels que douleurs abdominales, yeux rouges, enflammés qui démangent et larmoiements (conjonctivite),nez qui coule (rhinite),tension artérielle basse, vasodilatation, transpiration, refroidissement, sensation de malaise général, vertiges, troubles visuels, contraction des pupilles, larmoiements et hypersalivation survenant pendant ou dans les 24 heures suivant la perfusion d'IRINOTECAN ARROW;

·fièvre, infections;

·fièvre associée à une diminution importante du nombre de certains globules blancs;

·déshydratation, fréquemment associée avec une diarrhée et/ou vomissements;

·constipation;

·fatigue;

·augmentation du taux d'enzymes hépatiques et de créatinine dans le sang.

Effets indésirables peu fréquents (moins de 1 patient sur 100, mais plus d'1 sur 1000)

·réactions allergiques;

·réactions cutanées peu sévères; réactions peu sévères au site de perfusion;

·effets précoces tels que difficultés respiratoires;

·atteintes pulmonaires (maladie pulmonaire interstitielle);

·occlusion intestinale;

·douleurs abdominales et inflammation entraînant une diarrhée (état connu sous le nom de colite pseudomembraneuse);

·des cas peu fréquents d'insuffisance rénale, hypotension ou insuffisance cardiovasculaire ont été observés chez des patients qui ont eu des épisodes de déshydratation associée à de la diarrhée et/ou des vomissements ou une infection.

Effets indésirables rares (moins de 1 patient sur 1000, mais plus d'1 sur 10 000)

·réactions allergiques sévères (réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes); en cas de survenue, vous devez immédiatement prévenir votre médecin;

·effets précoces tels que contractions musculaires ou crampes et engourdissement (paresthésie);

·saignements gastro-intestinaux et inflammation du colon, y compris l'appendice;

·perforation intestinale; anorexie; douleur abdominale; inflammation des muqueuses;

·inflammation du pancréas;

·hypertension pendant et suivant l'administration;

·diminution des taux de potassium et de sodium sanguins, le plus souvent liée à une diarrhée et des vomissements.

Effets indésirables très rares (moins de 1 patient sur 10 000)

·troubles transitoires de la parole;

·augmentation du taux de certaines enzymes digestives qui dégradent les sucres et les graisses.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER IRINOTECAN ARROW 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser ce médicament après la date de péremption figurant sur l'étui après EXP. La date de péremption correspond au dernier jour de ce mois.

Conditions de conservation

A conserver dans l'emballage d'origine, à l'abri de la lumière.

Ne pas congeler.

Après ouverture: la solution à diluer pour perfusion doit être utilisée immédiatement après la première ouverture du flacon.

Après dilution dans du glucose 5% ou du chlorure de sodium 0.9%, la stabilité physico-chimique de la solution diluée a été démontrée pendant 24 heures à 30° C ou pendant 48 heures entre 2° C et 8° C.

Toutefois d'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, les durées et les conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Sans objet.

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout à l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien ce qu'il faut faire des médicaments inutilisés. Ces mesures permettront de protéger l'environnement.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES  Retour en haut de la page

Liste complète des substances actives et des excipients

Que contient IRINOTECAN ARROW 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?

La substance active est:

Chlorhydrate d'irinotecan trihydraté ...... 20,00 mg

Equivalent à irinotecan ......... 17,33 mg

Pour 1 ml.

Un flacon de 2 ml contient 40 mg de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté.

Un flacon de 5 ml contient 100 mg de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté.

Un flacon de 15 ml contient 300 mg de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté.

Un flacon de 25 ml contient 500 mg de chlorhydrate d'irinotecan trihydraté.

Les autres composants sont:

Sorbitol (E420),acide lactique, hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

Forme pharmaceutique et contenu

Qu'est-ce que IRINOTECAN ARROW 20 mg/ml, solution à diluer pour perfusion et contenu de l'emballage extérieur ?

Ce médicament se présente sous forme d'une solution à diluer pour perfusion, claire, incolore à légèrement jaune.

Flacon de 2 ml, 15 ml ou 25 ml. Boîte de 1.

Flacon de 5 ml. Boîte de 1 ou 5.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable de la libération des lots, si différent

Titulaire

ARROW GENERIQUES

26 AVENUE TONY GARNIER

69007 LYON

Exploitant

ARROW GENERIQUES

26 AVENUE TONY GARNIER

69007 LYON

Fabricant

ACTAVIS NORDIC A/S

ORNEGARDSVEJ 16

2820 GENTOFTE

DANEMARK

ou

S.C. SINDAN- PHARMA S.R.L.

11 ION MIHALACHE BLVD,

011171 BUCAREST

ROUMANIE

ou

ACTAVIS ITALY S.P.A.

VIA PASTEUR 10

20014 NERVIANO

ITALIE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants:

Conformément à la réglementation en vigueur.

Date dapprobation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lAnsm (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé:

Manipulation

Comme tous les agents antinéoplasiques, IRINOTECAN ARROW doit être manipulé avec précaution. La dilution doit être faite sous conditions aseptiques par un personnel entraîné dans des locaux réservés à cet usage. Des précautions doivent être prises pour éviter le contact avec la peau et les muqueuses.

Instructions de protection pour la préparation d'IRINOTECAN ARROW solution à diluer pour perfusion

Une salle de protection doit être utilisée, et des gants de protection ainsi qu'une blouse de protection doivent être portés. S'in n'y a pas de salle de protection disponible, un masque (recouvrant la bouche) et des lunettes doivent être portés.

Les contenants ouverts, tels que ampoules, flacons, et canules usagées, seringues, cathéters, tubes et résidus de cytostatiques doivent être considérés comme des déchets toxiques et être éliminés selon les procédures locales de traitement des DECHETS CYTOTOXIQUES.

Procédure à suivre si le produit est renversé:

·des vêtements de protection doivent être portés

·les morceaux de verre doivent être ramassés et placés dans le conteneur pour DECHETS CYTOTOXIQUES

·les surfaces contaminées doivent être correctement rincées avec d'abondantes quantités d'eau froide

·les surfaces rincées doivent ensuite être soigneusement essuyées et le matériel utilisé pour essuyer doit être jeté en tant que DECHETS CYTOTOXIQUES

Au cas où IRINOTECAN ARROW entrerait en contact avec la peau, la surface doit être abondamment rincée à l'eau courante puis lavée avec du savon et de l'eau. En cas de contact avec les muqueuses, les surfaces touchées doivent être soigneusement lavées avec de l'eau. Si vous ressentez une gêne, contactez un médecin.

Si IRINOTECAN ARROW entre en contact avec les yeux, les laver soigneusement avec une eau abondante. Contactez immédiatement un ophtalmologue.

Instructions pour la dilution

IRINOTECAN ARROW solution à diluer pour perfusion est destiné aux perfusions intraveineuses, seulement après dilution dans les diluants recommandés (soit solution de chlorure de sodium pour perfusion à 0.9 %, soit solution de glucose pour perfusion à 5 %) avant l'administration. A l'aide d'une seringue graduée, prélever aseptiquement dans le flacon la quantité voulue de la solution d'IRINOTECAN ARROW et l'injecter dans une poche ou un flacon de perfusion de 250 ml. Mélanger soigneusement la solution à perfuser par rotation manuelle.

En cas de présence de précipité dans les flacons ou dans la solution diluée, le produit doit être jeté selon les procédures classiques de traitement des agents cytotoxiques.

IRINOTECAN ARROW ne doit pas être administré en bolus intraveineux ou en perfusion intraveineuse de moins de 30 minutes ou de plus de 90 minutes.

Elimination

Tout le matériel utilisé pour la préparation et l'administration ou entrant en contact avec l'irinotecan doit être détruit conformément aux procédures locales de manipulation des composés cytotoxiques.

Autres

Sans objet.

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Source : ANSM