GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable

source: ANSM - Mis à jour le : 09/05/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Gentamicine............ 160,0 mg

Sous forme Sulfate de gentamicine

Pour 2 ml de solution

Excipients à effet notoire :

·Anhydride sulfureux : La teneur de lhydrogénosulfite de sodium en solution exprimée en anhydride sulfureux est de 2 mg par ampoule de 2 ml.

·Parahydroxybenzoate de méthyle (E218), parahydroxybenzoate de propyle (E216).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Solution injectable.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

GENTAMICINE PANPHARMA est indiqué chez ladulte et chez lenfant (voir rubriques 4.4 et 5.1) :

·en traitement curatif dinfections sévères dues à des espèces bactériennes identifiées ou suspectées, microbiologiquement sensibles à la gentamicine. Dans ces conditions, GENTAMICINE PANPHARMA peut être utilisé :

odans les infections suivantes :

§infections urinaires,

§endocardites,

§méningites,

§infections ostéo-articulaires,

§listérioses,

les patients pouvant présenter une bactériémie associée ou suspectée dêtre associée à lune des infections citées ci-dessus,

onotamment dans des situations à risque (chocs septiques non documentés microbiologiquement, injections nosocomiales tardives, infections sur corps étranger),

onotamment chez des sujets à risque (patients immunodéprimés, nouveau-nés).

·en traitement préventif, en prophylaxie des infections post-opératoires et en prophylaxie lors dactes radiologiques et médecine interventionnelle, selon les recommandations de bon usage des antibiotiques.

La gentamicine est généralement utilisée en traitement curatif en association à dautres antibiotiques, en particulier avec des bêta-lactamines. Elle peut cependant être prescrite en monothérapie dans certaines situations cliniques, notamment dans le traitement dinfections urinaires.

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant lutilisation appropriée des antibactériens.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

La dose dépend de la gravité du tableau clinique, du terrain, de la fonction rénale du patient et de la bactérie identifiée.

La dose est exprimée selon le poids corporel du patient.

Il existe plusieurs présentations de gentamicine dont certaines sont plus adaptées aux fortes doses à administrer par voie intraveineuse (dosage 160 mg).

VOIE INTRAVEINEUSE ET INTRAMUSCULAIRE

Les schémas dadministration sont identiques pour la voie intraveineuse et pour la voie intramusculaire.

Adulte

Chez le sujet à fonction rénale normale

Traitement curatif

Rythmes dadministration

Le schéma posologique préférentiel est la dose unique journalière (DUJ), soit la totalité de la dose journalière administrée en une seule injection quotidienne (voir rubrique 4.4).

Une dose journalière répartie en 2 à 3 injections quotidiennes est possible, notamment dans certaines situations (notamment les endocardites).

Doses

La dose varie de 3 à 8 mg/kg/jour selon les recommandations officielles, la dose maximale de 8 mg/kg/jour étant surtout recommandée en début de traitement, dans des infections graves et/ou en cas de risque dinfection due à une souche bactérienne de sensibilité diminuée ayant une concentration minimale inhibitrice (CMI) augmentée à la gentamicine.

Durée de traitement

La gentamicine est généralement utilisée en début de traitement dune association dantibiotiques, et pour une durée maximale de 5 jours, avec arrêt généralement après 24 à 72 heures de traitement (correspondant à lobtention des résultats de lantibiogramme).

Dosages plasmatiques

Comme pour tout aminoside, le suivi dun traitement par gentamicine peut nécessiter la surveillance des concentrations plasmatiques de lantibiotique. Le pic plasmatique (Cmax) évalue lefficacité (atteinte des objectifs pharmacocinétiques-pharmacodynamiques, voir rubrique 5.1) et la concentration résiduelle (Cmin) est prédictive de la toxicité. Les dosages plasmatiques ne doivent pas être systématiques et sont à réserver à certaines situations selon les recommandations en vigueur.

Entre autre, il ny a pas lieu deffectuer de dosages plasmatiques pour un traitement dune durée de 3 jours maximum chez des patients pour lesquels aucune modification des paramètres pharmacocinétiques nest attendue. En revanche, les dosages plasmatiques sont à pratiquer comme suit :

·dosage du pic plasmatique à effectuer : 30 minutes après la fin de la perfusion de laminoside (dont la durée doit également être de 30 minutes) ; après la première injection de laminoside chez des patients sévères.

·dosage de la concentration résiduelle à effectuer : si la durée de traitement est supérieure à 5 jours (dosage à effectuer après 48 heures de traitement) ou en cas dinsuffisance rénale ; si les taux résiduels (Cmin) sont supérieurs aux objectifs maximaux de concentrations pour la gentamicine [Pic (Cmax) = 30 à 40 mg/l ; Résiduelle (Cmin) < 0,5 mg/l] requérant un espacement des injections.

Traitement prophylactique

Lantibioprophylaxie en chirurgie et médecine interventionnelle doit être de courte durée, le plus souvent limitée à la période pré-opératoire, à 24 heures parfois, mais jamais plus de 48 heures. Ladministration de lantibiotique doit précéder le début de lintervention denviron 30 minutes. Ladministration intra-veineuse est requise.

Chez le sujet insuffisant rénal

Traitement curatif

Il est indispensable de privilégier le schéma en DUJ, de pratiquer des dosages plasmatiques (pic et résiduel) pour ajuster les posologies et les intervalles entre chaque injection, de privilégier les durées courtes de traitement (en règle générale : 1 ou 2 injections), de tenir compte des autres facteurs de risque favorisant la néphrotoxicité des aminosides, de surveiller les fonctions rénale et auditive (voir rubriques 4.4 et 4.8).

Première injection

La posologie de la première injection est identique à celle du sujet avec une fonction rénale normale, quel que soit le degré dinsuffisance rénale (incluant toutes les situations dépuration extra-rénale).

En cas de dialyse, les injections doivent se faire 2 à 4 heures avant la séance de dialyse pour diminuer le potentiel de toxicité.

Si plusieurs injections

Il convient de pratiquer des réinjections à la même dose que celle de la première injection, sauf si nécessité dune adaptation de la dose unitaire daprès le dosage du pic.

Insuffisant rénal sans épuration extra-rénale : aucune réinjection nest à effectuer tant que le taux résiduel est supérieur au seuil de toxicité (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Si le dosage de la résiduelle (généralement réalisé à la 24ème heure) est supérieur au seuil de toxicité, il faut répéter le dosage 24 heures plus tard.

En cas dimpossibilités de pratiquer des dosages, le moment de réinjection est déterminé par la valeur de la clairance de la créatinine (schéma du Hartford Hospital) selon le tableau ci-après :

Clairance de la créatinine (ml/mn)

Délai entre 2 injections

90-60

24 heures

60-40

36 heures

40-20

48 heures

< 20

Dosage impératif du taux résiduel

Epuration extra-rénale continue : lajustement du traitement sera à envisager en réalisant des dosages répétés de la résiduelle ; la gentamicine est à réinjecter uniquement lorsque le taux est inférieur au seuil de toxicité (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Sujet âgé

Les modalités de traitement doivent être adaptées à la fonction rénale.

Sujet obèse

La dose en mg/kg doit être calculée en fonction du poids corrigé :

Poids corrigé = poids idéal1 + 0.43 x surcharge pondérale

(Surcharge pondérale = poids total poids idéal)

1 Formule de Lorentz (poids idéal exprimé en kg) :

Femme = Taille (cm) 100 [Taille (cm) 150] / 2

Homme = Taille (cm) 100 [Taille (cm) 150] / 4

Conditions de lutilisation de cette formule :

·âge supérieur à 18 ans ;

·taille entre 140 et 220 cm.

Insuffisant hépatique

La gentamicine est contre-indiquée en cas de cirrhose sévère de grades B et C selon la classification de Child-Pugh (voir rubrique 4.3). Dans les autres cas dinsuffisance hépatique, la prescription de gentamicine est possible et aucun ajustement posologique nest nécessaire.

Population pediatrique

Traitement curatif

Une attention particulière doit être portée sur la préparation (dilution) et la quantité administrée. Toute erreur, même faible, peut avoir un retentissement majeur sur les concentrations sériques obtenues.

Les doses exprimées en mg/kg chez le nourrisson et lenfant sont les mêmes que chez ladulte, et la dose unique journalière reste la règle.

Pour les nouveau-nés, il convient dadapter les posologies selon lâge post-conceptionnel en considérant les recommandations en vigueur.

Mode dadministration

Administration par voie intraveineuse (en perfusion de 30 minutes) ou par voie intramusculaire.

Pour la voie intraveineuse, la quantité de gentamicine à administrer est à diluer dans une solution pour perfusion (Glucose 5 % ou NaCl 0.9%) à raison de 50 à 200 ml environ en respectant une concentration maximale de 10 mg/ml.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

·Cirrhose de grades B et C selon la classification de Child-Pugh,

·Myasthénie,

·Administration par voie sous-cutanée pour absence defficacité et survenue de nécrose au site dinjection,

·Administration simultanée dun autre aminoside (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Lutilisation des aminosides doit sinscrire dans un cadre strict de prescription (indications limitées aux infections sévères ou dues à des bactéries résistantes, schémas dadministration à respecter) et saccompagner dune surveillance adaptée. La prescription de la gentamicine doit répondre à cet objectif.

Dose unique journalière

Les données sur la dose unique journalière (DUJ) montrent que cette modalité de prescription :

·optimise les paramètres de pharmacocinétique-pharmacodynamie (voir rubrique 5.1),

·favorise la diffusion tissulaire,

·a une efficacité clinique au moins identique à celle obtenue après une administration réparti en plusieurs injections quotidiennes,

·est responsable de toxicités rénale et auditive comparables voire inférieures à celles observées avec dautres modalités dadministration,

·diminue le risque démergence de mutants résistants.

Insuffisance rénale

En présence dinsuffisance rénale pré-existante aiguë ou chronique, laminoside nest utilisé que sil est absolument nécessaire. Toutes les alternatives non néphrotoxiques possibles doivent être recherchées.

Chez les patients ayant une insuffisance rénale, des adaptations posologiques sont requises (voir rubrique 4.2).

Atteintes rénales et cochléo-vestibulaires

Altération de la fonction rénale

Les signes cliniques datteinte rénale sont : protéinurie, cylindrurie, hématurie, alogurie, augmentation des concentrations sanguines de créatinine et durée. Dans des cas isolés, une insuffisance rénale aiguë peut apparaître (voir rubrique 4.8).

Effets sur les nerfs cochléo-vestibulaires

Une atteinte des nerfs cochléo-vestibulaires (huitième nerf crânien) où léquilibre et laudition sont touchées, est possible. Latteinte vestibulaire est la plus fréquente des réactions ototoxiques. La perte de laudition se manifeste tout dabord par une diminution de lacuité des sons élevés et est en général irréversible.

Les symptômes dototoxicité sont : étourdissement, bourdonnements/sifflements auditifs (acouphènes), vertiges et moins couramment, perte de laudition (voir rubrique 4.8).

Chez les patients en insuffisance rénale terminale, sous hémodialyse intermittente ou en dialyse péritonéale chronique, la toxicité est essentiellement auditive, le rein nétant plus fonctionnel.

Population pédiatrique

Daprès les données disponibles, les toxicités rénale et auditive demeurent rares chez les nouveau-nés et les enfants.

Facteurs de risque

Les risques de survenue de toxicités rénale et auditive augmentent pour les durées de traitement supérieures à 5-7 jours, même chez le sujet sain ; ils sont majorés chez linsuffisant rénal. Néanmoins, une toxicité précoce peut apparaître dès les premières doses.

La toxicité rénale est indépendante de la concentration plasmatique obtenue au pic (Cmax).

Concernant les toxicités auditive et vestibulaire, aucune donnée ne montre lexistence dune corrélation avec le niveau de concentration plasmatique obtenue au pic, même si le traitement est amdinistré en dose unique journalière.

Les facteurs de risque principaux de néphrotoxicité (et dototoxicité pour certains) sont :

·situations cliniques les plus fréquentes favorisant une hypoperfusion rénale et saccompagnant dune moindre élimination des aminosides

oâge > 75 ans (altération physiologique de la fonction rénale dès 60 ans),

odéshydratation, souvent liée à lâge,

oassociation à certains médicaments, surtout les diurétiques de lanse (voir rubrique 4.5),

oinsuffisance ventriculaire gauche, hypovolémie, état de choc,

ohypoalbuminémie,

ocirrhose de grades B et C selon la classification de Child-Pugh (voir rubrique 4.3),

·situations cliniques majorant le risque datteinte rénale

onéphropathie préexistante ou concomitante,

oassociation avec certains médicaments (voir rubrique 4.5).

Troubles neuromusculaires

Etant donné que la gentamicine a des propriétés de blocage neuromusculaire, une attention particulière doit être portée chez les patients ayant une maladie neuromusculaire préexistante (par exemple maladie de Parkinson). Il est impératif dinstaurer un suivi étroit chez de tels patients (voir rubrique 4.8).

Des blocages neuromusculaires et de paralysies respiratoires ont été rapportés à la suite de ladministration daminosides chez des patients ayant reçu des curares lors dune anesthésie. Ces patients doivent aussi faire lobjet dun suivi très étroit (voir rubrique 4.8).

Diarrhée associée aux antibiotiques et colites pseudo-mambraneuses

Des diarrhées et des colites pseudo-membraneuses liées aux antibiotiques ont été observées lors de lutilisation de la gentamicine. Ces diagnostics doivent être considérés chez tout patient qui développe une diarrhée pendant ou après le traitement. La gentamicine doit être arrêtée si une diarrhée sévère et/ou sanglante apparaît pendant le traitement et une thérapie adaptée doit être initiée. Les médicaments inhibant le péristaltisme ne doivent pas être administrés (voir rubrique 4.8).

Associations médicamenteuses

La prise de ce médicament doit être évitée en cas de traitement avec la polymyxine B ou la toxine botulique (voir rubrique 4.5).

Excipients

Ce médicament contient du « sulfite » et peut provoquer des réactions allergiques sévères et un bronchospasme.

Ce médicament contient du « Parahydroxybenzoate » et peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Médicaments néphrotoxiques

Lutilisation conjointe de médicaments ayant une toxicité rénale propre augmente le risque de néphrotoxicité. Si une telle association est nécessaire, il faut renforcer la surveillance biologique rénale. Les médicaments concernés sont représentés notamment par les produits de contraste iodés, les aminosides, les organoplatines, le méthotrexate à fortes doses, certains antiviraux (tels les « ciclovirs », le foscarnet), la pentamidine, la ciclosporine ou le tacrolimus.

Médicaments ototoxiques

Lutilisation conjointe de médicaments ayant une ototoxicité propre augmente le risque datteinte cochléo-vestibulaire. Si une telle association est nécessaire, il faut renforcer la surveillance de la fonction auditive. Les médicaments concernés sont représentés notamment par les antibiotiques de la famille des glycopeptides, telles que vancomycine et teicoplanine, les aminosides, les cytotoxiques tels que les organoplatines, et les diurétiques de lanse.

Associations contre-indiquées

+ Autres aminosides en administration simultanée

Risque accru de néphrotoxicité et dototoxicité.

Associations déconseillées

+ Polymyxine B

Addition des effets néphrotoxiques. Si lassociation ne peut être évitée, surveillance stricte avec une justification bactériologique indiscutable.

+ Toxine botulique

Risque daugmentation des effets de la toxine botulique avec les aminosides (par extrapolation à partir des effets observés au cours du botulisme). Utiliser un autre antibiotique.

Associations faisant l'objet de précautions demploi

+ Céfalotine

Laugmentation de la néphrotoxicité des aminosides par la céfalotine est discutée.

Surveillance de la fonction rénale.

+ Curares

Potentialisation des curares lorsque lantibiotique est administré par voie parentérale et/ou péritonéale avant, pendant ou après lagent curarisant.

Surveiller le degré de curarisation en fin danesthésie.

+ Diurétiques de lanse

Augmentation des risques néphrotoxiques et ototoxiques de laminoside (insuffisance rénale fonctionnelle liée à la déshydratation entraînée par le diurétique).

Association possible sous contrôle de létat dhydratation, des fonctions rénale et cochléo-vestibulaire, des concentrations plasmatiques de laminoside.

Associations à prendre en compte

+ Autres aminosides en administration successive

Prendre en compte le risque dototoxicité cumulative.

+ Amphotéricine B administrée par voie IV

Risque accru de néphrotoxicité.

+ Ciclosporine

Augmentation de la créatininémie plus importante que sous ciclosporine seule, avec majoration du risque néphrotoxique.

+ Organoplatines

Addition des effets néphrotoxiques et/ou ototoxiques, notamment en cas dinsuffisance rénale préalable.

+ Tacrolimus

Augmentation de la créatininémie plus importante que sous tacrolimus seul (synergie des effets néphrotoxiques des deux substances).

Problèmes particuliers du déséquilibre de lINR

De nombreux cas daugmentation de lactivité des antivitamines K ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, lâge et létat général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de lINR. Cependant, certaines classes dantibiotiques sont davantage impliquées : il sagit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Les indications doivent être limitées aux tableaux cliniques sévères en labsence dalternative. Dans le cas dune exposition en cours de grossesse, il est souhaitable dévaluer la fonction auditive du nouveau-né (oto-émissions).

Allaitement

Lallaitement est possible en cas de traitement par la gentamicine.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Aucune étude des effets sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines na été réalisée.

Comme ce traitement est susceptible dentraîner des troubles de léquilibre, il convient davertir de ce risque potentiel les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les effets indésirables considérés comme les plus probablement liés au traitement sont listés ci-dessous par organe et par fréquence. Les fréquences sont définies par :

Très fréquent (≥ 1/10) ;

Fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ;

Peu fréquent (≥ 1/1000, < 1/100) ;

Rare (≥ 1/10 000, < 1/1000) ;

Très rare (< 1/10 000) ;

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Classe de système dorgane

Fréquent (≥ 1/100, < 1/10)

Peu fréquent (≥ 1/1000, < 1/100)

Rare (≥ 1/10 000, < 1/1000)

Très rare (< 1/10 000)

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

Injections et infestations

Surinfection (avec des germes résistants à la gentamicine), colite pseudo-membraneuse (voir rubrique 4.4)1

Affections hématologiques et du système lymphatique

Dyscrasie

Thrombocytopénie, réticulocytopénie, leucopénie, éosinophilie, granulocytopénie, anémie

Affections du système immunitaire

Réactions dhypersensibilité de degré de gravité variable, allant du rash et du prurit, de la fièvre dorigine médicamenteuse à des réactions dhypersensibilité aiguës sévères (anaphylaxie), jusquau choc anaphylactique

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Hypokaliémie, hypocalcémie, hypomagnésémie, syndrome de type Bartter chez des patients traités à fortes doses sur une longue durée (plus de 4 semaines), perte de lappétit, perte de poids

Hypophosphatémie

Affections psychiatriques

Confusion, hallucinations, dépression

Affections du système nerveux

Polyneuropathies, paresthésies périphériques

Encéphalopathie, convulsions, blocage neuromusculaire, étourdissements, vertiges, troubles de léquilibre, céphalées (voir rubrique 4.4)

Affections oculaires

Troubles visuels

Affections de loreille et du labyrinthe

Atteinte vestibulaire, perte de laudition, maladie de Ménière, acouphènes (voir rubrique 4.4)

Affections vasculaires

Hypotension, hypertension

Affections gastro-intestinales

Vomissements, nausées, augmentation de la salivation, stomatite

Affections hépatobiliaires

Augmentation de laspartate aminotransférase (ASAT), augmentation de lalanine aminotransférase (ALAT), augmentation des phosphatases alcalines (ALP) (toutes sont réversibles)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Exanthème cutané allergique

Coloration rouge de la peau

Syndrome de Lyell2, syndrome de Stevens-Johnson2, érythème multiforme, alopécie

Affections muscolu-squelettiques et systémiques

Douleur musculaire (myalgie)

Amyostasie

Affections du rein et des voies urinaires

Altération de la fonction rénale

Augmentation de lazotémie (réversible)

Insuffisance rénale aiguë, hyperphosphaturie, aminoacidurie, syndrome de Fanconi chez des patients recevant un traitement prolongé à fortes doses (voir rubrique 4.4)

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Augmentation de la température corporelle

Douleur au site dinjection

1 Généralement, dans ces cas, dautres antibiotiques sont aussi impliqués.

2 Peut survenir en tant que réactions dhypersensibilité.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

La gentamicine a une marge thérapeutique étroite. En cas daccumulation, des lésions rénales et des lésions des nerfs vestibulo-cochléaires peuvent apparaître.

Traitement en cas de surdosage

Arrêter le traitement. Il ny a pas dantidote spécifique. La gentamicine peut être éliminée du sang par dialyse.

Traitement des blocages neuromusculaires

En cas de blocage neuromusculaire, ladministration de chlorure de calcium est recommandée ainsi que le recours à la ventilation artificielle si nécessaire.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Autres aminosides, code ATC : J01GB03

Mécanisme daction

La gentamicine est un antibiotique de la famille des aminosides.

La gentamicine a un effet bactéricide à la fois sur la prolifération et sur létat de latence des bactéries. Elle forme une liaison avec les sous-unités 30S des ribosomes bactériens, ce qui entraîne une « fausse lecture » de lARNm.

Effets pharmacodynamiques

La bactéricidie des aminosides est in vitro « concentration-dépendante ». Cette bactéricidie saccompagne dun effet post-antibiotique (EPA) prolongé et dune résistance adaptative à la première dose (diminution de la vitesse de bactéricidie, augmentation des CMI et diminution de la durée de lEPA).

En termes de pharmacocinétique-pharmacodynamie (PK/PD), lefficacité est liée à la relation qui existe entre la concentration maximale obtenue après une injection (Cmax) et la CMI pour le germe impliqué.

Leffet thérapeutique est maximal si le ration Cmax/CMI est ≥ 8 à 10 ; la posologie utilisée doit permettre dobtenir des pics de concentration plasmatique dune valeur au moins égale à 8-10 fois la CMI du germe.

La gentamicine étant le plus souvent prescrite en probabiliste (germe et/ou sensibilité non connus), pour atteindre les objectifs de PK/PD, compte tenu des concentrations critiques de gentamicine (concentration critique supérieure à 4 mg/l), le pic plasmatique maximum ciblé est de 30 à 40 mg/l/

Les objectifs de PK/PD restent les mêmes quel que soit le terrain (insuffisant rénal, sujet âgé > 75 ans, obèse, femme enceinte et allaitante).

Lefficacité des aminosides nest pas influencée par la densité bactérienne (absence deffet inoculum).

Mécanismes de résistance

Les mécanismes de résistances acquises aux aminosides sont très variés. Les plus fréquents sont dorigine plasmidique, par lintermédiaire de gènes codant des enzymes qui modifient, de façon variable, les différents aminosides.

Les autres mécanismes de résistance acquise sont lefflux, une imperméabilité ou une mutation des protéines ribosomales. Ils affectent également de façon variable les différents aminosides. Lenzyme AAC(6)-Ib-cr est le premier capable dinactiver à la fois les aminosides et les quinolones par acétylation.

La fréquence des résistances dans la flore intestinale lors de traitements systémiques est négligeable car ces molécules ne sont pas éliminées par voie digestive.

Concentrations critiques

Les concentrations critiques séparent les souches sensibles de souches de sensibilité intermédiaire, et ces dernières des résistantes :

Recommandations EUCAST (version 2.0, 2.012-01-01)

Micro-organismes

Sensible

Résistant

Enterobacteriaceae

S ≤ 2 mg/l

R > 4 mg/l

Pseudomonas spp.

S ≤ 4 mg/l

R > 4 mg/l

Acinetobacter spp.

S ≤ 4 mg/l

R > 4 mg/l

Staphylococcus (S. aureus, staphylocoques à coagulase négative)

S ≤ 1 mg/l

R > 1 mg/l

Concentrations critiques non liées aux espèces

S ≤ 2 mg/l

R > 4 mg/l

Spectre dactivité anti-bactérienne

La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer dinformations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement dinfections sévères. Si nécessaire, il est souhaitable dobtenir un avis spécialisé principalement lorsque lintérêt du médicament dans certaines infections peut être mis en cause du fait du niveau de prévalence de la résistance locale.

ESPECES HABITUELLEMENT SENSIBLES

Aérobies à Gram positif

Listeria monocytogenes

Staphylococcus aureus sensible à la méticilline

Aérobies à Gram négatif

Campylobacter coli

Campylobacter jejuni

Citrobacter koseri

Enterobacter aerogenes

Enterobacter cloacae

Escherichia coli

Francisella tularensis

Klebsiella oxytoca

Klebsiella pneumoniae

Proteus vulgaris

Salmonella enterica subsp. enterica

Serratia marcescens

Yersinia enterolotica

Yersinia pseudotuberculosis

ESPECES INCONSTAMMENT SENSIBLES

RESISTANCE ACQUISE ≥ 10%

Aérobies à Gram positif

Staphylococcus aureus résistant à la méticilline

Staphylococcus epidermidis

Staphylococcus haemolyticus

Aérobies à Gram négatif

Acinetobacter spp.

Citrobacter freundii

Morganella morganii

Proteus mirabilis

Pseudomonas aeruginosa

ESPECES NATURELLEMENT RESISTANTES

Aérobies à Gram positif

Enterococcus faecalis

Enterococcus faecium

Streptococcus spp.

Aérobies à Gram négatif

Burkholderia cepacia

Legionella pneumophila

Stenotrophomonas maltophilia

Anaérobies

Autres

Pathogènes atypiques

Chlamydia spp.

Chlamydophila spp.

Mycoplasma spp.

Ureaplasma urealyticum

Associations à dautres antibiotiques

Lassociation des aminosides aux bêta-lactamines est synergique in vitro et montre un intérêt dans les modèles animaux en termes defficacité et de limitation démergence des résistances.

Les aminosides sont utilisés dans le cadre dune association dans le but de rechercher une synergie bactéricide (essentiellement démontrée in vitro), prévenir lémergence de résistances et élargir le spectre dactivité du traitement.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Distribution

·Concentrations sériques

·Chez le sujet présentant une fonction rénale normale

Après administration par voie I.M. à la dose unitaire de 1 mg/kg, le pic sérique, atteint au bout de 30 à 60 minutes, est de l'ordre de 4 µg/ml. Des concentrations plasmatiques actives persistent pendant environ 6 heures.

Après administration par voie I.M. à la dose unitaire de 160 mg, le pic sérique, atteint au bout de 30 à 60 minutes, est de l'ordre de 9 µg/ml. Des concentrations plasmatiques actives persistent pendant environ 8 heures.

Après administration par voie I.V. par perfusion de 30 minutes à 4 mg/kg de poids corporel par jour, répartie en 3 doses, les concentrations de gentamicine maximale et minimale mesurées chez ladulte ont été de 4,7 µg/ml et 1,0 µg/ml respectivement. Avec une même dose quotidienne administrée en une seule fois, des concentrations maximale et minimale de 9,5 µg/ml et 0,4 µg/ml ont été mesurées.

oChez le sujet insuffisant rénal

Le pic sérique est légèrement plus élevé et les concentrations plasmatiques sont plus prolongées.

·Demi-vies

La demi-vie de la gentamicine est d'un peu plus de 2 heures chez l'adulte normo-rénal.

Elle est de 3,0 - 3, 30 h chez le nourrisson et de 5,25 - 5,50 h chez le nouveau-né.

En présence d'un déficit de la fonction rénale, cette demi-vie est d'autant plus allongée que le déficit est plus important.

·Diffusion tissulaire et humorale

Après administration par voie parentérale, la gentamicine est retrouvée dans la plupart des tissus et liquides biologiques.

Des taux thérapeutiques sont présents dans le sérum.

Les concentrations dans le parenchyme rénal sont très supérieures aux taux plasmatiques.

Des concentrations de l'ordre de 40 pour cent et plus sont retrouvées dans les sécrétions bronchiques, l'os infecté, le liquide et le tissu synovial, la peau, la plèvre, le péricarde, la cavité péritonéale et le liquide d'ascite.La gentamicine ne pénètre pas dans la prostate.

Elle traverse la barrière fto-placentaire.

Par contre, elle ne franchit pratiquement pas la barrière hémo-méningéeLe passage dans le lait maternel est négligeable.

La gentamicine diffuse à travers les membranes utilisées dans les hémodialyses.

·Liaison aux protéines plasmatiques

Aux taux thérapeutiques et dans des conditions physiologiques normales, la liaison de la gentamicine aux protéines plasmatiques est faible, comprise entre 0 et 3 pour cent.

Biotransformation

La gentamicine ne subit pas de transformation métabolique.

Élimination

L'excrétion de l'antibiotique est essentiellement rénale par filtration glomérulaire sous forme non métabolisée et, par conséquent, active. Il existe une petite réabsorption tubulaire. En moyenne, 60 pour cent de la dose injectée sont éliminés dans les urines au cours des 6 premières heures et 85 pour cent au bout de 24 heures.

Après une injection de 160 mg de gentamicine, les taux urinaires sont, en moyenne, de 188 µg/ml pendant les 8 heures qui suivent l'injection, de 60 µg/ml de la 8e à la 16e heure et de 34 µg/ml de la 16e à la 24e heure.

L'élimination urinaire décroît parallèlement au degré de l'insuffisance rénale.

Cependant, chez les insuffisants rénaux non anuriques, les concentrations urinaires obtenues dans les échantillons recueillis de 12 à 24 heures après l'injection (8 à 10 µg/ml) restent supérieures à la C.M.I. des germes sensibles.

La clairance rénale de la gentamicine décroît au prorata de l'insuffisance rénale, mais sans modification significative du rapport clairance rénale/clairance de la créatinine qui reste voisin de 60 à 70 pour cent.

Les concentrations biliaires sont généralement basses reflétant une élimination biliaire faible.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Toxicité chronique

Au cours des études de toxicité chronique réalisées chez le rat et le chien, des effets néphrotoxiques et ototoxiques ont été observés.

Potentiel génotoxique et cancérogénèse

Le potentiel mutagène de la gentamicine na pas été étudié selon les exigences règlementaires.

Aucune donnée de cancérogénèse nest nécessaire du fait de la courte durée dutilisation du médicament.

Toxicité sur la reproduction

Comme observé dans la famille des aminosides, il existe avec la gentamicine un risque potentiel datteintes rénales et auditives (oreille interne) pour le ftus.

Des anomalies rénales ont été documentées chez les rats et les cobayes après administration de gentamicine chez les femelles.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Parahydroxybenzoate de méthyle, parahydroxybenzoate de propyle, hydrogénosulfite de sodium en solution, édétate de sodium, eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

Après ouverture ; le produit doit être utilisé immédiatement.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

1, 10 ou 25 ampoules (verre) ou 50 flacons (verre).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas dexigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

PANPHARMA

ZI DU CLAIRAY

35133 LUITRE

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·326 951-8 ou 34009 326 951 8 8: 1 ampoule(s) en verre de 2 ml

·556 823-1 ou 34009 556 823 1 8 : 25 ampoule(s) en verre de 2 ml

·351 205-4 ou 34009 351 205 4 0 : 10 ampoule(s) en verre de 2 ml

·555 970-0 ou 34009 555 970 0 1 : 50 flacon(s) en verre

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

10 janvier 1984

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I

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source: ANSM - Mis à jour le : 09/05/2017

Dénomination du médicament

GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable

Gentamicine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant dutiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable?

3. Comment utiliser GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Autres aminosides, code ATC : J01GB03

GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable est indiqué chez ladulte et chez lenfant :

·en traitement curatif dinfections sévères dues à des espèces bactériennes identifiées ou suspectées, microbiologiquement sensibles à la gentamicine. Dans ces conditions, GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable peut être utilisé :

odans les maladies suivantes :

§Les infections urinaires

§Les infections lors de linflammation de la paroi intérieure du cur

§Les infections des membranes enveloppant le système nerveux central

§Les infections des os et des articulations

§Les listérioses (infections du corps entier dû à la présence de Listeria monocytogenes dans le sang)

·en traitement préventif des infections post-opératoires et lors dactes radiologiques et médecine interventionnelle, selon les recommandations de bon usage des antibiotiques.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DUTILISER GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable?  Retour en haut de la page

Nutilisez jamais GENTAMICINE PANPHARMA :

·si vous êtes allergique à la gentamicine ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

·en cas daffections hépatiques

·en cas de fatigue musculaire

·en administration par voie sous-cutanée pour cause dabsence defficacité et de survenue de nécrose au site dinjection,

·avec une administration simultanée dun autre médicament de même classe thérapeutique.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant dutiliser GENTAMICINE PANPHARMA.

Votre médecin doit savoir si :

·Vous êtes enceinte ou si vous allaitez

·Vous avez une fonction rénale altérée

·Vous souffrez de surdité.

Dans ces cas, vous recevrez de la gentamicine uniquement si votre médecin considère ce traitement comme indispensable pour traiter votre maladie. Votre médecin prendra les précautions particulières pour ajuster exactement votre dose de gentamicine.

Votre médecin sera particulièrement vigilant si vous avez une maladie affectant vos fonctions nerveuses et musculaires, comme la maladie de Parkinson, ou si vous recevez un relaxant musculaire pendant une opération, car la gentamicine peut avoir un effet bloquant sur vos fonctions nerveuses et musculaires.

Vous devez informer immédiatement votre médecin si vous souffrez de diarrhées sévères.

Afin de réduire le risque de lésion au niveau de vos reins et des nerfs de vos oreilles, votre médecin suivra attentivement les recommandations suivantes :

·Surveillance de laudition, de léquilibre et de la fonction rénale avant, pendant et après le traitement.

·Choix dune posologie adaptée à votre capacité rénale.

·Surveillance de la concentration sanguine de gentamicine pendant le traitement si votre cas l'exige.

·La prise de ce médicament doit être évitée en cas de traitement avec la polymycine B ou la toxine botulique.

·Eviter ladministration dautres substances pouvant causer des lésions des nerfs de loreille ou des reins en même temps que la gentamicine. Si cela ne peut pas être évité, une surveillance particulière de votre fonction rénale est nécessaire.

Autres médicaments et GENTAMICINE PANPHARMA

Informez votre médecin ou pharmacien si vous utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez utiliser tout autre médicament.

Médicaments pouvant endommager les reins et laudition

Il y a un risque accru d'effets secondaires chez les patients recevant ou sur le point de recevoir un traitement avec des médicaments qui peuvent potentiellement endommager les reins ou laudition, comme par exemple : amphotéricine B (agent antifongique), polymyxine B ou cefalotine (antibiotiques), la ciclosporine (médicament pour supprimer les réactions du système immunitaire), le le cisplatine (médicament utilisé comme anti-cancereux), les autres antibiotique du groupe des aminosides, les diurétiques de l'anse (utilisé pour augmenter la production d'urine) tels que le furosémide, le tacrolimus (utilisé après une transplantation d'organe).

Médicaments dont leffet peut être augmenté par la Gentamicine

Ladministration simultanée de toxine botulique et de gentamicine peut augmenter leffet de la toxine botulique.

Ladministration de gentamicine avec des curares (décontractants musculaires) peut augmenter leur effet décontractant.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

Lutilisation de ce médicament est déconseillée, sauf avis contraire de votre médecin, pendant la grossesse.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez rapidement votre médecin : lui seul pourra adapter le traitement à votre état.

Dans le cas dune exposition en cours de grossesse, il est souhaitable dévaluer la fonction auditive du nouveau-né.

Allaitement

Lallaitement est possible en cas de traitement par la gentamicine.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Des précautions sont à prendre pour conduire des véhicules ou utiliser des machines en raison deffets indésirables tels quétourdissement et vertiges.

GENTAMICINE PANPHARMA contient de lanhydride sulfureux, du parahydroxybenzoate de méthyle (E218) et du parahydroxybenzoate de propyle (E216).

Ce médicament contient du « sulfite » et peut provoquer des réactions allergiques sévères et une gêne respiratoire.

Cemédicamentcontientdu«Parahydroxybenzoate»etpeutprovoquerdesréactionsallergiques (éventuellement retardées).

3. COMMENT UTILISER GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable?  Retour en haut de la page

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

Les posologies seront adaptées à la gravité du tableau clinique, du terrain, de la fonction rénale du patient et de la bactérie identifiée.

VOIE INTRAVEINEUSE ET INTRAMUSCULAIRE

Les schémas dadministration sont identiques pour la voie intraveineuse et pour la voie intramusculaire.

·Pour information chez le sujet normo-rénal :

oAdultes : 3 à 8 mg/kg/jour

oNourrissons et Enfants : 3 à 8 mg/kg/jour. Une attention particulière doit être portée sur la préparation (dilution) et la quantité administrée. Toute erreur, même faible, peut avoir un retentissement majeur sur les concentrations sériques obtenues.

oNouveau-nés :3 à 8 mg/kg/jour. Il convient dadapter les posologies selon lâge post-conceptionnel en considérant les recommandations en vigueur. Une attention particulière doit être portée sur la préparation (dilution) et la quantité administrée. Toute erreur, même faible, peut avoir un retentissement majeur sur les concentrations sériques obtenues..

·Pour information chez le sujet insuffisant rénal :

oPremière injection : 3 à 8 mg/kg/jour

oSi plusieurs injections : pratiquer des réinjections à la même dose que celle de la première injection, sauf si nécessité dune adaptation de la dose unitaire daprès le dosage du pic.

oEn cas de dialyse, les injections doivent se faire 2 à 4 heures avant la séance de dialyse pour diminuer le potentiel de toxicité.

·Pour information chez le sujet âgé :

Les modalités de traitement doivent être adaptées à la fonction rénale.

·Pour information chez le sujet obèse :

La dose en mg/kg doit être calculée en fonction du poids corrigé.

·Pour information chez le sujet insuffisant hépatique :

La gentamicine est contre-indiquée en cas de problèmes hépatiques graves. Si ce nest pas le cas, la prescription de gentamicine est possible et aucun ajustement posologique nest nécessaire.

Mode et voie dadministration

Administration par voie intraveineuse (en perfusion de 30 minutes) ou par voie intramusculaire.

Pour la voie intraveineuse, la quantité de gentamicine à administrer est à diluer dans une solution pour perfusion (Glucose 5 % ou NaCl 0.9%) à raison de 50 à 200 ml environ en respectant une concentration maximale de 10 mg/ml.

Si vous avez utilisé plus de GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable que vous nauriez dû

Si vous avez pris plus de GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable quil ne fallait, contactez votre médecin et arrêtez le traitement. En cas de surdosage, une dialyse peut être recommandée.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin, à votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Les fréquences sont définies par :

Très fréquent (≥1 / 10)

Fréquent (≥ 1 / 100 à < 1 / 10)

Peu fréquent (≥ 1 / 1 000 à < 1 / 100)

Rare (≥ 1 / 10 000 à < 1 / 1 000)

Très rare (< 1 / 10 000), fréquence indéterminée (ne peut pas être estimé sur la base des données disponibles)

Effets indésirables fréquents (moins de 1 personne sur 10 et plus de 1 personne sur 100 seront probablement affectées)

·Altération de la fonction rénale

Effets indésirables peu fréquents (moins de 1 personne sur 100 et plus de 1 personne sur 1 000 seront probablement affectées)

·Perturbation de la coagulation sanguine

·Rougeur cutanée plus ou moins vive sans papule ni vésicule

Effets indésirables rares (moins de 1 personne sur 1 000 et plus de 1 personne sur 10 000 seront probablement affectées)

·Taux sanguins faibles de potassium, calcium et magnésium

·Augmentation du taux daldostérone dans le sang

·Perte de lappétit

·Perte de poids

·Affection touchant plusieurs nerfs périphériques

·Anomalie de la perception des sensations

·Vomissements, nausées

·Augmentation des enzymes hépatiques et de lurée dans le sang (tous réversibles)

·Augmentation de la salivation

·Inflammation de la muqueuse buccale

·Coloration rouge de la peau

·Douleur musculaire

·Augmentation de la température corporelle

Effets indésirables très rares (moins de 1 personne sur 10 000 sera probablement affectée)

·Surinfection (avec des germes résistants à la gentamicine)

·Inflammation très sévère du colon

·Troubles sanguins affectant certains éléments du sang et détectés généralement par les analyses de sang

·Réactions dhypersensibilité (éruption cutanée, démangeaison de la peau)

·Choc anaphylactique

·Diminution de la quantité des phosphates dans le sang

·Confusion, hallucinations, dépression

·Ensemble de troubles cérébraux

·Convulsions

·Blocage neuromusculaire

·Etourdissements, vertiges, troubles de léquilibre,céphalées

·Troubles visuels

·Perte de laudition

·Affection de loreille interne, acouphènes

·Tension artérielle basse

·Tension artérielle haute

·Réaction allergique grave de la peau et des muqueuses accompagnée de vésicules et de rougeur de la peau (érythème multiforme) qui peut, dans des cas très graves, affecter les organes internes et mettre en cause le pronostic vital (syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique), décollement de la peau (nécrolyse épidermique toxique, ou syndrome de Lyell

·Perte des cheveux

·Atrophie des muscles

·Insuffisance rénale aiguë, taux élevé de phosphates et dacides aminés dans les urines (associé à des doses élevées pendant une longue durée)

·Syndrome de Fanconi (maladie rénale)

·Douleur au site dinjection

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Après ouverture: le produit doit être utilisé immédiatement.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable  Retour en haut de la page

·La substance active est :

Gentamicine ............ 160,0 mg

Sous forme de sulfate de gentamicine

Pour 2 ml de solution

·Les autres composants sont :

Parahydroxybenzoate de méthyle, parahydroxybenzoate de propyle, hydrogénosulfite de sodium en solution, édétate de sodium, eau pour préparations injectables.

Quest-ce que GENTAMICINE PANPHARMA 160 mg, solution injectable et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme de solution injectable. Coffret de 1, 10 ou 25 ampoules.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

PANPHARMA

ZI DU CLAIRAY

35133 LUITRE

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

PANPHARMA

ZI DU CLAIRAY

35133 LUITRE

Fabricant  Retour en haut de la page

PANPHARMA

ZI DU CLAIRAY

35133 LUITRE

ou

ROTEXMEDICA GmbH

AREIMITTELWERK

BUNSENSTRASSE 4

22946 TRITTAU

ALLEMAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

CONSEILS / EDUCATION SANITAIRE

QUE SAVOIR SUR LES ANTIBIOTIQUES ?

Les antibiotiques sont efficaces pour combattre les infections dues aux bactéries. Ils ne sont pas efficaces contre les infections dues aux virus.

Aussi, votre médecin a choisi de vous prescrire cet antibiotique parce quil convient précisément à votre cas et à votre maladie actuelle.

Les bactéries ont la capacité de survivre ou de se reproduire malgré laction dun antibiotique. Ce phénomène est appelé résistance : il rend certains traitements antibiotiques inactifs.

La résistance saccroît par lusage abusif ou inapproprié des antibiotiques.

Vous risquez de favoriser lapparition de bactéries résistantes et donc de retarder votre guérison ou même de rendre inactif ce médicament, si vous ne respectez pas :

·la dose à prendre,

·les moments de prise,

·et la durée de traitement.

En conséquence, pour préserver lefficacité de ce médicament :

1.Nutilisez un antibiotique que lorsque votre médecin vous la prescrit.

2.Respectez strictement votre ordonnance.

3.Ne réutilisez pas un antibiotique sans prescription médicale même si vous pensez combattre une maladie apparemment semblable.

4.Ne donnez jamais votre antibiotique à une autre personne, il nest peut-être pas adapté à sa maladie.

5.Une fois votre traitement terminé, rapportez à votre pharmacien toutes les boîtes entamées pour une destruction correcte et appropriée de ce médicament.

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Source : ANSM