IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion

source: ANSM - Mis à jour le : 28/08/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Chaque flacon de 5 ml contient 5 mg de chlorhydrate d'idarubicine.

Chaque flacon de 10 ml contient 10 mg de chlorhydrate d'idarubicine.

Chaque flacon de 20 ml contient 20 mg de chlorhydrate d'idarubicine.

1 ml de solution pour perfusion contient 1 mg de chlorhydrate d'idarubicine.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Solution pour perfusion.

Solution limpide, stérile, sans conservateur.

Le pH de la solution pour perfusion est compris entre 3,0 et 4,5.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

L'idarubicine est indiquée :

·chez les adultes dans le traitement de la leucémie aiguë myéloblastique (également connue sous le nom de leucémie aiguë myéloïde ou LAM; ce type de leucémie était anciennement dénommée leucémie aiguë non-lymphoblastique ou LANL),dans l'induction d'une rémission chez les patients non traités ou en rechute ou réfractaires;

·idarubicine, en association avec la cytarabine est indiqué dans le traitement de 1ère ligne dinduction de la rémission chez des enfants non précédemment traités et atteints de leucémie aiguë myéloïde (LAM).

·chez les adultes et chez les enfants en deuxième intention dans le traitement de la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) en rechute.

L'idarubicine peut être utilisée en association lors de protocoles chimiothérapiques impliquant d'autres agents cytotoxiques.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

·Leucémie aiguë myéloblastique (LAM) :

Chez l'adulte, la dose recommandée est de 12 mg/m2 par jour en IV pendant 3 jours consécutifs, ou 8 mg/m2 par jour en IV pendant 5 jours consécutifs.

Régimes en association :

Chez les enfants atteints de LAM lintervalle de dose recommandé pour lidarubicine en association avec la cytarabine est de 10 à 12 mg/m2 de surface corporelle et par jour pendant 3 jours en injection intraveineuse lente.

·Leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) :

Chez l'adulte, la dose recommandée est de 12 mg/m2 par jour en IV pendant 3 jours consécutifs.

Chez l'enfant, la dose recommandée est de 10 mg/m2 par jour en IV pendant 3 jours consécutifs.

·Dose cumulée :

Une dose cumulée de 93 mg/m2 apparaît rarement cardiotoxique chez l'adulte. Le jeune enfant peut être plus sensible à la cardioxicité liée à la dose cumulée.

Ces schémas posologiques doivent être considérés en tenant compte de l'état hématologique du patient et des doses des autres agents cytotoxiques quand ils sont utilisés en association.

Mode dadministration

Voie intraveineuse stricte : la solution diluée doit être injectée dans la tubulure d'une perfusion intraveineuse de chlorure de sodium à 0,9 % en 5 à 10 minutes.

En cas de signes ou symptômes d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.

Attention :

Il est extrêmement important de s'assurer que l'administration est intraveineuse. Toute extravasation d'idarubicine risquerait de produire une nécrose des tissus environnants.

En cas d'apparition de signes ou de symptômes d'extravasation, il convient d'interrompre immédiatement la perfusion.

Idarubicine est un cytotoxique. Pour toute information concernant la dilution, ainsi que les précautions particulières d'élimination et de manipulation, voir rubrique 6.6.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

Lidarubicine est contre-indiquée chez les patients dans les cas suivants :

·Hypersensibilité au chlorhydrate d'idarubicine ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 et/ou à d'autres anthracyclines ou à d'autres anthracènediones.

·Insuffisance hépatique grave (voir rubrique 4.4).

·Insuffisance rénale grave (voir rubrique 4.4).

·Myélosuppression persistante.

·Infections non contrôlées.

·Insuffisance cardiaque grave.

·Cardiomyopathie sévère.

·Infarctus du myocarde récent, de moins de 6 mois.

·Arythmies graves.

·Traitement préalable avec des doses cumulées maximales d'idarubicine et/ou d'autres anthracyclines et anthracènediones (voir rubrique 4.4).

·Allaitement (voir rubrique 4.6).

·Vaccins vivants atténués (contre fièvre jaune, varicelle, zona, rougeole, oreillons, rubéole, tuberculose, rotavirus, grippe) et ce pendant les 6 mois suivant larrêt de la chimiothérapie (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Général

Lidarubicine doit être administrée sous la surveillance dun médecin compétent et habitué aux thérapies cytotoxiques.

Ceci permet d'assurer un traitement immédiat et efficace des complications sévères de la maladie et / ou de son traitement (par exemple, hémorragie, infections majeures).

Les patients ne doivent plus présenter les effets indésirables dune thérapie cytotoxique antérieure (tels que stomatites, neutropénie, thrombocytopénies, et infections généralisées) avant de commencer le traitement avec lidarubicine.

Une grande prudence s'impose lors de la préparation et l'administration d'une injection d'idarubicine. La solution ne devra pas entrer en contact avec les muqueuses, les yeux ou la peau du patient.

Fonction cardiaque :

Une cardiotoxicité se manifestant par une insuffisance cardiaque congestive, des arythmies aigües mettant en jeu le pronostic vital, peut survenir au cours du traitement ou plusieurs semaines après son terme. Un traitement approprié doit être envisagé. Le risque de toxicité myocardique peut être plus élevé en cas de radiothérapie antérieure ou de radiothérapie concomitante de la région médiastinale ou péricardique ou lors de traitements avec d'autres agents potentiellement cardiotoxiques ou chez des patients présentant une situation clinique particulière en raison de leur maladie (anémie, dépression médullaire, infections, péricardite leucémique et/ou myocardite). D'autres facteurs de risques sont les suivants : maladie cardiovasculaire évolutive ou latente, prise antérieure d'anthracyclines et d'anthracènediones et utilisation concomitante de médicaments pouvant inhiber la contractilité cardiaque.

La surveillance de la fonction cardiaque doit être particulièrement attentive au cours du traitement afin de réduire au maximum le risque de toxicité cardiaque tel que décrit avec les autres anthracyclines et pouvant se manifester par des événements précoces (c'est à dire aigus) ou tardifs (c'est-à-dire différés).

Manifestations précoces (aiguës) : Un rapport bénéfice/risque fortement favorable est nécessaire pour poursuivre le traitement par l'idarubicine chez les patients ayant une diminution de la fonction cardiaque. La cardiotoxicité précoce de l'idarubicine se manifeste principalement par une tachycardie sinusale et/ou des anomalies de l'électrocardiogramme (ECG),notamment des variations non-spécifiques du segment ST-T. Des cas de tachyarythmie, y compris des cas de contractions ventriculaires prématurées (extrasystoles ventriculaires) et de tachycardie ventriculaire, de bradycardie, de bloc auriculo-ventriculaire et de bloc de branche ont également été signalés. Ces effets n'annoncent généralement pas l'apparition ultérieure d'une cardiotoxicité tardive, sont rarement cliniquement pertinents et ne motivent généralement pas l'arrêt du traitement par l'idarubicine.

Bien qu'il n'existe aucune méthode fiable permettant de prédire une insuffisance cardiaque congestive aiguë, une cardiomyopathie induite par les anthracyclines est habituellement associée à une réduction définitive du voltage de l'onde QRS, une prolongation au-delà des limites normales de l'intervalle de temps systolique (rapport PEP/LVET) et une réduction de la fraction d'éjection ventriculaire gauche comparée aux valeurs initiales observées avant traitement.

Manifestations tardives (c'est-à-dire différées) : La cardiotoxicité différée apparaît généralement à un stade tardif du traitement ou au cours des 2 ou 3 mois suivant la fin de ce dernier, mais on a également fait état d'effets tardifs observés de plusieurs mois à quelques années après la fin du traitement. La myocardiopathie tardive se manifeste par une réduction de la fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG) et/ou des signes et des symptômes d'insuffisance cardiaque congestive (ICC) comme dyspnée, dème pulmonaire, dème déclive, cardiomégalie, hépatomégalie, oligurie, ascite, épanchement pleural et bruit de galop. Des effets subaigus tels que péricardite/myocardite ont également été signalés. L'ICC menaçant le pronostic vital est la forme la plus grave de cardiomyopathie induite par les anthracyclines et constitue une toxicité limitant la dose cumulée pour ce type de médicament.

Il conviendra d'effectuer un électrocardiogramme et une évaluation de la fraction d'éjection ventriculaire gauche soit par un échocardiogramme soit par un angiogramme MUGA (angiographie isotopique multiples-dépendants) avant et au cours du traitement par l'idarubicine. Bien que la dose cumulée maximale ne puisse pas encore être définie, une évaluation cardiologique spécifique chez des patients cancéreux n'a pas montré de modification significative de la fonction cardiaque chez des patients traités par l'idarubicine à une dose cumulée moyenne de 93 mg/m2. Néanmoins, une cardiopathie induite par l'idarubicine a été rapportée chez 5 % des patients ayant reçu par voie IV des doses cumulées de 150 à 290 mg/m2.

Le diagnostic clinique précoce d'une atteinte myocardique induite par l'idarubicine semble avoir un impact important sur la réussite du traitement pharmacologique. Comme avec les autres anthracyclines, la prudence s'impose lors de l'administration d'idarubicine à des enfants en raison d'un risque accru de cardiotoxicité de ces produits dans cette catégorie d'âge.

Les données disponibles sur les patients traités avec des doses totales cumulées d'idarubicine par voie orale allant jusqu'à 400 mg/m2 suggèrent une faible probabilité de cardiotoxicité.

La fonction cardiaque doit être évaluée avant que les patients ne commencent un traitement par l'idarubicine et doivent être surveillés tout au long du traitement afin de minimiser le risque d'une affection cardiaque sévère. Le risque peut être diminué par le suivi régulier de la FEVG au cours du traitement avec l'arrêt rapide de l'idarubicine au premier signe d'une fonction altérée. La méthode quantitative appropriée pour l'évaluation répétée de la fonction cardiaque (évaluation de la FEVG) comprend le scanner ou l'échocardiographie à échographie multiple (MUGA) (ECHO). Une évaluation cardiaque de base avec un ECG et un scanner MUGA ou ECHO est recommandée, en particulier chez les patients présentant des facteurs de risque de toxicité cardiaque accrue. Des dosages répétés de MUGA ou ECHO de la FEVG devraient être effectués, en particulier avec des doses d'anthracycline cumulées plus élevées. La technique utilisée pour l'évaluation doit être cohérente tout au long du suivi.

Les facteurs de risque de toxicité cardiaque incluent les maladies cardiovasculaires actives ou dormantes, la radiothérapie antérieure ou concomitante dans la région médiastinale / péricardique, le traitement antérieur par d'autres anthracyclines ou anthracenediones et l'utilisation concomitante de médicaments capables daltérer la contractilité cardiaque ou les médicaments cardiotoxiques (par exemple, le trastuzumab). Les anthracyclines, y compris l'idarubicine, ne doivent pas être administrées en association avec d'autres agents cardiotoxiques, à moins de surveiller attentivement la fonction cardiaque du patient. Les patients recevant des anthracyclines après larrêt dautres agents cardiotoxiques, particulièrement ceux ayant une longue demi-vie comme le trastuzumab, peuvent être sujet à un risque accru de cardiotoxicité. La demi-vie d'élimination du trastuzumab étant approximativement de 28 à 38 jours, ce produit peut persister dans la circulation pendant jusquà 27 semaines (190 jours ou 5 demi-vies d'élimination).

Par conséquent, les médecins devraient éviter la thérapie à base d'anthracycline pendant 27 semaines après l'arrêt du trastuzumab lorsque cela est possible. Si les anthracyclines sont utilisées avant ce délai, une surveillance attentive de la fonction cardiaque est recommandée.

La surveillance de la fonction cardiaque doit être particulièrement stricte chez les patients recevant des doses cumulées élevées et chez ceux qui présentent des facteurs de risque. Cependant, la cardiotoxicité avec l'idarubicine peut se produire à des doses cumulées plus faibles, qu'il y ait ou non des facteurs de risque cardiaques.

Chez les nourrissons et les enfants, il semble y avoir une plus grande susceptibilité à la toxicité cardiaque induite par l'anthracycline et leur fonction cardiaque doit faire lobjet dune surveillance régulière à long terme.

Il est probable que la toxicité de l'idarubicine et d'autres anthracyclines ou anthracenediones soit additive.

Toxicité hématologique :

Lidarubicine est un puissant myélosuppresseur. Une myélosuppression grave se manifestera chez tous les patients ayant reçu une dose thérapeutique de cet agent. Une surveillance hématologique attentive y compris celle des granulocytes, des globules rouges et des plaquettes est donc nécessaire.

Les profils hématologiques devront être évalués avant et au cours de chaque cycle de traitement avec idarubicine, y compris la numération différentielle des leucocytes.

Leucémies secondaires :

Des cas de leucémie secondaire, précédés ou non d'une phase préleucémique, ont été signalés chez les patients prenant des anthracyclines dont lidarubicine. La leucémie secondaire est plus courante lorsque ces médicaments sont administrés en association avec des antinéoplasiques pouvant altérer l'ADN, lors de traitements cytotoxiques lourds ou lorsque les doses d'anthracyclines ont été augmentées progressivement. Ces leucémies peuvent se manifester après une période de latence de 1 à 3 ans.

Une leucopénie et/ou une granulocytopénie (neutropénie) réversibles et dose-dépendantes sont les principales manifestations de la toxicité hématologique de l'idarubicine et constituent la plus fréquente toxicité aigüe dose-limitante de ce médicament. La leucopénie et la neutropénie sont habituellement graves, une thrombocytopénie et une anémie peuvent aussi se manifester. Le nombre des neutrophiles et des plaquettes atteint généralement leur nadir entre 10 et 14 jours après l'administration; cependant, dans la plupart des cas, le nombre des cellules redevient normal au cours de la troisième semaine de traitement.

Pendant la phase de myélosuppression sévère, des décès dus à des infections et / ou des hémorragies ont été rapportés.

Les conséquences cliniques d'une myélosuppression grave sont de la fièvre, des infections, une septicémie, un choc septique, une hémorragie, une hypoxie tissulaire ou le décès. En cas de neutropénie fébrile, un traitement par un antibiotique IV est recommandé.

Des équipements avec un laboratoire et des ressources adéquates pour surveiller la tolérance médicamenteuse, protéger et soigner les patients doivent être disponibles pour traiter rapidement et efficacement une hémorragie et/ou une infection graves. Les patients âgés de plus de 55 ans devront recevoir un fort traitement de soutien au cours de la phase d'aplasie.

Fonction hépatique et rénale :

Etant donné que l'insuffisance hépatique et/ou rénale peut affecter l'élimination de l'idarubicine, la fonction hépatique et rénale doit être évaluée par des tests de laboratoire clinique conventionnels (en utilisant de la bilirubine sérique et de la créatinine sérique comme indicateurs) avant et pendant le traitement. Dans un certain nombre d'essais cliniques de Phase III, le traitement était contre-indiqué si les taux de bilirubine et/ou de créatinine sérique dépassaient 2 mg/dl. Avec d'autres anthracyclines une réduction de la dose de 50 % est généralement prescrite si les taux de bilirubine et de créatinine sont compris entre 1,2 et 2,0 mg/dl.

Effets gastro-intestinaux :

L'idarubicine est émétique. Une inflammation des muqueuses (essentiellement stomatite, plus rarement sophagite) apparaît généralement peu après l'administration du médicament, et si elle est grave, elle peut évoluer vers l'ulcération des muqueuses en quelques jours. La plupart des patients guérissent vers la 3ème semaine de traitement.

Des événements gastro-intestinaux sévères (tels que perforations ou saignements) ont été occasionnellement observés chez des patients traités par lidarubicine par voie orale et présentant une leucémie aigüe ou une autre pathologie ou traitement antérieur connus pour entrainer des complications gastro-intestinales. Chez les patients présentant une maladie gastro-intestinale active avec un risque accru de saignement et/ou de perforation, le médecin doit évaluer le rapport bénéfice risque de l'administration orale didarubicine.

Carcinogénèse :

L'idarubicine a des propriétés mutagènes et carcinogènes chez le rat. Son potentiel carcinogène chez l'homme n'est pas connu. Il conviendra de garder présents à l'esprit la possibilité d'effets carcinogènes avant d'envisager un traitement à long terme.

Effets au site d'injection :

Des scléroses peuvent apparaître au sein des petits vaisseaux ou à la suite dinjections répétées dans la même veine. Le respect des recommandations dadministration peut réduire le risque de phlébite ou de thrombophlébite au site dinjection (voir rubrique 4.2).

Extravasation :

L'extravasation de l'injection d'idarubicine au site d'injection intraveineuse peut entraîner des réactions tissulaires locales graves comme une douleur locale, des lésions tissulaires graves (vésication, cellulite grave et nécrose).

Lapparition de ces signes durant linjection intraveineuse didarubicine doit conduire à larrêt immédiat de ladministration.

Le risque de thrombophlébite au site d'injection peut être réduit au minimum en injectant la solution diluée dans la tubulure d'une perfusion intraveineuse de chlorure de sodium à 0,9 % en 5 à 10 minutes. Une sensation de picotements ou de brûlure est le signe d'une extravasation de faible importance; la perfusion devra être immédiatement arrêtée et reprise dans une autre veine.

Syndrome de lyse tumorale :

Le catabolisme important des purines qui accompagne la rapide lyse des cellules cancéreuses (syndrome de lyse tumorale) induite par l'idarubicine peut entraîner une hyperuricémie. Les taux sanguins d'acide urique, de potassium, de phosphate, de calcium et de créatinine doivent être évalués après tout traitement initial. Une bonne hydratation, l'alcalinisation des urines et l'emploi d'allopurinol à titre prophylactique pour prévenir l'hyperuricémie peuvent réduire au minimum le risque de complications liées au syndrome de lyse tumorale.

Effets immunosuppresseurs/ susceptibilité accrue aux infections :

Ladministration de vaccins vivants atténués chez les patients immunodéprimés par des agents chimiothérapeutiques dont lidarubicine est contre-indiquées car elle peut entraîner des infections graves ou fatales (voir rubrique 4.3 et 4.5). Des vaccins tués ou inactivés peuvent être administrés, cependant leur efficacité peut être diminuée.

La vaccination par un vaccin vivant doit être évitée chez les patients recevant de l'idarubicine.

Autres :

L'utilisation concomitante d'idarubicine et de phénytoïne ou de fosphénytoïne n'est pas recommandée (voir rubrique 4.5).

Comme avec d'autres agents cytotoxiques, une thrombophlébite et des phénomènes thromboemboliques, y compris une embolie pulmonaire, ont été signalés pendant un traitement par l'idarubicine.

Ce produit peut entraîner une coloration rouge de l'urine pendant 1 à 2 jours après l'administration. Les patients doivent en être informés.

Reproduction :

Il est conseillé aux hommes traités par idarubicine dadopter des mesures contraceptives pendant le traitement et, le cas échéant, de se renseigner sur une éventuelle conservation du sperme avant de débuter le traitement en raison dune possible infertilité et/ou deffets génotoxiques du sperme causés par lidarubicine.

Les hommes ne doivent pas concevoir d'enfant pendant le traitement et attendre au moins 3 mois après le terme du traitement pour le faire.

Les femmes ne doivent pas être enceintes pendant un traitement à l'idarubicine.

Les femmes en âge de procréer et les hommes de tous âges doivent utiliser des mesures contraceptives (voir rubrique 4.6).

Idarubicine contient du sodium :

Le taux de sodium est inférieur à 1 mmol (23 mg) par dose administrée, cest à dire « sans sodium ».

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Lidarubicine est un puissant myélosuppresseur et les régimes de chimiothérapie combinée contenant d'autres agents dont l'action est similaire peuvent entraîner des effets myélosuppresseurs supplémentaires (voir rubrique 4.4).

Les changements de la fonction hépatique ou rénale provoqués par des traitements associés peuvent affecter le métabolisme, la pharmacocinétique et l'efficacité thérapeutique et/ou la toxicité de l'idarubicine (voir rubrique 4.4).

L'utilisation d'idarubicine en association avec une chimiothérapie et avec d'autres médicaments potentiellement cardiotoxiques, ainsi que l'utilisation concomitante d'autres composés agissant sur le cur (par exemple des inhibiteurs calciques) exige une surveillance de la fonction cardiaque pendant toute la durée du traitement.

Un contact prolongé avec toute solution présentant un pH alcalin doit être évité car il aurait comme conséquence la détérioration du médicament. L'idarubicine ne doit pas être mélangée avec de l'héparine car un précipité pourrait se former, il n'est pas recommandé de mélanger ce médicament avec d'autres substances actives.

Une myélosuppression additive peut apparaître quand une radiothérapie est réalisée de manière concomitante, ou 2 à 3 semaines avant le traitement par idarubicine.

INTERACTIONS COMMUNES A TOUS LES CYTOTOXIQUES

Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)

+ Vaccins vivants atténués (contre fièvre jaune, varicelle, zona, rougeole, oreillons, rubéole, tuberculose, rotavirus, grippe) et ce pendant les 6 mois suivant larrêt de la chimiothérapie.

Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.

Ce risque est accru chez les sujets dont le système immunitaire est déjà affaibli par une maladie. Utiliser si possible un vaccin inactivé.

Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)

+ Phénytoïne (et, par extrapolation fosphénytoïne) :

Risque d'aggravation des convulsions causées par la diminution de l'absorption digestive de la phénytoïne par le cytotoxique ou risque accru de toxicité ou perte de l'efficacité du cytotoxique par l'augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne.

Associations faisant l'objet de précautions demploi

+ Antivitamines K

Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales. Lors de la combinaison des anticoagulants oraux et de la chimiothérapie anticancéreuse, une fréquence accrue du suivi de l'INR (International Normalized Ratio) est recommandée, car le risque d'interaction ne peut être exclu.

Associations à prendre en compte

+ Cyclosporine A

La co-administration de la cyclosporine A en chimiosensibilisant unique a augmenté de manière significative l'ASC d'idarubicine (1,78 fois) et l'ASC d'idarubicinol (2,46 fois) chez les patients atteints de leucémie aiguë. La signification clinique de cette interaction est inconnue. Un ajustement posologique peut être nécessaire chez certains patients.

+ Agents immunosuppresseurs (everolimus, sirolimus, tacrolimus, temsirolimus)

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lymphoprolifératif.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Le potentiel embryotoxique de l'idarubicine a été démontré dans les études in vitro et in vivo. Cependant, on ne dispose pas de données pertinentes chez les femmes enceintes. Des études menées sur des animaux ont montré une embryotoxicité et une tératogénicité chez le rat mais pas chez le lapin (voir rubrique 5.3).

Les femmes en âge de procréer doivent être avisées de ne pas tomber enceinte au cours du traitement et dutiliser des contraceptifs efficaces tout au long du traitement comme le suggère leur médecin et pour les hommes jusqu'à 3 mois après la fin du traitement.

Allaitement

On ignore si l'idarubicine ou ses métabolites passent dans le lait maternel. L'allaitement est contre-indiqué à cause des effets potentiellement toxiques pour le nouveau-né.

Fertilité

L'idarubicine peut provoquer des lésions chromosomiques dans les spermatozoïdes humains. Il n'y a pas de données relatives aux effets de l'idarubicine sur la fertilité féminine. Chez les animaux, des effets secondaires de l'idarubicine ont été signalés (voir rubrique 5.3).

Pour ces raisons, les hommes traités par idarubicine doivent utiliser des méthodes contraceptives jusquà 3 mois après la fin du traitement (voir rubrique 4.4).

Si, au terme du traitement, la patiente désire avoir un enfant, elle devra demander conseil à un généticien.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Une myélosuppression grave et une toxicité cardiaque sont les deux principaux effets indésirables.

Les fréquences des effets indésirables sont basées sur les catégories suivantes :

Les effets indésirables suivants ont été observés et rapportés durant l'administration didarubicine avec les fréquences suivantes (voir rubrique 4.4) :

Très fréquent :

≥ 1/10

Fréquent :

≥1/100 et <1/10

Peu fréquent :

≥1/1000 et <1/100

Rare :

≥1/10000 et <1/1000

Très rare :

<1/10000

Fréquence indéterminée :

Ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles

Infection et Infestation

Très fréquent

Episodes infectieux

Peu fréquent

Sepsis, septicémie, cellulite (cet évènement peut être grave)

Tumeurs bénignes, malignes et non spécifiées (y compris kystes et polypes)

Peu fréquent

Leucémies secondaires (leucémie aiguë myéloïde et syndrome myélodysplasique)

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent

Anémie, leucopénie grave et neutropénie, thrombocytopénie

Fréquence indéterminée

Pancytopénie

Affections du système immunitaire

Très rare

Anaphylaxie

Affections endocriniennes

Très fréquent

Anorexie

Peu fréquent

Déshydratation

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Peu fréquent

Syndrome de lyse tumorale

Hyperuricémie

Fréquence indéterminée

Hyperphosphatémie

Hyperkaliémie

Hypocalcémie

Hyperphosphaturie

Affections du système nerveux

Rare

Hémorragie cérébrale

Affections cardiaques

Fréquent

Bradycardie, tachycardie sinusale, tachyarythmie, réduction asymptomatique de la fraction d'éjection ventriculaire gauche, insuffisance cardiaque congestive et cardiomyopathies (voir la rubrique 4.4 pour les signes et les symptômes associés).

Peu fréquent

Anomalies de l'ECG, notamment variations non-spécifiques du segment ST-T

Très rare

Péricardite, myocardites, Bloc auriculo-ventriculaire et bloc de branche

Affections vasculaires

Fréquent

Hémorragie, phlébite, thrombophlébite

Peu fréquent

Choc

Très rare

Tromboembolisme, embolie pulmonaire, bouffées vasomotrices

Affections gastro-intestinales

Très fréquent

Nausées/vomissements, stomatites, diarrhées, douleurs abdominales ou sensations de brûlure

Fréquent

Hémorragies du tractus gastro-intestinal

Peu fréquent

sophagites, colites, y compris entérocolite grave/entérocolite neutropénique avec perforation

Très rare

Erosions/ulcérations gastriques

Affections hépatobiliaires

Fréquent

Elévation des enzymes hépatiques et de la bilirubine

Troubles de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent

Alopécie, toxicité locale : extravasation avec douleurs locales et lésions graves des tissus (vésication, cellulite grave et nécrose),réactions au site d'injection (voir rubrique 4.4)

Fréquent

Eruption cutanée, prurit, hypersensibilité de la peau irradiée (réaction de «rappel de la radiation»)

Peu fréquent

Urticaire, hyperpigmentation de la peau et des ongles, nécrose tissulaire

Très rare

Erythème acral

Fréquence indéterminée

Réaction locale

Affections du rein et des voies urinaires

Très fréquent

Coloration rouge de l'urine pendant 1 à 2 jours après l'administration

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent

Fièvre, maux de tête, frissons

Population pédiatrique

Les effets indésirables sont similaires chez les adultes et les enfants, sauf une plus grande susceptibilité à la toxicité cardiaque induite par l'anthracycline des enfants.

Description de certains effets indésirables

Système hématopoïétique

La myélosuppression prononcée est l'effet indésirable le plus sévère du traitement par l'idarubicine. Cependant, ceci est nécessaire pour l'éradication des cellules leucémiques (voir rubrique 4.4).

La leucopénie et la neutropénie atteignent généralement le nadir entre le 10ème et le 14ème jour de traitement par idarubicine. Généralement les valeurs des leucocytes/neutrophiles se normalisent vers la troisième semaine.

Pendant la phase de myélosuppression sévère, des décès dus à des infections et / ou des hémorragies ont été rapportés.

Les conséquences cliniques de la myélosuppression peuvent être la fièvre, les infections, la septicémie, le choc septique, les hémorragies et l'hypoxie tissulaire, pouvant entraîner la mort. En cas de neutropénie fébrile, un traitement par un antibiotique IV est recommandé (voir rubrique 4.4).

Cardiotoxicité

Une insuffisance cardiaque congestive menaçant le pronostic vital est la forme la plus sévère de cardiomyopathie induite par les anthracyclines et représente un risque de toxicité cumulée limitant la posologie maximale de ce médicament (voir rubrique 4.4).

Gastro-intestinal

Stomatite et, dans les cas graves, ulcération de la muqueuse, déshydratation causée par des vomissements et des diarrhées sévères, risque de perforation du côlon, etc.

Site d'administration

Phlébite / thrombophlébite et les mesures de prévention discutées à la section 4.2; Les infiltrats paraveineux non intentionnels peuvent causer de la douleur, une cellulite sévère et une nécrose des tissus.

Autres effets indésirables : hyperuricémie (voir rubrique 4.4).

La prévention des symptômes par l'hydratation, l'alcalinisation de l'urine et la prophylaxie par l'allopurinol peuvent minimiser les complications potentielles du syndrome de lyse tumorale.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

L'administration de doses très élevées d'idarubicine risque de provoquer une toxicité myocardique aiguë dans les 24 premières heures et une myélosuppression sévère pendant 1 à 2 semaines.

Le traitement repose sur le maintien des fonctions vitales dans des unités de soins spéciales tout au long de cette période et doit comporter des mesures comme des transfusions sanguines et des soins infirmiers palliatifs. Des cas d'insuffisance cardiaque tardive ont été observés plusieurs mois après un surdosage par les anthracyclines.

Les patients traités par idarubicine par voie orale doivent être surveillés pour une possible hémorragie gastro-intestinale et des lésions muqueuses sévères.

Il convient donc de surveiller soigneusement le patient et, si des signes d'insuffisance cardiaque se déclarent, d'instaurer le traitement adéquat, selon les recommandations conventionnelles.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : antibiotiques cytotoxiques; anthracyclines et apparentés, code ATC : L01DB06

L'idarubicine est un agent intercalant de l'ADN qui interagit avec l'enzyme topo-isomérase II et qui a un effet inhibiteur sur la synthèse de l'acide nucléique.

L'idarubicine démontre une activité anti-tumorale contre la leucémie et les lymphomes des souris aussi bien par voie IV que par voie orale. Des études in vitro menées sur des cellules de souris et humaines, résistantes à l'anthracycline, ont démontré que l'idarubicine à un faible taux de résistance croisée.

La modification de la position 4 de la structure d'anthracycline donne au composé une haute lipophilie qui a comme conséquence un taux élevé de captage cellulaire comparé à la doxorubicine et à la daunorubicine.

L'idarubicine a démontré avoir une meilleure efficacité que la daunorubicine et être un agent efficace contre la leucémie et les lymphomes des souris, à la fois par voie intraveineuse et orale. Des études in vitro menées sur les cellules de souris et humaines, résistantes à l'anthracycline, ont démontré que l'idarubicine a une moins bonne résistance croisée que la doxorubicine et la daunorubicine. Des études sur la toxicité cardiaque chez les animaux ont révélé que l'idarubicine a un meilleur indice thérapeutique que la doxorubicine et la daunorubicine. Son métabolite principal, l'idarubicinol, a démontré, in vitro et in vivo, avoir une activité anti-tumorale chez les modèles expérimentaux. Chez les rats, l'idarubicinol administré aux mêmes doses que la substance active est nettement moins cardiotoxique que l'idarubicine.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Après une administration par voie intraveineuse aux patients ayant une fonction rénale et hépatique normale, l'idarubicine est éliminée de la circulation générale avec une demi-vie d'élimination comprise entre 11 et 25 heures et est largement métabolisée par le CYP2C9 et le CYP2D6 en un métabolite actif, l'idarubicinol, qui est plus lentement éliminé avec une demi-vie d'élimination comprise entre 41 et 69 heures. Le médicament est éliminé par excrétion biliaire et rénale, en grande partie sous forme d'idarubicinol.

Des études sur les concentrations cellulaires médicamenteuses (cellules sanguines nucléées et de moelle osseuse),chez des patients atteints de leucémie, ont démontré que les concentrations cellulaires maximales d'idarubicine sont atteintes quelques minutes après l'injection. Les concentrations d'idarubicine et d'idarubicinol dans les cellules sanguines nucléées et de moelle osseuse représentent plus de cent fois les concentrations plasmatiques.

Les taux d'excrétion plasmatique et cellulaire de l'idarubicine sont comparables à la demi-vie finale qui est d'une durée moyenne de 15 heures. La demi-vie finale de l'idarubicinol dans les cellules est d'environ 72 heures.

Des études in vitro ont démontré que la liaison aux protéines plasmiques de l'idarubicine est d'au moins 95 %. Cette donnée doit être prise en compte lorsque l'utilisation de ce produit en association avec d'autres médicaments est envisagée.

Population pédiatrique :

Les mesures pharmacocinétiques effectuées chez 7 patients pédiatriques recevant de lidarubicine par voie intraveineuse à des doses comprises entre 15 et 40 mg/m² pendant 3 jours ont montré que la demi-vie médiane de lidarubicine était de 8,5 heures (écart : 3,6 26,4 heures). Le métabolite actif, lidarubicinol, sest accumulé pendant les 3 jours de traitement, avec une demi-vie médiane de 43,7 heures (écart : 27,8 131 heures). Dans une autre étude, les mesures pharmacocinétiques effectuées chez 15 patients pédiatriques recevant de lidarubicine par voie orale à des doses comprises entre 30 et 50 mg/m² pendant 3 jours ont montré que le pic de concentration plasmatique didarubicine était de 10,6 ng/ml (écart : 2,7 16,7 ng/ml à la dose de 40 mg/m²). La demi-vie terminale médiane de lidarubicine était de 9,2 heures (écart : 6,4 25,5 heures). Une accumulation significative didarubicinol a été observée sur la période de traitement de 3 jours. La demi-vie terminale de lidarubicine observée après administration par voie intraveineuse était comparable à celle observée après administration par voie orale chez les patients pédiatriques.

Chez ladulte, après administration par voie orale de 10 à 60 mg/m² didarubicine, lidarubicine était rapidement absorbée avec des pics de concentrations plasmatiques de 4 à 12,65 ng/ml atteints de 1 à 4 heures après ladministration. La demi-vie terminale était de 12,7 ± 6 heures (moyenne ± ET). Après administration didarubicine par voie intraveineuse chez des adultes, la demi-vie terminale était de 13,9 ± 5,9 heures et comparable à celle observée après administration par voie orale.

La Cmax de lidarubicine étant comparable chez les enfants et les adultes après administration par voie orale, la cinétique de labsorption ne semble pas différente entre ces deux populations.

Après administration aussi bien par voie orale que par voie intraveineuse, les valeurs de la demi-vie délimination de lidarubicine diffèrent chez les enfants et chez les adultes :

Les valeurs de clairance corporelle totale de lidarubicine comprises entre 30 et 107,9 l/h/m² observées chez les adultes sont supérieures aux valeurs comprises entre 18 et 33 l/h/m² observées dans la population pédiatrique. Bien que le volume de distribution de lidarubicine soit très grand tant chez ladulte que chez lenfant, ce qui suggère que la majeure partie du médicament se lie aux tissus, la demi-vie d'élimination plus courte et la clairance corporelle totale plus faible ne sexpliquent pas totalement par un volume de distribution apparent plus faible chez lenfant que chez ladulte.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Suite à une administration unique par voie intraveineuse à des souris, des rats et des chiens, l'organe cible principal était le système hématologique et dans le cas des chiens il y avait aussi le système gastro-intestinal.

Pendant une période de 13 semaines, on a administré à des rats et à des chiens des doses uniques par voie intraveineuse de 0,4 mg/kg et de 0,3 mg/kg respectivement, pendant 3 jours consécutifs, les organes cibles étant les suivants : le système hémolymphopoïétique (diminution des leucocytes, des érythrocytes et des paramètres relatifs et des plaquettes; atrophie et involution de la rate et du thymus),le tractus gastro-intestinal (inflammation de l'intestin et/ou érosions),la fonction hépatique (nécrose, stéatose),rénale (dégénération tubulaire ou atrophie),testiculaire (inhibition de la spermatogenèse).

Des tests in vitro et in vivo ont montré que l'idarubicine a des propriétés mutagènes.

L'idarubicine est tératogène et toxique pour l'embryon chez le rat et toxique sur les organes de la reproduction. Comme les autres anthracyclines, l'idarubicine est carcinogène chez le rat.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Glycérol, hydroxyde de sodium (ajustement du pH),acide chlorhydrique (ajustement du pH) et eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.

IDARUBICINE MYLAN ne doit pas être mélangée avec de l'héparine en raison du risque de précipitation. Il est recommandé de ne pas mélanger ce produit avec d'autres médicaments.

Un contact prolongé avec une solution présentant un pH alcalin doit être évité car il aurait comme conséquence la dégradation du médicament.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

2 ans.

Solution pour perfusion :

La stabilité physico-chimique de la solution diluée a été démontrée pendant 24 heures à 25°C dans une solution de chlorure de sodium à 0,9 % (9 mg/ml).

Dun point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2°C et 8°C.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver (au réfrigérateur) entre 2°C et 8°C.

Conserver le flacon dans l'emballage extérieur, à l'abri de la lumière.

Ne pas congeler.

Pour les conditions de conservation après dilution, voir la rubrique 6.3.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

Flacon de 5 ml (verre incolore de type I) d'idarubicine (5 mg/5 ml) avec un bouchon en caoutchouc (chlorobutyle) et une capsule de type flip off. Boîte de 1 et 5 flacons.

Flacon de 10 ml (verre incolore de type I) d'idarubicine (10 mg/10 ml) avec un bouchon en caoutchouc (chlorobutyle) et une capsule de type flip off. Boîte de 1 et 5 flacons.

Flacon de 20 ml (verre incolore de type I) d'idarubicine (20 mg/20 ml) avec un bouchon en caoutchouc (chlorobutyle) et une capsule de type flip off. Boîte de 1 et 5 flacons.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Comme tous les agents antinéoplasiques, IDARUBICINE MYLAN doit être préparé et manipulé avec précautions.

Le port de lunettes, de masque et de gants est obligatoire. Il est indispensable d'utiliser des lunettes de protection, un masque et des gants.

En cas de contact cutané avec la solution d'IDARUBICINE MYLAN, laver immédiatement et abondamment à l'eau et au savon.

En cas de contact d'une muqueuse avec la solution d'IDARUBICINE MYLAN, rincer immédiatement à l'eau.

Les femmes enceintes ne doivent pas manipuler ce médicament.

Préparation en vue d'une administration en perfusion intraveineuse

Comme pour tout autre médicament injectable, IDARUBICINE MYLAN, solution pour perfusion, DOIT ETRE PREPARE DE MANIERE ASEPTIQUE.

Elimination

Tout produit non utilisé ainsi que le matériel utilisé pour la dilution et l'administration doivent être détruits conformément aux procédures standards de l'hôpital relatives aux agents cytotoxiques suivant les dispositions législatives en vigueur sur l'élimination des déchets toxiques.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

MYLAN S.A.S.

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

FRANCE

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·580 253-7 ou 34009 580 253 7 2 : flacon de 5 ml (verre incolore). Boîte de 1.

·580 254-3 ou 34009 580 254 3 3 : flacon de 5 ml (verre incolore). Boîte de 5.

·580 256-6 ou 34009 580 256 6 2 : flacon de 10 ml (verre incolore). Boîte de 1.

·580 257-2 ou 34009 580 257 2 3 : flacon de 20 ml (verre incolore). Boîte de 1.

·580 258-9 ou 34009 580 258 9 1 : flacon de 20 ml (verre incolore). Boîte de 5.

·580 259-5 ou 34009 580 259 5 2 : flacon de 10 ml (verre incolore). Boîte de 5.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I

Médicament soumis à prescription hospitalière. Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

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source: ANSM - Mis à jour le : 28/08/2017

Dénomination du médicament

IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion

Chlorhydrate d'idarubicine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant dutiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion ?

3. Comment utiliser IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

IDARUBICINE MYLAN appartient à un groupe de médicaments appelés cytostatiques (médicaments anticancéreux).

L'idarubicine est utilisée pour le traitement de leucémies (cancer du sang). Il peut également être utilisé en association avec d'autres médicaments anticancéreux.

IDARUBICINE MYLAN en association à la cytarabine, est indiqué dans le traitement dinduction de la première rémission chez les enfants non préalablement traités qui ont un cancer du sang appelé leucémie aiguë myéloïde (LAM).

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DUTILISER IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Nutilisez jamais IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion :

·si vous êtes allergique à l'idarubicine ou à l'un des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6).

·si vous avez déjà eu une réaction allergique (hypersensible) à tout autre médicament anticancéreux tel que la daunorubicine ou la doxorubicine.

·si vous souffrez d'une insuffisance rénale ou hépatique sévère.

·si votre fonction médullaire est diminuée, c'est à dire si votre moelle osseuse produit moins de cellules sanguines. Cela peut être dû à un traitement antérieur à base de médicaments contenant la même substance active, des médicaments de la même famille, ou si vous avez subi une radiothérapie récemment.

·si vous avez une infection qui n'est pas contrôlée.

·si vous souffrez d'insuffisances cardiaques ou d'un problème au cur, ou si vous avez eu récemment une crise cardiaque.

·si vous souffrez d'une maladie du muscle cardiaque (cardiomyopathie).

·si vous avez des battements de cur irréguliers (arythmie).

·si vous avez déjà été exposé(e) à un traitement à des doses maximales d'idarubicine et/ou de tout autre médicament similaire tel que la daunorubicine ou la doxorubicine.

·si vous allaitez (voir rubrique « Grossesse et allaitement »).

·en association avec les vaccins vivants atténués (vaccins contre la fièvre jaune, la varicelle, le zona, la rougeole, les oreillons, la rubéole, la tuberculose, le rotavirus, la grippe) et ce pendant les 6 mois suivant larrêt de la chimiothérapie (voir Autres médicaments et Idarubicine Mylan).

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion.

·Votre médecin pourra préférer retarder votre prochaine cure de traitement pour laisser le temps aux cellules de votre sang de se rétablir. Vous devrez vous soumettre à des analyses sanguines régulières pour vérifier votre bon rétablissement.

·Idarubicine peut avoir des effets dangereux pour votre cur. Si vous avez souffert de problèmes cardiaques ou si vous êtes actuellement sous traitement pour ces problèmes, veuillez-vous assurer d'en avoir bien informé votre médecin. Vous serez probablement soumis à des examens réguliers pour vérifier les fonctions du cur, avant et pendant le traitement avec l'idarubicine.

·L'idarubicine peut être dangereuse pour le bébé à naître. Vous avez été averti(e) de la nécessité d'utiliser des contraceptifs, que vous soyez un homme ou une femme, pour prévenir des grossesses pendant votre traitement avec l'idarubicine (voir rubrique « Grossesse et allaitement »).

·Problèmes au niveau du foie ou des reins.

Avant de commencer et au cours du traitement par IDARUBICINE MYLAN, des contrôles réguliers de votre sang, foie, reins et cur seront effectués. Votre médecin fera les vérifications régulières suivantes :

·Des analyses sanguines pour s'assurer que les cellules sanguines sont suffisamment nombreuses pour permettre à votre sang de fonctionner correctement.

·Des analyses sanguines pour contrôler les taux d'acide urique.

·Des examens cardiaques puisque l'idarubicine peut affecter votre cur.

·Des analyses sanguines pour vérifier que votre foie fonctionne convenablement, puisque l'idarubicine peut affecter votre foie.

Les nourrissons et les enfants semblent être plus sensibles à la toxicité cardiaque induite par les anthracyclines ; cest pourquoi leur fonction cardiaque doit être surveillée régulièrement à long terme.

Votre urine peut avoir une couleur rouge pendant 1 à 2 jours après le traitement avec l'idarubicine. Veuillez consultez votre médecin ou votre pharmacien si vous avez des doutes, des questions ou si la couleur de votre urine vous inquiète.

Autres médicaments et IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Il est particulièrement important d'avertir votre médecin si vous prenez ou si vous avez pris récemment l'un des médicaments suivants :

·d'autres médicaments anticancéreux affectant la fonction de la moelle osseuse,

·des immunosuppresseurs (tels que la cyclosporine, le tacrolimus ou le sirolimus),

·la vaccination avec des vaccins à virus vivants doit être évitée,

·les vaccins vivants atténués (vaccins contre la fièvre jaune, la varicelle, le zona, la rougeole, les oreillons, la rubéole, la tuberculose, le rotavirus, la grippe) sont contre-indiqués (pendant les 6 mois suivant larrêt de la chimiothérapie),

·des médicaments pour des maladies cardiaques (par exemple des inhibiteurs calciques),

·des médicaments potentiellement cardiotoxiques (ayant des effets dangereux pour le cur),(par exemple du cyclophosphamide),

·des médicaments affectant votre fonction rénale ou hépatique,

·des anticonvulsifs (par exemple de la phénytoïne et de la fosphénytoïne),

·des médicaments pour diluer votre sang (anticoagulants). Votre médecin peut faire des contrôles réguliers pour surveiller la façon dont votre sang coagule,

·un contact prolongé avec toute solution d'un pH alcalin doit être évité car il entraînera une dégradation du médicament. L'idarubicine ne doit pas être mélangée avec de l'héparine car un précipité peut se former et il n'est pas recommandé de mélanger avec d'autres médicaments

Grossesse, allaitement et fertilité

Vous ne devez pas être traité(e) avec l'idarubicine à moins que votre médecin vous l'ait clairement indiqué.

Si vous êtes une femme en âge d'avoir des enfants vous devez éviter d'être enceinte pendant le traitement avec l'idarubicine.

Si vous êtes un homme, vous devez éviter de concevoir un enfant pendant le traitement avec l'idarubicine et pendant les 3 mois suivant son arrêt. Le traitement avec l'idarubicine peut provoquer une stérilité masculine et vous pouvez, si vous le souhaitez, obtenir des conseils sur les banques de sperme avant le début du traitement.

Vous ne devez pas allaiter pendant le traitement avec l'idarubicine, car une partie du médicament pourrait passer dans le lait maternel et nuire à la santé de votre bébé.

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Les effets de l'idarubicine sur la capacité de conduire des véhicules ou d'utiliser des machines n'ont pas été évalués.

IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion contient du sodium :

Ce médicament contient du sodium. Le taux de sodium est inférieur à 1 mmol (23 mg) par dose administrée, c'est-à-dire sans « sodium ».

3. COMMENT UTILISER IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

Votre médecin déterminera la dose qui vous convient. La dose que vous recevrez devra prendre en compte votre état clinique (hématologique, cardiaque, hépatique et rénal) et la posologie des autres cytotoxiques utilisés en association.

Chez lenfant dans le traitement de la LAM :

Si lenfant reçoit lidarubicine en association à dautres médicaments antileucémiques (cytarabine) la dose recommandée se situe entre 10 et 12 mg/m2 administrés lentement dans une veine une fois par jour pendant trois jours successifs. Ceci est répété toutes les trois semaines.

Mode d'administration et voie d'administration

Ce médicament vous sera administré par voie intraveineuse stricte.

La solution doit être injectée dans vos veines dans la tubulure d'une perfusion intraveineuse de chlorure de sodium à 0,9 %, en 5 à 10 minutes.

ATTENTION :

Toute extravasation (fuite de liquide hors de la veine) risquerait de produire une nécrose (lésions sévères) des tissus environnants. Dans ce cas, il convient d'interrompre immédiatement l'injection.

Durée du traitement

La durée de traitement doit être déterminée par votre médecin.

Si vous avez utilisé plus de IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion que vous nauriez dû :

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Votre médecin prendra rapidement les mesures appropriées.

Si vous avez d'autres questions sur l'utilisation de ce médicament, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Vous devez avertir immédiatement votre médecin :

·Si vous ressentez une sensation de picotements ou de brûlure au point d'injection dans votre veine pendant que vous recevez l'idarubicine. Cela peut signifier que le reste de la dose doit être administré dans une autre veine.

·Si vous ressentez un état fébrile (de type grippal) ou si vous avez des éruptions cutanées, peut-être faites-vous une réaction allergique à ce médicament.

·Si vous avez mal à la gorge ou si vous avez de la fièvre suite au traitement ou si vous saignez ou avez des hématomes (bleus),c'est peut-être parce que le produit a réduit le nombre de cellules sanguines.

D'autres effets indésirables ont été signalés aux fréquences approximatives indiquées ci-dessous.

Très fréquent : peu affecter plus d'1 personne sur 10 :

·vos urines peuvent avoir une coloration rouge pendant quelques jours après le traitement. Cela est normal et ne doit pas être une source d'inquiétude,

·perte de cheveux, qui repoussent une fois que le traitement est terminé,

·perte de l'appétit, douleurs abdominales, nausées, vomissements ou diarrhée, stomatite (inflammation de la bouche et de la gorge),

·infections,

·anémie (manque de globules rouges),leucopénie (diminution du nombre des globules blancs),neutropénie (diminution du nombre des neutrophiles dans le sang),thrombocytopénie (diminution du nombre de plaquettes sanguines),

·éruption cutanée,

·fièvre, maux de tête.

Fréquent : peut affecter jusquà 1 personne sur 10 :

·saignements de lestomac ou de lintestin,

·cardiomyopathies (détérioration de la fonction des muscles du cur) caractérisées par un essoufflement, un gonflement des poumons, gonflement qui change de position selon la position corporelle, augmentation de la taille du cur et du foie, diminution de la production d'urine, rétention excessive des fluides, accumulation de fluides à proximité des poumons, battements cardiaques anormaux,

·rythme cardiaque lent ou rapide,

·phlébite ou thrombophlébite (inflammation de la veine),saignements,

·examen hépatique anormal,

·rougeurs ou démangeaison,

·insuffisance cardiaque congestive (le cur ne pompe plus le sang de façon efficace),

·sensibilité accrue de la peau exposée à la radiation (réaction tardive de la peau due au traitement avec l'idarubicine).

Peu fréquent : peut affecter jusquà 1 personne sur 100 :

·septicémie (infection du sang),

·syndrome de lyse tumorale (complication qui peut survenir après un traitement anticancéreux ou parfois même sans traitement),

·leucémies secondaires (cancer du sang),

·augmentation des taux d'acide urique dans le sang,

·électrocardiogramme anormal, crise cardiaque,

·une diminution dangereuse de la tension artérielle qui, si elle n'est pas traitée, peut conduire à l'effondrement, au coma et à la mort,

·reflux acide de l'estomac provoquant des brûlures,

·inflammation sévère de l'intestin grêle ou du gros intestin (viscères),

·changement de la coloration de la peau et des ongles ou urticaire, type d'infection de la peau avec les signes suivants : peau chaude, tendre et rouge, parfois avec de la fièvre et des frissons,

·déshydratation.

Rare : peut affecter jusquà 1 personne sur 1000 :

·saignements du tissu cérébral.

Très rare : peut affecter jusquà 1 personne sur 10 000 :

·absence de production de cellules sanguines par la moelle osseuse,

·choc anaphylactique (une réaction allergique entraînant un gonflement des lèvres, du visage ou du cou et impliquant de graves difficultés à respirer, des éruptions cutanée ou de l'urticaire),

·inflammation du myocarde ou du péricarde, rythme cardiaque anormal,

·formation de caillots de sang dans les vaisseaux sanguins,

·ulcères de l'estomac,

·rougeurs de la peau.

Fréquence indéterminée : la fréquence ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles :

·hyperphosphatémie (taux élevé de phosphate dans le sang),

·hyperkaliémie (taux élevé de potassium dans le sang),

·hypocalcémie (bas taux de calcium dans le sang),

·hyperphosphaturie (excrétion anormalement basse des phosphates dans les urines),

·pancytopénie (diminution du nombre de globules blancs, rouges et plaquettes).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boite ou le flacon après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C).

Conserver le flacon dans son emballage d'origine, à l'abri de la lumière.

Ne pas congeler.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion  Retour en haut de la page

·La substance active est : le chlorhydrate d'idarubicine.

Chaque flacon de 5 ml contient 5 mg de chlorhydrate d'idarubicine.

Chaque flacon de 10 ml contient 10 mg de chlorhydrate d'idarubicine.

Chaque flacon de 20 ml contient 20 mg de chlorhydrate d'idarubicine.

1 ml de solution pour perfusion contient 1 mg de chlorhydrate d'idarubicine.

·Les autres composants sont : glycérol, hydroxyde de sodium (ajustement du pH),acide chlorhydrique (ajustement du pH) et eau pour préparations injectables.

Quest-ce que IDARUBICINE MYLAN 1 mg/ml, solution pour perfusion et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

IDARUBICINE MYLAN se présente sous la forme d'une solution pour perfusion. Il s'agit d'une solution stérile, sans conservateur, limpide et de couleur rouge foncé.

Flacons de 5 ml, 10 ml ou 20 ml de solution. Boîte de 1 ou 5 flacons.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

MYLAN S.A.S.

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

FRANCE

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

MYLAN S.A.S.

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

FRANCE

Fabricant  Retour en haut de la page

MYLAN S.A.S.

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

Ou

THYMOORGAN PHARMAZIE GMBH

SCHIFFGRABEN 23

38690 GOSLAR

ALLEMAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé :

Manipulation de l'IDARUBICINE MYLAN

Comme tous les agents anticancéreux, IDARUBICINE MYLAN doit être préparé et manipulé avec précaution.

Le port de lunettes, de masque et de gants est obligatoire.

En cas de contact accidentel de la solution d'IDARUBICINE MYLAN avec la peau, laver immédiatement et abondamment avec de l'eau et du savon.

En cas de contact accidentel de la solution d'IDARUBICINE MYLAN avec une muqueuse, laver immédiatement à l'eau.

Les femmes enceintes ne doivent pas manipuler ce médicament.

Posologie

Pour toute information sur la posologie, veuillez-vous référer au Résumé des Caractéristiques du Produit.

Préparation en vue d'une administration en perfusion intraveineuse

Comme pour tout autre médicament injectable, IDARUBICINE MYLAN, solution pour perfusion, DOIT ETRE PREPARE DE MANIERE ASEPTIQUE.

Voie intraveineuse stricte : la solution diluée doit être injectée dans la tubulure d'une perfusion intraveineuse de chlorure de sodium à 0,9 % en 5 à 10 minutes. En cas de signes ou symptômes d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.

Attention :

Il est extrêmement important de s'assurer que l'administration est intraveineuse. Toute extravasation d'idarubicine risquerait de produire une nécrose de tissus environnants. En cas d'apparition de signes ou de symptômes d'extravasation, il convient d'interrompre immédiatement la perfusion.

Incompatibilités

IDARUBICINE MYLAN ne doit pas être mélangée avec de l'héparine en raison du risque de précipitation et ne doit pas être mélangé avec des solutions présentant un pH alcalin qui causeraient sa dégradation rapide. Il est recommandé de ne pas mélanger ce produit avec d'autres médicaments.

Précautions particulières de conservation

A conserver (au réfrigérateur) entre 2°C et 8°C.

Conserver le flacon dans l'emballage original, à l'abri de la lumière.

Ne pas congeler.

Solution pour perfusion :

La stabilité physico-chimique de la solution diluée dans une solution de chlorure de sodium à 0,9 % (9 mg/ml) a été démontrée pendant 24 heures à 25°C.

D'un point de vue microbiologique, la solution pour perfusion doit être utilisée immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 et 8°C.

Elimination

Tout produit non utilisé ainsi que le matériel utilisé pour la dilution et l'administration doivent être détruits conformément aux procédures standards de l'hôpital relatives aux agents cytotoxiques suivant les dispositions législatives en vigueur sur l'élimination des déchets toxiques.

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Source : ANSM