COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

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source: ANSM - Mis à jour le : 30/01/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Chaque comprimé pelliculé contient 160 mg de valsartan et 12,5 mg dhydrochlorothiazide.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimés pelliculés.

Comprimé de couleur rouge foncé, ovale, avec « HHH » imprimé sur une face du comprimé et « CG » sur lautre face.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Traitement de lhypertension artérielle essentielle chez ladulte.

COTAREG, association à dose fixe, est indiqué chez les patients dont la pression artérielle nest pas suffisamment contrôlée par le valsartan ou lhydrochlorothiazide en monothérapie.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

La posologie recommandée de COTAREG est un comprimé pelliculé une fois par jour. Une titration de la dose de chaque composant est recommandée. Dans chaque cas, laugmentation de la dose dun composant à la dose immédiatement supérieure doit être surveillée afin de réduire le risque dhypotension et dautres effets indésirables.

Lorsque cela est cliniquement approprié, un passage direct de la monothérapie à lassociation fixe peut être envisagé chez les patients dont la pression artérielle nest pas suffisamment contrôlée par le valsartan ou lhydrochlorothiazide en monothérapie, à condition que la séquence de titration recommandée de la dose de chaque composant soit suivie.

La réponse clinique à COTAREG doit être évaluée après le début du traitement et si la pression artérielle nest toujours pas contrôlée, la dose peut être augmentée en augmentant lun des composants jusquà une posologie maximale de 320 mg/25 mg.

Leffet antihypertenseur est nettement perceptible en lespace de 2 semaines.

Chez la plupart des patients, leffet maximal est observé en lespace de 4 semaines. Cependant, chez certains patients un traitement de 4 à 8 semaines peut être nécessaire. Ceci doit être pris en compte lors de la titration de la dose.

Mode dadministration

COTAREG peut être pris pendant ou en dehors des repas et doit être administré avec de leau.

Populations particulières

Patients présentant une insuffisance rénale

Aucune adaptation posologique nest nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée (Débit de Filtration Glomérulaire (DFG) ≥ 30 ml/min). Du fait du composant hydrochlorothiazide, COTAREG est contre-indiqué chez les patients atteints dinsuffisance rénale sévère (DFG < 30 ml/min) et les patients présentant une anurie (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2).

Patients présentant une insuffisance hépatique

Chez les patients souffrant dinsuffisance hépatique légère à modérée, sans cholestase, la dose de valsartan ne doit pas dépasser 80 mg (voir rubrique 4.4). Aucun ajustement de la dose de lhydrochlorothiazide nest nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée. En raison de la présence du valsartan, COTAREG est contre-indiqué chez les patients atteints dinsuffisance hépatique sévère ou présentant une cirrhose biliaire et une cholestase (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2).

Sujets âgés

Aucune adaptation posologique nest nécessaire chez le sujet âgé.

Patients pédiatriques

COTAREG nest pas recommandé chez les enfants de moins de 18 ans compte tenu de labsence de données concernant la sécurité et lefficacité.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Hypersensibilité aux substances actives, aux autres produits dérivés des sulfamides ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;

·Deuxième et troisième trimestres de grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6) ;

·Insuffisance hépatique sévère, cirrhose biliaire et cholestase ;

·Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min), anurie ;

·Hypokaliémie réfractaire, hyponatrémie, hypercalcémie et hyperuricémie symptomatique ;

·Association de COTAREG à des médicaments contenant de laliskiren chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG< 60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Modifications des électrolytes sériques

Valsartan

Ladministration concomitante de suppléments potassiques, de diurétiques épargneurs de potassium, de substituts du sel contenant du potassium ou dautres agents pouvant augmenter les taux de potassium (héparine, etc.) est déconseillée. Un contrôle du potassium doit être mis en uvre le cas échéant.

Hydrochlorothiazide

Des cas dhypokaliémie ont été rapportés pendant le traitement par des diurétiques thiazidiques, y compris lhydrochlorothiazide. Une surveillance fréquente de la kaliémie est recommandée.

Ladministration de diurétiques thiazidiques, incluant lhydrochlorothiazide, a été associée à une hyponatrémie et à une alcalose hypochlorémique. Les diurétiques thiazidiques, y compris lhydrochlorothiazide, augmentent lexcrétion urinaire du magnésium, ce qui peut entraîner une hypomagnésémie. Les diurétiques thiazidiques diminuent lexcrétion du calcium, ce qui peut provoquer une hypercalcémie.

Comme chez tout patient recevant un traitement diurétique, les taux délectrolytes sériques doivent être contrôlés régulièrement à des intervalles appropriés.

Déplétion sodée et/ou volumique

Les signes cliniques de déséquilibre hydro-électrolytique doivent être surveillés chez les patients recevant des diurétiques thiazidiques, y compris lhydrochlorothiazide.

Dans de rares cas, une hypotension artérielle symptomatique peut survenir après linstauration du traitement par COTAREG chez les patients présentant une déplétion sodée et/ou volumique sévère (par ex. chez les patients recevant des doses élevées de diurétiques). Un déficit sodé et/ou volumique doit être corrigé avant le début dun traitement par COTAREG.

Patients présentant une insuffisance cardiaque chronique sévère ou dautres pathologies accompagnées dune stimulation du système rénine-angiotensine-aldostérone

Chez les patients dont la fonction rénale dépend de lactivité du système rénine-angiotensine-aldostérone (ex. patients atteints dinsuffisance cardiaque congestive sévère), le traitement par un inhibiteur de lenzyme de conversion de langiotensine a été associé à une oligurie et/ou une azotémie progressive et, dans de rares cas, à une insuffisance rénale aiguë et/ou au décès. Lévaluation des patients souffrant dinsuffisance cardiaque ou après un infarctus du myocarde doit toujours inclure une évaluation de la fonction rénale. Lutilisation de COTAREG chez les patients atteints dinsuffisance cardiaque chronique sévère na pas été établie.

Cependant, du fait de linhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone, il ne peut pas être exclu que lutilisation de COTAREG puisse également être associée à une altération de la fonction rénale. COTAREG ne doit pas être administré chez ces patients.

Sténose de lartère rénale

COTAREG ne doit pas être utilisé pour traiter lhypertension chez les patients présentant une sténose unilatérale ou bilatérale de lartère rénale ou une sténose de lartère rénale sur rein unique, compte tenu de laugmentation possible de lurée sanguine et de la créatinine sérique chez ces patients.

Hyperaldostéronisme primaire

Les patients présentant un hyperaldostéronisme primaire ne doivent pas être traités par COTAREG car leur système rénine-angiotensine nest pas activé.

Sténose des valves aortique et mitrale, cardiomyopathie obstructive hypertrophique

Comme avec tous les autres vasodilatateurs, des précautions particulières devront être prises chez les patients présentant une sténose aortique ou mitrale ou une cardiomyopathie obstructive hypertrophique (CMOH).

Insuffisance rénale

Aucune adaptation posologique nest nécessaire chez les patients atteints dinsuffisance rénale dont la clairance de la créatinine est ≥ 30 ml/min (voir rubrique 4.2). Il est recommandé de surveiller régulièrement la kaliémie, la créatininémie et le taux dacide urique en cas dadministration de COTAREG chez des patients présentant une insuffisance rénale.

Transplantation rénale

Il ny a actuellement pas dexpérience sur linnocuité de COTAREG chez les patients ayant récemment subi une transplantation rénale.

Insuffisance hépatique

COTAREG doit être utilisé avec prudence chez les patients atteints dinsuffisance hépatique légère à modérée sans cholestase (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Antécédent dangidème

Un angidème avec gonflement du larynx et de la glotte, entraînant une obstruction des voies aériennes et/ou un gonflement de la face, des lèvres, du pharynx et/ou de la langue a été observé chez des patients traités par valsartan; certains de ces patients avaient précédemment présenté un angidème avec dautres médicaments dont les IEC. COTAREG doit immédiatement être arrêté chez les patients qui développent un angioedème et ne doit pas être ré-administré (voir rubrique 4.8).

Lupus érythémateux

Des cas dexacerbation ou dactivation dun lupus érythémateux disséminé ont été rapportés avec les diurétiques thiazidiques, incluant lhydrochlorothiazide.

Autres troubles métaboliques

Les diurétiques thiazidiques, y compris lhydrochlorothiazide, peuvent diminuer la tolérance au glucose et augmenter les taux sériques de cholestérol, de triglycérides et dacide urique. Il peut être nécessaire dadapter la posologie de linsuline ou des hypoglycémiants oraux chez les patients diabétiques.

Les diurétiques thiazidiques peuvent diminuer lexcrétion de calcium urinaire et entraîner une élévation légère et transitoire de la calcémie en labsence de troubles connus du métabolisme calcique. Une hypercalcémie sévère peut être le signe dune hyperparathyroïdie sous-jacente. Les diurétiques thiazidiques doivent être arrêtés avant les explorations de la fonction parathyroïdienne.

Photosensibilité

Des cas de réactions de photosensibilité ont été rapportés avec les diurétiques thiazidiques (voir rubrique 4.8). Il est recommandé darrêter le traitement en cas de survenue dune réaction de photosensibilité. Si la réintroduction du diurétique est jugée nécessaire, il est recommandé de protéger les zones exposées au soleil ou aux UVA artificiels.

Grossesse

Les antagonistes des récepteurs à langiotensine II (ARAII) ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par ARAII ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé chez les patientes qui envisagent une grossesse de modifier le traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par ARAII doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).

Générales

La prudence simpose chez les patients ayant des antécédents dhypersensibilité à dautres antagonistes des récepteurs à langiotensine II. Les patients allergiques et asthmatiques sont plus susceptibles de présenter des réactions dhypersensibilité à lhydrochlorothiazide.

Glaucome aigu à angle fermé

Lhydrochlorothiazide, une sulfonamide, a été associé à une réaction idiosyncratique conduisant à une myopie transitoire aigüe et un glaucome aigu à angle fermé. Les symptômes comprennent lapparition brutale dune diminution de lacuité visuelle ou une douleur oculaire et surviennent typiquement dans les quelques heures à une semaine après linitiation du médicament. En l'absence de traitement, le glaucome aigu à angle fermé peut provoquer une perte de vision permanente.

Le traitement initial est dinterrompre lhydrochlorothiazide le plus rapidement possible. Un traitement médical ou chirurgical rapide peut être nécessaire si la pression intraoculaire reste incontrôlée. Les facteurs de risque de développement dun glaucome aigu à angle fermé peuvent inclure des antécédents dallergie à la sulfonamide ou à la pénicilline.

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine (IEC), dantagonistes des récepteurs de langiotensine II (ARA II) ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie, et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dARA II ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).

Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.

Test antidopage

Ce médicament contient de lhydrochlorothiazide, principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Interactions liées à la fois au valsartan et à lhydrochlorothiazide

Association déconseillée

+ Lithium

Des augmentations réversibles des concentrations sériques de lithium et de la toxicité ont été rapportées lors de ladministration concomitante de lithium avec les IEC, les antagonistes des récepteurs de langiotensine II ou les diurétiques thiazidiques, y compris lhydrochlorothiazide. La clairance rénale du lithium étant réduite par les thiazides, le risque de toxicité du lithium peut sans doute être encore augmenté avec COTAREG. Si cette association est nécessaire, une surveillance stricte de la lithémie est recommandée.

Associations faisant lobjet de précautions demploi

+ Autres antihypertenseurs

COTAREG peut majorer les effets des autres agents ayant des effets antihypertenseurs (par exemple guanéthidine, méthyldopa, vasodilatateurs, IEC, ARAII, bêta-bloquants, inhibiteurs calciques et inhibiteurs directs de la rénine).

+ Amines pressives (par exemple noradrénaline, adrénaline)

Diminution possible de la réponse aux amines pressives. La signification clinique de cet effet est incertaine et insuffisante pour exclure leur utilisation.

+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), y compris les inhibiteurs sélectifs de la COX-2, lacide acétylsalicylique à plus de 3 g/jour et les AINS non sélectifs

En cas dadministration concomitante, les AINS peuvent diminuer leffet antihypertenseur des antagonistes de langiotensine II et de lhydrochlorothiazide. De plus, la co-administration de COTAREG et dAINS peut entraîner une détérioration de la fonction rénale et une augmentation de la kaliémie. Par conséquent, il convient de surveiller la fonction rénale en début de traitement et de maintenir un état dhydratation approprié du patient.

Interactions liées au valsartan

+ Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) avec les ARA II, les IEC, ou laliskiren

Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dIEC, dARA II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).

Associations déconseillées

+ Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques, substituts du sel contenant du potassium et autres substances pouvant augmenter les taux de potassium

Une surveillance des concentrations plasmatiques de potassium est recommandée en cas dassociation jugée nécessaire de valsartan avec un médicament agissant sur les taux de potassium.

+ Transporteurs

Les résultats dune étude in vitro menée sur du tissu hépatique humain indique que le valsartan est un substrat du transporteur hépatique dinflux OATP1B1 et du transporteur hépatique defflux MRP2. La co-administration des inhibiteurs du transporteur dinflux (rifampicine, ciclosporine) ou du transporteur defflux (ritonavir) peut augmenter lexposition systémique du valsartan. Une attention appropriée doit être apportée lors de linitiation ou de larrêt dun traitement concomitant avec de tels médicaments.

+ Absence dinteraction

Dans les études dinteraction médicamenteuse avec valsartan, aucune interaction cliniquement significative na été observée entre le valsartan et lune des substances suivantes : cimétidine, warfarine, furosémide, digoxine, aténolol, indométacine, hydrochlorothiazide, amlodipine, glibenclamide. La digoxine et lindométhacine pourraient interagir avec la composante hydrochlorothiazide de COTAREG (voir interactions liées à lhydrochlorothiazide).

Interactions liées à lhydrochlorothiazide

Associations faisant lobjet de précautions demploi

+ Médicaments agissant sur la kaliémie.

Leffet hypokaliémiant de lhydrochlorothiazide peut être augmenté par lutilisation concomitante des diurétiques kaliurétiques, des corticoïdes, des laxatifs, de lACTH, de lamphotéricine, de la carbénoxolone, de la pénicilline G, de lacide salicylique et ses dérivés.

Une surveillance de la kaliémie est recommandée si ces médicaments doivent être prescrits avec lassociation valsartan-hydrochlorothiazide (voir rubrique 4.4).

+ Médicaments qui pourraient induire des torsades de pointe

Du fait du risque dhypokaliémie, lhydrochlorothiazide devrait être administré avec précaution lorsquil est associé à des médicaments qui pourraient induire des torsades de pointe, en particulier avec des antiarythmiques de classe Ia et de classe III et avec certains antipsychotiques.

+ Médicaments agissant sur la natrémie

Leffet hyponatrémique des diurétiques peut être accentué par lutilisation concomitante des médicaments, tels que les antidépresseurs, les antipsychotiques, les antiépileptiques, etc. La prudence est recommandée si ces médicaments doivent être administrés au long cours.

+ Digitaliques

Des effets indésirables dhypokaliémie ou dhypomagnésémie induites par les thiazidiques peuvent survenir et favoriser lapparition darythmies cardiaques induites par les digitaliques (voir rubrique 4.4).

+ Sels de calcium et vitamine D

Ladministration de diurétiques thiazidiques, incluant lhydrochlorothiazide, avec la vitamine D ou avec des sels de calcium peut majorer lélévation de la calcémie. Lutilisation concomitante des diurétiques thiazidiques avec des sels de calcium peut induire une hypercalcémie chez les patients prédisposés à lhypercalcémie (par exemple lhyperparathyroïdie, les maladies cancéreuses ou liés à la vitamine-D) par augmentation de la réabsorption tubulaire du calcium.

+ Antidiabétiques (agents oraux et insuline)

Les diurétiques thiazidiques peuvent altérer la tolérance au glucose. Il peut être nécessaire dadapter la posologie du médicament antidiabétique.

La metformine doit être utilisée avec prudence en raison du risque dacidose lactique induite par léventuelle insuffisance rénale fonctionnelle liée à lhydrochlorothiazide.

+ Bêta-bloquants et diazoxide

Le risque dhyperglycémie peut être majoré en cas dadministration concomitante de diurétiques thiazidiques, y compris lhydrochlorothiazide, avec des bêta-bloquants. Les diurétiques thiazidiques, y compris lhydrochlorothiazide, peuvent potentialiser leffet hyperglycémiant du diazoxide.

+ Médicaments anti-goutteux (probénécide, sulfinpyrazone et allopurinol)

Il peut être nécessaire dadapter la posologie des médicaments uricosuriques car lhydrochlorothiazide peut augmenter le taux sérique dacide urique. Une augmentation de la dose de probénécide ou de sulfinpyrazole peut être nécessaire. Lincidence de réactions dhypersensibilité à lallopurinol peut être majorée en cas dadministration concomitante de diurétiques thiazidiques, y compris lhydrochlorothiazide.

+ Anticholinergiques et autres médicaments affectant la motilité gastrique

Les agents anticholinergiques (par exemple atropine, bipéridène) peuvent augmenter la biodisponibilité des diurétiques thiazidiques, du fait apparemment de la diminution de la motilité gastro-intestinale et de la vitesse de vidange gastrique. A linverse, les médicaments prokinétiques, tel que le cisapride pourraient diminuer la biodisponibilité des diurétiques thiazidiques.

+ Amantadine

Les diurétiques thiazidiques, y compris lhydrochlorothiazide, peuvent majorer le risque deffets indésirables de lamantadine.

+ Résines échangeuses d'ions

Labsorption des diurétiques thiazidiques, y compris lhydrochlorothiazide, est diminuée par la cholestyramine ou le colestipol. Cela pourrait entraîner des effets sub-thérapeutiques des diurétiques thiazidiques. Cependant léchelonnement des prises de lhydrochlorothiazide et de la résine, de façon à ce que lhydrochlorothiazide soit administré au moins 4 h avant ou 4-6 h après ladministration de résines, pourrait minimiser cette interaction.

+ Agents cytotoxiques

Les diurétiques thiazidiques, y compris lhydrochlorothiazide, peuvent diminuer lexcrétion rénale des agents cytotoxiques (par exemple cyclophosamide, méthotrexate) et potentialiser leurs effets myélosuppresseurs.

+ Myorelaxants non dépolarisants (par exemple tubocurarine)

Les diurétiques thiazidiques, y compris lhydrochlorothiazide, potentialisent laction des myorelaxants comme les dérivés du curare.

+ Ciclosporine

Le risque dhyperuricémie et de complications de type goutte peut être majoré en cas dadministration concomitante avec la ciclosporine.

+ Alcool, barbituriques ou narcotiques

Ladministration concomitante des diurétiques thiazidiques avec des substances qui ont un effet hypotenseur (par exemple par réduction de lactivité du système nerveux central sympathique ou par effet vasodilatateur direct) peut potentialiser lhypotension orthostatique.

+ Méthyldopa

Des cas isolés danémie hémolytique ont été rapportés chez des patients recevant de façon concomitante de la méthyldopa et de lhydrochlorothiazide.

+ Produits de contraste iodés

En cas de déshydratation induite par les diurétiques, il existe un risque accru dinsuffisance rénale aiguë, en particulier en cas dadministration de doses élevées dun produit de contraste iodé. Les patients doivent être réhydratés avant ladministration.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

+ Valsartan

Lutilisation dARAII est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). Lutilisation des ARAII est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4)

Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. Il nexiste pas détudes épidémiologiques disponibles concernant lutilisation des inhibiteurs des récepteurs à langiotensine II (ARAII) au 1er trimestre de la grossesse, cependant un risque similaire à celui des IEC pourrait exister pour cette classe. A moins que le traitement ARAII ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé chez les patientes qui envisagent une grossesse de modifier le traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par ARAII doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.

Lexposition aux ARAII au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une ftotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard dossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3).

En cas dexposition à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé de faire une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voute du crâne.

Les nouveau-nés de mère traitée par ARAII doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).

+ Hydrochlorothiazide

Les données concernant lutilisation de lhydrochlorothiazide pendant la grossesse, notamment pendant le 1er trimestre, sont limitées. Les études animales sont insuffisantes. Lhydrochlorothiazide traverse la barrière placentaire. Sur la base du mécanisme daction pharmacologique de lhydrochlorothiazide, son utilisation pendant le 2ème et le 3ème trimestre de grossesse peut diminuer la perfusion fto-placentaire et entraîner des effets ftaux et néonataux tels quictère, déséquilibres électrolytiques et thrombopénie.

Allaitement

Aucune information nest disponible sur lutilisation de valsartan au cours de lallaitement. Lhydrochlorothiazide passe dans le lait maternel. Par conséquent, lutilisation de COTAREG pendant lallaitement est déconseillé. Il est préférable dutiliser dautres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant lallaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Les effets de COTAREG sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines nont pas été étudiés. Une prudence particulière devra être observée chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, en raison du risque occasionnel de sensation vertigineuse et de fatigue.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les effets indésirables rapportés dans les études cliniques et les anomalies biologiques survenant plus fréquemment avec lassociation valsartan/hydrochlorothiazide quavec le placebo et les cas individuels rapportés dans le cadre de la pharmacovigilance depuis la commercialisation sont présentés ci-dessous par classe de système dorgane. Des effets indésirables connus pour survenir avec chaque composant administré seul mais qui nont pas été observés dans les études cliniques peuvent survenir au cours du traitement par lassociation valsartan/hydrochlorothiazide.

Evènements indésirables

Les événements indésirables sont classés par ordre décroissant de fréquence, selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Tableau 1. Fréquence des effets indésirables avec valsartan/hydrochlorothiazide

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Peu fréquent

Déshydratation

Affections du système nerveux

Très rare

Sensations vertigineuses

Peu fréquent

Paresthésies

Fréquence indéterminée

Syncope

Affections oculaires

Peu fréquent

Vision trouble

Affections de loreille et du labyrinthe

Peu fréquent

Acouphènes

Affections vasculaires

Peu fréquent

Hypotension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent

Toux

Fréquence indéterminée

dème pulmonaire non cardiogénique

Affections gastro-intestinales

Très rare

Diarrhées

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Peu fréquent

Myalgies

Très rare

Arthralgies

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquence indéterminée

Fonction rénale altérée

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Peu fréquent

Fatigue

Investigations

Fréquence indéterminée

Elévation du taux sérique dacide urique, élévation de la bilirubinémie et de la créatininémie, hypokaliémie, hyponatrémie, élévation de lurée sanguine, neutropénie

Informations supplémentaires sur chaque composant

Les effets indésirables rapportés antérieurement avec un des composants peuvent être des effets indésirables potentiels de COTAREG également, même sils nont pas été observés dans les études cliniques ou dans la période suivant la mise sur le marché.

Tableau 2. Fréquence des effets secondaires avec valsartan

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquence indéterminée

Diminution de lhémoglobine, diminution de lhématocrite, thrombopénie

Affections du système immunitaire

Fréquence indéterminée

Autres réactions dhypersensibilité/allergies y compris maladie sérique

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquence indéterminée

Augmentation du potassium sérique, hyponatrémie

Affections de loreille et du labyrinthe

Peu fréquent

Vertige

Affections vasculaires

Fréquence indéterminée

Vascularite

Affections gastro-intestinales

Peu fréquent

Douleurs abdominales

Affections hépatobiliaires

Fréquence indéterminée

Elévation des valeurs de la fonction hépatique

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquence indéterminée

Angidème, dermatite bulleuse, éruption cutanée, prurit

Troubles rénaux et urinaires

Fréquence indéterminée

Insuffisance rénale

Tableau 3. Fréquence des effets secondaires avec hydrochlorothiazide

Lhydrochlorothiazide est largement prescrit depuis de nombreuses années, souvent à des doses supérieures à celles administrées avec COTAREG. Les effets indésirables ci-dessous ont été rapportés chez des patients traités par des diurétiques thiazidiques, y compris lhydrochlorothiazide, en monothérapie :

Affections hématologiques et du système lymphatique

Rare

Thrombopénie, parfois accompagnée de purpura

Très rare

Agranulocytose, leucopénie, anémie hémolytique, aplasie médullaire

Indéterminée

Anémie aplasique

Affections du métabolisme et de la nutrition

Très fréquent

Hypokaliémie,augmentation du taux de lipides dans le sang (principalement à fortes doses)

Fréquent

Hyponatrémie, hypomagnésémie, hyperuricémie

Rare

Hypercalcémie, hyperglycémie, glycosurie et aggravation de léquilibre du diabète

Très rare

Alcalose hypochlorémique

Affections du système immunitaire

Très rare

Réactions dhypersensibilité

Affections psychiatriques

Rare

Dépression, troubles du sommeil

Affections du système nerveux

Rare

Céphalée,sensations vertigineuses, paresthésie

Affections oculaires

Rare

Vision trouble

Indéterminée

Glaucome aigu à angle fermé

Affections cardiaques

Rare

Arythmies cardiaques

Affections vasculaires

Fréquent

Hypotension orthostatique

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très rare

Détresse respiratoire, incluant pneumopathie et dème pulmonaire

Affections gastro-intestinales

Fréquent

Perte dappétit, nausées et vomissements bénins

Rare

Constipation, gêne gastro-intestinale, diarrhée

Très rare

Pancréatite

Affections hépatobiliaires

Rare

Cholestase intrahépatique ou ictère

Affections du rein et des voies urinaires

Indéterminée

Dysfonction rénale, insuffisance rénale aigüe

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent

Urticaire et autres formes déruptions

Rare

Photosensibilisation

Très rare

Vascularite nécrosante et syndrome de Lyell, réactions de type lupus érythémateux cutané, réactivation dun lupus érythémateux cutané

Indéterminée

Érythème polymorphe

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Indéterminée

Fièvre, asthénie

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Indéterminée

Spasmes musculaires

Affections des organes de reproduction et du sein

Fréquent

Impuissance

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Symptômes

Le surdosage avec valsartan peut se manifester par une hypotension importante pouvant aller jusquà une diminution du niveau de conscience, un collapsus cardio-vasculaire et/ou un état de choc. De plus, les signes et symptômes suivants peuvent survenir du fait du surdosage du composant hydrochlorothiazide : nausées, somnolence, hypovolémie et déséquilibres électrolytiques accompagnés darythmies cardiaques et de spasmes musculaires.

Traitement

Les mesures thérapeutiques dépendent du moment de lingestion et du type et de la sévérité des symptômes ; la stabilisation de létat circulatoire est dimportance primordiale.

En cas dhypotension, le patient doit être placé en position couchée et une supplémentation hydrosodée doit être administrée rapidement.

Le valsartan ne peut pas être éliminé par hémodialyse en raison de sa forte liaison aux protéines plasmatiques, tandis que lhydrochlorothiazide est dialysable.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Antagonistes de langiotensine II et diurétiques, valsartan et diurétiques ; code ATC : C09D A03.

Valsartan/hydrochlorothiazide

Dans une étude en double aveugle randomisée contrôlée contre comparateur actif menée chez des patients qui nétaient pas suffisamment contrôlés par lhydrochlorothiazide 12,5 mg, des diminutions significativement plus importantes de la pression artérielle moyenne systolique et diastolique ont été observées avec lassociation valsartan/hydrochlorothiazide 160/12,5 mg (12,4/7,5 mmHg) par rapport à lhydrochlorothiazide 25 mg (5,6/2,1 mmHg). De plus, le pourcentage de patients présentant une réponse tensionnelle (PA < 140/90 mmHg ou réduction de la PAS ≥ 20 mmHg ou réduction de la PAD ≥ 10 mmHg) a été significativement plus élevé avec lassociation valsartan/hydrochlorothiazide 160/12,5 mg (50 %) quavec lhydrochlorothiazide 25 mg (25 %).

Dans une étude en double aveugle randomisée contrôlée contre comparateur actif menée chez des patients qui nétaient pas suffisamment contrôlés par le valsartan 160 mg, des diminutions significativement plus importantes de la pression artérielle moyenne systolique et diastolique ont été observées avec lassociation valsartan/hydrochlorothiazide 160/25 mg (14,6/11,9 mmHg) et valsartan/hydrochlorothiazide 160/12,5 mg (12,4/10,4 mmHg) par rapport au valsartan 160 mg (8,7/8,8 mmHg). La différence dans les réductions de la PA entre les doses 160/25 mg et 160/12,5 mg a également atteint la significativité statistique. De plus, le pourcentage de patients présentant une réponse tensionnelle (PA diastolique < 90 mmHg ou réduction ≥ 10 mmHg) a été significativement plus élevé avec lassociation valsartan/hydrochlorothiazide 160/25 mg (68 %) et 160/12,5 mg (62 %) quavec le valsartan 160 mg (49 %).

Dans une étude en double aveugle randomisée contrôlée contre placebo à plan factoriel menée pour comparer différents dosages de lassociation valsartan/hydrochlorothiazide par rapport à chacun des composants individuels, des réductions moyennes significativement plus importantes de la PA systolique et diastolique ont été observées avec lassociation valsartan/hydrochlorothiazide 160/12,5 mg (17,8/13,5 mmHg) et 160/25 mg (22,5/15,3 mmHg) par rapport au placebo (1,9/4,1 mmHg) et aux monothérapies respectives, cest-à-dire hydrochlorothiazide 12,5 mg (7,3/7,2 mmHg), hydrochlorothiazide 25 mg (12,7/9,3 mmHg) et valsartan 160 mg (12,1/9,4 mmHg).

De plus, le pourcentage de patients présentant une réponse tensionnelle (PA diastolique < 90 mmHg ou réduction ≥ 10 mmHg) a été significativement plus élevé avec lassociation valsartan/hydrochlorothiazide 160/25 mg (81 %) et valsartan/hydrochlorothiazide 160/12,5 mg (76 %) quavec le placebo (29 %) et les monothérapies respectives, cest-à-dire hydrochlorothiazide 12,5 mg (41 %), hydrochlorothiazide 25 mg (54 %) et valsartan 160 mg (59 %).

Des diminutions dose-dépendantes de la kaliémie ont été observées dans les études cliniques contrôlées menées avec le valsartan plus hydrochlorothiazide. Les réductions de la kaliémie ont été plus fréquentes chez les patients recevant 25 mg dhydrochlorothiazide que chez ceux qui recevaient la dose de 12,5 mg. Dans les études cliniques contrôlées menées avec lassociation valsartan/hydrochlorothiazide, leffet hypokaliémant de lhydrochlorothiazide a été atténué par leffet dépargne potassique du valsartan.

Les effets bénéfiques supplémentaires du valsartan en association avec lhydrochlorothiazide sur la mortalité et la morbidité cardiovasculaires sont actuellement inconnus.

Des études épidémiologiques ont montré quun traitement au long cours par lhydrochlorothiazide réduit le risque de mortalité et de morbidité cardiovasculaires.

Valsartan

Le valsartan, en administration orale, est un antagoniste puissant et spécifique du récepteur de langiotensine II. Il inhibe de manière sélective le récepteur AT1, responsable des effets connus de langiotensine II. Laugmentation des concentrations plasmatiques dangiotensine II secondaire au blocage du récepteur AT1 pourrait stimuler le récepteur AT2 non bloqué, ce qui semble compenser leffet du récepteur AT1. Aucune activité agoniste partielle sur le récepteur AT1 na été mise en évidence pour le valsartan dont laffinité pour le récepteur AT1 est beaucoup plus forte (environ 20 000 fois) que pour le récepteur AT2. Le valsartan ne se lie à aucun autre récepteur hormonal et ne bloque aucun canal ionique dont limportance pour la régulation cardiovasculaire soit connue.

Le valsartan na pas daction inhibitrice sur lECA (également appelée kinase II) qui convertit langiotensine I en angiotensine II et qui dégrade la bradykinine. Les antagonistes de langiotensine II ne devraient pas provoquer de toux, dans la mesure où ils nagissent pas sur lenzyme de conversion et ne potentialisent pas laction de la bradykinine ou de la substance P. Les études cliniques comparant le valsartan et un IEC ont montré que lincidence dune toux sèche était significativement plus faible (p < 0,05) sous valsartan que sous IEC (2,6 % contre 7,9 % respectivement). Au cours dune étude clinique incluant des patients ayant des antécédents de toux sèche sous IEC, cette toux est apparue chez 19,5 % des sujets sous valsartan et chez 19,0 % de ceux sous diurétique thiazidique contre 68,5 % de ceux sous IEC (p < 0,05).

Ladministration de valsartan à des patients hypertendus diminue la pression artérielle sans toutefois influencer la fréquence cardiaque. Chez la plupart des patients, leffet antihypertenseur se manifeste dans les 2 heures après administration dune dose orale unique, la réduction maximale de la pression artérielle étant obtenue dans les 4 à 6 heures. Leffet antihypertenseur persiste pendant 24 heures suivant la prise. Lors de ladministration répétée, la réduction maximale de la pression artérielle avec toute dose est généralement obtenue en 2 à 4 semaines et se maintient lors du traitement à long terme. Lassociation de valsartan et dhydrochlorothiazide permet dobtenir une réduction supplémentaire significative de la pression artérielle.

Linterruption subite du traitement avec valsartan na pas été associée à un rebond de lhypertension ou à dautres événements cliniques indésirables.

Il a été montré que le valsartan diminuait lexcrétion urinaire dalbumine chez les patients hypertendus diabétiques de type 2 ayant une microalbuminurie. Létude MARVAL (Micro Albuminuria Reduction with Valsartan) évaluait la diminution de lexcrétion urinaire dalbumine (EUA) sous un traitement par valsartan (80 à 160 mg une fois par jour) en comparaison à lamlodipine (5 à 10 mg une fois par jour), chez 332 patients diabétiques de type 2 (âge moyen : 58 ans ; 265 hommes) présentant une microalbuminurie (valsartan : 58 µg/min ; amlodipine : 55,4 µg/min), hypertendus ou non, avec une fonction rénale préservée (créatininémie < 120 µmol/l). A 24 semaines, lEUA était abaissée (p < 0,001) de 42 % (24,2 µg/min ; IC 95 % : 40,4 à 19,1) pour le valsartan et denviron 3 % (1,7 µg/min ; IC 95 % : 5,6 à 14,9) pour lamlodipine en dépit dune baisse de pression artérielle similaire dans les deux groupes. Létude DROP (Diovan Reduction of Proteinuria) a examiné plus en détail lefficacité du valsartan sur la réduction de lEUA chez 391 patients hypertendus (PA = 150/88 mmHg) diabétiques de type 2, albuminuriques (moyenne = 102 µg/min ; 20700 µg/min) et dont la fonction rénale était préservée (créatininémie moyenne = 80 µmol/l). Les patients ont été randomisés pour recevoir lune des 3 doses de valsartan (160, 320 ou 640 mg une fois par jour) et ont été traités pendant 30 semaines. Lobjectif de cette étude était de déterminer la dose optimale de valsartan afin de réduire lEUA chez les patients hypertendus diabétiques de type 2. A 30 semaines, le pourcentage de variation de lEUA était significativement réduit de 36 % par rapport à linclusion sous valsartan 160 mg (IC à 95 % : 22 à 47 %), et de 44 % sous valsartan 320 mg (IC à 95 % : 31 à 54 %). Il a été conclu que 160 à 320 mg de valsartan entraînaient des réductions cliniquement pertinentes de lEUA chez les patients hypertendus diabétiques de type 2.

Autre : double-blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Lutilisation de lassociation dun IEC avec un ARA II a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (Ongoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes)). Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.

En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension.

Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.

Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.

Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou ARA II chez des patients atteints dun diabète de type 2 et dinsuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo ; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves (tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale) ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.

Hydrochlorothiazide

Le tube contourné distal du rein est le site daction principal des diurétiques thiazidiques. Il a été démontré quun récepteur à haute affinité présent dans le cortex rénal est le site de liaison principal pour laction diurétique des thiazidiques et linhibition du transport du NaCl dans les tubes contournés distaux. On pense que le mode daction des thiazidiques est linhibition du cotransporteur du Na+Cl-, peut-être par compétition pour le site Cl-, ce qui affecte ainsi les mécanismes de réabsorption des électrolytes : directement en augmentant lexcrétion de sodium et de chlorure en quantités sensiblement égales et indirectement en réduisant le volume plasmatique par cette action diurétique, avec par conséquent une augmentation de lactivité rénine plasmatique (ARP), de la sécrétion daldostérone et de la perte de potassium urinaire et une diminution du potassium sérique. Langiotensine II étant responsable du lien rénine-aldostérone, la diminution de la kaliémie est moins prononcée en cas de co-administration de valsartan que celle qui est observée avec lhydrochlorothiazide en monothérapie.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Valsartan/hydrochlorothiazide

La disponibilité systémique de lhydrochlorothiazide est diminuée denviron 30 % en cas de co-administration avec le valsartan. Ladministration concomitante dhydrochlorothiazide ne modifie pas significativement la cinétique du valsartan. Cette interaction observée na pas deffet sur ladministration du valsartan et de lhydrochlorothiazide en association, puisque les études cliniques contrôlées ont montré un effet antihypertenseur net, supérieur à celui obtenu avec une des deux substances actives administrées en monothérapie ou avec le placebo.

Valsartan

Absorption

Après administration orale de valsartan seul, les pics de concentration plasmatique de valsartan sont atteints après 2 à 4 heures. La biodisponibilité absolue moyenne est de 23 %. Les concentrations sanguines de valsartan (mesurées par lAUC) et les pics plasmatiques (Cmax) diminuent respectivement denviron 40 % et 50 % si le valsartan est administré au cours dun repas, mais les taux plasmatiques sont similaires 8 heures après la prise, que le patient ait été à jeun ou non. Toutefois, cette réduction de lAUC nest pas associée à une diminution cliniquement significative de leffet thérapeutique, cest pourquoi le valsartan peut être pris pendant ou en dehors des repas.

Distribution

Le volume de distribution à létat déquilibre du valsartan après administration intraveineuse est denviron 17 litres, ce qui indique quil ny a pas de distribution importante du valsartan dans les tissus. La liaison du valsartan aux protéines sériques est forte (94 à 97 %) ; il se lie principalement à lalbumine.

Biotransformation

Le valsartan nest pas largement biotransformé puisque seuls 20 % de la dose sont retrouvés sous forme de métabolites. De faibles concentrations plasmatiques dun métabolite hydroxy ont été retrouvées (moins de 10 % de lAUC du valsartan). Ce métabolite est inactif sur le plan pharmacologique.

Elimination

Le valsartan se caractérise par une décroissance cinétique multiexponentielle (t½α < 1 h et t½ß denviron 9 heures). Lexcrétion du valsartan se fait principalement par voie biliaire dans les fèces (environ 83 % de la dose) mais également par voie rénale dans les urines (environ 13 % de la dose), essentiellement sous forme inchangée. Après administration intraveineuse, la clairance plasmatique du valsartan est denviron 2 l/h et sa clairance rénale de 0,62 l/h (environ 30 % de la clairance totale). La demi-vie du valsartan est de 6 heures.

Hydrochlorothiazide

Absorption

Après administration dune dose orale, lhydrochlorothiazide est absorbé rapidement (Tmax denviron 2 heures). Laugmentation de lAUC moyenne est linéaire et proportionnelle à la dose dans lintervalle thérapeutique.

Leffet du repas sur labsorption de lhydrochlorothiazide, le cas échéant, a peu de répercussions cliniques. Après administration orale, la biodisponibilité absolue de lhydrochlorothiazide est de 70%.

Distribution

Le volume apparent de distribution est de 4 à 8 l/kg.

Lhydrochlorothiazide circulant est lié aux protéines sériques (40 % à 70 %), essentiellement à lalbumine sérique. Lhydrochlorothiazide saccumule également dans les érythrocytes à une concentration représentant environ 3 fois la concentration plasmatique.

Elimination

Lhydrochlorothiazide est excrété principalement sous forme inchangée. Lélimination de lhydrochlorothiazide du plasma se fait avec une demi-vie moyenne de 6 à 15 heures en phase délimination terminale. La pharmacocinétique de lhydrochlorothiazide nest pas modifiée après des administrations répétées et laccumulation est minime lorsque le médicament est pris une fois par jour. Plus de 95 % de la dose absorbée est excrétée sous forme inchangée dans les urines. La clairance rénale implique une filtration passive et une sécrétion active dans les tubules rénaux.

Populations particulières

Sujets âgés

Chez certaines personnes âgées, une exposition sanguine au valsartan légèrement plus élevée que chez des sujets jeunes a été constatée, sans toutefois que cela ait une signification clinique.

Des données limitées semblent indiquer que la clairance systémique de lhydrochlorothiazide est diminuée chez les sujets âgés sains ou hypertendus par rapport à des volontaires sains jeunes.

Insuffisance rénale

A la posologie recommandée de COTAREG, aucune adaptation de la dose nest nécessaire chez les patients ayant une Débit de Filtration Glomérulaire (DFG) comprise entre 30 et 70 ml/min.

Il nexiste pas de données concernant lutilisation de COTAREG chez les patients atteints dinsuffisance rénale sévère (DFG < 30 ml/ml) et chez les patients sous dialyse. Le valsartan est fortement lié aux protéines plasmatiques et il ne peut pas être éliminé par dialyse, tandis que lhydrochlorothiazide est dialysable.

En cas dinsuffisance rénale, le pic moyen de concentrations plasmatiques et les valeurs de lAUC de lhydrochlorothiazide sont augmentées et le taux dexcrétion urinaire est réduit. Chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée, une augmentation de lAUC (x 3) de lhydrochlorothiazide a été observée. Chez les patients atteints dinsuffisance rénale sévère, une augmentation de lAUC (x 8) de lhydrochlorothiazide a été observée. Lhydrochlorothiazide est contre-indiqué chez les patients atteints dinsuffisance rénale sévère (voir rubrique 4.3).

Insuffisance hépatique

Dans une étude pharmacocinétique menée chez des patients présentant une insuffisance hépatique légère (n = 6) à modérée (n = 5), lexposition au valsartan a été multipliée par 2 environ par rapport à des volontaires sains (voir les rubriques 4.2 et 4.4).

Il nexiste pas de données sur lutilisation du valsartan chez les patients atteints de dysfonctionnement hépatique sévère (voir rubrique 4.3). La pharmacocinétique de lhydrochlorothiazide nest pas significativement modifiée en cas dhépatopathie.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

La toxicité potentielle de lassociation valsartan/hydrochlorothiazide après administration orale a été étudiée chez le rat et le ouistiti dans des études durant jusquà six mois. Il na pas été observé de données excluant lutilisation de doses thérapeutiques chez lhomme.

Il est très probable que les modifications produites par lassociation dans les études de toxicité chronique ont été causées par le composant valsartan. Lorgane cible des toxicités a été le rein, la réaction étant plus prononcée chez le ouistiti que chez le rat. Lassociation a provoqué des lésions rénales (néphropathie avec basophilie tubulaire, augmentation de lurémie, de la créatininémie et de la kaliémie, augmentation du volume mictionnel et des électrolytes urinaires à partir de 30 mg/kg/jour de valsartan + 9 mg/kg/jour dhydrochlorothiazide chez le rat et de 10 mg/kg/jour + 3 mg/kg/jour chez le ouistiti, probablement du fait dune altération de lhémodynamique rénale. Chez le rat, ces doses représentent respectivement 0,9 et 3,5 fois la dose maximale recommandée chez lhomme (DMRH) sur une base mg/m2. Chez le ouistiti, elles représentent respectivement 0,3 et 1,2 fois la dose maximale recommandée chez lhomme (DMRH) de valsartan et dhydrochlorothiazide sur une base mg/m2. (Les calculs supposent une dose orale de 320 mg/jour de valsartan en association avec 25 mg/jour dhydrochlorothiazide chez un patient de 60 kg).

Ladministration de doses élevées de lassociation valsartan/hydrochlorothiazide a entraîné une diminution des indices érythrocytaires (numération érythrocytaire, hémoglobine, hématocrite, à partir des doses de 100 + 31 mg/kg/jour chez le rat et 30 + 9 mg/kg/jour chez le ouistiti). Chez le rat, ces doses représentent respectivement 3,0 et 12 fois la dose maximale recommandée chez lhomme (DMRH) de valsartan et dhydrochlorothiazide sur une base mg/m2. Chez le ouistiti, elles représentent respectivement 0,9 et 3,5 fois la dose maximale recommandée chez lhomme (DMRH) de valsartan et dhydrochlorothiazide sur une base mg/m2. (Les calculs supposent une dose orale de 320 mg/jour de valsartan en association avec 25 mg/jour dhydrochlorothiazide chez un patient de 60 kg).

Des lésions de la muqueuse gastrique ont été observées chez le ouistiti (à partir de 30 + 9 mg/kg/jour). Dans le rein, lassociation a également provoqué une hyperplasie des artérioles afférentes (à la dose de 600 + 188 mg/kg/jour chez le rat et à partir de 30 + 9 mg/kg/jour chez le ouistiti). Chez le ouistiti, ces doses représentent respectivement 0,9 et 3,5 fois la dose maximale recommandée chez lhomme (DMRH) de valsartan et dhydrochlorothiazide sur une base mg/m2. Chez le rat, elles représentent respectivement 18 et 73 fois la dose maximale recommandée chez lhomme (DMRH) de valsartan et dhydrochlorothiazide sur une base mg/m2. (Les calculs supposent une dose orale de 320 mg/jour de valsartan en association avec 25 mg/jour dhydrochlorothiazide chez un patient de 60 kg).

Les effets mentionnés ci-dessus semblent être dus aux effets pharmacologiques du valsartan à doses élevées (blocage de linhibition par langiotensine II de la libération de rénine, avec stimulation des cellules productrices de rénine) et ils surviennent également avec les IEC. Ces données ne semblent pas pertinentes en cas dadministration de doses thérapeutiques de valsartan chez lhomme.

Il na pas été mené détudes de mutagénicité, cassures chromosomiques ou cancérogenèse avec lassociation valsartan-hydrochlorothiazide car il na pas été mis en évidence dinteractions entre les deux substances. Cependant, ces études ont été conduites séparément avec le valsartan et lhydrochlorothiazide et elles nont pas révélé de signes de mutagénicité, cassures chromosomiques ou cancérogenèse.

Chez le rat, des doses toxiques maternelles (600 mg/kg/jour) dans les derniers jours de la gestation et de la lactation, ont entraîné une survie et un gain pondéral inférieurs ainsi quun retard de développement (décollement de lauricule, ouverture du conduit auditif) chez la progéniture (voir rubrique 4.6). Ces doses chez le rat (600 mg/kg/jour) représentent environ 18 fois la dose recommandée chez lhomme sur la base de mg/m² (les calculs supposent une dose orale de 320 mg/jour et un patient de 60 kg). Des résultats comparables ont été observés avec lassociation valsartan/hydrochlorothiazide chez le rat et le lapin. Les études de développement embryo-ftal (segment II) menées avec le valsartan/hydrochlorothiazide chez le rat et le lapin nont pas révélé de tératogénicité, mais une foetotoxicité associée à la toxicité maternelle a été observée.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Noyau : Cellulose microcristalline, crospovidone, stéarate de magnésium, silice colloïdale anhydre.

Pelliculage : hypromellose, macrogol 8000, talc, oxyde de fer rouge (E172), dioxyde titane (E171).

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

A conserver dans lemballage dorigine, à labri de lhumidité.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

28, 30, 50, 56, 84, 90, 98 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium)

28, 30, 50, 56, 84, 90, 98 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium)

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas dexigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

NOVARTIS PHARMA SAS

2-4 RUE LIONEL TERRAY

92500 RUEIL-MALMAISON

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·363 107-2 ou 34009 363 107 2 8 : 28 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium)

·372 013-7 ou 34009 372 013 7 7 : 30 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium)

·564 976-8 ou 34009 364 976 8 3 : 50 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium)

·564 977-4 ou 34009 564 977 4 4 : 56 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium)

·371 254-0 ou 34009 371 254 0 6 : 84 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium)

·372 014-3 ou 34009 372 014 3 8 : 90 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium)

·564 978-0 ou 34009 564 978 0 5 : 98 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium)

·381 565-9 ou 34009 381 565 9 1 : 28 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium)

·381 566-5 ou 34009 381 566 5 2 : 30 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium)

·381 567-1 ou 34009 381 567 1 3 : 50 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium)

·381 568-8 ou 34009 381 568 8 1 : 56 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium)

·381 569-4 ou 34009 381 569 4 2 : 84 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium)

·381 570-2 ou 34009 381 570 2 4 : 90 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium)

·381 571-9 ou 34009 381 571 9 2 : 98 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium)

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[A compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[A compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I.

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source: ANSM - Mis à jour le : 30/01/2017

Dénomination du médicament

COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

Valsartan/Hydrochlorothiazide

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ?

3. Comment prendre COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

COTAREG, comprimé pelliculé, contient deux substances actives appelées valsartan et hydrochlorothiazide. Ces deux substances aident à contrôler la pression artérielle élevée (hypertension).

·Le valsartan appartient à la famille des antagonistes de langiotensine II qui aident à contrôler lhypertension artérielle. Langiotensine II est une substance présente dans lorganisme, qui stimule la contraction des vaisseaux sanguins, ce qui conduit à une augmentation de la pression artérielle. Le valsartan agit en bloquant leffet de langiotensine II. Ceci entraîne un relâchement des vaisseaux sanguins et une diminution de la pression artérielle.

·Lhydrochlorothiazide appartient à une classe de médicaments appelés diurétiques thiazidiques. Lhydrochlorothiazide augmente le débit urinaire, ce qui fait également baisser la pression artérielle.

COTAREG est indiqué dans le traitement de lhypertension artérielle qui nest pas suffisamment contrôlée par une des substances administrée seule.

Lhypertension artérielle augmente leffort fourni par le cur et les artères. En labsence de traitement, lhypertension peut endommager les vaisseaux sanguins du cerveau, du cur et des reins et peut entraîner un accident vasculaire cérébral, une insuffisance cardiaque ou une insuffisance rénale. Lhypertension artérielle augmente le risque de crise cardiaque. Le fait dabaisser votre pression artérielle jusquà un niveau normal permet de diminuer le risque dapparition de ces pathologies.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Ne prenez jamais COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé :

·si vous êtes allergique (hypersensible) au valsartan, à lhydrochlorothiazide, aux dérivés des sulfamides (des substances apparentées chimiquement à lhydrochlorothiazide) ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6);

·si vous êtes enceinte depuis plus de 3 mois (il est également préférable déviter de prendre COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé en début de grossesse - voir rubrique Grossesse et allaitement) ;

·si vous avez une maladie du foie sévère, une destruction des petits canaux biliaires dans le foie (cirrhose biliaire) menant à l'accumulation de la bile dans le foie (cholestase) ;

·si vous avez une maladie rénale sévère ;

·si vous avez des difficultés pour uriner (anurie) ;

·si vous êtes sous dialyse (rein artificiel) ;

·si votre taux sanguin de potassium ou de sodium est inférieur à la normale ou si votre taux sanguin de calcium est supérieur à la normale malgré un traitement ;

·si vous souffrez de crises de goutte ;

·si vous avez du diabète ou une insuffisance rénale et que vous êtes traité(e) par un médicament contenant de laliskiren pour diminuer la pression artérielle.

Si lune de ces situations sapplique à vous, parlez-en à votre médecin et ne prenez pas COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin avant de prendre COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

·si vous prenez des médicaments épargneurs de potassium, des suppléments potassiques, des substituts de sel contenant du potassium ou dautres médicaments qui augmentent la quantité de potassium dans le sang tels que lhéparine. Votre médecin pourra avoir besoin de vérifier régulièrement la quantité de potassium dans votre sang ;

·si votre taux sanguin de potassium est faible ;

·si vous présentez des diarrhées ou vomissements sévères ;

·si vous prenez de fortes doses de diurétiques ;

·si vous avez une maladie cardiaque sévère ;

·si vous souffrez dinsuffisance cardiaque ou avez eu une attaque cardiaque. Suivez attentivement les instructions de votre médecin pour la dose initiale. Votre médecin peut également vérifier votre fonction rénale ;

·si vous présentez une sténose (rétrécissement) des artères du rein ;

·si vous avez reçu récemment une transplantation rénale ;

·si vous souffrez dhyperaldostéronisme. Il sagit dune maladie dans laquelle les glandes surrénales fabriquent une quantité trop importante dhormone aldostérone. Lutilisation de COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est déconseillée si vous êtes dans ce cas ;

·si vous avez une maladie du foie ou des reins ;

·si vous avez déjà présenté un gonflement, essentiellement du visage et de la gorge en prenant dautres médicaments (dont les IEC). Si vous présentez ces symptômes, arrêtez votre traitement par COTAREG et contactez immédiatement votre médecin. Vous ne devrez plus jamais prendre de COTAREG. Voir également à la rubrique 4 « Quels sont les effets indésirables éventuels ? » ;

·si vous présentez une fièvre, une éruption cutanée et des douleurs articulaires, qui peuvent être des signes de lupus érythémateux disséminé (LED, une maladie auto-immune) ;

·si vous êtes diabétique, si vous souffrez de la goutte ou si vous avez des taux sanguins élevés de cholestérol ou de triglycérides ;

·si vous avez développé des réactions allergiques en prenant dautres médicaments antihypertenseurs de cette classe (antagonistes des récepteurs à langiotensine II) ou si vous êtes allergique ou asthmatique ;

·si vous ressentez une baisse de la vision ou une douleur dans les yeux. Celles-ci pourraient être des symptômes d'une augmentation de la pression dans votre il et peuvent survenir dans les quelques heures à une semaine après linitiation de COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé. En l'absence de traitement, cela peut conduire à une perte de vision permanente. Si vous avez déjà eu une allergie à la pénicilline ou à la sulfonamide, vous pouvez avoir un risque plus élevé de développer ces symptômes ;

·si vous prenez lun des médicaments suivants pour traiter une hypertension :

oun « inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) » (par exemple lénalapril, le lisinopril, le ramipril), en particulier si vous avez des problèmes rénaux dus au diabète.

olaliskiren.

Votre médecin pourra surveiller régulièrement le fonctionnement de vos reins, votre pression artérielle, et le taux délectrolytes (par ex. du potassium) dans votre sang.

Voir aussi les informations dans la rubrique « Ne prenez jamais COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ».

COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé peut augmenter la sensibilité de la peau au soleil.

Lutilisation de COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé chez lenfant et ladolescent (de moins de 18 ans) est déconseillée.

Vous devez informer votre médecin si vous pensez être (ou susceptible de devenir) enceinte. COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est déconseillé en début de grossesse, et ne doit pas être pris si vous êtes enceinte de plus de 3 mois, car cela pourrait nuire gravement à votre enfant en cas dutilisation à partir de ce stade de la grossesse (voir rubrique Grossesse et allaitement).

Autres médicaments et COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Leffet du traitement peut être influencé si COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est pris avec certains autres médicaments. Il peut être nécessaire de changer la dose, de prendre dautres précautions, et dans certains cas darrêter un des médicaments. Ceci concerne particulièrement les médicaments suivants :

·le lithium, un médicament utilisé pour traiter certains types de maladies psychiatriques ;

·les médicaments qui peuvent augmenter le taux sanguin de potassium, tels que les suppléments potassiques ou les substituts de sel contenant du potassium, les médicaments épargneurs de potassium et lhéparine ;

·les médicaments qui peuvent réduire le taux sanguin de potassium, tels que les diurétiques, les corticoïdes, les laxatifs, la carbénoxolone, lamphotéricine ou la pénicilline G ;

·les médicaments qui peuvent induire des torsades de pointes (rythme cardiaque irrégulier), tels que les anti-arythmiques (les médicaments utilisés pour traiter les problèmes cardiaques) et certains antipsychotiques ;

·certains antibiotiques (du groupe rifamycine), un médicament utilisé pour protéger contre le rejet de greffe (ciclosporine) ou un médicament antirétroviral utilisé pour traiter le VIH/SIDA (ritonavir). Ces médicaments peuvent augmenter leffet de COTAREG 160mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ;

·les médicaments qui peuvent réduire le taux sanguin de sodium, tels que les antidépresseurs, les antipsychotiques, les antiépileptiques ;

·les médicaments utilisés pour traiter la goutte tels que lallopurinol, le probénécide, le sulfinpyrazone ;

·la vitamine D thérapeutique et les suppléments de calcium ;

·les médicaments utilisés pour traiter le diabète (antidiabétiques oraux, tels que la metformine ou les insulines) ;

·les autres médicaments qui font baisser la pression artérielle, y compris la méthyldopa, les inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine (tels que lénalapril, le lisinopril, le périndopril, le ramipril, etc) ou laliskiren (voir aussi les informations dans les rubriques « Ne prenez jamais COTAREG 160mg/12,5 mg, comprimé pelliculé » et « Avertissements et précautions ») ;

·les médicaments qui augmentent la pression artérielle, tels que la noradrénaline ou ladrénaline ;

·digoxine ou les autres digitaliques (médicaments utilisés pour traiter les problèmes cardiaques) ;

·les médicaments qui peuvent augmenter le taux de sucre dans le sang, tels que le diazoxide ou les bêtabloquants ;

·les médicaments cytotoxiques utilisés pour traiter le cancer, tels que le méthotrexate ou le cyclophosphamide ;

·les médicaments utilisés pour soulager la douleur (antalgiques), tels que les antiinflammatoires non stéroïdiens (AINS), y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase (les inhibiteurs de la COX-2) et lacide acétylsalicylique > 3 g ;

·les médicaments destinés à détendre les muscles (myorelaxants) tels que la tubocurarine ;

·les médicaments anti-cholinergiques (médicaments utilisés pour traiter différentes affections telles que les crampes gastro-intestinales, les spasmes de la vessie, lasthme, le mal des transports, les spasmes musculaires, la maladie de Parkinson et en préparation dune anesthésie) ;

·lamantadine (un médicament utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson et aussi dans le traitement ou en prévention de certaines maladies dues à des virus) ;

·la cholestyramine et le colestipol (des médicaments utilisés essentiellement pour traiter les taux élevés de lipides dans le sang) ;

·la ciclosporine, un médicament utilisé pour empêcher le rejet de lorgane après une transplantation ;

·lalcool, les somnifères et les médicaments anesthésiques (médicaments ayant un effet somnolent ou antidouleur utilisés par exemple pendant la chirurgie);

·les produits de contraste iodés (agents utilisés pour les examens dimagerie).

COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé avec des aliments, boissons et de lalcool

Evitez de consommer de lalcool avant davoir parlé à votre médecin. Lalcool peut provoquer une diminution plus importante de votre pression artérielle et/ou augmenter le risque de vertiges ou dévanouissement.

Grossesse et allaitement

Vous devez informer votre médecin si vous pensez être (ou susceptible de devenir) enceinte.

Votre médecin vous recommandera normalement darrêter de prendre COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé avant dêtre enceinte ou dès que vous apprenez que vous êtes enceinte. Il vous recommandera de prendre un autre médicament à la place de COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé. COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est déconseillé en début de grossesse et ne doit pas être pris si vous êtes enceinte de plus de 3 mois, car cela pourrait nuire gravement à votre enfant.

Informez votre médecin si vous allaitez ou si vous êtes sur le point de commencer lallaitement.

COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est déconseillé chez les femmes qui allaitent. Votre médecin pourrait choisir un autre traitement si vous souhaitez allaiter, surtout si votre enfant est un nouveau-né ou un prématuré.

Sportifs

Lhydrochlorothiazide contenu dans ce médicament peut induire une réaction positive des tests pratiqués lors du contrôle antidopage.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Avant de conduire un véhicule, dutiliser des outils ou des machines ou deffectuer toute autre activité nécessitant de la concentration, assurez-vous de savoir comment vous réagissez à COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé. Comme avec beaucoup dautres médicaments utilisés pour traiter lhypertension artérielle, COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé peut, dans de rares cas, entraîner des sensations vertigineuses et affecter la capacité à se concentrer.

3. COMMENT PRENDRE COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin afin dobtenir les meilleurs résultats et réduire le risque deffets indésirables. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Les personnes souffrant dhypertension artérielle ne remarquent souvent aucun signe de la présence de cette maladie. De nombreuses personnes peuvent se sentir plutôt normales. Cest pourquoi il est dautant plus important que vous respectiez les rendez-vous avec le médecin, même si vous vous sentez bien.

Votre médecin vous dira combien de comprimés de COTAREG vous devez prendre. En fonction de votre réponse au traitement, votre médecin pourra vous prescrire une dose plus élevée ou plus faible.

La dose recommandée de COTAREG est un comprimé par jour.

Vous ne devez pas modifier la dose ou arrêter de prendre les comprimés sans lavis de votre médecin.

Ce médicament doit être pris à la même heure chaque jour, en général le matin.

Vous pouvez prendre COTAREG avec ou sans aliments.

Avalez le comprimé avec un verre deau.

Si vous avez pris plus de COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé que vous nauriez dû :

Si vous avez des sensations vertigineuses sévères et/ou des évanouissements, allongez-vous et consultez immédiatement votre médecin. Si vous avez accidentellement pris trop de comprimés, consultez votre médecin, votre pharmacien ou lhôpital.

Si vous oubliez de prendre COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé :

Si vous avez oublié de prendre une dose, prenez-la dès que vous vous en souvenez. Toutefois, ne prenez pas la dose oubliée si le moment de votre prochaine prise est proche.

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé :

Larrêt de votre traitement par COTAREG peut entraîner une aggravation de votre hypertension. Narrêtez pas votre traitement sauf avis contraire de votre médecin.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Certains effets indésirables peuvent être graves et nécessitent une prise en charge médicale immédiate :

·Vous devez immédiatement consulter votre médecin en cas de symptômes dangioedème, tels que :

·gonflement du visage, de la langue ou du pharynx,

·difficultés à avaler,

·urticaire et difficultés à respirer.

·Maladie sévère de la peau qui induit éruption, rougeur de la peau, formation de vésicules (ampoules) sur les lèvres, les yeux ou dans la bouche, desquamation de la peau (la peau qui pèle), fièvre (nécrolyse épidermique toxique),

·Baisse de la vision ou douleur dans les yeux dus à une pression oculaire élevée (signes possibles de glaucome aigu à langle fermé),

·Fièvre, mal de gorge, infections plus fréquentes (agranulocytose),

Ces effets indésirables sont très rares ou leur fréquence est indéterminée.

Si vous ressentez lun de ces symptômes, arrêtez COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé et contactez immédiatement votre médecin (voir également rubrique 2 « Avertissements et précautions»).

Les effets indésirables incluent :

Peu fréquent (peut affecter jusquà 1 patient sur 100) :

·toux,

·pression artérielle basse,

·étourdissements,

·déshydratation (avec les symptômes suivants : soif, bouche et langue sèches, uriner peu fréquemment, urines sombres, peau sèche),

·douleurs musculaires,

·fatigue,

·sensations de picotements ou dengourdissement,

·vision trouble,

·bruits (par exemple sifflements, bourdonnements) dans les oreilles.

Très rare (peut affecter jusquà 1 patient sur 10 000) :

·sensations vertigineuses,

·diarrhées,

·douleurs articulaires.

Fréquence indéterminée (la fréquence ne peut être estimée à partir des données disponibles) :

·difficultés respiratoires,

·diminution importante du débit urinaire,

·taux faible de sodium dans le sang (qui peut provoquer une fatigue, une confusion, un spasme musculaire et/ou des convulsions dans des cas sévères),

·taux faible de potassium dans le sang (accompagné parfois de faiblesse musculaire, de spasmes musculaires et danomalies du rythme cardiaque),

·taux faible de globules blancs dans le sang (avec des symptômes tels que fièvre, infections cutanées, mal de gorge ou aphtes dans la bouche dus à des infections, faiblesse),

·augmentation du taux de bilirubine dans le sang (ce qui peut, dans des cas sévères, entraîner un jaunissement de la peau et des yeux),

·augmentation du taux durée et de créatinine dans le sang (qui peut indiquer une fonction rénale anormale),

·augmentation du taux dacide urique dans le sang (ce qui peut, dans des cas sévères, provoquer des crises de goutte),

·syncope (évanouissement).

Effets indésirables rapportés avec le valsartan ou lhydrochlorothiazide administrés seuls :

Valsartan

Peu fréquent (peut affecter jusquà 1 patient sur 100) :

·sensation de la tête qui tourne,

·douleurs abdominales.

Fréquence indéterminée (la fréquence ne peut être estimée à partir des données disponibles) :

·apparition de cloques sur la peau (signe de dermatite bulleuse),

·éruption cutanée avec ou sans démangeaisons, accompagnée de certains des signes ou symptômes suivants : fièvre, douleur articulaire, douleur musculaire, gonflement des ganglions lymphatiques, et/ou symptômes grippaux,

·éruption cutanée, taches violacées à rougeâtres, fièvre, démangeaisons (signes dinflammation des vaisseaux sanguins),

·taux faible de plaquettes sanguines (avec parfois des saignements ou ecchymoses (bleus) inhabituels),

·augmentation du taux de potassium dans le sang (qui peut provoquer des spasmes musculaires, ou une anomalie du rythme cardiaque),

·réactions allergiques (avec des symptômes tels quéruption cutanée, démangeaisons, urticaire, difficultés pour respirer ou avaler, vertiges),

·gonflement, essentiellement du visage et de la gorge, éruption cutanée, démangeaisons,

·augmentation des valeurs de la fonction hépatique,

·diminution du taux dhémoglobine et du pourcentage de globules rouges dans le sang (ce qui peut, dans des cas sévères, entraîner une anémie),

·insuffisance rénale,

·taux faible de sodium dans le sang (qui peut provoquer une fatigue, une confusion, un spasme musculaire et/ou des convulsions dans des cas sévères).

Hydrochlorothiazide

Très fréquent (peut affecter plus d1 patient sur 10) :

·diminution du taux sanguin de potassium,

·augmentation du taux de lipides dans le sang.

Fréquent (peut affecter jusquà 1 patient sur 10) :

·diminution du taux sanguin de sodium,

·diminution du taux sanguin de magnésium,

·augmentation du taux de lacide urique dans le sang,

·éruption cutanée accompagnée de démangeaisons ou autres types déruptions,

·diminution de lappétit,

·nausées et vomissements légers,

·étourdissements, évanouissement en passant en position debout,

·incapacité à obtenir ou maintenir une érection.

Rare (peut affecter jusquà 1 patient sur 1 000) :

·gonflement et formation dampoules sur la peau (due à une plus grande sensibilité au soleil),

·augmentation du taux sanguin de calcium,

·augmentation du taux de sucre dans le sang,

·sucre dans lurine,

·aggravation de léquilibre du diabète,

·constipation, diarrhée, gêne gastrique ou intestinale, troubles hépatiques qui peuvent saccompagner dun jaunissement de la peau ou des yeux,

·rythme cardiaque irrégulier,

·maux de tête,

·troubles du sommeil,

·humeur triste (dépression),

·taux faible de plaquettes sanguines (ce qui peut parfois entraîner des saignements ou des ecchymoses (bleus) sous la peau,

·sensations vertigineuses,

·fourmillements ou engourdissement,

·troubles de la vision.

Très rare (peut affecter jusquà 1 patient sur 10 000) :

·inflammation des vaisseaux sanguins accompagnée de symptômes tels quéruption cutanée, taches violacées à rougeâtres, fièvre (vascularite),

·éruption cutanée, démangeaisons, urticaire, difficultés pour respirer ou avaler, sensations vertigineuses (réaction dhypersensibilité),

·éruption sur le visage, douleurs articulaires, affections musculaires, fièvre (lupus érythémateux),

·douleurs gastriques hautes sévères (pancréatite),

·difficultés pour respirer accompagnées de fièvre, toux, respiration sifflante, essoufflement (détresse respiratoire incluant pneumopathie et dème pulmonaire),

·pâleur, fatigue, essoufflement, urines foncées (anémie hémolytique),

·fièvre, mal de gorge ou aphtes buccaux dus à des infections (leucopénie),

·confusion, fatigue, contractures et spasmes musculaires, respiration rapide (alcalose hypochlorémique).

Fréquence indéterminée (la fréquence ne peut être estimée à partir des données disponibles) :

·faiblesse, hématomes et infections fréquentes (anémie aplasique),

·diminution importante du débit urinaire (signes possibles de troubles rénaux ou dinsuffisance rénale),

·éruption cutanée, rougeur cutanée, formation de vésicules sur les lèvres, les yeux ou dans la bouche, desquamation de la peau, fièvre (signes possibles de lérythème polymorphe),

·spasmes musculaires,

·fièvre (pyrexie),

·faiblesse (asthénie).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption mentionnée sur la boîte. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

A conserver dans lemballage dorigine, à labri de lhumidité.

Nutilisez pas ce médicament si vous remarquez que la boîte est endommagée ou présente des signes daltération.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé  Retour en haut de la page

·Les substances actives sont : valsartan et hydrochlorothiazide.

Chaque comprimé pelliculé contient 160 mg de valsartan et 12,5 mg dhydrochlorothiazide.

·Les autres composants sont :

Cellulose microcristalline, crospovidone, stéarate de magnésium, silice colloïdale anhydre, hypromellose, macrogol 8000, talc, oxyde de fer rouge (E172), dioxyde de titane (E171).

Quest-ce que COTAREG 160 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous la forme de comprimé pelliculé, de couleur orange foncé, ovale, avec « HHH » imprimé sur une face du comprimé et « CG » sur lautre face.

Boîte de 28, 30, 50, 56, 84, 90 ou 98 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

NOVARTIS PHARMA SAS

2-4 RUE LIONEL TERRAY

92500 RUEIL-MALMAISON

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

NOVARTIS PHARMA SAS

2-4 RUE LIONEL TERRAY

92500 RUEIL-MALMAISON

Fabricant  Retour en haut de la page

NOVARTIS PHARMA SAS

2-4 RUE LIONEL TERRAY

92500 RUEIL-MALMAISON

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

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Source : ANSM