COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

source: ANSM - Mis à jour le : 02/07/2015

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Zofénopril calcique ......... 30,00 mg

Hydrochlorothiazide ....... 12,50 mg

Pour un comprimé pelliculé.

Excipient à effet notoire : chaque comprimé pelliculé contient 56,20 mg de lactose monohydraté.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé pelliculé.

Comprimé rouge pâle, rond, légèrement biconvexe, portant une barre de cassure sur une des faces.

La barre de cassure n'est là que pour faciliter la prise du comprimé, elle ne le divise pas en doses égales.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Traitement de lhypertension essentielle légère à modérée.

Cette association à dose fixe est indiquée chez les patients dont la pression artérielle nest pas suffisamment contrôlée avec le zofénopril seul.

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

Cas général

COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé doit être utilisé à raison dune seule prise par jour au moment ou en dehors des repas.

Il est recommandé, avant de passer à lassociation à dose fixe, daugmenter progressivement les doses des deux composants individuellement (cest à dire le zofénopril et lhydrochlorothiazide).

Si cela savère utile dun point de vue clinique, il pourra être envisagé de passer directement dun traitement en monothérapie à lassociation fixe.

En cas de difficulté à avaler des comprimés, les comprimés pourront être fractionnés en deux et chaque moitié avalée lune après lautre au moment prescrit.

Adultes (de 18 à 65 ans)

Patients ne présentant pas de déplétion hydrosodée

La posologie habituelle efficace est de un comprimé par jour.

Patients susceptibles davoir une déplétion hydrosodée

Lemploi de COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé nest pas recommandé.

Sujets âgés (au-dessus de 65 ans)

Chez le sujet âgé présentant une clairance de la créatinine normale, aucune adaptation posologique nest nécessaire.

Chez le sujet âgé présentant une clairance de la créatinine réduite (inférieure à 45 mL/min), lemploi de COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé nest pas recommandé.

La clairance de la créatinine peut être calculée à partir des taux de la créatinine sérique à laide de la formule de Cockroft-Gault :

ClCr (mL/min) = [(140-age) * poids (Kg)]

72 * Cr sérique (mg/dL)

La méthode de calcul indiquée ci-dessus permet de calculer la clairance de la créatinine chez lhomme. Chez la femme, la valeur obtenue doit être multipliée par 0,85.

Population pédiatrique (moins de 18 ans)

La sécurité et lefficacité de COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé nont pas été évaluées chez les enfants et les adolescents.

En conséquence, son emploi nest pas recommandé.

Insuffisants rénaux et patients dialysés

Les patients hypertendus, présentant une insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine > 45 mL/min), pourront être traités avec la même posologie. Le schéma dadministration quotidien en une prise par jour pourra être conservé.

Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine < 45 mL/min), son emploi nest pas recommandé (voir rubrique 4.4).

Chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min) COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est contre-indiqué (voir rubrique 4.3).

Chez les patients hypertendus sous dialyse, lutilisation de COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé nest pas recommandée.

Insuffisants hépatiques

Chez les patients hypertendus présentant une insuffisance hépatique légère à modérée, chez lesquels la dose de 30 mg de Zofénopril seul a été atteinte, le même schéma posologique que celui utilisé chez des patients présentant une fonction hépatique normale, peut être utilisé.

COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est contre-indiqué chez les patients hypertendus présentant une insuffisance hépatique sévère.

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4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Deuxième et troisième trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6).

·Hypersensibilité au zofénopril ou à tout autre IEC.

·Hypersensibilité à lhydrochlorothiazide ou à tout autre sulfamide.

·Hypersensibilité à lun des excipients.

·Antécédent ddème de Quincke associé à la prise dun traitement par un IEC.

·dème angioneurotique héréditaire/idiopathique.

·Atteinte hépatique sévère.

·Atteinte rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min).

·Sténose bilatérale de lartère rénale ou sténose unilatérale de lartère rénale en cas de rein unique.

·Lassociation de COTEOULA à des médicaments contenant de laliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m²) (voir rubriques 4.5 et 5.1).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

ZOFENOPRIL

Hypotension :

Comme avec les autres IEC et diurétiques, COTEOULA peut provoquer une chute importante de la pression artérielle, notamment après la première dose, même si la survenue d'une hypotension symptomatique est rare chez les patients atteints d'hypertension non compliquée.

Elle est davantage susceptible de se produire dans les cas suivants : chez des patients ayant présenté une déplétion hydrosodée lors dun traitement par des diurétiques, régime hyposodé, dialyse, diarrhée ou vomissements, ou chez des patients ayant une hypertension sévère rénine-dépendante (voir rubrique 4.5 et rubrique 4.8).

En cas d'insuffisance cardiaque, accompagnée ou non d'insuffisance rénale, des cas d'hypotension symptomatique ont été observés. Ils sont plus fréquents en cas d'insuffisance cardiaque sévère lié à l'utilisation de fortes doses de diurétiques de l'anse, à la présence d'hyponatrémie ou d'insuffisance rénale fonctionnelle.

Chez les patients présentant un risque accru d'hypotension symptomatique, le traitement devra être débuté sous contrôle médical, de préférence en milieu hospitalier, avec des doses plus faibles et laugmentation progressive de la posologie devra être effectuée prudemment. Le traitement diurétique devra, si possible, être temporairement interrompu lors de l'instauration du traitement par COTEOULA.

Cette recommandation vaut également pour les patients souffrant dangine de poitrine ou de pathologies vasculaires cérébrales chez lesquels une chute excessive de la pression artérielle peut déclencher un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.

Si une hypotension survient, le patient doit être allongé sur le dos. Une correction de la déplétion volémique avec un soluté isotonique de chlorure de sodium par voie intraveineuse peut savérer nécessaire. Une hypotension survenant dès linstauration du traitement (première dose) nexclut pas une adaptation posologique ultérieure, à doses progressives, effectuée prudemment avec chacun des principes actifs du médicament, une fois que lincident a été traité.

Hypertension rénovasculaire :

Chez les patients souffrant dune sténose bilatérale de lartère rénale ou de sténose de lartère rénale en cas de rein unique, il existe un risque accru dhypotension sévère et dinsuffisance rénale lors dun traitement avec des IEC. Le traitement concomitant avec des diurétiques peut être un facteur aggravant. Linsuffisance rénale peut survenir même si les valeurs de la créatinine sont très peu modifiées et ce, même chez des patients souffrant de sténose unilatérale de lartère rénale.

Chez ces patients, le traitement devra être instauré sous surveillance médicale étroite, avec des doses faibles, une titration prudente et un suivi de la fonction rénale.

Insuffisance rénale :

Une surveillance étroite de la fonction rénale au cours du traitement sera effectuée, si elle savère nécessaire. Une insuffisance rénale liée aux IEC a été observée, principalement chez les patients souffrant dinsuffisance cardiaque sévère ou de pathologies rénales sous-jacentes y compris une sténose de lartère rénale. Chez quelques patients chez lesquels aucune pathologie rénale nétait préalablement connue, une augmentation des concentrations plasmatiques durée et de créatinine ont été observées, particulièrement lors de ladministration concomitante de diurétiques. Une diminution de la posologie de chacun des principes actifs peut savérer nécessaire. Il est recommandé de surveiller attentivement la fonction rénale pendant les premières semaines du traitement.

Dialyse :

Chez les patients traités par les IEC et qui sont dialysés avec des membranes de haute perméabilité en polyacrylonitrile (par exemple AN 69), des réactions anaphylactoïdes telles que gonflement facial, bouffées vasomotrices, hypotension et dyspnée peuvent survenir quelques minutes après le début de lhémodialyse. Il est recommandé dutiliser une autre membrane de dialyse ou un autre hypotenseur.

Lefficacité et la tolérance du zofénopril dans linfarctus du myocarde chez des patients hémodialysés na pas été établie. Par conséquent, le zofénopril ne devra pas être utilisé chez ces patients.

Aphérèse de LDL :

Les patients traités avec des IEC et soumis à une aphérèse de LDL avec du dextran sulfate peuvent réagir en développant des réactions anaphylactoïdes similaires à celles des patients sous hémodialyse utilisant des membranes de haute perméabilité (voir ci-dessus). Chez ces patients, il est recommandé dutiliser un antihypertenseur dune autre classe.

Réactions anaphylactiques au cours dune désensibilisation ou après une piqûre dinsecte :

Dans de rares cas, des réactions anaphylactoïdes mettant en jeu le pronostic vital peuvent survenir chez des patients traités avec un IEC lors dun traitement de désensibilisation (par exemple venin d'hyménoptère) ou après une piqûre dinsecte. Chez ces mêmes patients, ces réactions ont été évitées lorsque les IEC ont été arrêtés temporairement mais elles sont réapparues en cas de ré-administration accidentelle de ces médicaments.

La prudence simpose donc chez des patients traités par un IEC et soumis à ce type de traitement de désensibilisation.

Transplantation rénale :

Il nexiste pas de données concernant lutilisation de COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé chez des patients ayant subi une transplantation rénale récente. Son utilisation chez les transplantés rénaux nest donc pas recommandée.

Aldostéronisme primaire :

Les patients atteints daldostéronisme primaire ne répondent habituellement pas à un traitement par des antihypertenseurs agissant via le système rénine-angiotensine. Lutilisation de COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé nest donc pas recommandée.

dème de Quincke :

Sous traitement avec les IEC, en particulier au cours des premières semaines de traitement, un angio-dème du visage, des membres, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx peut survenir. Dans de rares cas cependant, des angio-dèmes sévères peuvent survenir après un traitement à long terme avec un inhibiteur de lenzyme de conversion de langiotensine.

Le traitement par les IEC doit être immédiatement interrompu et remplacé par un antihypertenseur appartenant à une autre classe pharmacologique.

Un angio-dème de la langue, de la glotte ou du larynx peut être mortel. Le traitement durgence doit au moins comprendre ladministration immédiate par voie sous-cutanée dune solution dadrénaline à 1/1000 (0,3 à 0,5 mL) ou ladministration intraveineuse lente dadrénaline à 1 mg/mL (à diluer selon les instructions) sous surveillance ECG et de la pression artérielle. Le patient doit être hospitalisé et placé en observation pendant au moins 12 à 24 heures et il ne doit pas sortir de lhôpital avant la disparition complète des symptômes.

Même en cas de gonflement isolé de la langue sans détresse respiratoire, les patients peuvent devoir être placés en observation car le traitement par antihistaminiques et corticoïdes peut ne pas être suffisant.

Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine sont responsables d'un taux plus élevé d'angio-dèmes chez les patients noirs que chez les autres.

Les patients avec un antécédent d'angio-dème non lié à un traitement par des IEC peuvent présenter un risque accru d'angio-dème lorsqu'ils reçoivent un traitement par des IEC (voir rubrique 4.3).

Toux :

Pendant le traitement avec des IEC, une toux sèche non productive peut survenir. Elle disparaît après larrêt du traitement. La toux induite par les IEC doit être prise en compte lors de l'établissement d'un diagnostic différentiel de toux.

Insuffisance hépatique :

Dans de rares cas, les IEC ont été associés à un syndrome qui débute par un ictère cholestatique et qui évolue jusquà la nécrose hépatique fulminante et parfois la mort. Le mécanisme sous-jacent à ce syndrome nest pas connu. Les patients recevant des IEC et développant un ictère ou une élévation marquée des enzymes hépatiques devront interrompre ce traitement et être suivis en conséquence.

Hyperkaliémie :

Au cours dun traitement par les IEC, une hyperkaliémie peut survenir. Cet effet est habituellement atténué par leffet hypokaliémiant des diurétiques thiazidiques. Les patients atteints dune insuffisance rénale, dun diabète sucré ou ceux utilisant simultanément des diurétiques dépargne potassique, des suppléments potassiques ou des sels de substitution à base de sels de potassium ou les patients prenant des produits connus pour entraîner une élévation des taux de potassium sérique (par ex. lhéparine) risquent de développer une hyperkaliémie. Si lutilisation concomitante de ces produits savère nécessaire, une surveillance régulière des taux de la kaliémie doit être effectuée (voir rubrique 4.5).

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) :

Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), dantagonistes des récepteurs de langiotensine II (ARA II) ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dARA II ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).

Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle.

Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.

Chirurgie/Anesthésie :

Au cours dopérations importantes ou au cours dune anesthésie, les IEC peuvent entraîner une hypotension voire un choc hypotensif car ils peuvent bloquer la formation d'angiotensine II secondaire à la libération compensatoire de rénine. Si larrêt préalable de lIEC nest pas possible, les volumes intravasculaires et plasmatiques devront être étroitement surveillés.

Sténose des valves aortique et mitrale/cardiomyopathie hypertrophique :

Les IEC doivent être utilisés avec prudence chez les patients présentant une sténose de la valve mitrale et des obstacles sur la voie déjection du ventricule gauche. Les IEC doivent être évités en cas de choc cardiogénique et dobstruction hémodynamiquement significative.

Neutropénie/Agranulocytose :

Neutropénies/agranulocytoses, thrombopénies et anémies ont été rapportées chez des patients recevant des IEC. Le risque de développer une neutropénie semble lié à la posologie et dépendant de létat clinique du patient. Il est rarement observé chez des patients ne présentant pas de complications, mais peut survenir chez des patients souffrant de troubles de la fonction rénale, en particulier lorsque sont associés des troubles vasculaires collagèniques tels que lupus érythémateux disséminé, sclérodermie, et des traitements par des immunosuppresseurs, lallopurinol ou le procaïnamide ou en cas dassociation de ces facteurs aggravants. Certains de ces patients ont développé des affections graves qui, dans quelques cas, nont pas répondu à un traitement intensif par des antibiotiques.

Si le zofénopril est utilisé chez ce type de patients, il est conseillé deffectuer une numération des globules blancs et de la formule leucocytaire avant le début du traitement, puis toutes les 2 semaines au cours des trois premiers mois de traitement avec le zofénopril et périodiquement par la suite. Pendant le traitement, les patients devront être informés de la nécessité de rapporter tout signe dinfection (par ex. maux de gorge, fièvre) et une numération de la formule leucocytaire doit être effectuée. Le zofénopril et les autres médicaments concomitants (voir rubrique 4.5) devront être arrêtés en cas de neutropénie suspectée ou avérée (neutrophiles inférieurs à 1000/mm3). Elle est réversible à larrêt de lIEC.

Psoriasis :

Les IEC doivent être utilisés avec précaution chez les patients souffrant de psoriasis.

Protéinurie :

Elle peut survenir en particulier chez les patients présentant une insuffisance rénale ou lorsque les IEC sont utilisés à des doses relativement élevées. Chez les patients présentant des antécédents daffection rénale, une évaluation des protéines doit être effectuée (bandelettes réactives sur la première urine du matin) avant le traitement puis périodiquement.

Patients diabétiques :

La glycémie doit être étroitement surveillée chez les patients diabétiques traités antérieurement avec des antidiabétiques oraux ou par linsuline au cours du premier mois de traitement avec un IEC (voir rubrique 4.5).

Lithium :

L'association du lithium et de COTEOULA est généralement déconseillée (voir rubrique 4.5).

Origine ethnique :

Comme les autres inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine, le zofénopril peut avoir une moindre action antihypertensive chez les patients noirs que chez les autres.

Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine sont responsables d'un taux plus élevé d'angio-dèmes chez les patients noirs que chez les autres.

Grossesse :

Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé de modifier le traitement antihypertenseur chez les patientes qui envisagent une grossesse pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).

HYDROCHLOROTHIAZIDE

Insuffisance rénale :

Chez les patients présentant des affections rénales, les diurétiques thiazidiques peuvent provoquer une augmentation de lurémie. Les effets cumulés de ce principe actif peuvent survenir chez des patients présentant une insuffisance rénale. En cas de survenue dune insuffisance rénale évolutive, révélée par une augmentation de lurémie, il conviendra de réévaluer le bien fondé du traitement, en envisageant un arrêt du diurétique.

Insuffisance hépatique :

Les diurétiques thiazidiques doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou une hépatopathie évolutive, étant donné que des modifications mineures de léquilibre hydro-électrolytique peuvent précipiter le coma hépatique.

Effets métaboliques et endocriniens :

Un traitement avec des diurétiques thiazidiques est susceptible de diminuer la tolérance au glucose. Il peut être nécessaire dadapter la posologie de linsuline et des antidiabétiques oraux (voir rubrique 4.5). Un diabète sucré latent peut se révéler lors dun traitement par des diurétiques thiazidiques.

Des augmentations des taux du cholestérol et des triglycérides ont été associées à un traitement avec des diurétiques thiazidiques. Un traitement par des diurétiques thiazidiques peut précipiter une hyperuricémie et/ou une goutte chez certains patients.

Déséquilibre électrolytique :

Comme chez tout patient recevant un traitement par des diurétiques, il convient deffectuer un dosage des électrolytes sériques à intervalles appropriés.

Les diurétiques thiazidiques, y compris lhydrochlorothiazide peuvent entraîner des déséquilibres hydro-électrolytiques (hypokaliémie, hyponatrémie et alcalose hypochlorémique). Les signes dalerte dun déséquilibre hydro-électrolytique sont les suivants : sécheresse de la bouche, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, agitation, douleurs musculaires ou crampes, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie et troubles gastro-intestinaux à type de nausées ou vomissements.

Bien quune hypokaliémie puisse survenir au cours dun traitement avec des diurétiques thiazidiques, le traitement simultané avec le zofénopril peut diminuer lhypokaliémie induite par le diurétique. Le risque dhypokaliémie est plus important chez les patients souffrant dune cirrhose du foie, chez les patients présentant une diurèse importante, chez ceux ayant pris par voie orale une quantité insuffisante délectrolytes et chez les patients traités simultanément par des corticoïdes ou de lACTH (voir rubrique 4.5).

Une hyponatrémie de dilution peut survenir chez des patients présentant un dème par temps chaud. La déplétion chlorée est habituellement légère et ne nécessite pas de traitement.

Les diurétiques thiazidiques peuvent diminuer lexcrétion urinaire du calcium et entraîner une légère élévation transitoire de la calcémie, en labsence de troubles connus du métabolisme calcique. Une hypercalcémie importante peut révéler une hyperparathyroïdie sous-jacente. Le traitement par diurétiques thiazidiques doit être interrompu avant deffectuer les tests dexploration de la fonction parathyroïdienne.

Il a été démontré que les diurétiques thiazidiques augmentent lexcrétion urinaire du magnésium, pouvant conduire à une hypomagnésémie.

Lupus érythémateux :

Une exacerbation ou activation dun lupus érythémateux disséminé a été rapportée lors dun traitement avec des diurétiques thiazidiques.

Tests anti-dopage :

Lhydrochlorothiazide contenu dans ce médicament pourrait conduire à des résultats positifs lors de tests anti-dopage.

Autres :

Des réactions dhypersensibilité peuvent survenir chez des patients présentant ou non des antécédents dallergie ou dasthme bronchique.

Des cas de réactions de photosensibilité ont été rapportés avec des diurétiques thiazidiques (voir rubrique 4.8). Si une réaction de photosensibilité se produit au cours du traitement, il est recommandé d'arrêter celui-ci. Si la réintroduction du diurétique est jugée nécessaire, il est recommandé de protéger les zones exposées au soleil ou aux UVA artificiels.

ASSOCIATION ZOFENOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE

Outre les mises en garde propres à chacun des produits, il conviendra de tenir compte des mises en garde suivantes :

Grossesse :

COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé nest pas recommandé au cours du premier trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.6).

Insuffisance rénale :

Compte tenu de leffet du zofénopril et de lhydrochlorothiazide chez les patients présentant une insuffisance rénale, COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ne doit pas être administré à des patients présentant une insuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine < 45 mL/min).

Risque dhypokaliémie :

Lassociation dun IEC et dun diurétique thiazidique ne permet pas dexclure la survenue dune hypokaliémie. Il convient deffectuer une surveillance régulière de la kaliémie.

Intolérance au galactose, syndrome de malabsorption du glucose et du galactose, déficit en lactase de Lapp :

Ce produit contient du lactose. Par conséquent, les patients souffrant dune intolérance héréditaire rare au galactose, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase ne doivent pas prendre ce médicament.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

ZOFENOPRIL

Associations déconseillées

+Diurétiques épargneurs de potassium ou suppléments en potassium

Les IEC atténuent la perte potassique induite par les diurétiques. Les diurétiques dépargne potassique tels que la spironolactone, le triamtérène ou lamiloride, les suppléments potassiques, ou des substituts du sel contenant du potassium, peuvent conduire à une augmentation significative de la kaliémie. Si une utilisation concomitante est indiquée en raison dune hypokaliémie documentée, ces diurétiques doivent être utilisés avec précaution et un contrôle fréquent de la kaliémie et de lECG est nécessaire (voir rubrique 4.4).

+Inhibiteurs de lenzyme de conversion, antagonistes des récepteurs de langiotensine II ou aliskiren

Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dinhibiteurs de lenzyme de conversion, dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).

Associations faisant l'objet de précautions demploi

+Diurétiques (thiazidiques ou diurétiques de lanse)

Un traitement antérieur avec des diurétiques à fortes doses peut entraîner une déplétion volémique et un risque dhypotension lors de linitiation du traitement avec le zofénopril (voir rubrique 4.4). Les effets hypotenseurs peuvent être diminués par larrêt du diurétique, par laugmentation de labsorption de liquides ou de sels ou en instaurant un traitement à une faible dose de zofénopril.

+Anesthésiques

Les IEC peuvent augmenter les effets hypotenseurs de certains anesthésiques.

+Narcotiques/Antidépresseurs tricycliquesAntipsychotiques/Barbituriques

Une hypotension orthostatique peut survenir.

+Autres agents antihypertenseurs (par exemple: béta-bloquants, alpha-bloquants, antagonistes calciques)

Il peut survenir des effets hypotenseurs ou une potentialisation de leurs effets. Un traitement concomitant avec de la trinitrine ou dautres dérivés nitrés doit être administré avec prudence.

+Cimétidine

La cimétidine peut augmenter le risque deffet hypotenseur.

+Ciclosporine

La ciclosporine peut augmenter le risque de dysfonction rénale lors dun traitement simultané avec des IEC.

+Allopurinol, procaïnamide, cytostatiques ou immunosuppresseurs

Risque accru de réactions dhypersensibilité lors de lutilisation simultanée dIEC. Les données provenant dautres IEC montrent un risque accru de leucopénie lors dune utilisation simultanée.

+Antidiabétiques

Dans de rares cas, les IEC peuvent potentialiser les effets hypoglycémiants de linsuline et des antidiabétiques oraux tels que les sulfonylurées chez les diabétiques. Dans ce cas, il peut être nécessaire de diminuer la dose de lantidiabétique lors du traitement simultané avec les IEC.

+Hémodialyse utilisant des membranes de haute perméabilité

Risque accru de réactions anaphylactoïdes en cas dutilisation simultanée dIEC.

+Sympathomimétiques

Ils peuvent diminuer les effets antihypertenseurs des IEC; les patients devront être surveillés attentivement afin de sassurer que leffet souhaité a été atteint.

+Anti-acides

Ils diminuent la biodisponibilité des IEC.

+Prise de nourriture

Elle peut diminuer la vitesse dabsorption mais pas limportance de labsorption du zofénopril.

+Sels d'or

Des réactions nitritoïdes (symptômes de vasodilatation incluant bouffées vasomotrices, nausées, étourdissements et hypotension, qui peuvent être très sévères) suivant une injection de sels d'or (par exemple l'aurothiomalate de sodium) ont été rapportées plus fréquemment chez les patients recevant un traitement par IEC.

Informations supplémentaires

Enzymes du CYP : il nexiste pas de données cliniques directes sur linteraction du zofénopril avec dautres principes actifs qui sont métabolisés par les enzymes du CYP. Cependant, des études métaboliques in vitro conduites avec le zofénopril ont montré labsence dinteractions potentielles avec des principes actifs qui sont métabolisés par les enzymes du CYP

HYDROCHLOROTHIAZIDE

Associations faisant l'objet de précautions demploi

+Résines de cholestyramine et de colestipol

Labsorption de lhydrochlorothiazide est altérée en présence de résines échangeuses danions. Des doses uniques soit de résines de cholestyramine ou de colestipol se fixent à lhydrochlorothiazide et diminuent son absorption au niveau du tractus gastro-intestinal de respectivement 85% et 43%.

Les sulfamides diurétiques doivent être pris au moins une heure avant ou 4 à 6 heures après ces médicaments.

+Corticoïdes, ACTH, amphotéricine B (voie parentérale), carbénoxolone, laxatifs stimulants

Il peut survenir une déplétion électrolytique en particulier une hypokaliémie lors de ladministration simultanée avec lhydrochlorothiazide.

+Sels de calcium

Une augmentation de la calcémie en raison dune diminution de lexcrétion peut survenir lors dune administration simultanée avec des diurétiques thiazidiques.

+Glucosides cardiotoniques

Une hypokaliémie ou une hypomagnésémie induite par des diurétiques thiazidiques favorisent la survenue darythmie cardiaque induite par les digitaliques.

+Médicaments donnant des torsades de pointes

En raison du risque de survenue dune hypokaliémie, des précautions simposent lors de ladministration simultanée dhydrochlorothiazide et de médicaments donnant des torsades de pointes, comme par exemple certains antiarythmiques, certains antipsychotiques et dautres médicaments connus pour induire des torsades de pointes.

+Amines pressives (par ex. adrénaline)

Diminution possible de la réponse aux amines pressives mais qui nest pas suffisante pour en exclure leur emploi avec lhydrochlorothiazide.

+Myorelaxants du muscle squelettique, non-dépolarisants (par ex. tubocurarine)

Possible augmentation de la réactivité au myorelaxant lors dune utilisation avec lhydrochlorothiazide.

+Amantadine

Les diurétiques thiazidiques peuvent augmenter le risque de survenue des effets indésirables causés par lamantadine.

+Médicaments utilisés dans le traitement de la goutte (probénecide, sulfinpyrazone, allopurinol)

Une adaptation de la posologie des médicaments uricosuriques peut savérer nécessaire car lhydrocholorothiazide peut augmenter les taux sériques dacide urique. Laugmentation de la posologie du probénecide ou de la sulfinpyrazone peut être nécessaire. Ladministration simultanée de diurétiques thiazidiques peut augmenter lincidence des réactions dhypersensibilité à lallopurinol.

Informations supplémentaires

Interactions avec les paramètres biologiques

En raison de leurs effets sur le métabolisme calcique, les diurétiques thiazidiques peuvent interférer avec les tests dexploration de la fonction parathyroïdienne.

ASSOCIATION ZOFENOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE

Outre les interactions liées à chacun des composants actifs seuls, les précautions suivantes doivent être respectées:

Associations déconseillées

+Lithium

Ladministration simultanée de diurétiques thiazidiques peut entraîner une augmentation du risque dintoxication au lithium et augmenter le risque dintoxication au lithium déjà présent avec les IEC.

Par conséquent, la prise simultanée de COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé et de lithium nest pas recommandée; si une telle association est nécessaire, une surveillance attentive de la lithémie simpose.

+Biochimie

Les diurétiques thiazidiques peuvent diminuer les taux sanguins diode lié aux protéines sans apparition de signes de dysfonctionnement thyroïdien.

Associations faisant l'objet de précautions demploi

+Anti-inflammatoires non stéroïdiens (y compris lacide acétylsalicylique ³ 3g/jour)

Ladministration danti-inflammatoires non stéroïdiens peut entraîner une diminution des effets antihypertenseurs des IEC et des diurétiques. En outre, il a été rapporté que les AINS et les IEC exercent un effet additif sur laugmentation de la kaliémie alors que la fonction rénale peut diminuer. Ces effets sont en principe réversibles et surviennent en particulier chez des patients présentant une altération de la fonction rénale. Dans de rares cas, une insuffisance rénale aiguë peut survenir, en particulier chez des patients ayant une fonction rénale compromise comme les sujets âgés ou déshydratés.

+Alcool

Lalcool augmente leffet hypotenseur des IEC et de lhydrochlorothiazide.

+Triméthoprime

Ladministration simultanée dIEC et de diurétiques thiazidiques avec le triméthoprime augmente les risques dhypercalcémie.

4.6. Grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Zofénopril et HCTZ

Compte tenu des effets de chacun des composants de cette association sur la grossesse, l'utilisation de COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L'utilisation de COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est contre-indiquée aux 2e et 3e trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Zofénopril

L'utilisation d'IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L'utilisation des IEC est contre-indiquée aux 2e et 3e trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition à des IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant, une petite augmentation du risque de malformation congénitale ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé de modifier le traitement antihypertenseur chez les patientes qui envisagent une grossesse pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.

L'exposition aux IEC au cours des 2e et 3e trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une ftotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d'ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). En cas d'exposition à des IEC à partir du 2e trimestre de la grossesse, il est recommandé de faire une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mères traitées par IEC doivent être étroitement surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Hydrochlorothiazide

Les données concernant l'utilisation de l'hydrochlorothiazide pendant la grossesse, et particulièrement pendant le 1er trimestre, sont limitées. Les études chez lanimal sont insuffisantes.

L'hydrochlorothiazide traverse la barrière placentaire. Compte tenu du mécanisme d'action pharmacologique de l'hydrochlorothiazide, son utilisation au cours des 2e et 3e trimestres de grossesse peut diminuer la perfusion fto-placentaire et entraîner des effets ftaux et néonataux tels qu'un ictère, un déséquilibre électrolytique et une thrombocytopénie.

L'hydrochlorothiazide ne doit pas être utilisé pour traiter l'dème gestationnel, l'hypertension gestationnelle ou la pré-éclampsie en raison du risque de diminution de la volémie et de l'hypoperfusion placentaire, sans effet bénéfique sur l'évolution de la maladie.

L'hydrochlorothiazide ne doit pas être utilisé pour traiter l''hypertension artérielle essentielle chez les femmes enceintes sauf dans les rares cas où aucun autre traitement nest possible.

Allaitement

En raison de l'absence d'information disponible sur l'utilisation de COTEOULA au cours de l'allaitement, COTEOULA est déconseillé. Il est préférable d'utiliser d'autres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant l'allaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.

Hydrochlorothiazide

Lhydrochlorothiazide est excrété en petite quantité dans le lait maternel. Les diurétiques thiazidiques à forte dose, en causant une diurèse intense, peuvent inhiber la production de lait. Lutilisation de COTEOULA nest pas recommandée durant lallaitement. Si COTEOULA est utilisé pendant lallaitement, les doses doivent être maintenue aussi faibles que possible.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Aucune étude portant sur la capacité à conduire des véhicules ou dutiliser des machines na été réalisée. Il convient de rappeler aux personnes conduisant des véhicules ou utilisant des machines, quune somnolence, des vertiges ou de la fatigue peuvent parfois survenir.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Au cours détudes cliniques contrôlées portant sur 597 patients randomisés pour recevoir le zofénopril plus lhydrochlorothiazide, aucune réaction indésirable spécifique à cette association na été observée. Les réactions indésirables ont été limitées à celles rapportées antérieurement avec le zofénopril calcium seul ou lhydrochlorothiazide seul. Lincidence des effets indésirables na pas montré de corrélation avec le sexe ou lâge des patients.

Le tableau ci-dessous indique toutes les réactions indésirables rapportées au cours des études cliniques considérées comme ayant un lien de causalité au moins probable ou possible avec lassociation zofénopril/hydrochlorothiazide dans un rapport de doses de 30/12,5. Ils sont indiqués par système dorgane et classés par fréquence selon la convention suivante : très fréquents (≥1/10); fréquents (≥1/100, < 1/10); peu fréquents (≥ 1/1,000, ≤ 1/100); rares (≥1/10,000, ≤ 1/1,000); très rares (≤ 1/10,000).

Infections et infestations

Peu fréquents :

Infections, Bronchites, Angines

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Peu fréquents :

Hypercholestérolémie, Hyperglycémie, Hyperlipidémie, Hypokaliémie, Hyperkaliémie, Hyperuricémie.

Affections psychiatriques

Peu fréquents :

Insomnie

Affections du système nerveux

Fréquents :

Vertiges, Maux de tête

Peu fréquents :

Somnolence, Syncope, Hypertonie

Affections cardiaques

Peu fréquents :

Angine de poitrine, Fibrillation auriculaire, Infarctus du myocarde, Palpitations

Affections vasculaires

Peu fréquents :

Bouffées vasomotrices, Hypotension, Hypertension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

fréquents :

Toux

Peu fréquents :

Dyspnée

Affections gastro-intestinales

Peu fréquents :

Nausées, Dyspepsie, Gastrite, Gingivite, Sécheresse de la bouche, Douleurs abdominales

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquents :

dème de Quincke, Psoriasis, Acné, Sécheresse cutanée, Prurit, Urticaire

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Peu fréquents :

Douleurs dorsales

Affections du rein et des voies urinaires

Peu fréquents :

Polyurie

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Peu fréquents :

Asthénie, Symptômes pseudo-grippaux, dème périphérique.

Affections des organes de reproduction et du sein

Peu fréquents :

Dysfonction érectile

Investigations

Peu fréquents :

Augmentation de la créatinine, valeurs des paramètres de la fonction hépatique anormales

Informations complémentaires sur chacun des composants :

Les réactions susceptibles de survenir avec chacun des composants donnés en monothérapie au cours dun traitement avec COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sont les suivantes :

Zofénopril

Les effets indésirables les plus fréquents, caractéristiques des IEC, survenus au cours détudes cliniques conduites chez des patients traités avec le zofénopril, ont été les suivantes :

·affections du système nerveux : fréquents vertiges, maux de tête,

·affections respiratoires, thoraciques et médiastinales : fréquents : toux,

·affections gastro-intestinales : fréquents : nausées/vomissements,

·affections de la peau et du tissu sous-cutané : peu fréquents : éruptions; rares : dème de Quincke,

·affections musculo-squelettiques et systémiques : peu fréquents : spasmes musculaires,

·troubles généraux et anomalies au site d'administration :fréquents : fatigue ; peu fréquents : asthénie.

Les réactions indésirables suivantes ont été observées lors dun traitement avec des IEC :

Affections hématologiques et du système lymphatique

Chez quelques patients, une agranulocytose et une pancytopénie peuvent se produire.

Il a été fait état danémie hémolytique chez des patients présentant un déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase.

Affections endocriniennes

Fréquence indéterminée : sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Très rarement, hypoglycémie.

Affections psychiatriques

Rarement, dépression, troubles de l'humeur, troubles du sommeil, état confusionnel.

Affections du système nerveux

Parfois, paresthésie, dysgueusie, trouble de l'équilibre.

Affections oculaires

Rarement, vision trouble.

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Rarement, acouphènes.

Affections cardiaques

Quelques cas isolés de tachycardie, palpitations, arythmie, angine de poitrine, infarctus du myocarde ont été rapportés lors d'un traitement par des IEC en association avec une hypotension.

Affections vasculaires

Une hypotension sévère a été observée au début du traitement ou en cas d'augmentation de la posologie, en particulier chez certains groupes à risques (voir Mises en gardes spéciales et précautions d'emploi). En association avec une hypotension, des symptômes tels que vertiges, sensation de faiblesse, troubles de la vue, rarement accompagnés de troubles de la conscience (syncope) peuvent survenir.

Dans de rares cas, des bouffées vasomotrices ont été observées.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Rarement des dyspnées, sinusites, rhinites, glossites, bronchites et bronchospasmes ont été rapportés. Les IEC ont été associés à l'apparition d'dème de Quincke du visage et des tissus rhino-pharyngés chez un petit nombre de patients. Des cas isolés d'dème de Quincke touchant les voies aériennes supérieures ont entraîné une obstruction mortelle des voies respiratoires.

Affections gastro-intestinales

Des douleurs abdominales, des diarrhées, une constipation et une sécheresse de la bouche peuvent parfois être observées.

Des cas isolés de pancréatite et d'iléus ont été décrits lors de traitements par IEC.

Très rarement, dème de Quincke touchant l'intestin grêle.

Affections hépato-biliaires

Des cas isolés d'ictère cholestatique et d'hépatite ont été décrits lors de traitements par IEC.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Des réactions allergiques et d'hypersensibilité peuvent parfois être observées telles que prurit, urticaire, érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, nécro-épidermolyse aiguë, efflorescences de type psoriasis, alopécie. Ces symptômes peuvent être accompagnés de fièvre, myalgies, arthralgies, éosinophilie et/ou d'une augmentation des taux des anticorps antinucléaires (AAN).

De rares cas d'hyperhidrose ont été rapportés.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Des myalgies ont parfois été observées.

Affections du rein et des voies urinaires

Une insuffisance rénale peut survenir ou s'aggraver. Une insuffisance rénale aiguë a été rapportée (voir Mises en gardes spéciales et précautions d'emploi).

Des troubles de la miction sont survenus dans de rares cas.

Affections des organes de reproduction et du sein

Rarement, troubles de l'érection.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très rarement, dème périphérique et douleurs thoraciques.

Investigations

Une augmentation des taux sanguins d'urée et de créatinine, réversible à l'arrêt du traitement, peut survenir, en particulier en cas d'insuffisance rénale, d'insuffisance cardiaque sévère et d'hypertension rénovasculaire.

Chez quelques patients, des diminutions de l'hémoglobine, de l'hématocrite, des plaquettes et des globules blancs ont été rapportées.

Des augmentations des taux sériques des enzymes hépatiques et de la bilirubine ont également été rapportées.

Hydrochlorothiazide

Les événements indésirables rapportés au cours dun traitement avec lhydrochlorothiazide seul sont les suivants :

Affections hématologiques et du système lymphatique

Leucopénie, neutropénie, agranulocytose, thrombopénie, anémie aplasique, anémie hémolytique, insuffisance de la moelle osseuse.

Affections du système immunitaire

Réaction anaphylactique.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Anorexie, déshydratation, goutte, diabète, alcalose métabolique, hyperuricémie, déséquilibre électrolytique (y compris hyponatrémie, hypokaliémie, hypomagnésémie, hypochlorémie, hypercalcémie), hyperglycémie, hyperamylasémie.

Affections psychiatriques

Apathie, état confusionnel, dépression, nervosité, agitation, troubles du sommeil.

Affections du système nerveux

Convulsions, diminution du niveau de conscience, coma, céphalées, étourdissements, paresthésie, parésie.

Affections oculaires

Xanthopsie, vison trouble passagère, myopie (aggravée), diminution du larmoiement.

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Vertige.

Affections cardiaques

Arythmie cardiaque, palpitations.

Affections vasculaires

Hypotension orthostatique, thrombose, embolie, choc.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Pneumopathie, maladie pulmonaire interstitielle, dème pulmonaire.

Affections gastro-intestinales

Sécheresse de la bouche, nausées, vomissements, gêne gastrique, diarrhées, constipation, douleurs abdominales, iléus paralytique, flatulence, sialadénite, pancréatite.

Affections hépatobiliaires

Ictère cholestatique, cholécystite.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Prurit, purpura, urticaire, réactions de photosensibilité, éruptions, réactions cutanées de type lupus érythémateux, réactivation dun lupus érythémateux, vascularite nécrosante, nécrolyse épidermique toxique.

Affections musculo-squelettiques et systémiques :

Spasmes musculaires, myalgies.

Affections du rein et des voies urinaires

Détérioration de la fonction rénale, insuffisance rénale aiguë, néphrite interstitielle, glycosurie.

Affections des organes de reproduction et du sein

Dysfonction érectile.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Asthénie, fièvre, fatigue, soif.

Investigations

Modification de l'électrocardiogramme, augmentation du taux sanguin de cholestérol, augmentation du taux sanguin de triglycérides.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Les symptômes de surdosage sont les suivants: hypotension sévère, choc, stupeur, bradycardie, troubles électrolytiques et insuffisance rénale.

Le traitement est symptomatique et consiste à maintenir les fonctions vitales. Après surdosage, les patients seront surveillés attentivement de préférence dans une unité de soins intensifs. Le taux sérique des électrolytes et de la créatinine doit être fréquemment contrôlé. Les mesures thérapeutiques à prendre sont fonction de la nature et de la sévérité des symptômes. Sil sagit dune ingestion récente, des mesures visant à empêcher labsorption, telles quun lavage gastrique et ladministration dadsorbants et de sulfate de sodium seront mises en place. Si une hypotension survient, le patient doit être placé en position de choc et lemploi judicieux de solutés à effet dexpansion volémique et/ou dun traitement avec de langiotensine II sera envisagé. Les bradycardies ou les réactions vagales sévères doivent être traitées par administration datropine. Le recours à un stimulateur cardiaque peut être envisagé. Les IEC peuvent être éliminés de la circulation générale par hémodialyse. Lutilisation de membranes de haute perméabilité en polyacrylonitrile doit être évitée.

Hydrochlorothiazide: les signes et symptômes sont ceux entraînés par la déplétion hydroélectrolytique (hypokaliémie, hypochlorémie) et la déshydratation due à la diurèse excessive. Les signes et symptômes les plus fréquents de surdosage sont les nausées et la somnolence. Dans le cas où un digitalique ou certains anti-arythmiques sont co-administrés, une hypokaliémie peut entraîner des spasmes musculaires et/ou accentuer les troubles du rythme cardiaque.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Groupe pharmaco-thérapeutique : Inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine (IEC) et diurétiques - Code ATC : C09B A 15

Comprimés associant le zofénopril et lhydrochlorothiazide

COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est lassociation à doses fixes du zofénopril, un inhibiteur de lenzyme de conversion de langiotensine (IEC) et de lhydrochlorothiazide, un diurétique thiazidique. Ces deux composants ont des modes daction complémentaires et ont un effet antihypertenseur additif.

Le zofénopril est un IEC possédant un groupement sulfhydryle capable dinhiber lenzyme de conversion de langiotensine, enzyme impliquée dans la conversion de langiotensine I en angiotensine II, peptide vasoconstricteur. En inhibant cette enzyme de conversion, il entraîne une diminution de lactivité vasopressive et une réduction de la sécrétion daldostérone. Cette réduction peut entraîner une augmentation des concentrations sériques en potassium avec pertes hydrosodées. La suppression du rétrocontrôle négatif dangiotensine II sur la sécrétion de rénine entraîne une augmentation de lactivité rénine plasmatique. Le mécanisme de laction anti-hypertensive paraît essentiellement en rapport avec une inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone. LIEC est identique à la kininase II, une enzyme qui dégrade la bradykinine, peptide vasodilatateur puissant qui semble jouer un rôle dans leffet thérapeutique des inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine.

Lhydrochlorothiazide est un diurétique et un antihypertenseur. Il intervient au niveau du mécanisme de réabsorption des électrolytes dans le tubule contourné distal. Lhydrochlorothiazide augmente lexcrétion ionique du sodium et du chlore en quantités à peu près équivalentes. La natriurèse peut saccompagner de certaines pertes en potassium et en bicarbonates. La co-administration du zofénopril, vraisemblablement via un blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone tend à inverser la perte de potassium associée à lutilisation des diurétiques. Lors de ladministration dhydrochlorothiazide, la diurèse commence dans les deux heures de la prise. Son effet diurétique atteint son maximum à la quatrième heure et se prolonge pendant 6 à 12 heures.

Autres informations :

Lutilisation de lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes)).

Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.

En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension.

Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.

Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.

Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARAII chez des patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Ladministration simultanée du zofénopril et dhydrochlorothiazide na peu, voire pas, deffet sur la biodisponibilité de chacun des deux principes actifs. Il y a bioéquivalence entre le comprimé associant les deux principes actifs et ladministration simultanée des deux principes actifs pris séparément.

ZOFENOPRIL

Le zofénopril est un précurseur (prodrogue), la forme active étant le composé sulfhydrylé libre, le zofénoprilate, résultant dune hydrolyse du thio-ester.

Absorption

Le zofénopril est rapidement et complètement absorbé par voie orale et il est quasi-totalement hydrolysé en zofénoprilate. Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes 1,5 heures après ladministration orale de zofénopril. La cinétique après dose unique est linéaire entre 10 et 80 mg de zofénopril et aucune accumulation ne se produit après ladministration de 15 à 60 mg de zofénopril pendant 3 semaines. La présence de nourriture dans le tractus digestif diminue la vitesse mais pas la quantité absorbée et lAUC du zofénoprilate est quasiment identique à jeun ou après la prise daliments.

Distribution

Environ 88% de la radioactivité circulante mesurée ex-vivo suite à ladministration dune dose de zofénopril radiomarquée est fixée aux protéines plasmatiques et, à létat déquilibre, le volume de distribution est denviron 96 litres.

Biotransformation

Huit métabolites, correspondant à 76% de la radioactivité urinaire ont été identifiés chez lhomme suite à ladministration dune dose de zofénopril radiomarqué. Le métabolite principal est le zofénoprilate (22%), qui est métabolisé via différentes voies métaboliques incluant la glucurono-conjugaison (17%), cyclisation et glucurono-conjugaison (13%), la conjugaison à la cystéine (9 %) et la S-méthylation du groupement thiol (8%).

Elimination

Le zofénoprilate radiomarqué administré par voie intraveineuse est éliminé par les urines (76%) et les fécès (16%) alors que suite à ladministration de zofénopril radiomarqué, respectivement 69% et 26% de la radioactivité est retrouvée dans les urines et les fécès, indiquant une double voie délimination (rein et foie). La demi-vie du zofénoprilate est de 5,5 heures et sa clairance totale est de 1300 mL/mn suite à ladministration orale de zofénopril.

Pharmacocinétique chez le sujet âgé

Chez le sujet âgé, si la fonction rénale est normale, il nest pas nécessaire dadapter la posologie.

Pharmacocinétique en cas dinsuffisance rénale

En comparant les paramètres pharmacocinétiques clés du zofénoprilate mesurés après administration orale de zofénopril radiomarqué, chez les patients présentant une insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine >45 et <90 mL/min), la vitesse délimination du zofénopril est la même que celle des patients dont la fonction rénale est normale (clairance de la créatinine > 90 mL/min).

Les patients présentant une insuffisance rénale modérée à sévère (7- 44 mL/mn), éliminent le zofénopril deux fois plus lentement que les patients dont la fonction rénale est normale (vitesse délimination diminuée denviron 50%).

Chez les patients au stade terminal de linsuffisance rénale et sous dialyse (hémodialyse, dialyse péritonéale), la vitesse délimination est réduite de 25 % par rapport à la normale.

Pharmacocinétique en cas daltération de la fonction hépatique

Les valeurs de la Cmax et de la Tmax chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée et ayant reçu des doses uniques de zofénopril radiomarqué, sont comparables à celles observées chez des sujets normaux. LAUC chez des patients atteints de cirrhose était cependant deux fois plus élevée que chez les sujets normaux. De ce fait, la dose initiale de zofénopril, chez les patients souffrant dinsuffisance hépatique légère à modérée doit être réduite de moitié par rapport à celle de patients ayant une fonction hépatique normale.

Il nexiste pas de données pharmacocinétiques du zofénopril et du zofénoprilate chez des patients présentant une insuffisance hépatique sévère. Le zofénopril est, par conséquent, contre-indiqué chez ces patients.

HYDROCHLOROTHIAZIDE

Absorption

Après administration orale, lhydrochlorothiazide est bien absorbé (65 à 75%). Les concentrations plasmatiques sont dose-dépendantes. Labsorption dhydrochlorothiazide est fonction de la vitesse du transit intestinal; elle est augmentée lorsque la vitesse est lente, par exemple lors dune administration avec de la nourriture. Lobservation des taux plasmatiques pendant au moins 24 heures a montré que la demi-vie varie entre 5,6 et 14,8 heures et les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes entre 1 et 5 heures après la prise.

Distribution

Les diurétiques thiazidiques sont largement distribués dans les liquides de lorganisme et sont fortement fixés aux protéines plasmatiques (92 %), en particulier à lalbumine, les molécules substituées étant les plus fortement fixées. Ceci conduit à une clairance rénale plus faible que celle des molécules précédentes et à une durée daction plus longue. Il na pas été démontré de lien entre les taux plasmatiques dhydrochlorothiazide et le niveau de réduction de la pression artérielle.

Elimination

Lhydrochlorothiazide est essentiellement éliminé par le rein. Il est principalement excrété sous forme inchangée, plus de 95 % de lhydrochlorothiazide étant retrouvé sous forme libre dans les urines 3 à 6 heures après une prise orale. Chez les patients souffrant dune affection rénale, les concentrations plasmatiques dhydrochlorothiazide sont augmentées et la demi-vie délimination allongée. Lhydrochlorothiazide passe la barrière placentaire mais pas la barrière hémato-cérébrale.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Les études de toxicité aiguë, à doses réitérées et les études de génotoxicité réalisées avec lassociation fixe zofénopril/hydrochlorothiazide nont pas démontré de risques particuliers pour un emploi chez lhomme.

La toxicité de la reproduction conduite avec lassociation a été étudiée chez le rat et le lapin ; le zofénopril et lhydrochlorothiazide nont pas démontré de potentiel tératogène. Néanmoins, chez les rates et les lapines gravides, lassociation a augmenté de manière importante la toxicité maternelle par rapport à celle induite par le zofénopril seul.

Des études de carcinogenicité nont pas été conduites avec lassociation zofénopril/ hydrochlorothiazide.

Des études de carcinogenicité conduites chez la souris et le rat avec le zofénopril seul nont pas démontré de potentiel carcinogène.

Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicologie en administration répétée, génotoxicité et cancérogénèse de l'HCTZ n'ont pas révélé de risque particulier pour l'homme.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Comprimé nu : Cellulose microcristalline, lactose monohydraté, amidon de maïs, hypromellose, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium

Pelliculage : OPADRY rose 02B24436 (hypromellose, dioxyde de titane (E 171), macrogol 400, oxyde de fer rouge (E 172), macrogol 6000.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas 30° C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  Retour en haut de la page

14, 28, 30, 50, 56, 90 ou 100 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVDC/PVC/Aluminium).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

LABORATOIRES MENARINI INTERNATIONAL OPERATIONS Luxembourg SA

1 AVENUE DE LA GARE

1611 Luxembourg

LUXEMBOURG

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·368 173-3: 14 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVDC/PVC/Aluminium).

·368 175-6: 28 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVDC/PVC/Aluminium).

·368 176-2: 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVDC/PVC/Aluminium).

·374 213-3: 90 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVDC/PVC/Aluminium).

·566 558-9: 50 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVDC/PVC/Aluminium).

·566 559-5: 56 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVDC/PVC/Aluminium).

·566 560-3: 100 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVDC/PVC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I

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source: ANSM - Mis à jour le : 02/07/2015

Dénomination du médicament

COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

Zofénopril calcique/Hydrochlorothiazide

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait lui être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. Qu'est-ce que COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé et dans quel cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ?

3. Comment prendre COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

6. Informations supplémentaires.

1. QUEST-CE QUE COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique

Les substances actives de COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sont le zofénopril calcique (30 mg par comprimé) et lhydrochlorothiazide (12,5 mg par comprimé).

Le zofénopril calcique est un médicament utilisé dans le traitement des troubles cardiovasculaires. Il appartient à un groupe de médicaments destinés à réduire la pression artérielle, appelés les inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine (IEC).

Lhydrochlorothiazide appartient au groupe des diurétiques, qui permet daugmenter la quantité durine que vous produisez.

Indications thérapeutiques

Ce médicament est utilisé pour le traitement de lhypertension artérielle quand votre médecin juge nécessaire dutiliser une association de deux substances actives, le zofénopril et lhydrochlorothiazide. Cest habituellement le cas lorsque le traitement avec le zofénopril seul nest pas suffisamment efficace pour abaisser votre pression artérielle.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ?   Retour en haut de la page

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Si votre médecin vous a informé(e) d'une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

Contre-indications

Ne prenez jamais COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé :

·si vous êtes enceinte de trois mois ou plus (il est également préférable déviter la prise de COTEOULA en début de grossesse voir la rubrique « Grossesse »),

·si vous êtes allergique (hypersensible) au zofénopril, à lhydrochlorothiazide ou à tout autre composant de ce médicament (voir la Rubrique 6 « Que contient COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé » et la fin de la Rubrique 2 « COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé contient du lactose »),

·si vous êtes allergique (hypersensible) à dautres substances dérivées des sulfamides (lhydrochlorothiazide est, par exemple, un médicament dérivé des sulfamides),

·si vous avez déjà eu des réactions allergiques à tout autre IEC, tels que le captopril ou lénalapril,

·si vous avez des antécédents de gonflements et de démangeaisons sévères à la périphérie du visage, du nez et de la gorge (dème de Quincke) suite à un traitement par un IEC, ou si vous souffrez dun dème angioneurotique dorigine familiale ou sans cause connue (gonflement rapide de la peau, des tissus, de lappareil digestif et dautres organes),

·si vous souffrez de troubles hépatiques ou rénaux sévères,

·si vous avez un rétrécissement sur les artères rénales,

·si vous avez du diabète ou une insuffisance rénale et que vous êtes traité(e) par un médicament contenant de laliskiren pour diminuer votre pression artérielle.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Mises en garde et précautions demploi :

Adressez-vous à votre médecin avant de prendre COTEOULA :

·si vous souffrez de troubles hépatiques ou rénaux,

·si vous avez une pression artérielle élevée due à des problèmes rénaux ou à un rétrécissement de l'artère conduisant aux reins (hypertension réno-vasculaire),

·si vous avez récemment subit une transplantation rénale,

·si vous êtes sous dialyse,

·si vous êtes traité par LDL aphérèse (technique similaire à la dialyse rénale qui permet d'éliminer le mauvais cholestérol de votre sang),

·si vous avez des taux anormalement élevés de l'hormone aldostérone dans votre sang (aldostéronisme primaire),

·si vous présentez un rétrécissement de l'aorte (sténose aortique) ou un épaississement des muscles cardiaques (cardiomyopathie hypertrophique),

·si vous souffrez, ou avez souffert, de psoriasis (maladie de peau caractérisée par des plaques roses qui se desquament),

·si vous suivez un traitement de désensibilisation (« injections contre les allergies ») aux piqûres d'insectes,

·si vous avez un lupus érythémateux (dysfonctionnement du système immunitaire, le système de défense de votre corps),

·si vous êtes sujet aux carences en potassium dans le sang, et particulièrement si vous souffrez du syndrome du QT long (genre d'anomalie visible sur le tracé de l'électrocardiogramme) ou si vous prenez des digitaliques (pour aider votre cur à se contracter),

·si vous souffrez de diabète,

·si vous souffrez d'angor ou de troubles affectant le cerveau, car une faible pression artérielle peut entraîner une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral,

·si vous prenez l'un des médicaments suivants pour traiter une hypertension :

oun « antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II » (ARAII) (aussi connu sous le nom de sartans - par exemple valsartan, telmisartan, irbésartan), en particulier si vous avez des problèmes rénaux dus à un diabète,

oaliskiren.

Votre médecin pourra être amené à surveiller régulièrement le fonctionnement de vos reins, votre pression artérielle et le taux des électrolytes (par ex. du potassium) dans votre sang.

Voir aussi les informations dans la rubrique « Ne prenez jamais COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ».

L'hydrochlorothiazide contenu dans COTEOULA peut provoquer une hypersensibilité de votre peau au soleil ou aux UV artificiels. Si vous présentez une éruption cutanée, des démangeaisons ou une sensibilité cutanée au cours du traitement, arrêtez de prendre COTEOULA et informez votre médecin (voir également la rubrique 4).

Votre pression artérielle peut être trop basse avec COTEOULA et particulièrement après la première dose (dautant plus si vous avez également pris des diurétiques, si vous êtes déshydraté, si vous suivez un régime pauvre en sel, ou si vous vomissez ou avez des diarrhées). Si cela se produit, informez immédiatement votre médecin puis allongez-vous sur le dos (voir également la Rubrique 4).

Si vous devez subir une opération, avertissez votre anesthésiste que vous prenez COTEOULA avant d'être anesthésié. Cela l'aidera à contrôler votre pression artérielle et votre rythme cardiaque pendant l'intervention.

Vous devez informer votre médecin si vous pensez que vous êtes (ou susceptible de devenir) enceinte. COTEOULA est déconseillé en début de grossesse et ne doit pas être pris si vous êtes enceinte de plus de 3 mois, car il pourrait causer de graves problèmes à votre bébé s'il est utilisé à ce stade (voir la rubrique Grossesse).

Enfants et adolescents

Ne donnez pas ce médicament à des enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans car il nest peut-être pas sans danger.

Interactions avec d'autres médicaments

Autres médicaments et COTEOULA

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez pris récemment, ou pourriez prendre d'autres médicaments.

Informez notamment votre médecin si vous prenez :

·des médicaments qui augmentent les taux de potassium dans le sang (par ex : triméthoprime, suppléments en potassium, diurétiques épargneurs de potassium tels que spironolactone, triamtérène, amiloride), substituts du sel contenant du potassium,

·d'autres médicaments qui modifient les taux des éléments chimiques dans le sang (Hormone adrénocorticotrophique - ACTH utilisée pour stimuler la production de certaines hormones par le corps, injections d'amphothéricine B, carbénoxolone, laxatifs stimulants),

·lithium (utilisés pour le traitement des troubles de l'humeur),

·anesthésiques,

·narcotiques (telle que la morphine),

·antipsychotiques (utilisé pour le traitement de la schizophrénie ou de maladies similaires),

·antidépresseurs tricycliques, tels que l'amitriptyline et la clomipramine,

·autres médicaments antihypertenseurs et vasodilatateurs (dont les béta-bloquants, alpha-bloquants et diurétiques tels que hydrochlorothiazide, furosémide, torasémide),

·votre médecin pourrait avoir besoin de modifier la dose de vos médicaments et/ou prendre d'autres précautions :

Si vous prenez un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II (ARAII) ou de l'aliskiren (voir aussi les informations dans les rubriques « Ne prenez jamais COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé » et « Mises en garde et précautions d'emploi »),

·trinitrine et autres dérivés nitrés utilisés en cas de douleurs thoraciques (angor),

·anti-acides y compris cimétidine (utilisés dans le traitement des brûlures et ulcères d'estomac),

·ciclosporine (utilisé après les transplantations d'organes) et autres immunosuppresseurs (médicaments qui suppriment les défenses immunitaires de votre corps),

·médicaments utilisés dans le traitement de la goutte (par ex : probénecide, sulfinpyrazone et allopurinol),

·insuline ou autres médicaments anti-diabétiques oraux,

·agents cytostatiques (utilisés dans le traitement du cancer ou de maladies qui affectent les défenses immunitaires du corps),

·corticoïdes (puissant anti-inflammatoire),

·procaïnamides (utilisés pour contrôler un rythme cardiaque irrégulier),

·anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tels que l'aspirine ou l'ibuprofène,

·sympathomimétiques (médicaments agissant sur le système nerveux ; certains sont notamment utilisés dans le traitement de l'asthme ou du rhume des foins et amines vasopressives, telles que l'adrénaline),

·sels de calcium,

·digitaliques (utilisés pour aider le cur à se contracter),

·résines de cholestyramine et de colestipol (utilisés pour diminuer le cholestérol),

·médicaments utilisés pour détendre les muscles (par ex : tubocurarine),

·amantadine (médicament antiviral).

Interactions avec les aliments et les boissons

COTEOULA avec des aliments, boissons et de lalcool

COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé peut être pris avec de la nourriture ou à jeun, mais toujours avec un peu d'eau.

Afin de faciliter la prise, vous pouvez casser le comprimé en deux et avaler chaque moitié l'une après l'autre.

L'alcool augmente l'effet hypotenseur (réduction de la pression artérielle) de COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé, demandez conseil à votre médecin sur la prise d'alcool pendant le traitement.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse et allaitement

Grossesse

Si vous êtes enceinte, si vous pensez être enceinte ou si vous planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin avant de prendre ce médicament. Votre médecin vous conseillera normalement d'arrêter de prendre COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé avant de tomber enceinte ou dès que vous apprenez que vous êtes enceinte et il vous conseillera de prendre un autre médicament à la place de COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé.

COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est déconseillé en début de grossesse et ne doit pas être pris si vous êtes enceinte de plus de 3 mois, car il pourrait causer de graves problèmes à votre bébé s'il est utilisé après le 3e mois de grossesse.

Allaitement

Si vous allaitez ou si vous êtes sur le point d'allaiter, demandez conseil à votre médecin avant de prendre ce médicament. COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est déconseillé chez les mères qui allaitent et votre médecin pourra choisir un autre traitement pour vous si vous souhaitez allaiter, en particulier si votre bébé est un nouveau-né ou sil est né prématurément.

Sportifs

Sportifs

Test anti-dopage : la prise de COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé peut induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Ce médicament peut provoquer des étourdissements ou de la fatigue. Ne conduisez pas de véhicules ou n'utilisez pas de machines si cela vous arrive.

Liste des excipients à effet notoire

COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé contient du lactose

Si vous savez que vous êtes intolérant à certains sucres, contactez votre médecin avant de prendre ce médicament.

3. COMMENT PRENDRE COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

Posologie

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les instructions de cette notice ou les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

La dose recommandée de COTEOULA est de 1 comprimé par jour pendant ou en dehors des repas.

Si vous avez limpression que leffet de COTEOULA est trop fort ou trop faible, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Mode dadministration

Voie orale. Le comprimé doit être pris, de préférence, avec un peu d'eau.

Utilisation chez les enfants et les adolescents

COTEOULA n'est pas recommandé chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans.

Si vous avez plus de 65 ans et que vous souffrez d'insuffisance rénale, il se peut que COTEOULA ne soit pas adapté pour vous (voir également la Rubrique 2 « Mises en garde et précautions demploi »).

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez pris plus de COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé que vous nauriez dû :

Si vous prenez accidentellement trop de comprimés, contactez immédiatement votre médecin ou l'hôpital le plus proche (en apportant si possible avec vous les éventuels comprimés restants, la boîte ou cette notice).

Les symptômes et les signes de surdosage les plus fréquents sont : pression artérielle faible avec perte de connaissance (hypotension), rythme cardiaque très faible (bradycardie), modifications des éléments chimiques dans le sang (électrolytes), dysfonctionnement rénal, augmentation excessive de la quantité durine que vous produisez avec par conséquent une déshydratation, des nausées et une somnolence, des spasmes musculaires, des troubles du rythme cardiaque (particulièrement si vous prenez également des digitaliques ou des médicaments contre les troubles du rythme cardiaque)

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Si vous oubliez de prendre COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé :

Si vous oubliez une dose, prenez la dose suivante dès que vous vous en rappelez. Toutefois, si l'heure de la dose suivante est proche, sautez la dose oubliée et prenez la dose suivante normale à l'heure habituelle. Ne prenez pas de dose double pour compenser le comprimé que vous avez oublié de prendre.

Risque de syndrome de sevrage

Si vous arrêtez de prendre COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé :

Consultez toujours votre médecin avant d'arrêter le traitement par COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Les effets indésirables suivants ont été rapportés lors des essais cliniques avec COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé :

Effets indésirables fréquents (touchant moins d'une personne sur 10) :

·étourdissement,

·maux de tête,

·toux.

Effets indésirables peu fréquents (touchant moins d'une personne sur 100) :

·infection,

·bronchite,

·mal de gorge,

·augmentation du cholestérol dans le sang et/ou autres lipides, augmentation du sucre dans le sang, du potassium, de l'acide urique, de la créatinine et des enzymes hépatiques,

·diminution du potassium dans le sang,

·insomnie,

·somnolence, perte de connaissance, rigidité musculaire (hypertonie),

·angine de poitrine, crise cardiaque, fibrillation auriculaire, palpitations,

·bouffées vasomotrices, pression artérielle faible, pression artérielle élevée,

·nausées, indigestion, gastrite, inflammation des gencives, bouche sèche, douleurs abdominales,

·gonflement rapide, particulièrement des lèvres, des joues, des paupières, de la langue, du palais, du larynx avec une éventuelle difficulté soudaine à respirer (dème angioneurotique). Si vous présentez un de ces symptômes, cela signifie que vous faites une grave allergie à COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé. Vous pourriez avoir besoin dune intervention médicale durgence ou être hospitalisé,

·maladie de peau caractérisée par des plaques roses qui se desquament (psoriasis), acné, sécheresse de la peau, démangeaisons, urticaire,

·douleurs au niveau du dos,

·urines abondantes (polyurie),

·faiblesse générale (asthénie), symptômes grippaux, gonflement périphérique (généralement autour des chevilles),

·impuissance.

Les effets indésirables suivants n'ont pas été rapportés lors des essais cliniques avec COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé, mais ils ont été rapportés avec le zofénopril calcique et/ou d'autres IEC, par conséquent, ils peuvent également survenir lors du traitement par COTEOULA :

·fatigue (épuisement), hypotension artérielle sévère au début du traitement ou en cas d'augmentation de la posologie, avec vertiges, troubles de la vue, perte de connaissance, pression artérielle faible en position debout,

·douleurs thoraciques, douleurs musculaires et/ou crampes,

·troubles de la conscience, étourdissements soudains, troubles soudains ou baisse soudaine de la vue et/ou perte de la sensation du toucher d'un côté du corps (accident ischémique transitoire ou accident vasculaire cérébral),

·insuffisance rénale, modifications de la quantité d'urine quotidienne, présence de protéines dans les urines (protéinurie),

·vomissement, diarrhées, constipation,

·réaction allergique cutanée avec desquamation, rougeurs, relâchement et cloques au niveau de la peau (nécrolyse épidermique toxique), aggravation du psoriasis, perte des cheveux (alopécie),

·augmentation de la transpiration,

·troubles de l'humeur, dépression, troubles du sommeil,

·trouble de la sensibilité tactile telle que brûlures, fourmillements, picotements (paresthésie),

·troubles de l'équilibre, confusion, sifflement dans les oreilles (acouphènes), troubles du goût, vision trouble,

·difficulté à respirer, obstruction des voies aériennes des poumons (bronchospasme), sinusite, congestion ou écoulement nasal (rhinite), inflammation de la langue (glossite),

·jaunissement cutané (jaunisse), inflammation du foie ou du pancréas (hépatite, pancréatite), occlusion intestinale (iléus),

·modifications des analyses sanguines, tels que numération des globules rouges, globules blancs ou des plaquettes, ou une diminution de tous types de cellules sanguines (pancytopénie) : Contactez votre médecin si vous estimez que vous vous blessez facilement ou que vous développez un mal de gorge ou une fièvre inexpliqués,

·augmentation de bilirubine dans le sang, augmentation d'urée dans le sang,

·anémie due à la chute des globules rouges (anémie hémolytique), qui peut survenir si vous souffrez d'un déficit en G6PD (glucose-6-phosphate déshydrogénase).

Les effets indésirables suivants n'ont pas été rapportés lors des essais cliniques avec COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé, mais ils ont été rapportés avec l'hydrochlorothiazide, par conséquent, ils peuvent également survenir lors du traitement par COTEOULA :

·troubles de la production des cellules sanguines par la moelle osseuse (insuffisance médullaire),

·fièvre, réaction allergique propagée sur l'ensemble du corps (réaction anaphylactique),

·altération des niveaux de fluides corporels (déshydratation) et des éléments chimiques dans le sang (électrolytes), goutte, diabète, alcalose métabolique,

·apathie, nervosité, agitation,

·convulsion, diminution du degré de conscience, coma, parésie,

·teinte jaune de la vision (xanthopsie), aggravation de la myopie, diminution du larmoiement,

·vertige (sensation de tête qui tourne),

·troubles du rythme cardiaque (arythmie), modifications de l'électrocardiogramme,

·formation de caillots sanguins dans les veines (thrombose) et embolie, choc circulatoire,

·détresse respiratoire, inflammation des poumons (pneumonie), formation de tissu fibreux dans les poumons (pneumopathie interstitielle), accumulation de liquide dans les poumons (dème pulmonaire),

·soif, manque d'appétit (anorexie), absence de selles (iléus paralytique), excès de gaz dans l'estomac, inflammation des glandes salivaires (sialadénite), augmentation d'amylase dans le sang (enzyme pancréatique, hyperamylasémie), inflammation de la vésicule biliaire (cholécystite),

·plaques/tâches violacées sur la peau (purpura), augmentation de la sensibilité de la peau au soleil, éruption cutanée (particulièrement sur le visage) et/ou rougeurs disséminées pouvant provoquer des cicatrices (Lupus érythémateux cutané), inflammation des vaisseaux sanguins avec pour conséquence la mort des tissus (vascularite nécrosante),

·insuffisance rénale aigue (accompagnée d'une diminution de la production d'urine et d'une accumulation de liquide et de déchets dans votre corps), inflammation du tissu conjonctif des reins (néphrite interstitielle), sucre dans les urines.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé après la date de péremption mentionnée sur la boîte. La date dexpiration fait référence au dernier jour du mois.

Conditions de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 30° C.

Conserver les comprimés dans lemballage dorigine.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures permettront de protéger lenvironnement.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES  Retour en haut de la page

Liste complète des substances actives et des excipients

Ce que contient COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

Les substances actives sont :

Zofénopril calcique.. 30,00 mg

Hydrochlorothiazide 12,50 mg

Pour un comprimé pelliculé

Les autres composants sont :

Comprimé nu : cellulose microcristalline, lactose monohydraté, amidon de maïs, hypromellose, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.

Pelliculage : OPADRY rose 02B24436 (hypromellose, dioxyde de titane (E 171), macrogol 400, oxyde de fer rouge (E 172), macrogol 6000.Non modifié

Forme pharmaceutique et contenu

Quest ce que COTEOULA 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé et contenu de lemballage extérieur ?

Ce médicament se présente sous forme de comprimé rouge pâle, rond, légèrement biconvexe, portant une barre de cassure sur une des faces. La barre de cassure nest là que pour faciliter la prise du comprimé, elle ne le divise pas en doses égales.

Les comprimés sont disponibles en boîte de 14, 28, 30, 50, 56, 90 ou 100 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable de la libération des lots, si différent

Titulaire

LABORATOIRES MENARINI INTERNATIONAL OPERATIONS Luxembourg SA

1 AVENUE DE LA GARE

1611 Luxembourg

LUXEMBOURG

Exploitant

MENARINI FRANCE

1/7 RUE DU JURA

ZONE SILIC - RUNGIS

91320 WISSOUS

Fabricant

A. MENARINI MANUFACTURING LOGISTICS AND SERVICES SRL

LOC. CAMPO DI PILE

L'AQUILA

ITALIE

ou

MENARINI - VON HEYDEN GMBH

LEIPZIGER STRASSE 7 - 13

01097 DRESDEN

ALLEMAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants :

Conformément à la réglementation en vigueur.

Date dapprobation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lAnsm (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Sans objet.

Autres

Sans objet.

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Source : ANSM