HALDOL 2 mg/ml, solution buvable en gouttes

source: ANSM - Mis à jour le : 16/06/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

HALDOL 2 mg/ml, solution buvable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Halopéridol.. 0,2000 g

Pour 100 ml.

Excipients à effet notoire : parahydroxybenzoate de méthyle (E218)

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Solution buvable.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Patients adultes âgés de 18 ans et plus

·Traitement de la schizophrénie et du trouble schizo-affectif.

·Traitement aigu du délire en cas déchec des traitements non pharmacologiques.

·Traitement des épisodes maniaques modérés à sévères associés au trouble bipolaire de type I.

·Traitement de lagitation psychomotrice aiguë associée aux troubles psychotiques ou aux épisodes maniaques du trouble bipolaire de type I.

·Traitement de lagressivité persistante et des symptômes psychotiques chez les patients présentant une démence dAlzheimer modérée à sévère ou une démence vasculaire en cas déchec des traitements non pharmacologiques et lorsquil existe un risque de préjudice pour le patient lui-même ou autrui.

·Traitement des tics, notamment du syndrome de Gilles de la Tourette, chez les patients sévèrement atteints, après échec des prises en charge éducatives, psychologiques et des autres traitements pharmacologiques.

·Traitement des mouvements choréiques légers à modérés de la maladie de Huntington en cas dinefficacité ou dintolérance aux autres traitements.

Patients pédiatriques

Traitement

·De la schizophrénie chez les adolescents âgés de 13 à 17 ans en cas déchec ou dintolérance aux autres traitements pharmacologiques.

·De lagressivité sévère persistante chez les enfants et les adolescents âgés de 6 à 17 ans atteints dautisme ou de troubles envahissants du développement, en cas déchec ou dintolérance aux autres traitements.

·Des tics, notamment du syndrome de Gilles de la Tourette, chez les enfants et les adolescents âgés de 10 à 17 ans sévèrement atteints, après échec des prises en charge éducatives, psychologiques et des autres traitements pharmacologiques.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

Adultes

Il est recommandé dinitier le traitement à faible dose, celle-ci pouvant ensuite être ajustée en fonction de la réponse du patient. Les patients doivent toujours recevoir la dose minimale efficace (voir rubrique 5.2).

Les doses recommandées pour HALDOL solution buvable sont présentées dans le tableau 1.

Tableau 1 : doses dhalopéridol recommandées chez les adultes âgés de 18 ans et plus

Traitement de la schizophrénie et du trouble schizo-affectif

·2 à 10 mg/jour par voie orale, en prise unique ou en 2 prises distinctes. Les patients connaissant un premier épisode schizophrénique répondent généralement à une dose de 2 à 4 mg/jour, tandis que chez les patients ayant présentés des épisodes schizophréniques multiples, des doses allant jusquà 10 mg/jour peuvent être nécessaires.

·La dose peut être ajustée tous les 1 à 7 jour(s).

·Chez la majorité des patients, les doses supérieures à 10 mg/jour nont pas montré une plus grande efficacité que les doses inférieures et peuvent être associées à une incidence accrue de symptômes extrapyramidaux. Le rapport bénéfice/risque doit être évalué au cas par cas lorsque des doses supérieures à 10 mg/jour sont envisagées.

·La dose maximale est de 20 mg/jour car, au-delà, les risques en termes de sécurité sont supérieurs aux bénéfices cliniques apportés par le traitement.

Traitement aigu du délire en cas déchec des traitements non pharmacologiques

·1 à 10 mg/jour par voie orale, en prise unique ou en 2 à 3 prises distinctes.

·Le traitement doit être initié à la plus faible dose possible, et la dose doit être ajustée par paliers toutes les 2 à 4 heures si lagitation persiste, jusquà un maximum de 10 mg/jour.

Traitement des épisodes maniaques modérés à sévères associés au trouble bipolaire de type I

·2 à 10 mg/jour par voie orale, en prise unique ou en 2 prises distinctes.

·La dose peut être ajustée tous les 1 à 3 jour(s).

·Chez la majorité des patients, les doses supérieures à 10 mg/jour nont pas montré une plus grande efficacité que les doses inférieures et peuvent être associées à une incidence accrue de symptômes extrapyramidaux. Le rapport bénéfice/risque doit être évalué au cas par cas lorsque des doses supérieures à 10 mg/jour sont envisagées.

·La dose maximale est de 15 mg/jour car, au-delà, les risques en termes de sécurité sont supérieurs aux bénéfices cliniques apportés par le traitement.

·La pertinence de la poursuite du traitement par HALDOL doit être évaluée rapidement après linitiation du traitement (voir rubrique 4.4).

Traitement de lagitation psychomotrice aiguë associée aux troubles psychotiques ou aux épisodes maniaques du trouble bipolaire de type I

·5 à 10 mg par voie orale, à renouveler au bout de 12 heures si nécessaire, sans dépasser un maximum de 20 mg/jour.

·La pertinence de la poursuite du traitement par HALDOL doit être évaluée rapidement après linitiation du traitement (voir rubrique 4.4).

·Si le patient recevait précédemment de lhalopéridol en injection intramusculaire, le traitement oral par HALDOL doit être initié en appliquant un rapport de conversion de dose initiale de 1/1, et suivi dun ajustement de la dose en fonction de la réponse clinique.

Traitement de lagressivité persistante et des symptômes psychotiques chez les patients présentant une démence dAlzheimer modérée à sévère ou une démence vasculaire en cas déchec des traitements non pharmacologiques et lorsquil existe un risque de préjudice pour le patient lui-même ou autrui

·0,5 à 5 mg/jour par voie orale, en prise unique ou en 2 prises distinctes.

·La dose peut être ajustée tous les 1 à 3 jour(s).

·La nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée dans un délai maximal de 6 semaines.

Traitement des tics, notamment du syndrome de Gilles de la Tourette, chez les patients sévèrement atteints, après échec des prises en charge éducatives, psychologiques et des autres traitements pharmacologiques

·0,5 à 5 mg/jour par voie orale, en prise unique ou en 2 prises distinctes.

·La dose peut être ajustée tous les 1 à 7 jour(s).

·La nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée tous les 6 à 12 mois.

Traitement des mouvements choréiques légers à modérés de la maladie de Huntington en cas dinefficacité ou dintolérance aux autres traitements

·2 à 10 mg/jour par voie orale, en prise unique ou en 2 prises distinctes.

·La dose peut être ajustée tous les 1 à 3 jour(s).

HALDOL solution buvable doit être utilisé pour ladministration de doses uniques inférieures à 1 mg que les comprimés dHALDOL ne permettent pas dobtenir.

La solution buvable dHALDOL 2 mg/mL en flacon compte-gouttes est destinée à être utilisée pour les doses uniques allant jusquà 2 mg dhalopéridol (équivalentes à 20 gouttes).

La solution buvable dHALDOL 2 mg/mL en flacon de 195 ml avec pipette compte-gouttes est destinée à être utilisée pour les doses uniques dhalopéridol de 1 mg et plus.

La solution buvable dHALDOL 2 mg/mL en flacon de 100 ml avec seringue doseuse pour administration orale est destinée à être utilisée pour les doses uniques dhalopéridol de 0,5 mg et plus.

Le nombre de gouttes requis pour obtenir une dose unique donnée avec HALDOL 2 mg/mL solution buvable sont indiqués dans le tableau 2.

Tableau 2 : Table de conversion pour HALDOL 2 mg/mL, solution buvable

mg dhalopéridol

Nombre de gouttes dHALDOL

(flacon compte-gouttes)

0,1 mg

1 goutte

0,2 mg

2 gouttes

0,3 mg

3 gouttes

0,4 mg

4 gouttes

0,5 mg

5 gouttes

1 mg

10 gouttes

2 mg

20 gouttes

Aucune présentation dHALDOL 2 mg/mL, solution buvable ne permet de mesurer lensemble des doses uniques recommandées. Ceci doit être pris en compte pour déterminer la présentation la plus adaptée lors de la prescription.

Sevrage thérapeutique

Un arrêt progressif de lhalopéridol est conseillé (voir rubrique 4.4).

Oubli de dose

En cas doubli, il est recommandé que les patients prennent la dose suivante à lheure habituelle et quils ne prennent pas de dose double.

Populations particulières

Personnes âgées

Chez les patients âgés, il est recommandé dinstaurer le traitement en utilisant les doses dhalopéridol suivantes :

·Traitement de lagressivité persistante et des symptômes psychotiques chez les patients présentant une démence dAlzheimer modérée à sévère ou une démence vasculaire en cas déchec des traitements non pharmacologiques et lorsquil existe un risque de préjudice pour le patient lui-même ou autrui : 0,5 mg/jour.

·Pour toutes les autres indications : la moitié de la plus faible dose utilisée chez ladulte.

La dose dhalopéridol peut être ajustée en fonction de la réponse du patient au traitement. Une augmentation prudente et progressive de la dose est recommandée chez les patients âgés.

Chez les patients âgés, la dose maximale est de 5 mg/jour.

Des doses supérieures à 5 mg/jour ne doivent être envisagées que chez les patients qui ont préalablement toléré des doses supérieures et après réévaluation du rapport bénéfice/risque pour chaque patient.

Insuffisance rénale

Linfluence de linsuffisance rénale sur la pharmacocinétique de lhalopéridol na pas été évaluée. Aucun ajustement de la dose nest recommandé, néanmoins il est conseillé de procéder avec prudence lors de lutilisation du traitement chez des patients atteints dinsuffisance rénale. Cependant, en cas dinsuffisance rénale sévère, il peut être nécessaire dutiliser une dose initiale plus faible et dajuster ensuite la dose par paliers plus petits et plus espacés que chez les patients ne présentant pas dinsuffisance rénale (voir rubrique 5.2).

Insuffisance hépatique

Linfluence de linsuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de lhalopéridol na pas été évaluée. Lhalopéridol étant très largement métabolisé dans le foie, il est recommandé de réduire la dose initiale de moitié et dajuster la dose par paliers plus petits et plus espacés que chez les patients ne présentant pas dinsuffisance hépatique (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Population pédiatrique

Les doses recommandées pour HALDOL solution buvable sont présentées dans le tableau 3.

Tableau 3 : doses dhalopéridol recommandées chez les patients pédiatriques

Traitement de la schizophrénie chez les adolescents âgés de 13 à 17 ans en cas déchec ou dintolérance aux autres traitements pharmacologiques

·La dose recommandée est de 0,5 à 3 mg/jour par voie orale à répartir sur plusieurs prises (2 à 3 prises par jour).

·Il est recommandé dévaluer le rapport bénéfice/risque au cas par cas lorsquune dose supérieure à 3 mg/jour est envisagée.

·La dose maximale recommandée est de 5 mg/jour.

·La durée du traitement doit être évaluée au cas par cas.

Traitement de lagressivité sévère persistante chez les enfants et les adolescents âgés de 6 à 17 ans atteints dautisme ou de troubles envahissants du développement, en cas déchec ou dintolérance aux autres traitements

·La dose recommandée est de 0,5 à 3 mg/jour chez les enfants âgés de 6 à 11 ans et de 0,5 à 5 mg/jour chez les adolescents âgés de 12 à 17 ans, par voie orale à répartir sur plusieurs prises (2 à 3 prises par jour).

·La nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée au bout de 6 semaines.

Traitement des tics, notamment du syndrome de Gilles de la Tourette, chez les enfants et les adolescents âgés de 10 à 17 ans sévèrement atteints, après échec des prises en charge éducatives, psychologiques et des autres traitements pharmacologiques

·La dose recommandée est de 0,5 à 3 mg/jour chez les enfants et les adolescents âgés de 10 à 17 ans, par voie orale à répartir sur plusieurs prises (2 à 3 prises par jour).

·La nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée tous les 6 à 12 mois.

La sécurité et lefficacité dHALDOL solution buvable nont pas été établies chez les enfants dont lâge est inférieur à celui défini dans les indications. Aucune donnée nest disponible concernant les enfants âgés de moins de 3 ans.

Mode dadministration

HALDOL solution buvable doit être administré par voie orale. La solution peut être mélangée à de leau pour en faciliter ladministration, mais elle ne doit pas être mélangée à un autre liquide. Une fois diluée, la solution doit être prise immédiatement.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

·État comateux.

·Dépression du système nerveux central (SNC).

·Maladie de Parkinson.

·Démence à corps de Lewy.

·Paralysie supranucléaire progressive.

·Allongement connu de lintervalle QTc ou syndrome du QT long congénital.

·Infarctus du myocarde aigu récent.

·Insuffisance cardiaque non compensée.

·Antécédents darythmies ventriculaires ou de torsades de pointes.

·Hypokaliémie non corrigée.

·Traitement concomitant par des médicaments allongeant lintervalle QT (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Mortalité accrue chez les personnes âgées atteintes de démence

De rares cas de mort subite ont été signalés chez des patients atteints de troubles psychiatriques traités par des antipsychotiques, notamment par lhalopéridol (voir rubrique 4.8).

Les patients âgés atteints de psychose liée à une démence et traités par des antipsychotiques sont exposés à un risque accru de mortalité. Lanalyse de 17 études contrôlées contre placebo (dune durée modale de 10 semaines),portant essentiellement sur des patients traités par des antipsychotiques atypiques, a révélé un risque de mortalité compris, chez les patients traités, entre 1,6 et 1,7 fois le risque correspondant chez les patients sous placebo. Sur la durée dune étude contrôlée typique de 10 semaines, le taux de mortalité a été denviron 4,5 % chez les patients traités par des antipsychotiques, contre 2,6 % environ dans le groupe placebo. Bien que les causes de mortalité aient été diverses, la plupart des décès sont apparus être dorigine cardiovasculaire (insuffisance cardiaque, mort subite, par exemple) ou infectieuse (pneumonie, par exemple). Les études observationnelles semblent indiquer que le traitement par lhalopéridol chez les patients âgés est également associé à une mortalité accrue. Cette association pourrait être plus importante avec lhalopéridol quavec les antipsychotiques atypiques ; elle est plus marquée pendant les 30 premiers jours suivant le début du traitement et persiste pendant au moins 6 mois. Il na pas été clairement établi dans quelle mesure cette association est imputable au médicament ou plutôt liée aux conditions du patient.

Effets cardiovasculaires

Outre les cas de mort subite, des allongements de lintervalle QTc et/ou des arythmies ventriculaires ont été signalés avec lhalopéridol (voir rubriques 4.3 et 4.8). Le risque de survenue de ces événements semble être plus élevé à forte dose, à forte concentration plasmatique, chez les patients prédisposés ou en cas dadministration par voie parentérale, en particulier intraveineuse.

La prudence est conseillée chez les patients présentant une bradycardie, une maladie cardiaque, des antécédents familiaux dallongement du QTc ou des antécédents de consommation importante dalcool. La prudence est également requise chez les patients susceptibles de présenter des concentrations plasmatiques élevées (voir rubrique 4.4, Métaboliseurs lents du CYP2D6).

Il est recommandé de réaliser un ECG à linitiation traitement. La nécessité deffectuer des ECG de contrôle pendant le traitement pour surveiller lallongement de lintervalle QTc et les arythmies ventriculaires doit être évaluée chez tous les patients. En cas dallongement du QTc en cours de traitement, il est recommandé de réduire la dose, mais la prise dhalopéridol doit être interrompue si le QTc dépasse 500 ms.

Les déséquilibres électrolytiques tels que lhypokaliémie et lhypomagnésémie augmentent le risque darythmies ventriculaires et doivent donc être corrigés avant de commencer le traitement par lhalopéridol. Par conséquent, un bilan initial des électrolytes suivi de contrôles réguliers est recommandé.

Des cas de tachycardie et dhypotension (notamment dhypotension orthostatique) ont également été signalés (voir rubrique 4.8). La prudence est recommandée lors de ladministration dhalopéridol chez des patients enclins à lhypotension ou à lhypotension orthostatique.

Événements vasculaires cérébraux

Lors des études cliniques randomisées, contrôlées contre placebo, menées chez des patients atteints de démence, une augmentation dun facteur 3 environ du risque dévénements vasculaires cérébraux indésirables a été observée avec certains antipsychotiques atypiques. Les études observationnelles qui ont comparé le taux dAccident Vasculaire Cérébral (AVC) chez les patients âgés exposés à des antipsychotiques, tous types confondus, au taux dAVC chez ceux non exposés à des médicaments de ce type ont constaté que le taux dAVC était plus élevé parmi les patients exposés. Cette majoration pourrait être plus importante avec lensemble des butyrophénones, y compris lhalopéridol. Le mécanisme à lorigine de cette augmentation du risque nest pas connu. Une augmentation du risque ne peut être exclue chez les autres populations de patients. HALDOL doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque dAVC.

Syndrome malin des neuroleptiques

Lhalopéridol a été associé à des cas de syndrome malin des neuroleptiques, une réaction idiosyncrasique rare caractérisée par une hyperthermie, une rigidité musculaire généralisée, une instabilité du système nerveux autonome, des troubles de la conscience et une augmentation des taux sériques de créatine phosphokinase. Lhyperthermie est souvent un signe précoce de ce syndrome. Le traitement antipsychotique doit être immédiatement interrompu et un traitement symptomatique approprié doit être mis en place, ainsi quune surveillance rapprochée.

Dyskinésie tardive

Une dyskinésie tardive peut apparaître chez certains patients traités au long cours ou après larrêt du médicament. Le syndrome est principalement caractérisé par des mouvements répétitifs involontaires de la langue, du visage, de la bouche ou de la mâchoire. Les manifestations peuvent être permanentes chez certains patients. Le syndrome peut être occulté par la réinstauration du traitement, laugmentation de la dose ou le passage à un antipsychotique différent. Si des signes et symptômes de dyskinésie tardive apparaissent, larrêt de tous les antipsychotiques, y compris dHALDOL, doit être envisagé.

Symptômes extrapyramidaux

Des symptômes extrapyramidaux peuvent survenir (par exemple, tremblement, rigidité, hypersalivation, bradykinésie, akathisie, dystonie aiguë). Lutilisation dhalopéridol a été associée à lapparition dune akathisie, caractérisée par une sensation subjective dagitation désagréable ou éprouvante et un besoin de bouger, souvent accompagnés dune incapacité à rester assis ou debout sans bouger. Cet effet survient le plus souvent pendant les premières semaines du traitement. Chez les patients développant ces symptômes, une augmentation de la dose peut être délétère.

Une dystonie aiguë peut survenir pendant les premiers jours du traitement par HALDOL, mais son apparition a également été signalée plus tardivement et à la suite daugmentations de la dose. Les symptômes dystoniques peuvent comprendre le torticolis, les grimaces faciales, le trismus, la protrusion linguale et les mouvements oculaires anormaux, notamment la crise oculogyre (liste non exhaustive). Le risque de survenue de ces réactions est plus important chez les patients de sexe masculin et les plus jeunes. En cas de dystonie aiguë, il peut être nécessaire darrêter la prise du médicament.

Si nécessaire, il est possible de prescrire des médicaments antiparkinsoniens de type anticholinergique pour corriger les symptômes extrapyramidaux, mais il est recommandé de ne pas les prescrire de façon systématique à titre préventif. Lorsquun traitement concomitant par un antiparkinsonien est requis, il peut être nécessaire de le poursuivre après larrêt dHALDOL, sil est excrété plus rapidement que lhalopéridol, afin déviter lapparition ou laggravation de symptômes extrapyramidaux. Le risque daugmentation de la pression intra-oculaire doit être pris en compte lorsque des médicaments anticholinergiques, y compris des médicaments antiparkinsoniens, sont administrés en concomitance avec HALDOL.

Crises épileptiques/convulsions

La survenue de crises épileptiques déclenchées par lhalopéridol a été signalée. La prudence est requise chez les patients atteints dépilepsie ou présentant des prédispositions aux crises épileptiques (sevrage alcoolique et lésions cérébrales, par exemple).

Sécurité hépatobiliaire

Lhalopéridol étant métabolisé par le foie, il est conseillé dajuster la dose et de procéder avec prudence chez les patients atteints dinsuffisance hépatique (voir rubriques 4.2 et 5.2). Des cas isolés danomalies de la fonction hépatique ou dhépatite, le plus souvent cholestatique, ont été signalés (voir rubrique 4.8).

Sécurité endocrinienne

La thyroxine peut favoriser lapparition deffets toxiques de lhalopéridol. Chez les patients atteints dhyperthyroïdie, le traitement antipsychotique ne devra être utilisé quavec précaution et devra toujours être accompagné dun traitement visant à rétablir leuthyroïdie.

Les effets hormonaux des antipsychotiques comprennent lhyperprolactinémie, laquelle peut entraîner une galactorrhée, une gynécomastie et une oligoménorrhée ou une aménorrhée (voir rubrique 4.8). Les études de cultures tissulaires semblent indiquer que le développement des cellules au sein des tumeurs mammaires humaines pourrait être stimulé par la prolactine. Bien quaucune association claire nait été démontrée entre ladministration dantipsychotiques et les tumeurs mammaires humaines lors des études cliniques et épidémiologiques, la prudence est recommandée en présence dantécédents médicaux pertinents. HALDOL doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une hyperprolactinémie préexistante ou de possibles tumeurs prolactino‑dépendantes (voir rubrique 5.3).

Des cas dhypoglycémie et de syndrome de sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique ont été signalés avec lhalopéridol (voir rubrique 4.8).

Thromboembolie veineuse

Des cas de thromboembolie veineuse (TEV) ont été signalés avec les antipsychotiques. Étant donné que les patients traités par des antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque éventuels de TEV doivent être identifiés avant et pendant le traitement par HALDOL et des mesures préventives doivent être prises.

Réponse au traitement et sevrage

Dans le cadre de la schizophrénie, la réponse au traitement antipsychotique peut être différée.

Si les antipsychotiques sont arrêtés, la réapparition des symptômes liés à la pathologie sous-jacente peut ne pas être perceptible pendant plusieurs semaines ou mois.

Dans de très rares cas, des symptômes de sevrage aigus (incluant des nausées, des vomissements et des insomnies) ont été signalés après larrêt brutal dantipsychotiques à haute dose. Un arrêt progressif est conseillé par mesure de précaution.

Patients atteints de dépression

Il est recommandé de ne pas utiliser HALDOL seul lorsque la dépression est laffection prédominante chez un patient. Le médicament peut être associé à des antidépresseurs pour traiter les patients chez lesquels coexistent une dépression et une psychose (voir rubrique 4.5).

Passage dune phase maniaque à une phase dépressive

Lors du traitement des épisodes maniaques chez les patients atteints de troubles bipolaires, il existe un risque de passage de la phase maniaque à une phase dépressive. Il est important de surveiller ce passage à un épisode dépressif et les risques associés, tels quun comportement suicidaire, afin de pouvoir intervenir le cas échéant.

Métaboliseurs lents du CYP2D6

HALDOL doit être utilisé avec précaution chez les patients connus pour être des métaboliseurs lents du cytochrome P450 (CYP) 2D6 et recevant en parallèle un inhibiteur du CYP3A4.

Population pédiatrique

Les données de sécurité disponibles concernant la population pédiatrique indiquent un risque de survenue de symptômes extrapyramidaux, notamment une dyskinésie tardive, et dune sédation. Les données de sécurité disponibles concernant lusage à long terme sont limitées.

Excipient

Ce médicament contient du parahydroxybenzoate de méthyle (E218) et peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Les études dinteraction nont été réalisées que chez ladulte.

Effets cardiovasculaires

Lutilisation dHALDOL est contre-indiquée en association avec les médicaments connus pour allonger lintervalle QTc (voir rubrique 4.3),par exemple :

·les anti-arythmiques de classe IA (p. ex., disopyramide, quinidine).

·les anti-arythmiques de classe III (p. ex., amiodarone, dofétilide, dronédarone, ibutilide, sotalol).

·certains antidépresseurs (p. ex., citalopram, escitalopram).

·certains antibiotiques (p. ex., azithromycine, clarithromycine, érythromycine, lévofloxacine, moxifloxacine, télithromycine).

·dautres antipsychotiques (p. ex., dérivés de la phénothiazine, sertindole, pimozide, ziprasidone).

·certains antifongiques (p. ex., pentamidine).

·certains antipaludéens (p. ex., halofantrine).

·certains traitements gastro-intestinaux (p. ex., dolasétron).

·certains médicaments utilisés pour le traitement du cancer (p. ex., torémifène, vandétanib).

·certains autres médicaments (p. ex., bépridil, méthadone).

Cette liste nest pas exhaustive.

La prudence est conseillée lorsque HALDOL est utilisé en association avec des médicaments connus pour provoquer un déséquilibre électrolytique (voir rubrique4.4).

Médicaments pouvant augmenter les concentrations plasmatiques de lhalopéridol

Lhalopéridol est métabolisé par plusieurs voies (voir rubrique 5.2). Les principales voies sont la glucurono-conjugaison et la réduction cétonique. Le système enzymatique du cytochrome P450 est également impliqué, en particulier le CYP3A4 et, dans une moindre mesure, le CYP2D6. Linhibition de ces voies de métabolisation par un autre médicament ou la réduction de lactivité enzymatique du CYP2D6 peuvent conduire à une augmentation des concentrations de lhalopéridol. Les effets de linhibition du CYP3A4 et de la réduction de lactivité enzymatique du CYP2D6 peuvent être cumulatifs (voir rubrique 5.2). Daprès les informations limitées et parfois contradictoires qui sont disponibles, laugmentation potentielle des concentrations plasmatiques de lhalopéridol, lors de ladministration concomitante dun inhibiteur du CYP3A4 et/ou du CYP2D6, peut être comprise entre 20 % et 40 % bien que, dans certains cas, des augmentations allant jusquà 100 % aient été rapportées. Les médicaments susceptibles de provoquer une augmentation des concentrations plasmatiques de lhalopéridol (daprès lexpérience clinique ou le mécanisme dinteraction médicamenteuse) comprennent, par exemple :

·les inhibiteurs du CYP3A4 :alprazolam, fluvoxamine, indinavir, itraconazole, kétoconazole, néfazodone, posaconazole, saquinavir, vérapamil, voriconazole.

·les inhibiteurs du CYP2D6 : bupropion, chlorpromazine, duloxétine, paroxétine, prométhazine, sertraline, venlafaxine.

·les inhibiteurs combinés du CYP3A4 et du CYP2D6 : fluoxétine, ritonavir.

·des médicaments dont le mécanisme est incertain : buspirone.

Cette liste nest pas exhaustive.

Laugmentation des concentrations plasmatiques de lhalopéridol peut entraîner une majoration du risque deffets indésirables, notamment dallongement du QTc (voir rubrique 4.4). Des allongements du QTc ont été observés lorsque lhalopéridol a été administré avec une association des inhibiteurs métaboliques que sont le kétoconazole (400 mg/jour) et la paroxétine (20 mg/jour).

Chez les patients prenant de lhalopéridol en concomitance avec des médicaments de ce type, il est recommandé de surveiller les signes ou symptômes dune majoration ou dune prolongation des effets pharmacologiques de lhalopéridol et de réduire la dose dHALDOL si nécessaire.

Médicaments pouvant réduire les concentrations plasmatiques de lhalopéridol

Ladministration concomitante dhalopéridol et dinducteurs enzymatiques puissants du CYP3A4 peut entraîner une diminution progressive des concentrations plasmatiques de lhalopéridol au point den réduire potentiellement lefficacité, par exemple :

·Carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, rifampicine, millepertuis (Hypericum perforatum).

Cette liste nest pas exhaustive.

Une induction enzymatique peut être observée au bout de quelques jours de traitement. Linduction enzymatique atteint généralement son niveau maximal en lespace de 2 semaines environ et peut ensuite persister pendant une durée similaire après larrêt du traitement par le médicament. En cas de traitement concomitant par des inducteurs du CYP3A4, il est recommandé de maintenir les patients sous surveillance et daugmenter la dose dHALDOL si nécessaire. Après larrêt de linducteur du CYP3A4, la concentration de lhalopéridol peut augmenter progressivement et il peut donc être nécessaire de réduire la dose dHALDOL.

Le valproate de sodium est connu pour inhiber la glucurono-conjugaison mais naltère pas les concentrations plasmatiques de lhalopéridol.

Effets de lhalopéridol sur les autres médicaments

Lhalopéridol peut amplifier la dépression du SNC induite par lalcool ou par les médicaments dépresseurs du SNC, notamment les hypnotiques, les sédatifs ou les analgésiques puissants. Une majoration de leffet sur le SNC a également été rapportée en association avec la méthyldopa.

Lhalopéridol peut antagoniser laction de ladrénaline et des autres médicaments sympathomimétiques (stimulants tels que les amphétamines, par exemple) et inverser les effets hypotenseurs des antagonistes adrénergiques tels que la guanéthidine.

Lhalopéridol peut antagoniser les effets de la lévodopa et des autres agonistes de la dopamine.

Lhalopéridol est un inhibiteur du CYP2D6. Lhalopéridol inhibe le métabolisme des antidépresseurs tricycliques (imipramine, désipramine, par exemple),ce qui conduit à une augmentation des concentrations plasmatiques de ces médicaments.

Autres formes dinteractions

Dans de rares cas, les symptômes suivants ont été signalés lors de lutilisation concomitante de lithium et dhalopéridol : encéphalopathie, symptômes extrapyramidaux, dyskinésie tardive, syndrome malin des neuroleptiques, syndrome cérébelleux aigu et coma. La plupart de ces symptômes ont été réversibles. Il na pas été clairement établi sil sagit là dune entité clinique distincte.

En cas de traitement concomitant par le lithium et par HALDOL, il est néanmoins conseillé darrêter immédiatement le traitement si des symptômes de ce type apparaissent.

Un antagonisme des effets de la phénindione, un anticoagulant, a été rapporté.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Un nombre limité de données chez la femme enceinte (plus de 400 grossesses) na mis en évidence aucun effet de malformation, ni toxique pour le ftus ou le nouveau-né de lhalopéridol. Cependant, des cas isolés danomalies congénitales ont été signalés après une exposition ftale à lhalopéridol, le plus souvent en association avec dautres médicaments. Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Par mesure de précaution, il est préférable déviter lutilisation dHALDOL pendant la grossesse.

Les nouveau-nés exposés aux antipsychotiques (y compris lhalopéridol) pendant le troisième trimestre de la grossesse courent un risque de réactions indésirables, notamment des symptômes extrapyramidaux et/ou des symptômes de sevrage, dont la sévérité et la durée peuvent varier, après laccouchement. Des cas dagitation, dhypertonie, dhypotonie, de tremblement, de somnolences, de détresse respiratoire et de troubles alimentaires ont été signalés. Par conséquent, il est recommandé de surveiller étroitement les nouveau-nés.

Allaitement

Lhalopéridol est excrété dans le lait maternel. De faibles quantités dhalopéridol ont été détectées dans le plasma et lurine de nouveau-nés allaités par des mères traitées par lhalopéridol. Il nexiste pas de données suffisantes concernant les effets de lhalopéridol chez les nouveau-nés allaités. Une décision doit être prise soit dinterrompre lallaitement soit dinterrompre le traitement avec HALDOL en prenant en compte le bénéfice de lallaitement pour lenfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.

Fertilité

Lhalopéridol augmente le taux de prolactine. Lhyperprolactinémie peut inhiber la GnRH hypothalamique, entraînant une réduction de la sécrétion de gonadotrophine par lhypophyse. Ceci peut inhiber la fonction de reproduction en altérant la stéroïdogenèse gonadique chez les femmes comme chez les hommes (voir rubrique 4.4).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

HALDOL a une influence modérée sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Un certain niveau de sédation ou de perte de vigilance est possible, en particulier à forte dose et en début de traitement, et cet effet peut être potentialisé par lalcool. Il est recommandé de conseiller aux patients de ne pas conduire de véhicules ou utiliser de machines pendant le traitement, jusquà ce que leur sensibilité au médicament soit connue.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

La sécurité de lhalopéridol a été évaluée chez 284 patients traités par lhalopéridol dans le cadre de 3 études cliniques contrôlées contre placebo et chez 1 295 patients traités par lhalopéridol dans le cadre de 16 études cliniques en double aveugle contrôlées contre comparateur actif.

Daprès les données de sécurité compilées issues de ces études cliniques, les effets indésirables les plus fréquemment signalés ont été : syndrome extrapyramidal (34 %),insomnies (19 %),agitation (15 %),hyperkinésie (13 %),céphalées (12 %),trouble psychotique (9 %),dépression (8 %),prise de poids (8 %),tremblement (8 %),hypertonie (7 %),hypotension orthostatique (7 %),dystonie (6 %) et somnolences (5 %).

Par ailleurs, la sécurité du décanoate dhalopéridol a été évaluée chez 410 patients dans le cadre de 3 études comparatives (1 comparant le décanoate dhalopéridol à la fluphénazine et 2 comparant la formulation sous forme de décanoate à lhalopéridol oral),de 9 études en ouvert et dune étude dose-réponse.

Le tableau 4 présente les effets indésirables qui ont été :

·signalés au cours des études cliniques avec lhalopéridol ;

·signalés au cours des études cliniques avec le décanoate dhalopéridol en lien avec la fraction active ;

·identifiés dans le cadre de la surveillance post-commercialisation avec lhalopéridol et le décanoate dhalopéridol.

La fréquence des effets indésirables repose sur (ou estimée daprès) les essais cliniques ou les études épidémiologiques concernant lhalopéridol et classée suivant la convention ci-dessous :

Très fréquent : ≥ 1/10

Fréquent : ≥ 1/100, < 1/10

Peu fréquent : ≥ 1/1 000, < 1/100

Rare : ≥ 1/10 000, < 1/1 000

Très rare : < 1/10 000

Fréquence indéterminée : ne peut être estimée sur la base des données disponibles.

Les effets indésirables sont présentés par classe de système dorganes et par ordre décroissant de gravité au sein de chaque catégorie de fréquence.

Tableau 4 : effets indésirables

Classe de système dorganes

Effet indésirable

Fréquence

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Fréquence indéterminée

Affections hématologiques et du système lymphatique

Leucopénie

Pancytopénie

Agranulocytose

Thrombopénie

Neutropénie

Affections du système immunitaire

Hypersensibilité

Réaction anaphylactique

Affections endocriniennes

Hyperprolactinémie

Sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Hypoglycémie

Affections psychiatriques

Agitation

Insomnies

Trouble psychotique Dépression

État de confusion

Perte de la libido

Diminution de la libido

Nervosité

Affections du système nerveux

Syndrome extrapyramidal

Hyperkinésie

Céphalées

Dyskinésie tardive

Akathisie

Bradykinésie

Dyskinésie

Dystonie

Hypokinésie Hypertonie

Sensations vertigineuses

Somnolences

Tremblement

Convulsion

Parkinsonisme

Sédation

Contractions musculaires involontaires

Syndrome malin des neuroleptiques

Dysfonction motrice

Nystagmus

Akinésie

Signe de la roue dentée

Faciès figé

Affections oculaires

Crise oculogyre

Troubles de la vision

Vision floue

Affections cardiaques

Tachycardie

Fibrillation ventriculaire

Torsades de pointes

Tachycardie ventriculaire

Extrasystoles

Affections vasculaires

Hypotension Hypotension orthostatique

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Dyspnée

Bronchospasme

dème laryngé

Laryngospasme

Affections gastro-intestinales

Vomissements

Nausées

Constipation

Sécheresse buccale

Hypersécrétion salivaire

Affections hépatobiliaires

Anomalies du bilan hépatique

Hépatite

Ictère

Insuffisance hépatique aiguë

Cholestase

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Éruption cutanée

Réaction de photosensibilité

Urticaire

Prurit

Hyperhidrose

Angio-dème Dermatite exfoliative

Vascularite

leucocytoclasique

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Torticolis Rigidité musculaire

Spasmes musculaires

Raideur musculo-squelettique

Trismus

Fasciculations

Rhabdomyolyse

Affections du rein et des voies urinaires

Rétention urinaire

Affections gravidiques, puerpérales et périnatales

Syndrome de sevrage médicamenteux chez le nouveau-né (voir rubrique 4.6)

Affections des organes de reproduction et du sein

Dysfonction érectile

Aménorrhée

Galactorrhée

Dysménorrhée

Douleur mammaire

Gêne mammaire

Ménorragie

Troubles menstruels

Dysfonction sexuelle

Priapisme

Gynécomastie

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Hyperthermie

dème

Troubles de la démarche

Mort subite

dème de la face

Hypothermie

Investigations

Prise de poids

Perte de poids

Allongement du QT à lélectrocardiogramme

Des allongements de lintervalle QT à lélectrocardiogramme, des arythmies ventriculaires (fibrillation ventriculaire, tachycardie ventriculaire),des torsades de pointes et des morts subites ont été signalés avec lhalopéridol.

Effets de classe des antipsychotiques

Des arrêts cardiaques ont été signalés avec les antipsychotiques.

Des cas de thromboembolie veineuse, y compris des cas dembolie pulmonaire et de thrombose veineuse profonde, ont été signalés avec les antipsychotiques. La fréquence de ces événements nest pas connue.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Signes et symptômes

Le surdosage de lhalopéridol se manifeste par une exagération des effets pharmacologiques et indésirables connus du médicament. Les symptômes prédominants sont des réactions extrapyramidales sévères, une hypotension et une sédation. Les réactions extrapyramidales se présentent sous la forme dune rigidité musculaire et dun tremblement généralisé ou localisé. Il est également possible quune hypertension survienne au lieu dune hypotension.

Dans les cas extrêmes, le patient paraîtra comateux, avec une dépression respiratoire et une hypotension suffisamment sévères pour entraîner un état comparable à létat de choc. Le risque darythmies ventriculaires, potentiellement associées à un allongement du QTc, doit être envisagé.

Traitement

Il nexiste aucun antidote spécifique. Le traitement sera symptomatique. Lefficacité du charbon actif na pas été établie. La dialyse ne permettant déliminer que de très faibles quantités dhalopéridol, son utilisation nest pas recommandée pour le traitement du surdosage (voir rubrique 5.2).

Si le patient est comateux, ses voies aériennes doivent être maintenues dégagées au moyen dune canule oropharyngée ou dune sonde endotrachéale. Une ventilation artificielle peut être nécessaire en cas de dépression respiratoire.

Il est recommandé de surveiller lECG et les signes vitaux et de poursuivre la surveillance jusquà ce que lECG soit normal. Il est également recommandé de traiter les arythmies sévères en prenant les mesures anti‑arythmiques appropriées.

Lhypotension et le collapsus cardiovasculaire peuvent être contrebalancés au moyen dun remplissage vasculaire, de plasma ou dalbumine concentrée et dagents vasopresseurs tels que la dopamine ou la noradrénaline. Ladrénaline ne doit pas être utilisée car elle pourrait provoquer une hypotension profonde en présence dhalopéridol.

En cas de réaction extrapyramidale sévère, il est recommandé dadministrer un médicament antiparkinsonien par voie parentérale.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : psycholeptiques ; antipsychotiques ; dérivés de la butyrophénone, code ATC : N05AD01.

Mécanisme daction

Lhalopéridol est un antipsychotique de la famille des butyrophénones. Il sagit dun puissant antagoniste central des récepteurs dopaminergiques de type 2 qui, aux doses recommandées, exerce une faible activité alpha‑1 anti-adrénergique et na aucune activité anti-histaminergique ou anticholinergique.

Effets pharmacodynamiques

Lhalopéridol inhibe les idées délirantes et les hallucinations en conséquence directe du blocage de la signalisation dopaminergique au sein de la voie mésolimbique. Leffet de blocage central de la dopamine exerce une activité sur les noyaux gris centraux (faisceaux nigro-striés). Lhalopéridol provoque une sédation psychomotrice efficace, ce qui explique son effet positif sur la manie et les autres syndromes dagitation.

Laction sur les noyaux gris centraux est probablement à lorigine des effets indésirables moteurs extrapyramidaux (dystonie, akathisie et parkinsonisme).

Les effets anti‑dopaminergiques de lhalopéridol sur les cellules lactotropes de lanté-hypophyse expliquent lhyperprolactinémie due à linhibition tonique de la sécrétion de prolactine médiée par la dopamine.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

La biodisponibilité moyenne de lhalopéridol administré sous forme de comprimé ou de solution buvable est de 60 % à 70 %. Les concentrations plasmatiques maximales de lhalopéridol sont généralement atteintes 2 à 6 heures après une prise orale. Une forte variabilité interindividuelle des concentrations plasmatiques a été constatée. Létat déquilibre est atteint en lespace dune semaine après linstauration du traitement.

Distribution

Le taux de liaison moyen de lhalopéridol avec les protéines plasmatiques est denviron 88 % à 92 % chez ladulte. Le taux de liaison avec les protéines plasmatiques est soumis à une forte variabilité interindividuelle. Lhalopéridol est rapidement distribué dans les divers tissus et organes, comme indiqué par son large volume de distribution (moyennes de 8 à 21 L/kg après administration intraveineuse). Lhalopéridol traverse facilement la barrière hémato-encéphalique. Il traverse également la barrière placentaire et est excrété dans le lait maternel.

Biotransformation

Lhalopéridol est très largement métabolisé dans le foie. Les principales voies métaboliques de lhalopéridol chez lêtre humain comprennent la glucurono-conjugaison, la réduction cétonique, la N‑désalkylation oxydative et la formation de métabolites pyridinium. Les métabolites de lhalopéridol ne sont pas considérés comme contribuant de façon significative à son activité ; cependant, la voie de réduction représente environ 23 % de la biotransformation et une rétroconversion du métabolite réduit de lhalopéridol en halopéridol ne peut être totalement exclue. Les enzymes CYP3A4 et CYP2D6 du cytochrome P450 sont impliquées dans le métabolisme de lhalopéridol. Linhibition ou linduction du CYP3A4, ou linhibition du CYP2D6, peuvent altérer le métabolisme de lhalopéridol. La réduction de lactivité enzymatique du CYP2D6 peut entraîner une augmentation des concentrations de lhalopéridol.

Élimination

La demi‑vie délimination finale de lhalopéridol est en moyenne de 24 heures (intervalle de valeurs moyennes : 15 à 37 heures) après administration orale. La clairance apparente de lhalopéridol après administration extravasculaire est comprise entre 0,9 et 1,5 L/h/kg et elle est réduite chez les métaboliseurs lents du CYP2D6. La réduction de lactivité enzymatique du CYP2D6 peut entraîner une augmentation des concentrations de lhalopéridol. La variabilité interindividuelle (coefficient de variation, %) de la clairance de lhalopéridol a été estimée à 44 % lors dune analyse pharmacocinétique de population chez des patients atteints de schizophrénie. Après administration intraveineuse de lhalopéridol, 21 % de la dose ont été éliminés dans les selles et 33 % dans les urines. Moins de 3 % de la dose sont excrétés sous forme inchangée dans les urines.

Linéarité/non linéarité

Il existe une relation linéaire entre la dose dhalopéridol et les concentrations plasmatiques chez ladulte.

Populations particulières

Personnes âgées

Les concentrations plasmatiques de lhalopéridol ont été plus élevées chez les patients âgés que chez les adultes plus jeunes après administration de la même dose. Les résultats issus détudes cliniques de taille limitée semblent indiquer une clairance plus faible et une demi‑vie délimination plus longue de lhalopéridol chez les patients âgés. Les résultats se situent dans les limites de la variabilité observée au niveau de la pharmacocinétique de lhalopéridol. Un ajustement de la dose est recommandé chez les patients âgés (voir rubrique 4.2).

Insuffisance rénale

Linfluence de linsuffisance rénale sur la pharmacocinétique de lhalopéridol na pas été évaluée. Un tiers environ de la dose dhalopéridol est excrété dans les urines, principalement sous forme de métabolites. Moins de 3 % de lhalopéridol administré sont éliminés sous forme inchangée dans les urines. Les métabolites de lhalopéridol ne sont pas considérés comme contribuant de façon significative à son activité, bien quune rétroconversion en halopéridol ne puisse être exclue dans le cas du métabolite réduit de lhalopéridol. Même si laltération de la fonction rénale ne semble pas devoir affecter lélimination de lhalopéridol de façon cliniquement significative, il est conseillé de procéder avec prudence en présence dune insuffisance rénale, en particulier en cas dinsuffisance sévère, en raison de la longue demi‑vie de lhalopéridol et de son métabolite réduit, ainsi que de léventualité dune accumulation (voir rubrique 4.2).

Étant donnés le volume de distribution important de lhalopéridol et son fort taux de liaison avec les protéines plasmatiques, la dialyse ne permet de léliminer quen très faible quantité.

Insuffisance hépatique

Linfluence de linsuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de lhalopéridol na pas été évaluée. Cependant, linsuffisance hépatique peut avoir des effets significatifs sur la pharmacocinétique de lhalopéridol dans la mesure où le médicament est très largement métabolisé dans le foie. Par conséquent, il est conseillé dajuster la dose et de procéder avec prudence chez les patients atteints dinsuffisance hépatique (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Population pédiatrique

Des données limitées concernant les concentrations plasmatiques ont été obtenues lors des études pédiatriques réalisées chez 78 patients présentant diverses pathologies (schizophrénie, trouble psychotique, syndrome de Tourette, autisme) traités par des doses orales dhalopéridol allant jusquà un maximum de 30 mg/jour. Ces études ont été menées principalement chez des enfants et des adolescents âgés de 2 à 17 ans. Les concentrations plasmatiques mesurées à divers moments et après diverses durées de traitement ont été soit indétectables soit comprises dans un intervalle allant jusquà un maximum de 44,3 ng/mL. Comme chez ladulte, une forte variabilité interindividuelle des concentrations plasmatiques a été constatée. La demi‑vie a eu tendance à être plus courte chez lenfant que chez ladulte.

Lors de 2 études menées chez des enfants traités par lhalopéridol pour des tics et des syndromes de Gilles de la Tourette, une réponse positive a été associée aux concentrations plasmatiques de 1 à 4 ng/mL.

Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique

Concentrations thérapeutiques

Daprès les données publiées à la suite de multiples études cliniques, une réponse thérapeutique est obtenue chez la plupart des patients atteints de schizophrénie aiguë ou chronique à des concentrations plasmatiques de 1 à 10 ng/mL. Des concentrations plus élevées peuvent être nécessaires chez une partie des patients en raison de la forte variabilité pharmacocinétique interindividuelle de lhalopéridol.

Chez les patients connaissant un premier épisode de schizophrénie, une réponse au traitement peut être obtenue à des concentrations de seulement 0,6 à 3,2 ng/mL, comme estimé daprès la mesure du taux doccupation des récepteurs D2 et en partant de lhypothèse quun taux doccupation des récepteurs D2 de 60 % à 80 % est le plus adapté pour obtenir une réponse au traitement et limiter les symptômes extrapyramidaux. En moyenne, ces concentrations devraient pouvoir être atteintes avec des doses de 1 à 4 mg par jour.

En raison de la forte variabilité interindividuelle de la pharmacocinétique de lhalopéridol et de la relation concentration‑effet, il est recommandé dajuster la dose dhalopéridol au cas par cas selon la réponse au traitement chez le patient et en tenant compte des données indiquant une latence de 5 jours avant obtention de la moitié de la réponse maximale au traitement. Une mesure des concentrations plasmatiques de lhalopéridol peut être envisagée dans certains cas.

Effets cardiovasculaires

Le risque dallongement du QTc augmente avec la dose et les concentrations plasmatiques de lhalopéridol.

Symptômes extrapyramidaux

Des symptômes extrapyramidaux peuvent survenir dans lintervalle thérapeutique, mais leur fréquence est généralement plus élevée aux doses conduisant à des concentrations supérieures aux concentrations thérapeutiques.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Les données non cliniques issues des études conventionnelles de toxicologie en administration répétée et de génotoxicité nont pas révélé de risque particulier pour lhomme. Chez les rongeurs, ladministration dhalopéridol a entraîné une réduction de la fertilité, une tératogénicité limitée ainsi que des effets embryotoxiques.

Lors dune étude sur la cancérogénicité de lhalopéridol, des augmentations doses-dépendantes des adénomes hypophysaires et des carcinomes mammaires ont été observées chez les souris femelles. Ces tumeurs pourraient avoir été causées par lantagonisation prolongée des récepteurs dopaminergiques D2 et lhyperprolactinémie. La pertinence clinique de ces tumeurs constatées chez les rongeurs nest pas connue chez lhomme.

Plusieurs études in vitro publiées ont montré que lhalopéridol bloque le canal hERG des cellules cardiaques. Dans un certain nombre détudes in vivo, ladministration intraveineuse dhalopéridol chez certains modèles animaux a provoqué un allongement significatif du QTc à des doses denviron 0,3 mg/kg, conduisant à une Cmax plasmatique au moins 7 à 14 fois supérieure aux concentrations plasmatiques thérapeutiques de 1 à 10 ng/mL qui ont été efficaces chez la majorité des patients au cours des études cliniques. Ces doses intraveineuses, qui ont entraîné un allongement du QTc, nont pas provoqué darythmies. Lors de certaines études effectuées chez lanimal, des doses intraveineuses dhalopéridol plus élevées, de 1 mg/kg ou plus, ont entraîné un allongement du QTc et/ou des arythmies ventriculaires à une Cmax au moins 38 à 137 fois supérieure aux concentrations plasmatiques thérapeutiques qui ont été efficaces chez la majorité des patients au cours des études cliniques.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Parahydroxybenzoate de méthyle (E 218),acide lactique, eau purifiée.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

HALDOL 2 mg/ml, solution buvable est incompatible avec les solutions alcalines.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Ne pas congeler.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

La solution buvable est conditionnée en flacon :

·compte-gouttes (polyéthylène) de 15 ml avec bouchon sécurité-enfant (polypropylène/polyéthylène haute densité),boîte de 1 ou 50.

·compte-gouttes (polyéthylène) de 30 ml avec bouchon sécurité-enfant (polypropylène/polyéthylène haute densité),boîte de 1.

·en verre ambré de 100 ml avec un bouchon sécurité-enfant (polypropylène/polyéthylène basse densité) et une seringue doseuse pour administration orale (polyéthylène basse densité/polystyrène),graduée en milligrammes, boîte de 1.

·de polyéthylène de 195 ml avec une pipette compte-gouttes, boîte de 4.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

JANSSEN-CILAG

1, rue Camille Desmoulins

TSA 91003

92787 Issy-les-Moulineaux Cedex 9

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 304 717 2 2 : 15 ml en flacon (polyéthylène) compte-gouttes.

·34009 553 301 4 1 : 15 ml en flacon (polyéthylène) compte-gouttes, boîte de 50.

·34009 553 300 8 0 : 195 ml en flacon (polyéthylène) avec pipette compte-gouttes, boîte de 4.

·34009 269 211 4 9 : 30 ml en flacon (polyéthylène) compte-gouttes.

·34009 300 599 20 : 100 ml en flacon (verre ambré) avec seringue doseuse pour administration orale, boîte de 1.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I

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source: ANSM - Mis à jour le : 16/06/2017

Dénomination du médicament

HALDOL 2 mg/ml, solution buvable

Halopéridol

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que HALDOL 2 mg/ml, solution buvable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre HALDOL 2 mg/ml, solution buvable ?

3. Comment prendre HALDOL 2 mg/ml, solution buvable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver HALDOL 2 mg/ml, solution buvable ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE HALDOL 2 mg/ml, solution buvable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Le nom de votre médicament est HALDOL2 mg/ml, solution buvable.

HALDOL contient une substance active appelée halopéridol. Il appartient à un groupe de médicaments appelés « antipsychotiques ».

HALDOL est utilisé chez les adultes, les adolescents et les enfants pour traiter des maladies affectant les pensées, les sensations ou le comportement. Cela comprend des problèmes de santé mentale (tels que la schizophrénie et le trouble bipolaire) et des problèmes comportementaux.

Ces maladies peuvent provoquer chez vous :

·un état de confusion (délire)

·voir, entendre, ressentir ou sentir des choses qui ne sont pas réelles (hallucinations)

·croire des choses qui ne sont pas réelles (idées délirantes)

·une suspicion anormale (paranoïa)

·un fort sentiment dexcitation, dagitation, denthousiasme, de limpulsivité ou de lhyperactivité

·un comportement très agressif, hostile ou violent.

Chez les adolescents et les enfants, HALDOL est utilisé pour traiter la schizophrénie chez les patients âgés de 13 à 17 ans, et pour traiter les problèmes comportementaux chez les patients âgés de 6 à 17 ans.

HALDOL est également utilisé :

·chez les adolescents et les enfants âgés de 10 à 17 ans et chez les adultes pour traiter les mouvements ou émissions de sons incontrôlables (tics),par exemple dans le syndrome de Gilles de la Tourette sévère

·chez les adultes, pour aider à contrôler les mouvements associés à la maladie de Huntington.

HALDOL est parfois utilisé lorsque les autres médicaments ou traitements nont pas fonctionné ou ont provoqué des effets indésirables inacceptables.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE HALDOL 2 mg/ml, solution buvable ?  Retour en haut de la page

Ne prenez jamais HALDOL 2 mg/ml, solution buvable si :

·vous êtes allergique à lhalopéridol ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6

·votre niveau de conscience est altéré ou si vos réactions deviennent anormalement lentes ;

·vous avez une maladie de Parkinson

·vous avez un type de démence appelé « démence à corps de Lewy »

·vous avez une paralysie supranucléaire progressive (PSP)

·vous avez une maladie cardiaque appelée « allongement de lintervalle QT » ou tout autre trouble du rythme cardiaque mis en évidence par un tracé anormal sur lélectrocardiogramme (ECG)

·vous avez une insuffisance cardiaque ou avez récemment eu une crise cardiaque

·le taux de potassium dans votre sang est faible et que vous navez pas reçu de traitement pour cela

·vous prenez lun des médicaments mentionnés dans la rubrique « Autres médicaments et HALDOL - Ne prenez pas HALDOL si vous prenez dautres médicaments pour traiter ».

Ne prenez pas ce médicament si vous vous trouvez dans lune des situations décrites ci-dessus. En cas de doute, adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre HALDOL.

Avertissements et précautions

Effets indésirables graves

HALDOL peut provoquer des problèmes cardiaques, des difficultés à contrôler les mouvements du corps ou des membres et un effet indésirable grave appelé « syndrome malin des neuroleptiques ». Il peut également entraîner des réactions allergiques sévères et des caillots sanguins. Vous devez avoir connaissance des effets indésirables graves possibles pendant la prise dHALDOL car vous pourriez avoir besoin dun traitement médical en urgence, le cas échéant. Voir « Soyez attentif aux effets indésirables graves » dans la rubrique 4.

Personnes âgées et personnes atteintes de démence

Une légère augmentation de la mortalité et des accidents vasculaires cérébraux a été signalée chez les personnes âgées atteintes de démence prenant des antipsychotiques. Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre HALDOL si vous êtes âgé(e),en particulier si vous souffrez de démence.

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien si vous présentez :

·un rythme cardiaque lent, une maladie cardiaque, ou si quelquun de votre famille proche est décédé subitement à cause de problèmes cardiaques

·une tension artérielle basse ou des vertiges lorsque vous vous levez ou vous asseyez

·un faible taux de potassium ou de magnésium (ou dun autre électrolyte) dans votre sang. Votre médecin déterminera comment traiter ce problème

·des antécédents de saignement dans le cerveau, ou si votre médecin vous a indiqué que vous risquiez plus que les autres davoir un AVC

·une épilepsie ou avez déjà fait des crises épileptiques (convulsions)

·des problèmes de reins, de foie ou de thyroïde

·un taux élevé de lhormone appelée « prolactine » dans votre sang, ou un cancer pouvant être provoqué par des taux élevés de prolactine (comme le cancer du sein)

·des antécédents de caillots sanguins, ou si un membre de votre famille a des antécédents de caillots sanguins

·une dépression ou si vous êtes atteint(e) de trouble bipolaire et commencez à vous sentir déprimé(e).

Vous pourriez avoir besoin dune surveillance plus étroite et il pourrait être nécessaire de modifier la quantité dHALDOL que vous prenez.

Si vous nêtes pas sûr(e) de savoir si vous êtes concerné(e) par lune des situations ci-dessus, adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre HALDOL.

Contrôles médicaux

Votre médecin pourra décider de réaliser un électrocardiogramme (ECG) avant ou pendant votre traitement par HALDOL. LECG mesure lactivité électrique de votre cur.

Analyses sanguines

Votre médecin pourra décider de contrôler les taux de potassium ou de magnésium (ou dun autre électrolyte) dans votre sang avant ou pendant votre traitement par HALDOL.

Enfants âgés de moins de 6 ans

HALDOL ne doit pas être utilisé chez les enfants âgés de moins de 6 ans car il na pas été convenablement étudié chez cette classe dâge.

Autres médicaments et HALDOL 2 mg/ml, solution buvable

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Ne prenez pas HALDOL si vous prenez dautres médicaments pour traiter :

·des problèmes cardiaques (comme lamiodarone, le dofétilide, le disopyramide, la dronédarone, libutilide, la quinidine et le sotalol)

·une dépression (comme le citalopram et lescitalopram)

·une psychose (comme la fluphénazine, la lévomépromazine, la perphénazine, le pimozide, la prochlorpérazine, la promazine, le sertindole, la thiorizadine, la trifluopérazine, la triflupromazine et la ziprasidone)

·une infection bactérienne (comme lazithromycine, la clarithromycine, lérythromycine, la lévofloxacine, la moxifloxacine et la télithromycine)

·une infection fongique (comme la pentamidine)

·le paludisme (comme lhalofantrine)

·les nausées et vomissements (comme le dolasétron)

·un cancer (comme le torémifène et le vandétanib).

Prévenez également votre médecin si vous prenez du bépridil (pour des douleurs thoraciques ou pour faire baisser votre tension artérielle) ou de la méthadone (comme antidouleur ou pour traiter une toxicomanie).

Ces médicaments pourraient augmenter le risque de problèmes cardiaques ; par conséquent, si vous prenez lun de ces médicaments, parlez-en à votre médecin et ne prenez pas HALDOL (voir « Ne prenez pas HALDOL si »).

Une surveillance particulière pourrait être nécessaire si vous prenez du lithium en même temps quHALDOL. Prévenez immédiatement votre médecin et arrêtez de prendre les deux médicaments si vous présentez :

·une fièvre inexplicable ou des mouvements incontrôlables

·une confusion, une désorientation, des maux de tête, des problèmes déquilibre et des somnolences.

Ces signes indiquent une maladie grave.

Certains médicaments pourraient altérer le fonctionnement dHALDOL ou augmenter le risque de problèmes cardiaques

Informez votre médecin si vous prenez :

·de lalprazolam ou de la buspirone (pour lanxiété)

·de la duloxétine, de la fluoxétine, de la fluvoxamine, de la néfazodone, de la paroxétine, de la sertraline, du millepertuis (Hypericum perforatum) ou de la venlafaxine (pour la dépression)

·du bupropion (pour la dépression ou laide à larrêt du tabac)

·de la carbamazépine, du phénobarbital ou de la phénytoïne (pour lépilepsie)

·de la rifampicine (pour une infection bactérienne)

·de litraconazole, du posaconazole ou du voriconazole (pour une infection fongique)

·du kétoconazole en comprimés (pour traiter le syndrome de Cushing)

·de lindinavir, du ritonavir ou du saquinavir (pour une infection par le virus de limmunodéficience humaine, le VIH)

·de la chlorpromazine ou de la prométhazine (pour des nausées et vomissements)

·du vérapamil (pour la pression artérielle ou les problèmes cardiaques).

Prévenez également votre médecin si vous prenez un autre médicament pour faire baisser votre tension artérielle, tel quun diurétique.

Si vous prenez lun de ces médicaments, votre médecin devra peut-être modifier votre dose dHALDOL.

HALDOL peut altérer le fonctionnement des types de médicaments suivants

Informez votre médecin si vous prenez des médicaments pour :

·vous calmer ou vous aider à dormir (tranquillisants)

·la douleur (antalgiques puissants)

·la dépression (« antidépresseurs tricycliques »)

·faire baisser votre tension artérielle (comme la guanéthidine et la méthyldopa)

·des réactions allergiques sévères (adrénaline)

·un trouble de déficit de lattention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ou une narcolepsie (médicaments appelés « stimulants »)

·une maladie de Parkinson (comme la lévodopa)

·fluidifier le sang (phénindione).

Adressez-vous à votre médecin avant de prendre HALDOL si vous prenez lun de ces médicaments.

HALDOL 2 mg/ml, solution buvable avec de lalcool

La consommation dalcool pendant le traitement par HALDOL peut entraîner des somnolences et une perte de vigilance. Vous devez donc faire attention à la quantité dalcool que vous consommez. Parlez avec votre médecin de la consommation dalcool pendant le traitement par HALDOL et indiquez-lui en quelle quantité vous en consommez.

Grossesse, allaitement et fertilité

Grossesse : si vous êtes enceinte, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin. Votre médecin pourra vous conseiller de ne pas prendre HALDOL pendant votre grossesse.

Chez les nouveau-nés dont les mères ont pris HALDOL pendant les 3 derniers mois de la grossesse (dernier trimestre),les problèmes suivants pourraient survenir :

·tremblements musculaires, raideur ou faiblesse des muscles

·somnolences ou agitation

·difficultés à respirer ou à salimenter.

La fréquence exacte de ces problèmes nest pas connue. Si vous avez pris HALDOL pendant votre grossesse et que lun de ces effets indésirables apparaît chez votre enfant, contactez votre médecin.

Allaitement : si vous allaitez ou prévoyez dallaiter, parlez-en à votre médecin. En effet, de petites quantités du médicament pourraient passer dans le lait maternel et être absorbées par lenfant. Votre médecin vous expliquera quels sont les risques et les bénéfices liés à lallaitement pendant le traitement par HALDOL.

Fertilité : HALDOL pourrait augmenter le taux dune hormone appelée « prolactine », ce qui pourrait altérer la fertilité masculine et féminine. Si vous avez des questions à ce sujet, adressez-vous à votre médecin.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

HALDOL peut altérer votre aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines. Des effets indésirables, tel que la somnolence, peuvent altérer votre vigilance, en particulier lors de la première utilisation ou après administration dune dose élevée. Ne conduisez pas de véhicules et nutilisez pas doutils ou de machines sans en avoir discuté au préalable avec votre médecin.

HALDOL 2 mg/ml, solution buvable contient du parahydroxybenzoate de méthyle (E218).

Ce médicament contient du parahydroxybenzoate de méthyle (E218) et peut provoquer des réactions allergiques.

3. COMMENT PRENDRE HALDOL 2 mg/ml, solution buvable ?  Retour en haut de la page

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Quelle quantité devez-vous prendre ?

Votre médecin vous indiquera la quantité dHALDOL à prendre et la durée du traitement. Votre médecin vous indiquera également si vous devez prendre HALDOL en une fois ou en plusieurs prises chaque jour. Il peut falloir un certain temps pour que le médicament fasse pleinement effet. En principe, votre médecin vous prescrira dabord une faible dose, quil ajustera ensuite selon vos besoins. Il est très important que vous preniez une dose adaptée.

La dose dhalopéridol que vous prendrez dépendra :

·de votre âge

·de la maladie traitée

·de létat de vos reins ou votre foie

·des autres médicaments que vous prenez.

Adultes

·La dose sera normalement comprise entre 0,5 mg et 10 mg par jour.

·Votre médecin pourra lajuster de façon à trouver la dose qui vous convient le mieux.

·La dose maximale pouvant être utilisée chez ladulte dépend de la maladie pour laquelle vous êtes traité et varie entre 5 mg et 20 mg par jour.

Personnes âgées

·En principe, les personnes âgées commenceront le traitement à 0,5 mg par jour ou avec la moitié de la plus faible dose utilisée chez ladulte.

·La quantité dHALDOL à prendre sera ensuite ajustée jusquà ce que le médecin trouve la dose qui vous convient le mieux.

·La dose maximale pouvant être utilisée chez les personnes âgées est de 5 mg par jour sauf si votre médecin décide quune dose supérieure est nécessaire.

Enfants et adolescents âgés de 6 à 17 ans

·La dose sera normalement comprise entre 0,5 mg et 3 mg par jour.

·Jusquà lâge de 17 ans, les adolescents traités pour une schizophrénie ou des troubles comportementaux peuvent recevoir une dose plus élevée, pouvant aller jusquà 5 mg par jour.

Prise dHALDOL 2 mg/ml, solution buvable

·HALDOL doit être administré par voie orale.

·Vous pouvez mélanger HALDOL solution buvable avec de leau avant de le prendre, mais ne le mélangez pas avec un autre liquide.

Notice de la solution buvable à 2 mg/mL flacon compte-gouttes uniquement :

·Retirez le bouchon du flacon en appuyant sur le bouchon tout en tournant dans le sens contraire des aiguilles d'une montre.

·Retournez le flacon en tenant une cuillère en dessous.

·Appuyez doucement sur les côtés du flacon et comptez le nombre de gouttes que vous devez prendre.

·Buvez immédiatement la solution.

·Refermez le flacon.

Notice de la solution buvable à 2 mg/mL flacon avec seringue doseuse pour administration orale uniquement :

Vous devez prendre la solution en utilisant la seringue doseuse pour administration orale.

·Posez le flacon sur une surface plane.

·Retirez le bouchon du flacon en appuyant sur le bouchon tout en tournant dans le sens contraire des aiguilles d'une montre (figure 1).

·Un piston se trouve à une extrémité de la seringue doseuse pour administration orale. Placez lautre extrémité dans la solution, à lintérieur du flacon.

·Tout en maintenant la collerette du bas de la seringue doseuse pour administration orale, tirez la collerette située au sommet du piston vers le haut. Tirez jusquà ce que le repère correspondant au nombre de milligrammes (mg) requis soit visible (figure 2).

·Sortez lensemble de la seringue doseuse pour administration orale du flacon en tenant la collerette du bas (figure 3).

·Versez le contenu de la seringue doseuse pour administration orale dans une cuillère ou un verre. Pour cela, poussez la collerette du haut vers le bas tout en continuant de maintenir la collerette du bas.

·Buvez immédiatement la solution.

·Refermez le flacon, puis rincez la seringue doseuse pour administration orale avec un peu deau.

Si vous avez pris plus de HALDOL 2 mg/ml, solution buvable que vous nauriez dû

Si vous avez pris plus dHALDOL que vous nauriez dû ou si une autre personne a pris HALDOL, contactez un médecin ou rendez-vous immédiatement aux urgences de lhôpital le plus proche.

Si vous oubliez de prendre HALDOL 2 mg/ml, solution buvable

·Si vous avez oublié de prendre une dose, prenez la dose suivante à lheure habituelle. Continuez ensuite le traitement comme indiqué par votre médecin.

·Ne prenez pas de dose double.

Si vous arrêtez de prendre HALDOL 2 mg/ml, solution buvable

Sauf indication contraire de votre médecin, larrêt du traitement par HALDOL doit être progressif. Larrêt brutal du traitement pourrait entraîner des effets tels que :

·Nausées et vomissements

·Troubles du sommeil.

Veillez à toujours suivre scrupuleusement les instructions de votre médecin.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Soyez attentif aux effets indésirables graves

Informez immédiatement votre médecin si vous remarquez ou suspectez lun des effets indésirables suivants. Vous pourriez avoir besoin dun traitement médical en urgence.

Problèmes cardiaques :

·Rythme cardiaque anormal, empêchant le cur de fonctionner normalement et pouvant provoquer une perte de conscience

·Rythme cardiaque anormalement rapide

·Battements de cur supplémentaires

Les problèmes cardiaques sont peu fréquents chez les personnes prenant HALDOL (peuvent affecter jusquà 1 personne sur 100). Des cas de mort subite se sont produits chez des patients prenant ce médicament, mais la fréquence exacte de ces décès nest pas connue. Des arrêts cardiaques (cur qui sarrête de battre) se sont également produits chez des personnes prenant des antipsychotiques.

Problème grave appelé « syndrome malin des neuroleptiques », qui provoque une forte fièvre, une raideur musculaire sévère, une confusion et une perte de conscience. Sa survenue est rare chez les personnes prenant HALDOL (peut affecter jusquà 1 personne sur 1 000).

Problèmes de contrôle des mouvements du corps ou des membres (syndrome extrapyramidal), notamment :

·des mouvements de la bouche, de la langue, de la mâchoire et parfois des membres (dyskinésie tardive)

·une agitation ou des difficultés à rester assis sans bouger, une amplification des mouvements du corps

·des mouvements du corps ralentis ou réduits, des mouvements saccadés ou erratique

·un tremblement ou une raideur musculaire, un pas traînant

·une incapacité à bouger

·une expression figée du visage pouvant faire penser à un masque.

Ces problèmes sont très fréquents chez les personnes prenant HALDOL (peuvent affecter plus dune personne sur 10). Si vous présentez lun de ces effets, un médicament supplémentaire pourra vous être prescrit.

Réaction allergique sévère, avec notamment :

·un gonflement du visage, des lèvres, de la bouche, de la langue ou de la gorge

·des difficultés à avaler ou à respirer

·une éruption cutanée avec démangeaisons (urticaire).

Les réactions allergiques sont peu fréquentes chez les personnes prenant HALDOL (peuvent affecter jusquà 1 personne sur 100).

Caillots sanguins dans les veines, généralement dans les jambes (thrombose veineuse profonde, TVP). Ce problème a été signalé chez des personnes prenant des antipsychotiques. Les signes dune TVP dans la jambe comprennent un gonflement, une douleur et une rougeur au niveau de la jambe, mais le caillot peut également se déplacer vers les poumons et provoquer une douleur thoracique et des difficultés à respirer. Les caillots sanguins peuvent être très graves ; vous devez donc prévenir immédiatement votre médecin si vous remarquez lun de ces problèmes.

Informez immédiatement votre médecin si vous remarquez lun des effets indésirables graves mentionnés ci-dessus.

Autres effets indésirables

Informez votre médecin si vous remarquez ou suspectez lun des effets indésirables suivants.

Très fréquent (pouvant affecter plus dune personne sur 10) :

·Agitation

·Troubles du sommeil

·Maux de tête

Fréquent (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 10) :

·Graves problèmes de santé mentale, comme croire des choses qui ne sont pas vraies (illusions) ou voir, ressentir, entendre ou sentir des choses qui ne sont pas réelles (hallucinations)

·Dépression

·Tension musculaire anormale

·Sensations vertigineuses, y compris en sasseyant ou en se levant

·Somnolences

·Mouvement des yeux vers le haut ou mouvements yeux rapides impossibles à contrôler

·Problèmes de vision, tels quune vision floue

·Tension artérielle basse

·Nausées, vomissements

·Constipation

·Bouche sèche ou augmentation de la production de salive

·Éruption cutanée

·Incapacité à uriner ou à vider complètement la vessie

·Difficultés à obtenir et maintenir une érection (impuissance)

·Prise ou perte de poids

·Modifications mises en évidence par les analyses sanguines visant à contrôler le fonctionnement du foie

Peu fréquent (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 100) :

·Effets sur les cellules sanguines diminution de tous les types de cellules sanguines, y compris des réductions sévères des globules blancs et une diminution des plaquettes (les cellules qui aident le sang à coaguler)

·Confusion

·Perte ou diminution du désir sexuel

·Crises épileptiques (convulsions)

·Raideur des muscles et des articulations

·Spasmes, secousses ou contractions musculaires impossibles à contrôler, y compris un spasme de la nuque faisant pencher la tête dun côté

·Troubles de la marche

·Essoufflement

·Inflammation du foie ou problème de foie entraînant un jaunissement de la peau ou des yeux (jaunisse)

·Sensibilité accrue de la peau au soleil

·Démangeaisons

·Transpiration excessive

·Modifications du cycle menstruel (règles),telles quune absence de règles ou des règles prolongées, abondantes, douloureuses

·Production inattendue de lait maternel

·Douleur ou gêne à la poitrine

·Température corporelle élevée

·Gonflement dû à laccumulation de liquide dans le corps

Rare (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 1 000) :

·Taux élevé de lhormone appelée « prolactine » dans le sang

·Rétrécissement des voies aériennes dans les poumons, entraînant des difficultés à respirer

·Difficultés ou incapacité à ouvrir la bouche

·Problèmes lors des rapports sexuels

Les effets indésirables suivants ont également été signalés, mais leur fréquence exacte nest pas connue :

·Taux élevé dhormone antidiurétique dans le sang (syndrome de sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique)

·Faible taux de sucre dans le sang

·Gonflement autour du larynx ou bref spasme des cordes vocales, pouvant entraîner des difficultés à parler ou à respirer

·Défaillance soudaine du foie

·Diminution du flux de bile dans les canaux biliaires

·Peau qui sécaille ou qui pèle

·Inflammation des petits vaisseaux sanguins, entraînant une éruption cutanée accompagnée de petits boutons rouges ou violets

·Destruction du tissu musculaire (rhabdomyolyse)

·Érection persistante et douloureuse du pénis

·Augmentation du volume des seins chez les hommes

·Température corporelle basse

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER HALDOL 2 mg/ml, solution buvable ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur létiquette du flacon ou sur la boîte. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Ne pas congeler.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient HALDOL 2 mg/ml, solution buvable  Retour en haut de la page

·La substance active est :

Halopéridol.. 0,2000 g

Pour 100 ml.

·Les autres composants sont :

Parahydroxybenzoate de méthyle (E218),acide lactique, eau purifiée.

Quest-ce que HALDOL 2 mg/ml, solution buvable et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme de solution buvable.

Boîte de 1 ou 50 flacons de 15 ml avec compte-gouttes, de 1 flacon de 30 ml avec compte-gouttes, de 1 flacon de 100 ml avec seringue doseuse pour administration orale ou de 4 flacons de 195 ml avec pipette compte-gouttes.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

JANSSEN-CILAG

1, rue Camille Desmoulins

TSA 91003

92787 Issy-les-Moulineaux Cedex 9

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

JANSSEN-CILAG

1, rue Camille Desmoulins

TSA 91003

92787 Issy-les-Moulineaux Cedex 9

Fabricant  Retour en haut de la page

JANSSEN-CILAG S.A.

DOMAINE DE MAIGREMONT

27100 VAL DE REUIL

ou

JANSSEN PHARMACEUTICA N.V.

Turnhoutseweg 30

2340 BEERSE

BELGIQUE

ou

LUSOMEDICAMENTA SOCIEDADE TECNICA FARMACEUTICA S.A.

Estrada Consiglieri Pedroso, 69-B

Queluz de Baixo

2730-055 BARCARENA

PORTUGAL

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants :

Autriche, Belgique, Chypre, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède :

HALDOL

Danemark, Finlande :

Serenase

Allemagne :

HALDOL‑Janssen

Grèce :

Aloperidin

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé :

Notice de la solution buvable à 2 mg/mL flacon compte-gouttes uniquement :

La solution buvable dHALDOL 2 mg/mL en flacon compte-gouttes est destinée à être utilisée pour les doses uniques allant jusquà 2 mg dhalopéridol (léquivalent de 20 gouttes).

Le nombre de gouttes requis pour obtenir une dose unique donnée avec HALDOL 2 mg/mL, solution buvable est indiqué ci-dessous.

Table de conversion pour HALDOL 2 mg/mL, solution buvable

mg dhalopéridol

Nombre de gouttes dHALDOL

(flacon compte-gouttes)

0,1 mg

1 goutte

0,2 mg

2 gouttes

0,3 mg

3 gouttes

0,4 mg

4 gouttes

0,5 mg

5 gouttes

1 mg

10 gouttes

2 mg

20 gouttes

Notice de la solution buvable à 2 mg/mL flacon avec seringue doseuse pour administration orale uniquement :

La solution buvable dHALDOL 2 mg/mL fournie en flacon avec seringue doseuse pour administration orale est destinée à être utilisée pour les doses uniques dhalopéridol de 0,5 mg et plus.

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Source : ANSM