ELIGARD 7,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable

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source: ANSM - Mis à jour le : 22/05/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

ELIGARD 7,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Une seringue pré-remplie de poudre pour solution injectable contient 7,5 mg dacétate de leuproréline, correspondant à 6,96 mg de leuproréline.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Poudre et solvant pour solution injectable.

Poudre (seringue B) :

Seringue pré-remplie avec une poudre blanche à blanc cassé.

Solvant (seringue A) :

Seringue pré-remplie avec une solution limpide, incolore à jaune pâle.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

ELIGARD 7,5 mg est indiqué pour le traitement du cancer de la prostate hormono-dépendant à un stade avancé et en association avec la radiothérapie dans le traitement du cancer de la prostate localisé à haut risque et localement avancé hormono-dépendant.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

Homme adulte

ELIGARD 7,5 mg doit être administré sous la responsabilité dun professionnel de santé ayant les compétences nécessaires pour surveiller la réponse au traitement.

ELIGARD 7,5 mg est administré une fois par mois, en injection sous-cutanée unique La solution injectée forme un dépôt médicamenteux solide et assure une libération continue d'acétate de leuproréline pendant un mois.

En règle générale, le traitement du cancer avancé de la prostate par ELIGARD 7,5 mg doit être poursuivi à long terme et ne doit pas être interrompu en cas de rémission ou d'amélioration.

ELIGARD 7,5 mg peut être utilisé en traitement néoadjuvant ou adjuvant en association avec la radiothérapie dans le cancer de la prostate localisé à haut risque et localement avancé.

La réponse au traitement par ELIGARD 7,5 mg doit être surveillée en procédant à des examens cliniques et à l'analyse des taux sériques de lantigène spécifique de la prostate (PSA). Des études cliniques ont montré que la testostéronémie augmentait au cours des 3 premiers jours de traitement chez la plupart des patients non orchidectomisés et diminuait ensuite en 3 à 4 semaines pour atteindre des valeurs inférieures aux taux de castration médicale. Une fois atteints, ces taux se maintiennent aussi longtemps que le traitement est poursuivi (remontées transitoires de testostérone < 1 %). Dans le cas où la réponse d'un patient paraît être sub-optimale, il faut s'assurer que la testostéronémie a atteint des taux de castration ou qu'elle se maintient à ces taux. Un manque defficacité pouvant survenir du fait dune mauvaise préparation, reconstitution ou administration, un dosage de la testostéronémie doit être réalisé en cas derreur de manipulation suspectée ou avérée (voir rubrique 4.4).

Chez les patients atteints dun cancer de la prostate métastatique résistant à la castration nayant pas subi de castration chirurgicale, recevant un traitement par agoniste de la GnRH, tel que la leuproréline, et éligibles à un traitement à base dinhibiteurs de la synthèse des androgènes ou dinhibiteurs des récepteurs aux androgènes, le traitement par agoniste de la GnRH peut être poursuivi.

Population pédiatrique

La sécurité et lefficacité chez les enfants âgés de de 0 à 18 ans nont pas été établies (voir rubrique 4.3).

Populations particulières de patients

Aucune étude clinique n'a été réalisée chez les patients atteints d'insuffisance hépatique ou rénale.

Mode dadministration

ELIGARD 7,5 mg doit être préparé, reconstitué et administré uniquement par un professionnel de santé ayant pris connaissance des instructions relatives aux étapes de reconstitution et dadministration (voir rubrique 6.6 : Précautions particulières délimination et de manipulation). En cas de préparation inadéquate du produit, ce dernier ne doit pas être administré.

Le contenu des deux seringues stériles pré-remplies doit être mélangé juste avant l'administration d'ELIGARD 7,5 mg par injection sous-cutanée.

Au vu des données chez lanimal, une injection intra-artérielle ou intraveineuse doit absolument être évitée.

Comme pour les autres médicaments administrés par injection sous-cutanée, il est recommandé de changer régulièrement de site d'injection.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

ELIGARD 7,5 mg est contre-indiqué chez les femmes et les enfants.

Hypersensibilité à lacétate de leuproréline, aux autres agonistes de la GnRH ou à lun des excipients listés dans la rubrique 6.1.

Chez les patients ayant subi précédemment une orchidectomie (comme avec les autres agonistes de la GnRH, ELIGARD 7,5 mg nentraîne pas de diminution additionnelle du taux de testostérone sérique dans le cas de castration chirurgicale).

ELIGARD 7,5 mg ne doit pas être utilisé en monothérapie chez les patients atteints de cancer de la prostate avec compression médullaire ou métastases vertébrales (voir rubrique 4.4).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Reconstitution correcte du médicament : Un manque defficacité clinique peut survenir du fait dune reconstitution incorrecte du produit. Se référer à la rubrique 4.2 et à la rubrique 6.6 pour les instructions relatives à la préparation et à ladministration du produit ainsi que pour le dosage de la testostéronémie en cas derreur de manipulation suspectée ou avérée.

Un traitement par suppression androgénique peut allonger lintervalle QT.

Chez les patients présentant des antécédents ou des facteurs de risques de lallongement de lintervalle QT, et chez les patients recevant de manière concomitante des médicaments susceptibles dallonger lintervalle QT (voir rubrique 4.5), les médecins doivent évaluer le rapport bénéfice / risque en prenant en compte le risque potentiel de torsades de pointes avant linitiation du traitement par Eligard 7,5 mg.

Maladies cardiovasculaires : risque accru de développer un infarctus du myocarde, décès par arrêt cardiaque et accident vasculaire cérébral ont été rapportés lors de lutilisation dagonistes de la GnRH chez certains patients. Le risque semble faible sur la base des rapports publiés et devra être évalué attentivement en fonction des facteurs de risque cardiovasculaires des patients atteints dun cancer de la prostate lors du choix du traitement. Lapparition de symptômes et des signes évocateurs de maladies cardiovasculaires doit être surveillée chez les patients traités par un agoniste de la GnRH et traités, conformément aux recommandations en vigueur.

Élévation transitoire du taux de testostérone : Lacétate de leuproréline, comme les autres agonistes de la GnRH, entraîne une élévation transitoire des concentrations sériques de testostérone, de dihydrotestostérone et des phosphatases acides pendant la première semaine de traitement. Les patients peuvent ressentir une aggravation des symptômes ou voir apparaître de nouveaux symptômes tels que douleurs osseuses, neuropathie, hématurie, obstruction urétérale ou vésicale (voir rubrique 4.8). Ces symptômes cèdent habituellement à la poursuite du traitement.

Ladministration associée dun anti-androgène approprié doit être envisagée 3 jours avant le traitement par leuproréline et poursuivie pendant les deux à trois premières semaines de traitement. Il a été observé que ces modalités permettent de prévenir les conséquences dune augmentation initiale de testostérone sérique.

Après castration chirurgicale, ELIGARD 7,5 mg n'entraîne pas de diminution supplémentaire de la testostéronémie chez les sujets masculins.

Densité osseuse : Une diminution de la densité osseuse a été rapportée dans la littérature médicale chez les hommes ayant subi une orchidectomie ou ayant été traités par un agoniste de la GnRH (voir rubrique 4.8).

Le traitement anti-androgène augmente de façon significative le risque de fractures secondaires à une ostéoporose. Il n'existe qu'un nombre limité de données à ce sujet. Des fractures secondaires à une ostéoporose ont été observées chez 5% des patients après 22 mois de traitement pharmacologique androgénosuppresseur et chez 4% des patients après 5 à 10 ans de traitement. Le risque de fractures d'origine ostéoporotique est généralement plus élevé que le risque de fractures pathologiques. En dehors d'un déficit prolongé en testostérone, un âge avancé, le tabagisme et la consommation de boissons alcoolisées, l'obésité et linsuffisance d'exercice physique peuvent aussi favoriser le développement d'une ostéoporose.

Apoplexie pituitaire : Lors de la surveillance après la commercialisation, de rares cas dapoplexie pituitaire (un syndrome clinique secondaire à un infarctus de la glande pituitaire) ont été rapportés après ladministration dagonistes de la GnRH, la majorité survenant dans les 2 semaines suivant la première administration, et certaines dans la première heure. Dans ces cas, lapoplexie pituitaire sest manifestée sous la forme dune céphalée soudaine, de vomissements, de troubles de la vision, dophtalmoplégie, dun état mental altéré, et parfois dun collapsus cardiovasculaire. Une prise en charge médicale immédiate est requise.

Hyperglycémie et diabète : Une hyperglycémie et une augmentation du risque de développer un diabète ont été rapportées chez des hommes traités par des agonistes de la GnRH. Une hyperglycémie peut être due au développement dun diabète sucré ou à laggravation du contrôle glycémique chez des patients diabétiques. Chez les patients traités par un agoniste de la GnRH, il faut surveiller périodiquement la glycémie et/ou lhémoglobine glyquée (HbA1c) et prendre en charge ces patients selon les recommandations actuelles de traitement de lhyperglycémie ou du diabète.

Convulsions : Des cas de convulsions ont été signalés après la commercialisation chez des patients traités par acétate de leuproréline avec ou sans antécédents de facteurs prédisposants. Ces convulsions doivent être prises en charge selon la pratique clinique actuelle.

Autres événements : Des cas d'obstruction urétérale et de compression médullaire susceptibles d'entraîner une paralysie avec ou sans complications fatales, ont été rapportés avec les agonistes de la GnRH. L'apparition d'une compression médullaire ou d'une insuffisance rénale impose l'instauration d'un traitement standard de ces complications.

Les patients ayant des métastases vertébrales et/ou cérébrales ainsi que les patients ayant une obstruction des voies urinaires devront être étroitement surveillés pendant les premières semaines de traitement.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Aucune étude pharmacocinétique d'interaction médicamenteuse n'a été réalisée avec ELIGARD 7,5 mg. Il n'existe aucune description d'éventuelles interactions de l'acétate de leuproréline avec d'autres médicaments.

Le traitement par suppression androgénique étant susceptible dallonger lintervalle QT, lutilisation concomitante dEligard 7,5 mg avec des médicaments connus pour allonger lintervalle QT, ou des médicaments capables dinduire des torsades de pointes tels que les antiarythmiques de classe IA (par exemple quinidine, disopyramide) ou de classe III (par exemple amiodarone, sotalol, dofetilide, ibutilide), la méthadone, la moxifloxacine, les antipsychotiques, etc. doit être évaluée avec précaution (voir rubrique 4.4).

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Sans objet du fait qu ELIGARD 7,5 mg est contre-indiqué chez les femmes.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Les effets dELIGARD 7,5 mg sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines nont pas été étudiés.

La fatigue, les vertiges et les troubles de la vision étant des effets indésirables possibles du traitement ou la conséquence de la maladie sous-jacente, laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines peut être altérée.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les effets indésirables observés avec ELIGARD sont principalement dus à l'action pharmacologique spécifique de la leuproréline, à savoir élévations et diminutions des taux de certaines hormones circulantes. Les réactions indésirables les plus fréquemment rapportées sont des bouffées de chaleur, un malaise, des nausées et une fatigue ainsi qu'une irritation locale transitoire au niveau du point d'injection. Des bouffées de chaleur légères à modérées apparaissent chez 58% des patients environ.

Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables suivants ont été rapportés au cours des essais cliniques réalisés chez des patients atteints d'un carcinome prostatique à un stade avancé traités par ELIGARD. Les effets indésirables sont classés, par fréquence : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), peu fréquent (≥1/1 000, <1/100), rare (≥1/10 000, <1/1 000) et très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau 1: Effets indésirables dans les études cliniques avec Eligard

Infections et infestations

Fréquent

rhino-pharyngite.

Peu fréquent

infection des voies urinaires, infection cutanée locale.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Peu fréquent

diabète sévère.

Affections psychiatriques

Peu fréquent

cauchemars, dépression, diminution de la libido.

Affections du système nerveux

Peu fréquent

vertige, céphalée, hypoesthésie, insomnie, troubles du goût et de lodorat sensation de vertiges.

Rare

mouvements anormaux et involontaires.

Affections cardiaques

Fréquence indéterminée

allongement de lintervalle QT (voir rubriques 4.4 et 4.5)

Affections vasculaires

Très fréquent

bouffées de chaleur.

Peu fréquent

hypertension, hypotension.

Rare

syncope, collapsus.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent

rhinorrhée, dyspnée.

Affections gastro-intestinales

Fréquent

nausées, diarrhée, gastro-entérite/colite.

Peu fréquent

constipation, bouche sèche, dyspepsie, vomissements.

Rare

flatulence, éructation.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent

ecchymoses, érythème.

Fréquent

prurit, sudation nocturne.

Peu fréquent

sueur froide, hypersudation.

Rare

alopécie, éruption cutanée.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent

arthralgie, douleur des membres, myalgie, frissons, faiblesse.

Peu fréquent

dorsalgie, crampe musculaire.

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquent

diminution de la fréquence de miction, miction difficile, dysurie, nycturie, oligurie.

Peu fréquent

spasmes de la vessie, hématurie, aggravation de la fréquence urinaire, rétention urinaire.

Affections des organes de reproduction et du sein

Fréquent

sensibilité mammaire, atrophie testiculaire, douleur testiculaire, stérilité, hypertrophie mammaire, dysfonction érectile, diminution de la taille du pénis.

Peu fréquent

gynécomastie, impuissance, troubles testiculaires.

Rare

douleur mammaire.

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Très fréquent

fatigue, brûlure au site dinjection, paresthésie au site dinjection.

Fréquent

Malaise, douleur au site dinjection, hématome au site dinjection, picotements au site dinjection.

Peu fréquent

prurit au site dinjection, induration au site dinjection, léthargie, douleur, fièvre.

Rare

ulcération au site dinjection.

Très rare

nécrose au site dinjection.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquent

perturbations hématologiques, anémie.

Investigations

Fréquent

augmentation de la créatinine phosphokinase sanguine, prolongation du temps de coagulation.

Peu fréquent

augmentation de lalanine aminotransférase, augmentation des triglycérides sanguins, augmentation du temps de prothrombine, prise de poids.

D'autres événements indésirables ont été rapportés en général dans le cas d'un traitement par l'acétate de leuproréline, incluant dème périphérique, embolie pulmonaire, palpitations, myalgie, hypotonie musculaire, une altération de la sensation cutanée, frissons, , éruption cutanée, amnésie et troubles de la vision. Une atrophie musculaire a été observée lors de lutilisation prolongée de médicaments appartenant à cette classe pharmacologique. Un infarctus dune apoplexie pituitaire pré-existante a été rarement décrite après administration dun traitement par agoniste de la GnRH quil soit à action immédiate ou prolongée. De rares cas de leucopénie et de thrombopénie ont été signalés. Des modifications de la tolérance au glucose ont été rapportées.

Des convulsions ont été rapportées suite à ladministration dun agoniste/analogue de la GnRH (voir rubrique 4.4).

Les événements indésirables locaux rapportés après injection d'ELIGARD sont similaires à ceux associés à des produits similaires injectés par voie sous-cutanée.

Généralement, ces événements indésirables localisés survenant après une injection sous-cutanée sont légers et décrits comme étant de courte durée.

De rares cas de réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes ont été rapportés après ladministration dun agoniste/analogue de la GnRH.

Variations de la densité osseuse

Une diminution de la densité osseuse a été rapportée dans la littérature médicale chez les hommes ayant bénéficié d'une orchidectomie ou ceux traités par un agoniste de la GnRH. Il est probable qu'un traitement à long terme par leuproréline révèle des signes daggravation d'ostéoporose, en ce qui concerne l'augmentation du risque de fracture d'origine ostéoporotique (voir rubrique 4.4).

Accentuation des signes et symptômes de la maladie

Le traitement par lacétate de leuproréline peut entraîner une accentuation des signes et symptômes de la maladie au cours des premières semaines de traitement. Une aggravation des affections telles que métastases vertébrales et/ou obstruction urinaire ou hématurie peut faire apparaître des problèmes neurologiques tels que faiblesse et/ou paresthésies des membres inférieurs ou une accentuation des symptômes urinaires.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Lemploi abusif et le surdosage volontaire avec ELIGARD 7,5 mg sont peu probables. Aucun cas demploi abusif ou de surdosage na été rapporté en pratique clinique avec lacétate de leuproréline, mais si une exposition excessive se produisait, la surveillance du patient et l'administration d'un traitement symptomatique adjuvant sont recommandées.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Analogues de lhormone entraînant la libération de gonadotrophine, code ATC : L02A E02.

L'acétate de leuproréline est un nonapeptide de synthèse, agoniste de l'hormone naturelle de libération des gonadotrophines (GnRH) qui, en cas d'administration prolongée, entraîne une inhibition de la sécrétion des gonadotrophines hypophysaires et une suppression de la synthèse des stéroïdes testiculaires chez l'homme. Cet effet est réversible à l'arrêt du traitement médicamenteux. Cependant, l'agoniste possède une action plus puissante que l'hormone naturelle et le temps nécessaire pour restaurer les taux de testostérone peut varier selon les patients.

Ladministration dacétate de leuproréline entraîne une élévation initiale des taux circulants dhormones lutéinisantes (LH) et dhormones de stimulation folliculaire (FSH), responsables dune élévation transitoire chez lhomme des concentrations de stéroïdes dorigine gonadique, testostérone et dihydrotestostérone. Ladministration continue dacétate de leuproréline entraîne une diminution des taux de LH et de FSH. Chez lhomme, la testostérone diminue en dessous du seuil de castration (£ à 50 ng/dL). Ces diminutions apparaissent trois à cinq semaines après linstauration du traitement. Les taux moyens de testostérone à six mois sont 6,1 (± 0,4) ng/dL, comparables aux taux observés après orchidectomie bilatérale. La testostéronémie de tous les patients dans létude clinique pivotale a atteint des taux de castration à 6 semaines ; 94 % lont atteint à J28 et 98 % à J35. Chez la grande majorité des patients, les taux de testostérone étaient en dessous de 20 ng/dL : le bénéfice clinique de ces taux faibles na pas encore été établi. Les taux de PSA diminuent de 94% après six mois.

Des études à long terme ont montré que la poursuite du traitement maintenait la testostéronémie à des valeurs inférieures au seuil de castration pendant une période allant jusquà sept ans, et probablement indéfiniment.

La taille de la tumeur na pas été mesurée directement pendant le programme détude clinique, mais on a observé une réponse indirecte de la tumeur comme lindique une réduction de 94% du taux moyen de PSA avec ELIGARD 7,5 mg.

Un essai clinique de phase III randomisé a été mené chez 970 patients présentant un cancer de la prostate localement avancé (principalement de stades T2c à T4, et de stades T1c à T2b avec adénopathie(s) régionale(s) chez certains patients), dont 483 ont suivi un traitement par suppression androgénique de courte durée (6 mois) en association avec une radiothérapie et 487 un traitement par suppression androgénique prolongé (3 ans) en association avec une radiothérapie. Une analyse de non-infériorité a été effectuée pour comparer le traitement hormonal concomitant et adjuvant par un agoniste de la GnRH (triptoréline ou goséréline) de courte durée et de longue durée. Le taux de mortalité globale à 5 ans était respectivement de 19,0 % et 15,2 % dans les groupes de traitement de courte durée et de longue durée. Le Hazard Ratio observé de 1,42 avec une limite supérieure de 1,79 de lIC à 95,71 % unilatéral ou de 1,09 de lIC à 95,71 % bilatéral ; 1,85 (p = 0,65 pour la non-infériorité) montre que lassociation de la radiothérapie et dun traitement par suppression androgénique de 6 mois induit une survie inférieure par rapport à la radiothérapie associée à un traitement par suppression androgénique de 3 ans. La survie globale à 5 ans est respectivement de 84,8 % et 81,0 % avec le traitement de longue durée et le traitement de courte durée. La qualité de vie globale évaluée à laide du questionnaire QLQ-C30 nétait pas significativement différente entre les deux groupes (p = 0,37). Les résultats sont dus principalement à la population de patients présentant des tumeurs localement avancées.

Les arguments étayant lindication dans le cancer de la prostate localisé à haut risque sont basés sur des études publiées relatives à lassociation de la radiothérapie et danalogues de la GnRH, dont lacétate de leuproréline. Les données cliniques de cinq études publiées ont été analysées (EORTC 22863, RTOG 85-31, RTOG 92-02, RTOG 8610 et DAmico et al., JAMA, 2004), elles démontrent toutes un bénéfice de lassociation dun analogue de la GnRH et de la radiothérapie. Il nétait pas possible de distinguer clairement dans les études publiées les populations étudiées respectives pour les indications dans le cancer de la prostate localement avancé et dans le cancer de la prostate localisé à haut risque.

Les données cliniques ont montré quune radiothérapie suivie dun traitement par suppression androgénique de 3 ans est préférable à une radiothérapie suivie dun traitement par suppression androgénique de 6 mois.

Chez les patients présentant un cancer de stade T3 à T4 qui reçoivent une radiothérapie, la durée du traitement par suppression androgénique préconisée dans les recommandations médicales est de 2 à 3 ans.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

Chez les patients atteints d'un cancer avancé de la prostate, les concentrations sériques moyennes de leuproréline augmentent après l'injection initiale et atteignent 25,3 ng/mL après 4 - 8 heures (Cmax). Après l'augmentation initiale survenant après chaque injection (phase plateau observée après chaque injection du 2ème au 28ème jour), les concentrations sériques restent relativement constantes (0,28 1,67 ng/mL). Il n'existe aucun élément indiquant une accumulation au cours de l'administration répétée.

Distribution

Le volume moyen de distribution de la leuproréline à l'état d'équilibre après une administration intraveineuse en bolus à des volontaires sains de sexe masculin était de 27 litres. In vitro, la liaison aux protéines plasmatiques humaines varie entre 43% et 49%.

Élimination

Chez des volontaires sains de sexe masculin, l'administration intraveineuse en bolus de 1 mg d'acétate de leuproréline a entraîné une clairance systémique moyenne de 8,34 L/h, avec une demi-vie d'élimination terminale d'environ 3 heures selon un modèle à deux compartiments.

Aucune étude d'excrétion du médicament n'a été réalisée avec ELIGARD.

Aucune étude sur le métabolisme dELIGARD na été réalisée.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Les études pré-cliniques avec lacétate de leuproréline ont montré des effets sur le système de reproduction des deux sexes, effets attendus compte-tenu du profil pharmacologique connu. Ces effets se sont révélés réversibles après larrêt du traitement et une période appropriée de régénération. Lacétate de leuproréline na pas révélé dactivité tératogène. Une embryotoxicité/létalité a été observée chez le lapin, liée aux effets pharmacologiques de lacétate de leuproréline sur le système reproductif.

Des études de cancérogénicité ont été réalisées chez le rat et la souris pendant 24 mois. Chez le rat, une augmentation dose-dépendante des apoplexies pituitaires a été observée après administration sous-cutanée aux doses de 0,6 à 4 mg/kg/ jour. Aucun effet de ce type na été observé chez la souris.

Lacétate de leuproréline et la formulation 1 mois ELIGARD 7,5 mg ne se sont pas révélés mutagènes lors de tests réalisés in vitro et in vivo.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Solvant (seringue A) : Poly (D, L-lactide co-glycolide) (50:50)

N-méthylpyrrolidone

Poudre (seringue B) : Aucun excipient

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

La leuproréline contenue dans la seringue B doit être mélangée uniquement avec le solvant de la seringue A et ne doit pas être mélangée à dautres médicaments.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

2 ans.

Une fois que le produit a été sorti du réfrigérateur, il peut être conservé dans lemballage dorigine à température ambiante (ne dépassant pas 25 °C) pendant 4 semaines maximum.

Après première ouverture du plateau, la poudre et le solvant pour solution injectable doivent être immédiatement utilisés pour reconstituer le médicament et l'administrer au patient.

Une fois reconstitué : administrer le produit immédiatement, la viscosité de la solution augmentant avec le temps.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C).

A conserver dans lemballage extérieur dorigine, à labri de lhumidité.

Ce produit doit être à température ambiante avant linjection. Le sortir du réfrigérateur environ 30 minutes avant utilisation. Une fois sorti du réfrigérateur, le produit peut être conservé dans son emballage dorigine à température ambiante (ne dépassant pas 25°C) pendant 4 semaines maximum.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

Deux seringues pré-remplies en polypropylène/copolymère doléfine cyclique, l'une contenant la poudre (seringue B) et l'autre contenant le solvant (seringue A). Les seringues comportent toutes deux un système permettant le mélange.

La seringue A possède un piston dont lextrémité est en caoutchouc thermoplastique et est fermée avec un capuchon Luer-Lok en polyéthylène ou polypropylène. Lextrémité de la seringue et les extrémités des deux pistons de la seringue B sont composés de caoutchouc chlorobutyle.

Les présentations suivantes sont disponibles :

Un kit consistant en deux plateaux thermoformés dans une boîte en carton. Un plateau contient une seringue A pré-remplie en polypropylène, un piston à tige longue et un sachet de dessicant. Lautre plateau contient une seringue B pré-remplie en copolymère doléfine cyclique, une aiguille stérile 20 gauge et un sachet de dessicant en silicone.

Une boîte grand modèle contenant 3 kits de 2 seringues pré-remplies en polypropylène/copolymère doléfine cyclique (1 seringue A ; 1 seringue B).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Laisser le produit se réchauffer à température ambiante en le sortant du réfrigérateur environ 30 minutes avant utilisation.

Merci de préparer en premier le patient pour linjection, puis la préparation du produit, en suivant les instructions ci-dessous. En cas de préparation inadéquate du produit, ce dernier ne doit pas être administré, puisquun manque defficacité clinique peut survenir du fait dune reconstitution incorrecte du produit.

Etape 1 : Ouvrir les deux plateaux (déchirer le papier aluminium par le coin reconnaissable par une petite bulle) et vider le contenu sur un plan de travail propre [deux plateaux, contenant la seringue A (Figure 1.1) et la seringue B (Figure 1.2)]. Jeter les sachets de dessicants.

Etape 2 :

Tirer dun coup sec, sans dévisser, le piston bleu à tige courte de la seringue B (Figure 2). Le bouchon gris attaché au piston bleu doit venir en même temps. Puis jeter ces derniers.

Ne pas essayer de mélanger le produit avec les deux bouchons gris en place dans la seringue B.

Etape 3 : Visser doucement le long piston blanc dans le bouchon gris restant dans la seringue B. (Figure 3).

Etape 4 : Retirer la coiffe grise de la seringue B et mettre de côté la seringue (Figure 4).

Etape 5 : Tenir la seringue A en position verticale, coiffe transparente en haut pour prévenir les fuites de liquide et dévisser la coiffe transparente de la seringue A (Figure 5).

Etape 6 : Toujours en position verticale, relier les deux seringues l'une à l'autre : fixer la seringue B au dessus de la seringue A en poussant et tournant la seringue B dans la seringue A jusquà la sécurité (Figures 6a et 6b). Ne pas trop serrer.

Etape 7 : Retourner les deux seringues connectées entre elles, en continuant à les tenir en position verticale, de façon à avoir la seringue B en bas ; injecter le liquide contenu dans la seringue A dans la seringue B contenant la poudre (acétate de leuproréline) (Figure 7).

Etape 8 : En position horizontale, pousser et tirer alternativement, doucement les pistons des 2 seringues (une soixantaine de fois au total, ce qui prend environ 60 secondes) afin de mélanger parfaitement le produit et dobtenir une suspension homogène, visqueuse (Figure 8). Ne pas incliner le système des seringues (sous peine de dévisser en partie les seringues et dentraîner des fuites).

Parfaitement mélangé, le produit apparaitra visqueux avec une gamme de couleur allant de lincolore, à blanc, à jaune pâle (ce qui inclut toutes les nuances du blanc au jaune pâle).

Merci de noter que le produit doit être mélangé comme décrit ; LE SECOUER NE MELANGERA PAS LE PRODUIT CORRECTEMENT.

Important : Après avoir procédé au mélange, passer à létape suivante immédiatement, le produit devenant de plus en plus visqueux avec le temps. Ne pas mettre au réfrigérateur le produit mélangé.

Etape 9 : Tenir les seringues en position verticale, la seringue B étant en bas. Les seringues doivent rester bien assemblées. Transférer tout le produit mélangé dans la seringue B (la seringue large et courte) en poussant le piston de la seringue A et en tirant doucement le piston de la seringue B en même temps (Figure 9).

Etape 10 : Séparer la seringue A de la seringue B en continuant à appuyer fermement sur le piston de la seringue A (Figure 10).

Sassurer que le produit ne fuit pas car sinon laiguille ne sera pas correctement sécurisée.

Merci de noter : Il pourra rester des petites bulles d'air ou une grosse bulle dair dans la préparation. Ceci nest pas gênant.

Au cours de cette étape, merci de ne pas essayer de purger les bulles dair de la seringue B car le produit pourrait être perdu !

Etape 11 : Tenir la seringue B droite. Ouvrir le conditionnement de laiguille sécurisée en retirant le papier au dos de celui-ci et sortir laiguille sécurisée. Assembler laiguille sécurisée à la seringue B en tenant la seringue droite et en faisant tourner la seringue dans le sens des aiguilles dune montre afin de fixer parfaitement laiguille (Figure 11).Ne pas trop serrer.

Etape 12 : Retirer le capuchon protecteur de laiguille avant administration du produit (Figure 12).

Important : Nenclenchez pas le dispositif de sécurité de laiguille avant ladministration.

Etape 13 : Avant administration, purger les grandes bulles dair de la seringue B. Administrer le produit par voie sous cutanée. Assurez-vous que la totalité du produit contenu dans la seringue B a bien été injecté.

Etape 14 : Après injection, verrouiller le dispositif de sécurité en suivant les instructions listées ci-dessous :

1.Fermeture sur une surface plane

Appuyer sur le dispositif de sécurité, levier en bas, sur une surface plane (Figure 14.1a et b) pour recouvrir laiguille et verrouiller le dispositif de sécurité.

Un « Clic » confirme, de façon sonore et tactile, que le dispositif est verrouillé. En position verrouillée, la pointe de laiguille est complètement recouverte (Figure 14.1b).

2.Fermeture avec votre pouce

Placer votre pouce sur le levier et faite glisser le dispositif de sécurité vers la pointe de laiguille (Figure 14.2a et b) pour recouvrir laiguille et verrouiller le dispositif de sécurité.

Un « Clic » confirme, de façon sonore et tactile, que le dispositif est verrouillé. En position verrouillée, la pointe de laiguille est complètement recouverte (Figure 14.2b).

Etape 15 : Une fois que le dispositif de sécurité est verrouillé, jeter laiguille et la seringue immédiatement dans une poubelle appropriée.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

ASTELLAS PHARMA

26, quai Charles Pasqua

92300 Levallois Perret

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·366 908-6 ou 34009 366 908-6 8 : poudre en seringue préremplie (Copolymère doléfine cyclique) et solvant en seringue préremplie (Polypropylène) ; boîte de 1.

·566 565-5 ou 34009 566 565-5 : poudre en seringue préremplie (Copolymère doléfine cyclique) et solvant en seringue préremplie (Polypropylène) ; boîte de 3.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

·la poursuite du traitement nécessite la réalisation dun dosage de la testostéronémie tous les 3 mois ;

·le prescripteur mentionne sur lordonnance que ce dosage a été réalisé.

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source: ANSM - Mis à jour le : 22/05/2017

Dénomination du médicament

ELIGARD 7,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable

Acétate de leuproréline

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant dutiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que ELIGARD 7,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser ELIGARD 7,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable ?

3. Comment utiliser ELIGARD 7,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ELIGARD 7,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE ELIGARD 7,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Analogues de lhormone entraînant la libération de gonadotrophine, code ATC : L02A E02.

La substance active dELIGARD appartient au groupe des hormones libérant des gonadotrophines. Ces médicaments sont utilisés pour diminuer la production de certaines hormones sexuelles (testostérone).

ELIGARD est utilisé chez les hommes adultes dans le traitement du cancer de la prostate hormono-dépendant métastatique et en association avec la radiothérapie dans le traitement du cancer de la prostate à haut risque hormono-dépendant non métastatique.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DUTILISER ELIGARD 7,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable ?  Retour en haut de la page

Nutilisez jamais ELIGARD :

·Si vous êtes une femme ou un enfant

·Si vous êtes hypersensible (allergique) à la substance active, lacétate de leuproréline, aux produits ayant une activité comparable à lhormone naturelle gonadotrope, ou à un des autres composants dELIGARD (listés en rubrique 6).

·Après lablation chirurgicale de vos testicules, car dans ce cas, ELIGARD nentraîne pas de diminution supplémentaire de la testostéronémie.

·Comme seul traitement si vous souffrez de symptômes relatifs à une compression médullaire ou une tumeur de la colonne vertébrale. Dans ce cas, ELIGARD ne devra être utilisé quen association avec dautres médicaments du traitement du cancer de la prostate.

Avertissements et précautions

Adressez vous à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmière avant dutiliser ELIGARD :

·Si vous présentez une des situations suivantes : Problèmes cardiaques ou vasculaires, y compris des troubles de rythme du cur (arythmie), ou si vous recevez des médicaments pour traiter ces troubles. Le risque de troubles du rythme cardiaque peut être augmenté lorsque vous prenez ELIGARD.

·Si vous avez des difficultés à uriner. Vous devez être étroitement surveillé pendant les premières semaines de traitement.

·Si une compression de la moelle épinière ou des difficultés urinaires apparaissent. Pour dautres médicaments ayant le même mécanisme daction quELIGARD, il a été rapporté que des cas sévères de compression de la moelle épinière et un rétrécissement du conduit entre les reins et la vessie peuvent être responsables de symptômes tels quune paralysie. Si ces complications se développent, un traitement standard doit être débuté.

·Si vous ressentez un mal de tête soudain, des vomissements, un état mental altéré et parfois un collapsus cardiaque, dans les deux semaines suivant la prise dELIGARD, alertez le médecin ou léquipe médicale. Ce sont des cas rares nommés apoplexie pituitaire, qui ont été rapportés AVEC DAUTRES MEDICAMENTS ayant le même mécanisme daction quELIGARD.

·Si vous souffrez de diabète sucré (augmentation de la concentration sanguine de glucose). Vous devez être régulièrement suivis pendant le traitement.

·Le traitement par ELIGARD peut augmenter le risque de fracture par ostéoporose (diminution de la densité osseuse).

·Des cas de dépression chez des patients prenant Eligard ont été rapportés. Si vous prenez Eligard et que votre humeur change, informez-en votre médecin.

·Des événements cardiovasculaires ont été rapportés chez des patients prenant des médicaments similaires à Eligard (bien que lon ne sache pas si ces cas sont liés ou non à ces médicaments). Si vous êtes traités avec Eligard et que des signes ou des symptômes cardiovasculaires se manifestent, informez-en votre médecin.

·Certains patients ont présenté des convulsions après ladministration dEligard. Si vous êtes traité par Eligard et que vous présentez des convulsions, parlez-en à votre médecin.

Complications lors de linitiation du traitement

Au cours de la première semaine de traitement, il apparaît généralement une brève augmentation du taux de testostérone, hormone sexuelle masculine dans le sang. Ceci peut entraîner une aggravation temporaire des symptômes liés à la maladie ainsi que la survenue de nouveaux symptômes qui nétaient pas apparus jusque là. Parmi ceux-ci, on compte notamment des douleurs osseuses, des troubles urinaires, une compression de la moelle épinière ou lapparition de sang dans les urines. Ces symptômes cèdent habituellement à la poursuite du traitement. Si les symptômes ne satténuent pas, vous devez contacter votre médecin.

Si ELIGARD ne vous aide pas

Certains patients souffrent de tumeurs qui ne sont pas sensibles à la baisse des taux de testostérone. Indiquez à votre médecin si vous avez limpression que leffet dELIGARD est trop faible.

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et ELIGARD

ELIGARD peut interagir avec dautres médicaments utilisés pour traiter les troubles de rythme du cur (par exemple quinidine, procainamide, amiodarone et sotalol) ou peut augmenter le risque de troubles du rythme du cur lorsquil est pris avec dautres médicaments (par exemple la méthadone (utilisé comme antidouleur et lors de cures de désintoxication dune addiction aux opiacés), la moxifloxacine (un antibiotique), les antipsychotiques utilisés pour les maladies mentales graves).

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez ou avez récemment pris tout autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance.

ELIGARD 7,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

ELIGARD nest pas destiné à la femme.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Sans objet.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

La fatigue, les étourdissements, les troubles de la vue sont des effets indésirables possibles du traitement par ELIGARD ou des conséquences de la maladie sous-jacente. Si vous présentez ces effets indésirables, laptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines peut être altérée.

ELIGARD 7,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable contient

Sans objet.

3. COMMENT UTILISER ELIGARD 7,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable ?  Retour en haut de la page

Posologie

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Sauf indication contraire de votre médecin, ELIGARD 7,5 mg est administré une fois par mois.

La solution injectée forme un dépôt de substance active, à partir duquel la substance active lacétate de leuproréline est libérée en continu pendant une période dun mois.

Analyses complémentaires

La réponse au traitement par ELIGARD doit être contrôlée par votre médecin à laide de données cliniques spécifiques et danalyses sanguines dune substance biologique appelée antigène spécifique de la prostate (PSA).

Mode dadministration

ELIGARD doit être uniquement administré par votre médecin ou une infirmière. Ce sont eux qui seront chargés de préparer la solution prête à lemploi (conformément aux instructions figurant dans la rubrique Informations pour les Professionnels de Santé, à la fin de cette notice).

Après sa préparation, ELIGARD est administré en injection sous-cutanée (injection dans le tissu situé sous la peau). Une injection intra-artérielle (dans une artère) ou intraveineuse (dans une veine) doit absolument être évitée. Comme avec les autres substances actives qui sont injectées par voie sous-cutanée, le site dinjection doit varier périodiquement.

Si vous avez utilisé plus de ELIGARD que vous nauriez dû :

Puisque linjection est généralement pratiquée par votre médecin ou le personnel formé à cet effet, un surdosage est peu probable.

Si une plus grande quantité que prévue a tout de même été administrée, votre médecin vous surveillera de façon plus spécifique et vous administrera, en cas de besoin, un traitement complémentaire.

Si vous oubliez dutiliser ELIGARD :

Si vous pensez que lon a oublié de vous administrer votre injection mensuelle dELIGARD, signalez-le à votre médecin.

Si vous arrêtez dutiliser ELIGARD :

En règle générale, le traitement du cancer de la prostate par ELIGARD nécessite un traitement à long terme. Le traitement ne doit donc pas être arrêté même en cas damélioration ou de disparition complète des symptômes.

Si le traitement par ELIGARD est arrêté prématurément, une aggravation des symptômes de la maladie est possible.

Vous ne devez donc pas arrêter le traitement prématurément sans en avoir préalablement discuté avec votre médecin.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmière.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Les effets indésirables observés pendant le traitement par ELIGARD sont principalement attribuables à l'effet spécifique de la substance active, lacétate de leuproréline, à savoir une augmentation et une diminution de certaines hormones. Les effets indésirables les plus fréquemment décrits sont des bouffées de chaleur (environ 58 % des patients), des nausées, un malaise et une fatigue, ainsi que des irritations locales temporaires au point d'injection.

Effets indésirables initiaux

Pendant les premières semaines de traitement par ELIGARD, les symptômes spécifiques de la maladie peuvent empirer, parce quen premier lieu il y a généralement une brève augmentation dans le sang de la testostérone chez les patients de sexe masculin. Votre médecin peut donc être amené à vous administrer un anti-androgène approprié (substance qui inhibe l'effet des hormones sexuelles masculines) pendant la phase initiale du traitement afin de réduire les effets indésirables éventuels (Voir également rubrique 2 Quelles sont les informations à connaître avant dutiliser ELIGARD, Complications lors de linitiation du traitement).

Effets indésirables locaux

Les effets indésirables locaux décrits après l'injection d'ELIGARD correspondent habituellement à ceux associés à des préparations similaires injectées par voie sous-cutanée (préparations injectées dans le tissu situé sous la peau). Une légère sensation de brûlure est très fréquente juste après l'injection. Des picotements et une douleur sont fréquents après linjection, ainsi quun hématome au site dinjection. Une rougeur de la peau au site dinjection a été fréquemment rapportée. Un durcissement (induration) et une ulcération des tissus sont peu fréquents.

Ces effets indésirables locaux survenant après l'injection sous-cutanée sont légers et considérés comme étant de courte durée. Ils ne réapparaissent pas dans l'intervalle entre les injections individuelles.

Effets indésirables très fréquents (peut affecter plus de 1 personne sur 10)

·Bouffées de chaleur.

·Effusion spontanée de sang au niveau de la peau ou des muqueuses, rougeur de la peau.

·Fatigue, effets indésirables liés à linjection (voir également les effets indésirables locaux ci-dessus).

Effets indésirables fréquents (peut affecter jusquà 1 personne sur 10)

·Rhino-pharyngite (symptômes dun rhume banal).

·Nausées, malaise, diarrhée, inflammation de lestomac et des intestins (gastro-entérite/colite).

·Démangeaisons, sudation nocturne.

·Douleurs dans les articulations.

·Besoin duriner irrégulier (même la nuit), difficulté à commencer à uriner, douleur en urinant, diminution du débit urinaire.

·Sensibilité mammaire, gonflement du sein, atrophie testiculaire, douleur testiculaire, stérilité, troubles de lérection, diminution de la taille du pénis

·Frissons (épisodes de tremblements exagérés avec une fièvre élevée), faiblesse.

·Temps de saignement prolongé, changements dans les résultats de vos analyses de sang, diminution des globules rouges / faible numération des globules rouges.

Effets indésirables peu fréquents (peut affecter jusquà 1 personne sur 100)

·Infection des voies urinaires, infection cutanée locale.

·Aggravation du diabète sucré.

·Cauchemars, dépression, diminution de la libido.

·Vertige, céphalée, altération de la sensation cutanée, insomnie, troubles du goût, troubles de lodorat.

·Hypertension (augmentation de la pression sanguine), hypotension (diminution de la pression sanguine).

·Essoufflement.

·Constipation, bouche sèche, dyspepsie (digestion perturbée, avec sensation de satiété, douleur à lestomac, renvois, nausées, vomissements, sensation de brûlures destomac), vomissements.

·Sueur froide, hypersudation.

·Douleur du dos, crampe musculaire.

·Hématurie (sang dans les urines).

·Spasmes de la vessie, augmentation du besoin duriner, incapacité à uriner.

·Développement des seins chez lhomme, impuissance.

·Léthargie (envie de dormir), douleur, fièvre.

·Prise de poids.

·Perte d'équilibre, étourdissement

·Fonte musculaire / perte de tissu musculaire en cas dutilisation prolongée

Effets indésirables rares (peut affecter jusquà 1 personne sur 1 000)

·Mouvements anormaux et involontaires.

·Perte de connaissance brutale et complète et chute rapide des forces.

·Flatulence, renvois.

·Perte de cheveux, éruption cutanée (boutons sur la peau).

·Douleur mammaire,

·Ulcération au site dinjection.

Effets indésirables très rares (peut affecter jusquà 1 personne sur 10 000)

·Nécrose au site dinjection.

Effets indésirables de fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

·Modifications de lECG (allongement de lintervalle QT)

Autres effets indésirables

Les autres effets indésirables décrits dans la littérature en relation avec un traitement par leuproréline, la substance active d'ELIGARD, sont des dèmes (accumulation de liquide dans les tissus se manifestant par un gonflement des mains et des pieds), embolie pulmonaire (aboutissant à des symptômes tels que essoufflement, difficulté à respirer et douleur thoracique), palpitations (prise de conscience de vos battements du cur), faiblesse musculaire, frissons, éruption cutanée, troubles de la mémoire et troubles de la vision. Une majoration des signes de diminution du tissu osseux (ostéoporose) peut survenir après un traitement à long terme par ELIGARD. En raison de cette ostéoporose, le risque de fracture augmente.

De rares cas de réactions allergiques graves, entraînant une difficulté à respirer ou une sensation de vertiges, ont été rapportés après ladministration de médicaments appartenant à la même classe quEligard.

Des convulsions ont été rapportées après ladministration de médicaments appartenant à la même classe quEligard

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ELIGARD 7,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boite après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C).

A conserver dans lemballage extérieur dorigine, à labri de lhumidité.

Ce produit doit être à température ambiante avant linjection. Le sortir du réfrigérateur environ 30 minutes avant utilisation. Une fois sorti du réfrigérateur, le produit peut être conservé dans son emballage dorigine à température ambiante (ne dépassant pas 25°C) pendant 4 semaines maximum.

Après première ouverture du plateau, le produit doit être préparé et utilisé immédiatement. A usage unique.

Instructions relatives à la destruction des conditionnements ELIGARD inutilisés ou périmés

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout à légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien ce quil faut faire des médicaments inutilisés. Ces mesures permettront de protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient ELIGARD   Retour en haut de la page

·La substance active est : lacétate de leuproréline.

·Une seringue pré-remplie (seringue B) contient 7,5 mg dacétate de leuproréline.

·Les autres composants sont : le Poly (D,L - lactide co-glycolide) (50:50) et le N-méthylpyrrolidone dans la serigue pré-remplie avec la solution injectable (seringue A).

Quest-ce que ELIGARD et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

ELIGARD est une poudre et solvant pour solution injectable.

ELIGARD 7,5 mg est disponible dans les conditionnements suivants :

·Un conditionnement plateau consistant en deux plateaux thermoformés dans une boîte en carton. Un plateau contient une seringue A pré-remplie, un piston à tige longue pour la seringue B et un sachet de dessicant. Lautre plateau contient une seringue B pré-remplie, une aiguille stérile 20 gauge et un sachet de dessicant.

·Une boîte grand modèle contenant 3 kits de 2 seringues pré-remplies (1 seringue A ; 1 seringue B).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

ASTELLAS PHARMA

26, quai Charles Pasqua

92300 Levallois Perret

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

ASTELLAS PHARMA

26, quai Charles Pasqua

92300 Levallois Perret

Fabricant  Retour en haut de la page

ASTELLAS PHARMA EUROPE B.V.

Sylviusweg 62

2333 BE LEIDEN

PAYS-BAS

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Sans objet.

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

7. INFORMATIONS POUR LES PROFESSIONNELS DE SANTE :

Laisser le produit se réchauffer à température ambiante en le sortant du réfrigérateur environ 30 minutes avant utilisation.

Merci de préparer en premier le patient pour linjection, puis la préparation du produit, en suivant les instructions ci-dessous. En cas de préparation inadéquate du produit, ce dernier ne doit pas être administré, puisquun manque defficacité clinique peut survenir du fait dune reconstitution incorrecte du produit.

Etape 1 : Ouvrir les deux plateaux (déchirer le papier aluminium par le coin reconnaissable par une petite bulle) et vider le contenu sur un plan de travail propre [deux plateaux, contenant la seringue A (Figure 1.1) et la seringue B (Figure 1.2)]. Jeter les sachets de dessicants.

Etape 2 :

Tirer dun coup sec, sans dévisser, le piston bleu à tige courte de la seringue B (Figure 2). Le bouchon gris attaché au piston bleu doit venir en même temps. Puis jeter ces derniers.

Ne pas essayer de mélanger le produit avec les deux bouchons gris en place dans la seringue B.

Etape 3 : Visser doucement le long piston blanc dans le bouchon gris restant dans la seringue B. (Figure 3).

Etape 4 : Retirer la coiffe grise de la seringue B et mettre de côté la seringue (Figure 4).

Etape 5 : Tenir la seringue A en position verticale, coiffe transparente en haut pour prévenir les fuites de liquide et dévisser la coiffe transparente de la seringue A (Figure 5).

Etape 6 : Toujours en position verticale, relier les deux seringues l'une à l'autre : fixer la seringue B au dessus de la seringue A en poussant et tournant la seringue B dans la seringue A jusquà la sécurité (Figures 6a et 6b). Ne pas trop serrer.

Etape 7 : Retourner les deux seringues connectées entre elles, en continuant à les tenir en position verticale, de façon à avoir la seringue B en bas ; injecter le liquide contenu dans la seringue A dans la seringue B contenant la poudre (acétate de leuproréline) (Figure 7).

Etape 8 : En position horizontale, pousser et tirer alternativement, doucement les pistons des 2 seringues (une soixantaine de fois au total, ce qui prend environ 60 secondes) afin de mélanger parfaitement le produit et dobtenir une suspension homogène, visqueuse (Figure 8). Ne pas incliner le système des seringues (sous peine de dévisser en partie les seringues et dentraîner des fuites).

Parfaitement mélangé, le produit apparaitra visqueux avec une gamme de couleur allant de lincolore, à blanc, à jaune pâle (ce qui inclut toutes les nuances du blanc au jaune pâle).

Merci de noter que le produit doit être mélangé comme décrit ; LE SECOUER NE MELANGERA PAS LE PRODUIT CORRECTEMENT.

Important : Après avoir procédé au mélange, passer à létape suivante immédiatement, le produit devenant de plus en plus visqueux avec le temps. Ne pas mettre au réfrigérateur le produit mélangé.

Etape 9 : Tenir les seringues en position verticale, la seringue B étant en bas. Les seringues doivent rester bien assemblées. Transférer tout le produit mélangé dans la seringue B (la seringue large et courte) en poussant le piston de la seringue A et en tirant doucement le piston de la seringue B en même temps (Figure 9).

Etape 10 : Séparer la seringue A de la seringue B en continuant à appuyer fermement sur le piston de la seringue A (Figure 10).

Sassurer que le produit ne fuit pas car sinon laiguille ne sera pas correctement sécurisée.

Merci de noter : Il pourra rester des petites bulles d'air ou une grosse bulle dair dans la préparation. Ceci nest pas gênant.

Au cours de cette étape, merci de ne pas essayer de purger les bulles dair de la seringue B car le produit pourrait être perdu !

Etape 11 : Tenir la seringue B droite. Ouvrir le conditionnement de laiguille sécurisée en retirant le papier au dos de celui-ci et sortir laiguille sécurisée. Assembler laiguille sécurisée à la seringue B en tenant la seringue droite et en faisant tourner la seringue dans le sens des aiguilles dune montre afin de fixer parfaitement laiguille (Figure 11). Ne pas trop serrer.

Etape 12 : Retirer le capuchon protecteur de laiguille avant administration du produit (Figure 12).

Important : Nenclenchez pas le dispositif de sécurité de laiguille avant ladministration.

Etape 13 : Avant administration, purger les grandes bulles dair de la seringue B. Administrer le produit par voie sous cutanée. Assurez-vous que la totalité du produit contenu dans la seringue B a bien été injecté.

Etape 14 : Après injection, verrouiller le dispositif de sécurité en suivant les instructions listées ci-dessous :

1 Fermeture sur une surface plane

Appuyer sur le dispositif de sécurité, levier en bas, sur une surface plane (Figure 14.1a et b) pour recouvrir laiguille et verrouiller le dispositif de sécurité.

Un « Clic » confirme, de façon sonore et tactile, que le dispositif est verrouillé. En position verrouillée, la pointe de laiguille est complètement recouverte (Figure 14.1b).

2 Fermeture avec votre pouce

Placer votre pouce sur le levier et faite glisser le dispositif de sécurité vers la pointe de laiguille (Figure 14.2a et b) pour recouvrir laiguille et verrouiller le dispositif de sécurité.

Un « Clic » confirme, de façon sonore et tactile, que le dispositif est verrouillé. En position verrouillée, la pointe de laiguille est complètement recouverte (Figure 14.2b).

Etape 15 : Une fois que le dispositif de sécurité est verrouillé, jeter laiguille et la seringue immédiatement dans une poubelle appropriée.

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Source : ANSM