FORENE, solution pour inhalation en flacon

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source: ANSM - Mis à jour le : 28/09/2016

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

FORENE, liquide pour inhalation par vapeur

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Isoflurane...... 100 ml

Pour un flacon.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Liquide pour inhalation par vapeur.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Anesthésie générale par inhalation, utilisable en induction et entretien.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Voie inhalée.

·Des évaporateurs spécialement calibrés pour lisoflurane doivent être utilisés afin de contrôler avec précision la concentration de lanesthésique délivré.

·La concentration alvéolaire minimale chez ladulte dâge moyen est en moyenne 1,15 pour cent en oxygène pur. Elle est plus faible chez les sujets âgés.

·Lorsque le gaz vecteur est un mélange doxygène protoxyde dazote à 50 pour cent, la concentration alvéolaire minimale de lisoflurane se situe aux environs de 0,65 pour cent.

Induction de lanesthésie :

Quand on utilise lisoflurane comme seul agent dinduction anesthésique, il est recommandé de commencer linduction avec une concentration de 0,5 %. Les concentrations de 1,3-3,0 % produisent habituellement une anesthésie chirurgicale en 7-10 minutes.

Comme lisoflurane a une odeur légèrement piquante, pour empêcher la toux, il est préférable de faire précéder son utilisation par linjection dun agent danesthésie par voie intraveineuse : un barbiturique daction rapide ou un autre produit comme le propofol, létomidate ou le midazolam. Dautre part, lisoflurane peut être utilisé avec de loxygène ou avec un mélange oxygène/protoxyde dazote.

Entretien de lanesthésie :

Une anesthésie adéquate pour la chirurgie peut être maintenue avec une concentration disoflurane de 0,5 à 1,5 % dans un mélange doxygène/protoxyde dazote. Une concentration disoflurane plus élevée (0,75 à 2,0 %) sera nécessaire si lisoflurane est donné avec de loxygène seul.

La concentration affichée sur lévaporateur doit être augmentée en cas dutilisation dun circuit avec réinhalation des gaz expirés à bas débit de gaz frais.

Concentrations alvéolaires minimales de lisoflurane chez lhomme (MAC) :

ADULTE

Age

Valeur moyenne de CAM disoflurane

dans 100% dO2

Valeur moyenne de CAM disoflurane

dans 70% N2O

26 ± 4 ans

1,28%

0,56%

44 ± 7 ans

1,15%

0,50%

64 ± 5 ans

1,05%

0,37%

POPULATION PEDIATRIQUE

Age

Valeur moyenne de CAM disoflurane

dans 100% dO2

Nouveau-né prématuré < 32 semaines dâge gestationnel

1,28%

Nouveau-né prématuré de 32-37 semaines dâge gestationnel

1,41%

0-1 mois

1,60%

1-6 mois

1,87%

6-12 mois

1,80%

1-5 ans

1,60%

Prémédication préparation à lanesthésie :

Les médicaments utilisés en prémédication de lanesthésie doivent être adaptés au patient en tenant compte de leffet dépresseur de lisoflurane sur la fonction respiratoire. Lutilisation de médicaments anticholinergiques est une question de choix, mais peut être conseillée pour linduction de lanesthésie par inhalation en pédiatrie.

Induction de lanesthésie chez lenfant :

Lisoflurane nest pas recommandé comme agent dinduction par inhalation chez les nourrissons et lenfant du fait de la survenue de toux, apnée, désaturation, augmentation des sécrétions et laryngospasme (voir section 4.4).

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

Ce médicament est contre-indiqué dans les cas suivants :

·Hypersensibilité à lisoflurane ou à dautres agents anesthésiques halogénés.

·Patients ayant une prédisposition génétique connue ou suspectée à lhyperthermie maligne.

·Patients ayant présenté une atteinte hépatique, un ictère, une fièvre inexpliquée, ou une éosinophilie après administration dun anesthésique halogéné.

·Association aux IMAO non sélectifs (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Mises en garde

Remplacement des absorbeurs de dioxyde de carbone (CO2) déshydratés.

De rares cas isolés de chaleur excessive, de dégagements de fumée et/ou dexceptionnelle combustion spontanée dans des appareils danesthésie ont été rapportés durant lutilisation de produits de cette classe en présence dabsorbeurs de CO2 déshydratés, en particulier ceux qui contiennent de lhydroxyde de potassium. En cas de doute sur la dessiccation de labsorbeur de CO2, celui-ci doit être remplacé avant ladministration disoflurane.

Labsence de changement de couleur de lindicateur coloré ne constitue pas une assurance dhydratation correcte. Il convient de remplacer les absorbeurs de CO2 régulièrement, sans tenir compte de lindicateur de couleur.

Lors de lutilisation danesthésiques halogénés, des cas danomalies des fonctions hépatiques, allant dune légère augmentation transitoire des enzymes hépatiques, à un ictère et une cytolyse hépatique massive, parfois mortelle ont été signalés. Ces réactions orientent vers des réactions dhypersensibilité communes à la plupart des anesthésiques halogénés.

Une exposition antérieure aux anesthésiques halogénés en particulier si elle date de moins de trois mois peut majorer le risque datteinte hépatique. La présence dune cirrhose, dune atteinte hépatique virale ou dune autre hépatopathie préexistante peut être une raison de choisir un agent autre quun anesthésique halogéné.

Afin de pouvoir contrôler avec précision la concentration danesthésique délivré, seuls les évaporateurs spécialement calibrés pour lisoflurane doivent être utilisés. Le degré dhypotension et de dépression ventilatoire peut fournir une indication quant au niveau danesthésie. La respiration spontanée doit être attentivement surveillée et assistée si nécessaire.

·Hyperthermie maligne :

Chez les patients prédisposés, lanesthésie à lisoflurane peut déclencher un état dhypermétabolisme du muscle squelettique conduisant à une forte demande en oxygène et induisant un syndrome clinique connu sous le nom dhyperthermie maligne. Ce syndrome comprend des symptômes non spécifiques tels que rigidité musculaire, tachycardie, tachypnée, cyanose, arythmie et tension artérielle instable. (Il faut également noter que la plupart de ces signes non spécifiques peuvent apparaître lors dune anesthésie légère, dune hypoxie aiguë, etc.). La PaO2 et le pH peuvent diminuer et une hyperkaliémie et un déficit en bases peuvent survenir. La succinylcholine et les agents anesthésiques inhalés ont été associées à de rares arrêts cardiaques et décès liés à une hyperthermie maligne chez de jeunes patients au cours de la période postopératoire.

Le traitement consiste en larrêt des agents déclenchants (par exemple isoflurane), en ladministration intraveineuse de dantrolène sodique et en linstauration dun traitement de soutien. La conduite à tenir inclut des mesures intensives pour rétablir la température corporelle normale, le soutien des fonctions respiratoire et circulatoire si nécessaire et la correction des déséquilibres hydro‑électrolytiques et acido‑basiques. Une insuffisance rénale peut apparaître ultérieurement.

Il est déconseillé dutiliser lisoflurane chez les sujets susceptibles de présenter une hyperthermie maligne (antécédents dhyperthermie maligne deffort, myopathies telles que les dystrophies musculaires, syndrome de King, myotonie, myopathie à noyau central).

·Hyperkaliémie périopératoire

Chez des enfants en période post-opératoire, lutilisation dagents anesthésiques inhalés a été associée à de rares augmentations de la kaliémie ayant entraîné des arythmies cardiaques et des décès. Les patients atteints dune affection neuromusculaire latente ou manifeste, notamment une dystrophie musculaire de Duchenne semblent les plus vulnérables. Dans la plupart de ces cas, il y avait une administration concomitante de succinylcholine. Ces patients ont aussi présenté des augmentations significatives de créatine phosphokinase et, dans certains cas, des modifications urinaires compatibles avec une myoglobinurie. En dépit des similitudes avec une hyperthermie maligne, aucun de ces patients na présenté des signes de rigidité musculaire ou dhypermétabolisme. Il est recommandé de traiter précocement et agressivement lhyperkaliémie et les arythmies réfractaires ainsi que de rechercher par la suite une affection neuromusculaire latente.

Précautions demploi

·Lisoflurane doit être administré uniquement par ou en présence dun anesthésiste disposant des moyens de lanesthésie et de la réanimation.

·A éviter chez les sujets susceptibles de présenter une bronchoconstriction : des observations de bronchospasmes ont été rapportées (voir rubrique 4.8).

·Lisoflurane augmente notablement le débit sanguin aux niveaux profonds danesthésie. Une augmentation transitoire de la pression intracrânienne, totalement réversible par lhyperventilation, peut survenir.

·Lisoflurane doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une hypertension intracrânienne. Une hyperventilation peut être nécessaire chez ces patients.

·Lisoflurane est un puissant vasodilatateur coronarien qui est susceptible dentraîner un phénomène de vol, en cas de sténose coronarienne et être à lorigine dune ischémie sous endocardique.

·Quels que soient les anesthésiques utilisés, il est important de maintenir une hémodynamique normale pour éviter une ischémie myocardique chez les patients présentant une maladie coronarienne.

·Des cas dallongement de lintervalle QT, associés à des torsades de pointes (fatals, dans des cas exceptionnels) ont été rapportés.

·La prudence simpose en cas dadministration de lisoflurane chez les patients à risque dallongement de lintervalle QT.

·Lutilisation de lisoflurane chez les patients hypovolémiques, hypotendus et affaiblis na pas fait lobjet détudes à grande échelle. Une concentration plus faible disoflurane est recommandée chez ces patients.

·Lisoflurane potentialise fortement laction des myorelaxants non dépolarisants.

·Lisoflurane peut entraîner une légère diminution des fonctions cognitives pendant les 2 à 4 jours suivant lanesthésie. De légers changements de lhumeur et des symptômes peuvent persister pendant 6 jours après ladministration. Cela doit être pris en compte lorsque les patients reprennent leurs activités quotidiennes habituelles, y compris la conduite de véhicules et lutilisation de machines lourdes (voir rubrique 4.7).

·Une augmentation de la fatigue neuromusculaire peut être observée chez les patients présentant une neuromyopathie, par exemple une myasthénie grave. Lisoflurane doit être utilisé avec prudence chez ces patients.

·Lisoflurane peut provoquer une dépression respiratoire qui peut être majorée par la prémédication narcotique ou par les autres agents entraînant une dépression respiratoire. La respiration doit être surveillée et assistée si nécessaire (voir rubrique 4.8).

·Pendant linduction de lanesthésie, la salivation et les sécrétions trachéo‑bronchiques peuvent augmenter, ce qui peut entraîner une toux et un laryngospasme, en particulier chez les enfants (voir rubrique 4.8).

·Lisoflurane, comme les autres agents inhalés, a un effet relaxant sur lutérus avec un risque potentiel de saignement utérin.

Une évaluation clinique doit être réalisée lors de lutilisation de lisoflurane en anesthésie obstétrique.

·Lisoflurane relâche le muscle utérin et la concentration la plus faible possible disoflurane doit être utilisée dans les interventions obstétricales (voir rubrique 4.6).

·Chez lenfant, le caractère irritant de lisoflurane rend son utilisation difficile comme agent dinduction de lanesthésie en ventilation spontanée au masque.

·La prudence simpose en cas dutilisation de lisoflurane chez les jeunes enfants (en dessous de 2 ans) du fait de lexpérience limitée dans cette population.

·En présence de chaux sodée ou barytée, des cas isolés daugmentation de la carboxyhémoglobine ont été observés avec les agents fluorés. La formation de CO nest pas cliniquement significative quand labsorbeur est normalement hydraté. Se conformer strictement aux instructions dutilisation des absorbeurs du CO2, données par le fabricant.

·La prudence simpose en cas dadministration dune anesthésie générale, incluant lisoflurane, chez les patients ayant des troubles mitochondriaux.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Ladministration simultanée disoflurane avec les produits suivants nécessite une surveillance rigoureuse de létat clinique et biologique du malade.

Associations contre-indiquées

·IMAO non sélectif : risque de collapsus per opératoire. Il est généralement recommandé darrêter lIMAO 2 semaines avant lintervention.

Associations déconseillées

·Sympathomimétiques bêta (isoprénaline) et sympathomimétiques alpha et bêta (épinéphrine ou adrénaline, norépinéphrine ou noradrénaline) :risque de troubles du rythme ventriculaire graves, par augmentation de lexcitabilité cardiaque.

Associations faisant l'objet de précautions demploi

·Bêta-bloquants : risque de réduction des réactions cardiovasculaires de compensation, par inhibition bêta-adrénergique, qui peut être levée durant lintervention par des bêta-mimétiques.

En règle générale, ne pas arrêter le traitement bêta-bloquant et, de toute façon, éviter larrêt brutal. Informer lanesthésiste de ce traitement.

·Isoniazide : risque de potentialisation de leffet hépatotoxique, avec formation accrue de métabolites toxiques de lisoniazide.

En cas dintervention programmée, arrêter par prudence le traitement par lisoniazide, une semaine avant lintervention et ne le reprendre que 15 jours après.

·Adrénaline (voie bucco-dentaire ou sous-cutanée) : risque de troubles du rythme ventriculaire graves par augmentation de lexcitabilité cardiaque.

Limiter lapport : par exemple, moins de 0,1 mg dadrénaline en 10 minutes ou 0,3 mg en 1 heure chez ladulte.

Sous isoflurane, la sensibilité myocardiaque à ladrénaline est plus faible quavec les autres anesthésiques halogénés.

Les travaux réalisés montrent que linjection sous-cutanée de 0,25 mg dadrénaline ninduit pas de trouble du rythme ventriculaire chez les sujets anesthésiés avec isoflurane.

·Sympathomimétiques indirects (amphétamines et dérivés : anorexigènes, psychostimulants, éphédrine et dérivés) : risque de poussée hypertensive per opératoire.

En cas dintervention programmée, il est préférable dinterrompre le traitement quelques jours avant lintervention.

·Les opiacés, les benzodiazépines et les autres agents sédatifs sont associés à une dépression respiratoire et la prudence est recommandée en cas de co‑administration avec lisoflurane.

·Chez ladulte, la CAM (concentration alvéolaire minimale) est diminuée en cas dadministration concomitante de N2O (voir rubrique 4.2).

·Inducteurs du CYP2E1 : les médicaments et substances potentialisant l'activité de l'isoenzyme CYP2E1 du cytochrome P450, tels que lisoniazide et l'alcool, peuvent augmenter le métabolisme de l'isoflurane et entraîner une hausse significative des concentrations plasmatiques de fluor (voir rubrique 5.2 métabolisme).

Associations à prendre en compte

·Dans la plupart des cas où un traitement médicamenteux est indispensable, il ny a pas lieu de larrêter avant lanesthésie générale. Il suffit den informer lanesthésiste.

·Lisoflurane potentialise laction des curares et plus particulièrement celle des curares non dépolarisants.

·Analgésiques morphiniques

Ces produits potentialisent laction dépressive de lisoflurane sur la respiration.

·Les myorelaxants

Les myorelaxants habituellement utilisés sont compatibles avec lisuflurane. Toutefois, ils sont fortement potentialisés, cet effet étant plus accentué avec les agents non-dépolarisants. La néostigmine inverse les effets myorelaxants des agents non dépolarisants mais na pas deffet sur les propriétés myorelaxantes disoflurane lui-même.

·Antagonistes calciques : lisoflurane peut entraîner une hypotension marquée chez les patients traités par des antagonistes calciques, surtout ceux appartenant à la famille des dihydropyridines. Lemploi de lisoflurane chez les patients traités par ces produits est possible mais doit être prudent.

La prudence est recommandée en cas de co-administration avec des antagonistes calciques dû au risque additionnel dun effet inotropique négatif.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Il ny a pas de données ou il existe des données limitées sur l'utilisation de lisoflurane chez la femme enceinte. Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction. Lisoflurane ne doit donc être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice est supérieur au risque potentiel.

Lisoflurane, comme les autres agents inhalés, a un effet relaxant sur lutérus avec un risque potentiel de saignement utérin.

Une évaluation clinique doit être réalisée lors de lutilisation de lisoflurane en anesthésie obstétrique.

Lisoflurane relâche le muscle utérin et la concentration la plus faible possible disoflurane doit être utilisée dans les interventions obstétricales.

Accouchements par césarienne

À des concentrations allant jusquà 0,75 %, lisoflurane peut être utilisé sans induire deffets indésirables pour le maintien de lanesthésie lors dun accouchement par césarienne (voir rubrique 4.4).

Allaitement

Il ny a pas de données sur lexcrétion de lisoflurane ou de ses métabolites dans le lait maternel. De nombreux médicaments étant excrétés dans le lait maternel, la prudence simpose en cas dadministration disoflurane chez une femme qui allaite.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Le médicament peut affecter laptitude à conduire et à utiliser des machines. Le patient ne doit pas conduire ni utiliser des machines pendant au moins 2 à 4 jours après une anesthésie à lisoflurane. Les modifications du comportement et des fonctions cognitives peuvent persister pendant une durée allant jusquà 6 jours après lanesthésie. Cela doit être pris en compte lorsque les patients reprennent leurs activités quotidiennes habituelles, y compris la conduite de véhicules et lutilisation de machines.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

a. Synthèse du profil de sécurité

Les effets indésirables observés lors de ladministration disoflurane sont généralement des exacerbations dose‑dépendantes des effets pharmacologiques et incluent dépression respiratoire, hypotension et arythmies. Les effets indésirables graves potentiels sont une hyperthermie maligne, hyperkaliémie, une élévation de la créatine kinase sérique, une myoglobinurie, des réactions anaphylactiques et une toxicité hépatique (voir rubriques 4.4 et 4.8). Des frissons, des nausées, des vomissements, un iléus, une agitation et des délires; ont été observés pendant la période postopératoire.

b. Synthèse des effets indésirables

Les effets indésirables ci-dessous ont été rapportés dans les essais cliniques et dans le cadre de la pharmacovigilance après commercialisation. La fréquence ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles, elle est donc « indéterminée ».

Affections hématologiques et du système lymphatique :

·Carboxyhémoglobinémie (voir rubrique 4.4)

Affections du système immunitaire :

·réaction anaphylactique*

·hypersensibilité*

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

·hyperkaliémie (voir rubrique 4.4)

·élévation de la glycémie

Affections psychiatriques :

·agitation

·délires

·modifications de lhumeur : de légers changements de lhumeur et des symptômes peuvent persister sur une durée pouvant aller jusquà 6 jours (voir rubrique 4.4)

Affections du système nerveux :

·convulsions

·confusion mentale : peut entraîner une légère diminution des fonctions cognitives pendant les 2 à 4 jours suivant lanesthésie (voir rubrique 4.4)

Affections cardiaques :

·arythmies

·augmentation de la fréquence cardiaque : sous ventilation assistée, en normocapnie, le débit cardiaque tend à se maintenir malgré lapprofondissement de lanesthésie, grâce surtout à une augmentation de la fréquence cardiaque. Lhypercapnie quil est possible dobserver en ventilation spontanée peut accroitre la fréquence et le débit cardiaque au-dessus de la valeur chez le sujet éveillé

·arrêt cardiaque, bradycardie et tachycardie ont été observés avec des agents anesthésiques inhalés, incluant isoflurane.

·des cas dallongement de lintervalle QT, associés à des torsades de pointes (fatals, dans des cas exceptionnels) ont été rapportés

Affections vasculaires :

·hypotension (qui tend à redevenir normale avec le stimulus chirurgical). Cette baisse de la pression artérielle est liée à une vasodilatation périphérique en relation directe avec la profondeur de lanesthésie (voir rubrique 4.4)

·hémorragie : chez des patientes ayant subi une interruption de grossesse (voir rubrique 4.4)

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

·bronchospasme dû à lirritation des voies aériennes a été rapporté avec des agents anesthésiques inhalés. (voir rubrique 4.4)

·dyspnée*

·sifflement*

·dépression respiratoire (voir rubrique 4.4)

·laryngospasme dû à lirritation des voies aériennes a été rapporté avec des agents anesthésiques inhalés. (voir rubrique 4.4)

Affections gastro-intestinales :

·iléus

·vomissements et nausées au réveil

Affections hépatobiliaires :

·augmentation de la bilirubinémie

·atteinte hépatocellulaire, très rares observations dhépatite cytolytique rapportées après anesthésie à lisoflurane (voir rubriques 4.3 et 4.4)

·nécrose hépatique (voir rubrique 4.4)

Affection de la peau et du tissu sous-cutané :

·dème facial*

·dermatite de contact*

·rash*

Affections du rein et des voies urinaires :

·augmentation de la créatininémie

·diminution du taux durée sanguine

Troubles généraux et anomalies au site dadministration :

·hyperthermie maligne : de même que les autres agents anesthésiques de ce type, lisoflurane peut être à lorigine dune hyperthermie maligne. De rares cas ont été observés chez lhomme après une anesthésie par lisoflurane (voir rubrique 4.4)

·gêne thoracique*

·frissons au réveil

Investigations :

·augmentation du taux de leucocytes : des élévations transitoires du taux de leucocytes ont été observées, même en labsence de stress chirurgical

·élévation des enzymes hépatiques (voir rubrique 4.4)

·augmentation du taux de fluorures : des élévations minimales des taux sériques de fluorure inorganique, dues au métabolisme de lagent, surviennent pendant et après une anesthésie à lisoflurane. Il est peu probable que les taux faibles de fluorure inorganique sérique observés (moyenne : 4,4 µmol/l dans une étude) puissent entraîner une toxicité rénale car ils sont très inférieurs aux seuils proposés pour la néphrotoxicité

·anomalies de lélectroencéphalogramme et des convulsions ont été observées avec isoflurane.

·diminution de la cholestérolémie

·diminution des phosphatases alcalines sanguines

* De rares cas dhypersensibilité (tels que dermatite de contact, rash, dyspnée, sifflement, difficultés respiratoires, gêne thoracique dème du visage facial ou réaction anaphylactique) ont été observés, en particulier lors dune exposition professionnelle au long cours prolongée à des agents anesthésiques inhalés, dont lisoflurane. Ces réactions ont été confirmées par des tests cliniques (comme le test de provocation à la méthacholine). Cependant, en raison de lexposition concomitante à de multiples produits susceptibles dinduire des réactions dhypersensibilité, les réactions anaphylactiques observées lors dune exposition aux anesthésiques inhalés restent détiologie incertaine.

·Des cas isolés daugmentation de carboxyhémoglobine ont été rapportés avec lutilisation des agents inhalés fluorés (par exemple : desflurane, enflurane et isoflurane).

c. Population pédiatrique

Lutilisation dagents anesthésiques inhalés a été associée à de rares cas dhyperkaliémie ayant entraîné des arythmies cardiaques et des décès chez des enfants pendant la période post-opératoire (voir rubrique 4.4).

Pendant linduction de lanesthésie, la salivation et les sécrétions trachéo‑bronchiques peuvent augmenter et entraîner un laryngospasme. (Voir rubrique 4.4)

d. Autres populations particulières

Maladie neuromusculaire :

Lutilisation dagents anesthésiques inhalés a été associée à de rares cas dhyperkaliémie ayant entraîné des arythmies cardiaques et des décès chez des enfants pendant la période post-opératoire (voir rubrique 4.4). Les patients présentant une maladie neuromusculaire latente ou manifeste, en particulier une dystrophie musculaire de Duchenne, apparaissent être plus vulnérables. Il est recommandé de traiter précocement et de manière agressive lhyperkaliémie et les arythmies résistantes ainsi que de rechercher par la suite une maladie neuromusculaire latente. (Voir rubrique 4.4).

Patients âgés :

Des concentrations plus faibles disoflurane sont généralement nécessaires pour maintenir lanesthésie chirurgicale chez les patients âgés (voir rubrique 4.2).

Lisoflurane, comme les autres agents inhalés, a un effet relaxant sur lutérus avec un risque potentiel de saignement utérin.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

En présence dun surdosage, il est nécessaire darrêter ladministration du produit. Une hypotension et une dépression respiratoire ont été observées. Il est recommandé de surveiller étroitement la pression artérielle et la respiration. Des mesures de soutien peuvent être nécessaires pour corriger lhypotension et la dépression respiratoire dues à une anesthésie excessivement profonde.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Anesthésiques généraux/ Anesthésiques par inhalation Code ATC : N01AB06 (N : système nerveux central).

FORENE est un agent danesthésie générale utilisé par inhalation. Il permet une induction et un réveil rapide.

Induction de lanesthésie

Lisoflurane a une odeur déther légèrement piquante qui risque de limiter la vitesse dinduction, mais malgré cela, linduction se fait rapidement. La salivation et les sécrétions trachéo-bronchiques peuvent être stimulées chez les enfants et être à lorigine dun laryngospasme.

Les réflexes pharyngés et laryngés sont rapidement diminués ce qui facilite lintubation trachéale.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

En moyenne, 95 % disoflurane sont retrouvés dans lair expiré.

Laugmentation post-opératoire de lexcrétion de fluorures représente moins de 0,2 % de la quantité du fluor présent dans lisoflurane. Le métabolite principal détecté dans les urines est le fluorure organique, lacide trifluoroacétique.

Chez les patients anesthésiés par lisoflurane, le taux sérique moyen de fluorures inorganiques est très nettement inférieur à celui qui serait susceptible daltérer la fonction rénale dun sujet normal.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Non renseignée.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

5 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

A conserver dans lemballage dorigine à labri de la lumière.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

100, 150 ou 250 ml en flacon (verre).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

ABBVIE

10 RUE D'ARCUEIL

94528 RUNGIS CEDEX

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·3400955466956 : 100 ml en flacon (verre).

·3400955458562 : 150 ml en flacon (verre).

·3400955458623 : 250 ml en flacon (verre).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I.

Réservé à lusage hospitalier.

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source: ANSM - Mis à jour le : 28/09/2016

Dénomination du médicament

FORENE, liquide pour inhalation par vapeur

Isoflurane

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que FORENE, liquide pour inhalation par vapeur et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant dutiliser FORENE, liquide pour inhalation par vapeur ?

3. Comment utiliser FORENE, liquide pour inhalation par vapeur ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver FORENE, liquide pour inhalation par vapeur ?

6. Contenu de lemballage et autres informations

1. QUEST-CE QUE FORENE, liquide pour inhalation par vapeur ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Anesthésiques généraux/ Anesthésiques par inhalation

Code ATC : N01AB06 (N : système nerveux central).

Ce médicament est utilisé en inhalation au cours danesthésie générale.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DUTILISER FORENE, liquide pour inhalation par vapeur ?  Retour en haut de la page

Nutilisez jamais FORENE, liquide pour inhalation par vapeur :

·Si vous avez une allergie connue aux médicaments anesthésiques halogénés,

·Si vous avez un antécédent, personnel ou familial, délévation importante de la température du corps lors dune anesthésie avec administration de ce type de médicament (hyperthermie maligne),

·En association avec un IMAO non sélectif (médicament de la dépression),

·Si vous avez un antécédent datteinte du foie (jaunisse par exemple), ou de fièvre, après une anesthésie avec ce type de médicament.

Nutilisez généralement pas FORENE, liquide pour inhalation par vapeur dans les cas suivants:

·Chez lenfant de moins de 2 ans,

·Grossesse,

·En association avec certains médicaments durgence (sympathomimétiques bêta et alpha).

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER LAVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Avertissements et précautions

FORENE, liquide pour inhalation par vapeur ne doit être administré que par des professionnels de santé entraînés et expérimentés, qui disposent de tout le matériel nécessaire à lanesthésie et à la réanimation.

Adressez-vous à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère avant de prendre FORENE, liquide pour inhalation par vapeur

·si vous avez une maladie qui gêne votre respiration ou si vous souffrez dasthme. Dans ce cas, si vous utilisez ce médicament, une aggravation de vos difficultés respiratoires peut se produire (bronchoconstriction),

·si vous souffrez dune maladie du cur (sténose coronarienne),

·si vous avez déjà eu une augmentation importante de la température de votre corps à la suite dun effort,

·si vous souffrez dune maladie musculaire,

·si vous avez une pression intracrânienne trop élevée,

·si vous avez une tension artérielle faible (hypotension) ou des sensations de faiblesse, des étourdissements.

Des cas dallongement de lintervalle QT, associés à des torsades de pointes (fatals, dans des cas exceptionnels) ont été rapportés.

La prudence simpose en cas dadministration de lisoflurane chez les patients à risque dallongement de lintervalle QT.

Ce médicament peut entrainer une diminution de vos fonctions cognitives (perception, mémoire, attention, raisonnement, langage...) pendant les 2 à 4 jours suivants lanesthésie. De légers changements de lhumeur et des symptômes peuvent persister pendant 6 jours.

Votre respiration sera surveillée et assistée si nécessaire pendant lanesthésie.

Enfants

·Ce médicament sera utilisé avec prudence chez lenfant âgé de moins de 2 ans.

·Ce médicament étant irritant, son utilisation est difficile chez lenfant au début de lanesthésie.

Autres médicaments et FORENE, liquide pour inhalation par vapeur

Vous devez avertir votre médecin anesthésiste si vous êtes traité par un autre médicament, notamment :

·si vous prenez un médicament pour traiter une dépression (IMAO non sélectif),

·si vous avez pris un médicament pour une urgence médicale (et particulièrement les sympathomimétiques bêta comme lisoprénaline et les sympathomimétiques alpha et bêta comme ladrénaline et la noradrénaline).

·si vous avez pris un médicament sédatif (opiacés, benzodiazépine et dautres agents sédatifs) en raison du risque possible dinsuffisance respiratoire.

·si vous avez pris de lisoniazide en même temps que lisoflurane en raison du risque possible de toxicité sur le foie.

·ou si vous avez pris un médicament antagoniste calcique (en particulier des dérivés dihydropyridine) en raison du risque possible de diminution de la tension artérielle.

La prudence est recommandée en cas de co-administration avec des antagonistes calciques dû à un risque cardiaque.

Si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, parlez-en votre médecin.

Informez votre médecin ou pharmacien si vous utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez utiliser tout autre médicament.

FORENE, liquide pour inhalation par vapeur avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Prévenez votre médecin si vous êtes enceinte ou si vous allaitez, lui seul pourra juger de la nécessité dutiliser ce médicament.

Lisoflurane, comme les autres agents inhalés, a un effet relaxant sur lutérus avec un risque potentiel de saignement utérin.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Sans objet.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Attention danger, vous ne devez pas conduire, ni utiliser de machines pendant au moins 2 à 4 jours après lanesthésie.

Les modifications du comportement et des fonctions cognitives peuvent persister pendant une durée allant jusquà 6 jours.

Pour la reprise de la conduite, demandez lavis dun médecin.

3. COMMENT UTILISER FORENE, liquide pour inhalation par vapeur ?  Retour en haut de la page

FORENE, liquide pour inhalation par vapeur vous sera toujours administré par un médecin anesthésiste.

Posologie

Votre médecin anesthésiste décidera de la dose qui vous sera délivrée, en tenant compte de votre âge, votre poids et le type dintervention que vous allez subir.

Mode dadministration

Votre enfant doit être étroitement surveillé pendant l'administration de FORENE, liquide pour inhalation par vapeur.

Induction du sommeil en début danesthésie

FORENE, liquide pour inhalation par vapeur est déconseillé chez les nourrissons et les enfants en induction du sommeil en début danesthésie.

Médication avant l'anesthésie

Lanesthésiste peut décider dadministrer à votre enfant un traitement pour éviter le risque de possibles réductions du rythme respiratoire et de la fréquence cardiaque qui peuvent survenir lors de l'utilisation de FORENE, liquide pour inhalation par vapeur.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

Si vous avez utilisé plus de FORENE, liquide pour inhalation par vapeur que vous nauriez dû :

Arrêter ladministration de ce médicament et contrôler la fonction respiratoire.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Si vous ou votre enfant souffrez de symptômes inhabituels ou inattendus après lopération, signalez-le immédiatement à votre médecin ou à l'anesthésiste.

Les effets indésirables, les plus souvent rapportés sont:

·une diminution de la tension artérielle,

·une augmentation du rythme cardiaque,

·un trouble du rythme cardiaque,

·arrêt cardiaque, bradycardie, tachycardie,

·des cas dallongement de lintervalle QT, associés à des torsades de pointes (fatals, dans des cas exceptionnels),

·une hémorragie en cas dinterruption de grossesse,

·lisoflurane, comme les autres agents inhalés, a un effet relaxant sur lutérus avec un risque potentiel de saignement utérin

·une augmentation du potassium dans le sang accompagnée dune augmentation de certaines enzymes musculaires (les CPK) entraînant des troubles du rythme cardiaque et exceptionnellement des décès, présence de myoglobine (protéine musculaire) dans les urines,

·une augmentation du taux de sucre dans le sang,

·une difficulté à respirer (dépression respiratoire, bronchospasme),

·des frissons, des nausées et des vomissements au réveil,

·une occlusion intestinale,

·une gêne au niveau du thorax,

·une augmentation importante de la température du corps (hyperthermie maligne), nécessitant un traitement spécifique en urgence,

·des troubles du foie (dans de très rares cas),

·des troubles au niveau des reins,

·des manifestations au niveau de la peau telles que gonflement du visage, éruption, inflammation,

·une agitation, une toux, des troubles de la respiration (tels que blocage de la respiration, spasme laryngé) pouvant être déclenchés par le caractère irritant de ce médicament,

·des délires, une modification de lhumeur,

·des convulsions, une confusion mentale,

·une diminution de la quantité doxygène dans les tissus,

·une modification de certains paramètres sanguins (globules blancs, enzymes du foie, fluorures, cholestérol, phosphatases alcalines),

·des anomalies de lélectroencéphalogramme et des convulsions.

·de rares réactions allergiques ont été rapportées, en particulier lors dune exposition professionnelle prolongée aux anesthésiques halogénés sans que le lien avec ces produits ait été prouvé.

·des cas isolés daugmentation de carboxyhémoglobine ont été rapportés avec lutilisation des agents inhalés fluorés (par exemple : desflurane, enflurane et isoflurane).

·une contraction des poumons et des voies respiratoires pouvant causer une difficulté à respirer.

·une augmentation du taux de sucre et de potassium dans le sang. Il a été rapporté de rares cas de battements cardiaques anormaux (arythmies) et de décès associés à lutilisation danesthésiques inhalés chez lenfant peu après lintervention.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER FORENE, liquide pour inhalation par vapeur ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur le flacon. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

A conserver dans lemballage dorigine à labri de la lumière.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient FORENE, liquide pour inhalation par vapeur   Retour en haut de la page

·La substance active est :

lisoflurane (100 ou 250 ml par flacon).

·Il ny a pas dautre composant.

Quest-ce que FORENE, liquide pour inhalation par vapeur et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme de solution pour inhalation.

Flacon de 100 ou 250 ml.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

ABBVIE

10 RUE D'ARCUEIL

94528 RUNGIS CEDEX

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

ABBVIE

10 RUE D'ARCUEIL

94528 RUNGIS CEDEX

Fabricant  Retour en haut de la page

AESICA QUEENBOROUGH LIMITED

KENT, ME11 5EL

QUEENBOROUGH

ROYAUME-UNI

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé:

Faites attention avec FORENE, liquide pour inhalation par vapeur

·La respiration et la tension artérielle doivent être attentivement surveillées et corrigées si nécessaire.

·Seuls les évaporateurs spécialement calibrés pour ce produit doivent être utilisés.

·Il est recommandé de contrôler la ventilation chez les malades de neurochirurgie en raison du risque dhypertension intracrânienne.

·Lisoflurane peut être à lorigine dune fièvre élevée survenant exceptionnellement au cours dune anesthésie (hyperthermie maligne). Il est déconseillé dutiliser lisoflurane chez les sujets susceptibles de présenter une hyperthermie maligne (antécédents dhyperthermie maligne deffort, myopathies).

·Lexposition aux anesthésiques halogénés, répétée et rapprochée dans le temps (inférieure à 3 mois), peut augmenter le risque datteinte du foie. La présence dune cirrhose, dune atteinte hépatique virale ou dune autre hépatopathie peut être une raison de choisir un agent autre quun anesthésique halogéné.

·Chez les patients présentant une maladie coronarienne, il est important de maintenir une hémodynamique normale pour éviter une ischémie myocardique.

·Une concentration plus faible disoflurane est recommandée chez les patients hypotendus ou hypovolémiques.

·Lisoflurane potentialise fortement laction des myorelaxants non dépolarisants.

·Lisoflurane doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une neuromyopathie.

Prise ou utilisation dautres médicaments

Lassociation avec les IMAO non sélectifs est contre-indiquée.

Il est déconseillé dutiliser les sympathomimétiques bêta (isoprénaline) et alpha et bêta (adrénaline et noradrénaline), en association avec FORENE, liquide pour inhalation par vapeur.

Mode et voie dadministration

Ce médicament est administré par inhalation.

Si vous avez administré à votre patient plus de FORENE, liquide pour inhalation par vapeur que vous nauriez dû

Une hypotension et une dépression respiratoire ont été observées. Il est recommandé de surveiller étroitement la pression artérielle et la respiration. Des mesures de soutien peuvent être nécessaires pour corriger lhypotension et la dépression respiratoire dues à une anesthésie excessivement profonde.

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Source : ANSM