CISPLATINE TEVA 1 mg/1 ml, solution pour perfusion

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source: ANSM - Mis à jour le : 17/08/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Cisplatine...... 1,0 mg

Pour 1 mL.

·Un flacon de 10 mL contient 10 mg de cisplatine.

·Un flacon de 25 mL contient 25 mg de cisplatine.

·Un flacon de 50 mL contient 50 mg de cisplatine.

·Un flacon de 100 mL contient 100 mg de cisplatine.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Solution pour perfusion

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Les indications thérapeutiques sont limitées aux :

·cancers du testicule.

·cancers de l'ovaire,

·cancers de la sphère ORL,

·cancers de l'sophage,

·cancers du col utérin,

·cancers de l'endomètre,

·cancers de la vessie,

·cancers épidermoïdes.

Le cisplatine est habituellement utilisé en polychimiothérapie, en association avec d'autres médicaments antinéoplasiques.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

Voie intraveineuse stricte, en perfusion après dilution.

En monothérapie

La posologie unitaire chez l'adulte et chez l'enfant est de 50 à 120 mg/m2 de surface corporelle en administration intraveineuse stricte toutes les 3 à 6 semaines, le plus souvent :

·soit en perfusion unique,

·soit en administration fractionnée sur 5 jours.

Une hydratation préalable sera réalisée par perfusion d'au minimum 1 à 2 litres de solution de glucose à 5 pour cent, administrés en 8 à 12 heures.

Chaque perfusion est réalisée sur une durée de 30 minutes à 2 heures, alors même que le protocole d'hydratation est poursuivi.

Une hydratation et une diurèse adéquate doivent être maintenues 24 heures après administration du produit.

Les fonctions rénale, auditive, hématologique et neurologique seront régulièrement surveillées pour une éventuelle adaptation posologique du cisplatine (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Chez les patients ayant une dysfonction rénale ou une dépression de la moelle osseuse, il faut réduire la dose de manière adéquate.

Les cures sont espacées de 3 à 6 semaines.

En association

Les doses de cisplatine seront modifiées en fonction de la nature et de la toxicité propre de chaque composant de l'association, séparément et associé.

Remarque : le cisplatine réagit fortement avec l'aluminium, entraînant la formation d'un précipité et une perte d'activité du produit. La prudence est donc recommandée notamment lors de l'utilisation du matériel d'injection qui peut, comme certaines aiguilles, contenir de l'aluminium.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

Ce médicament est contre-indiqué en cas de :

·hypersensibilité reconnue au cisplatine ou aux produits contenant du platine, ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1

·atteinte de la fonction rénale: contre-indiqué si la clairance de la créatinine calculée (formule de Cockcroft) ou mesurée est inférieure à 60 mL/mn; la seule mesure de la créatininémie n'est pas un bon reflet de la fonction rénale ;

·atteinte auditive ;

·état de déshydratation (une hydratation est nécessaire avant et après le traitement, afin de prévenir une dysfonction rénale grave) ;

·myélosuppression ;

·neuropathie induite pas le cisplatine ;

·grossesse et allaitement,

·association avec :

ole vaccin contre la fièvre jaune,

ola phénytoïne à visée prophylactique (voir rubrique 4.5).

Ce médicament est déconseillé en cas de :

·pathologie cardiorespiratoire notamment, contre-indiquant une hyperhydratation,

·association avec les vaccins vivants atténués, en particulier, le vaccin contre la fièvre jaune, et avec la phénytoïne en utilisation préventive (voir rubrique 4.5.).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Mises en garde spéciales

Le cisplatine ne peut être administré que sous la supervision dun médecin qualifié en oncologie et expérimenté dans lutilisation de la chimiothérapie antinéoplasique.

On a démontré que le cisplatine présente une toxicité cumulative auditive, néphrologique et neurologique. La toxicité induite par le cisplatine peut être amplifiée par lutilisation combinée dautres médicaments, qui sont toxiques pour les organes ou systèmes cités.

·Toxicité rénale

Le cisplatine présente une toxicité cumulative néphrologique. Afin de réduire le risque d'insuffisance rénale qui peut être définitive (voir rubrique 4.8), il est essentiel de maintenir une diurèse au moins égale à 3 litres par 24 heures. Une hyperhydratation salée de 2 à 3 litres (100 mL/h) doit être instituée 8 à 12 heures avant la première injection de cisplatine, poursuivie tant que dure l'administration du produit et au moins pendant les 24 heures suivantes voire plus si les nausées et les vomissements persistent (voir rubrique 4.2). Cet objectif, compte tenu de la fréquence des vomissements après administration du produit, justifie le recours à des perfusions intraveineuses sous forme de soluté isotonique de chlorure de sodium; si l'hydratation orale est impossible ou insuffisante dans les huit jours qui suivent l'administration du produit, il ne faut pas hésiter à reperfuser le patient.

L'utilisation systématique de Mannitol et du Furosémide n'est pas conseillée car leur efficacité n'est pas démontrée et ils peuvent, par l'hypovolémie qu'ils engendrent, accroître la toxicité.

Une hyperuricémie et une hyperalbuminémie peuvent prédisposer à la survenue dune néphrotoxicité induite par le cisplatine.

·Toxicité neurologique

Une neurotoxicité secondaire à ladministration de cisplatine a été rapportée.

Des examens neurologiques sont recommandés pendant toute la durée du traitement.

Une prudence particulière est de rigueur chez les patients ayant une neuropathie périphérique non induite par la prise de cisplatine.

·Toxicité auditive

Il faut effectuer des audiogrammes avant linstauration du traitement par cisplatine et toujours avant le début dun nouveau cycle de traitement (voir rubrique 4.8).

On a observé des réactions de type anaphylactique au cisplatine. Il est possible de contrôler ces réactions en administrant des antihistaminiques, ladrénaline et/ou des glucocorticoïdes.

Des réactions au site dinjection peuvent survenir durant ladministration du cisplatine. Du fait du risque dextravasation, il est recommandé de surveiller étroitement le site de perfusion pour une éventuelle infiltration pendant ladministration du produit.

En cas dextravasation:

·arrêter immédiatement la perfusion de cisplatine;

·ne pas bouger laiguille, aspirer lextravasation des tissus et rincer avec une solution de chlorure de sodium 0,9 % (si lon a utilisé des solutions ayant des concentrations plus élevées de cisplatine que ce qui est recommandé, voir rubrique 6.6.).

Précautions d'emploi

Les examens suivants devront être pratiqués avant le début du traitement et avant chaque cure ultérieure ainsi que pendant et après ladministration de cisplatine :

·étude de la fonction rénale (créatininémie et/ou plutôt clairance de la créatinine) avant chaque cure et éventuellement au milieu de l'intercure; il faut rappeler que la créatinine sérique est dépendante de la masse musculaire et de l'âge du sujet : elle ne commence à s'élever que lorsque la fonction rénale est déjà altérée de plus de 40 %;

·étude de la fonction hépatique ;

·numération et formule sanguine;

·surveillance du ionogramme, et en particulier calcémie, kaliémie et natrémie (la solution contient 12 mg de chlorure de sodium par mL).

Il faut répéter ces examens chaque semaine, pendant toute la durée du traitement par cisplatine.

Il est nécessaire dêtre particulièrement prudent chez les patients ayant des infections aiguës bactériennes ou virales.

Des nausées, des vomissements et une diarrhée surviennent souvent après ladministration de cisplatine (voir rubrique 4.8). Ces symptômes disparaissent après 24 heures chez la plupart des patients. Des nausées moins graves et une anorexie peuvent persister jusquà sept jours après le traitement.

Ladministration prophylactique dun antiémétique peut savérer efficace pour soulager ou prévenir les nausées et les vomissements.

Il faut compenser la perte de liquide induite par les vomissements et la diarrhée.

Un audiogramme et un examen neurologique doivent être réalisés avant traitement et périodiquement.

On a constaté que le cisplatine est mutagène.

Ce médicament peut induire chez l'homme une stérilité transitoire ou définitive. Une conservation du sperme peut être envisagée dans l'hypothèse d'un désir de paternité ultérieur.

Bien que le rôle cancérigène des chimiothérapies soit difficile à déterminer dans des cancers secondaires, cette possibilité doit être envisagée dans l'évaluation bénéfice/risque lors de la mise en uvre d'un traitement.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

En raison de l'augmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. La grande variabilité intra-individuelle de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle s'ajoute l'éventualité d'une interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, imposent, s'il est décidé de traiter le patient par anticoagulants oraux, d'augmenter la fréquence des contrôles de l'INR.

Associations contre-indiquées

+ Phénytoïne (introduite en prophylaxie de l'effet convulsivant de certains anticancéreux).Décrit pour doxorubicine, daunorubicine, carboplatine, cisplatine, carmustine, vincristine, vinblastine, bléomycine, méthotrexate.

Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la phénytoïne par le cytostatique.

+ Vaccin contre la fièvre jaune: risque de maladie vaccinale généralisée mortelle.

Associations déconseillées

+ Vaccins vivants atténués (sauf fièvre jaune).

Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.

Ce risque est majoré chez les sujets déjà immunodéprimés par la maladie sous-jacente.

Utiliser un vaccin inactivé lorsqu'il existe (poliomyélite).

Associations faisant l'objet de précautions demploi

+ Phénytoïne (en cas de traitement antérieur à la chimiothérapie).

Décrit pour doxorubicine, daunorubicine, carboplatine, cisplatine, carmustine, vincristine, vinblastine, bléomycine, méthotrexate.

Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la phénytoïne par le cytotoxique.

Associer momentanément une benzodiazépine anticonvulsivante.

+ Antihypertenseurs à base de furosémide, hydralazine, diazoxide et propanolol

Un traitement concomitant par des antihypertenseurs à base de furosémide, hydralazine, diazoxide et

propranolol peut renforcer la survenue dune néphrotoxicité induite par le cisplatine.

+ Substances néphrotoxiques et ototoxiques

Ladministration concomitante de médicaments néphrotoxiques (par ex. céphalosporines, aminoglycosides ou amphotéricine B ou produits de contraste) ou ototoxiques (par ex. aminoglycosides) potentialise les effets toxiques du cisplatine sur ces organes. Pendant ou après le traitement par cisplatine, il est conseillé dêtre prudent avec les substances séliminant principalement par voie rénale, par ex. les agents cytostatiques tels que la bléomycine et le méthotrexate, en raison dune éventuelle réduction de lélimination rénale.

Excepté pour les patients recevant des doses de cisplatine dépassant 60 mg/m² et dont lexcrétion urinaire est inférieure à 1000 mL par 24 heures, il ne faut effectuer aucune diurèse forcée avec ladministration de diurétiques de lanse, en vue dune éventuelle atteinte des voies rénales et dune ototoxicité.

Associations à prendre en compte

+ Ciclosporine (décrit pour doxorubicine, étoposide).

lmmunodépression excessive avec risque de lymphoprolifération.

+ Tacrolimus (par extrapolation à partir de la ciclosporine).

lmmunodépression excessive avec risque de lymphoprolifération.

INTERACTIONS SPECIFIQUES AU CISPLATINE

Associations à prendre en compte

+ Aminosides (voie parentérale)

Addition des effets néphrotoxiques et ototoxiques.

+ Lithium

Dans quelques cas, on a constaté une réduction des taux sanguins de lithium, suite au traitement combiné par cisplatine avec la bléomycine et létoposide. Il est donc conseillé de surveiller les taux de lithium.

+ Ifosfamide

Lutilisation concomitante difosfamide, un agent non ototoxique lorsquon ladministre seul, augmenterait lototoxicité du cisplatine.

Lutilisation simultanée difosfamide induit une augmentation de lexcrétion protéique.

+ Antihistaminiques, phénothiazines et autres

Lutilisation simultanée dantihistaminiques, de buclizine, de cyclizine, de loxapine, de méclozine, de phénothiazines, de thioxanthènes ou de triméthobenzamides peut masquer les symptômes dototoxicité (tels que des vertiges et des acouphènes).

+ Association pyroxidine + hexaméthylmélamine

Lors dune étude randomisée réalisée chez des patientes ayant un carcinome ovarien avancé, la réponse thérapeutique était négativement influencée par ladministration concomitante de pyridoxine et dhexaméthylmélamine.

+ Paclitaxel

On a établi que le traitement préalable par cisplatine, avant une perfusion par paclitaxel, peut réduire la clairance du paclitaxel de 70 à 75 %, et peut donc intensifier la neurotoxicité (chez au moins 70 % des patients).

+ Docétaxel

Lors dune étude réalisée chez des patients cancéreux ayant des tumeurs métastatiques ou avancées, lassociation du docétaxel et du cisplatine induisait des effets neurotoxiques plus graves (liés à la dose et sensoriels) que lun ou lautre des médicaments, pris seul à des doses similaires.

En cas dutilisation concomitante avec le cisplatine, il peut savérer nécessaire dajuster la posologie de lallopurinol, de la colchicine, du probénécid ou du sulfinpyrazone, car le cisplatine induit une augmentation des concentrations sériques dacide urique.

Les agents chélateurs, tels que la pénicillamine, peuvent réduire lefficacité du cisplatine. Ladministration combinée de cisplatine avec la bléomycine et la vinblastine peut donner lieu à la survenue dun phénomène de Raynaud.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Le cisplatine est contre-indiqué pendant la grossesse ou l'allaitement.

Grossesse

Des expérimentations animales ont montré qu'il avait des effets indésirables à tous les stades de la reproduction.

Pendant le traitement par le cisplatine et pendant au moins les 6 mois suivants, des mesures appropriées doivent être prises afin d'éviter toute conception et/ou procréation; cela s'applique aux patients des deux sexes.

Si un patient souhaite avoir un enfant après la fin du traitement par le cisplatine, il est conseillé de consulter un généticien. Etant donné qu'un traitement par le cisplatine peut provoquer une stérilité définitive, les hommes qui souhaitent avoir des enfants par la suite doivent être informés des possibilités de cryoconservation du sperme avant traitement.

Allaitement

Le cisplatine sélimine dans le lait maternel. Lallaitement est contre-indiqué pendant le traitement par cisplatine.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Les effets sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines nont pas été étudiés. Néanmoins, du fait des profils deffets indésirables (système nerveux central et sens périphériques, néphrotoxicité), et de ceux de certains traitements antiémétiques associés au cisplatine, la capacité de conduire des véhicules ou d'utiliser des machines peut être affectée notamment dans les 24 heures suivant le traitement.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les effets indésirables dépendent de la dose utilisée et peuvent avoir des effets cumulatifs.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (> 10 %) avec le cisplatine étaient des effets hématologiques (leucopénie, thrombocytopénie et anémie), gastro-intestinaux (anorexie, nausées, vomissements et diarrhée), auditifs (altération de laudition), rénaux (insuffisance rénale, néphrotoxicité, hyperuricémie) et une fièvre.

On a rapporté des effets toxiques graves sur les reins, la moelle osseuse et les oreilles chez jusquà environ un tiers des patients ayant reçu une dose unique de cisplatine; les effets sont généralement liés à la dose et cumulatifs. Lototoxicité peut savérer plus grave chez les enfants.

On définit les fréquences en utilisant la convention suivante :

Très fréquent (≥ 1/10); fréquent (≥ 1/100 à < 1/10); peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100); rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000); très rare (≤ 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Affections cardiaques

Fréquent: Arythmies incluant bradycardie, tachycardie et autres anomalies de lélectrocardiogramme, par ex. des anomalies du segment ST, ainsi que des signes dischémie myocardique, particulièrement en cas dassociation avec dautres cytotoxiques.

Rare: Hypertension et infarctus du myocarde, même plusieurs années après la chimiothérapie. Maladie grave des artères coronaires.

Très rare: Arrêt cardiaque suite à un traitement combiné par cisplatine avec dautres cytotoxiques.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent: Leucopénie dépendante de la dose, cumulative et généralement réversible. Thrombocytopénie. Anémie (chez 25 à 30 % des patients).

Fréquent: Diminution considérable du nombre de globules blancs survenant souvent environ 14 jours après le traitement (nombre inférieur à 1,5 × 109/l chez 5 % des patients). Diminution des plaquettes sanguines après environ 21 jours (moins de 10 % des patients présentaient un total inférieur à 50 × 109/l) (la période de récupération est denviron 39 jours). Anémie (diminutions supérieures à 2 g dhémoglobine) dapparition généralement plus tardive que la leucopénie et la thrombocytopénie.

Rare: Anémie hémolytique Coombs-positive, réversible à larrêt du cisplatine. Une insuffisance grave de la moelle osseuse (incluant une agranulocytose et/ou une anémie aplasique) peut survenir suite à ladministration de doses élevées de cisplatine.

Très rare: Microangiopathie thrombotique associée à un syndrome hémolytique et urémique.

Une myélodépression dose-dépendante, cumulative, a été observée chez quelques sujets traités par le cisplatine: elle se traduit par une leucopénie et/ou une thrombopénie dont le maximum se situe généralement vers la 3ème semaine, la récupération s'effectue le plus souvent vers la 4ème ou la 6ème semaine; plus fréquente est l'anémie chronique, dose dépendante et cumulative: elle est notée dans 50 % des cas après 300 mg/m2 et semble liée à un déficit en érythropoïétine.

Affections du système nerveux

Fréquent: Neuropathies périphériques (typiquement bilatérales et sensitives). Pertes de goût et de la sensibilité. Névrite optique rétrobulbaire saccompagnant dune réduction de lacuité visuelle et dune dysfonction cérébrale (confusion, dysarthrie, cas individuels de cécité corticale, perte de mémoire, paralysie). Un signe de Lhermitte, une neuropathie autonome et une myélopathie de moelle épinière ont été rapportés.

Rare: Troubles cérébraux (incluant des complications cérébrovasculaires aiguës, une artérite cérébrale, une sténose de lartère carotide et une encéphalopathie).

Très rare: Crises.

Il faut arrêter immédiatement lutilisation de cisplatine si lun des symptômes cérébraux mentionnés ci-dessus survient. Cette toxicité est cumulative et dose-dépendante; elle débute vers 300 mg/m2 et est fréquente vers 600 mg/m2, avec une intensité variable; elle récupère lentement et incomplètement dans 30 à 50 % des cas et peut conduire à l'arrêt du traitement. . Il faut se méfier des associations du cisplatine avec d'autres produits neurotoxiques et des neutropathies pré-existantes. La neurotoxicité peut survenir après ladministration de la première dose de cisplatine, ou suite à une thérapie de long terme. Une neurotoxicité grave peut survenir chez les patients ayant reçu de fortes concentrations de cisplatine ou un traitement prolongé.

Affections oculaires

Rare: Cécité pendant un traitement combiné par cisplatine. Suite à lapplication de fortes doses de cisplatine, une altération de la vision des couleurs et des mouvements oculaires ont été rapportés.

Très rare: dème papillaire, névrite optique et cécité corticale. Après une chimiothérapie combinée suivie dun traitement par cisplatine, un seul cas de névrite optique rétrobulbaire unilatérale saccompagnant dune réduction de lacuité visuelle a été rapporté.

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Très fréquent: Une insuffisance auditive chez environ 31 % des patients traités par une dose de 50 mg de cisplatine/m² a été documentée. Le déficit est cumulatif, peut savérer irréversible et se limite parfois à une seule oreille. Lototoxicité se manifeste elle-même par des acouphènes et/ou une insuffisance auditive au niveau des fréquences plus élevées (4000 à 8000 Hz). On a constaté une insuffisance auditive aux fréquences comprises entre 250 et 2000 Hz (gamme de laudition normale) chez 10 à 15 % des patients.

Fréquent: Une surdité et une toxicité vestibulaire associée à des vertiges peuvent survenir. Une irradiation préalable ou simultanée de la région crânienne augmente le risque de perte auditive.

Rare: Les patients peuvent perdre laptitude à conduire une conversation normale. Linsuffisance auditive induite par le cisplatine peut savérer grave chez les enfants et les patients âgés (voir rubrique 4.4.).

Uni ou bilatérale, l'ototoxicité devient plus fréquente et plus sévère avec l'intensité et la répétition des doses; elle est majorée par une hypoacousie préalable et l'association à des médicaments ototoxiques.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent: Dyspnée, pneumonie et insuffisance respiratoire.

Affections gastro-intestinales

Très fréquent: Dans les 1 à 4 heures suivant lutilisation de cisplatine: anorexie, nausées, vomissements et diarrhée (voir rubrique 4.4.).

Peu fréquent: Dépôt métallique sur les gencives.

Rare: Stomatite, diarrhée.

Particuliers sont les nausées et les vomissements retardés, de contrôle difficile et associés à des risques de néphrotoxicité retardée.

Affections du rein et des voies urinaires

Très fréquent: Insuffisance rénale suite à ladministration de doses uniques ou multiples de cisplatine. On peut observer une dysfonction rénale légère et réversible suite à ladministration dune dose unique intermédiaire de cisplatine (20 mg/m² à < 50 mg/m²). Lutilisation dune dose unique élevée (50 à 120 mg/m²) ou lutilisation quotidienne répétée de cisplatine peut induire une insuffisance rénale saccompagnant dune nécrose rénale tubulaire se présentant sous forme dune urémie ou dune anurie.

Linsuffisance rénale peut savérer irréversible.

La néphrotoxicité est cumulative et peut survenir 2 à 3 jours, ou deux semaines après ladministration de la première dose de cisplatine. Les concentrations sériques de créatinine et durée peuvent augmenter. On a observé une néphrotoxicité chez 28 à 36 % des patients insuffisamment hydratés et ayant reçu une dose unique de 50 mg de cisplatine/m² (voir rubrique 4.4.).

Lhyperuricémie survient de manière asymptomatique ou sous forme dune goutte. On a rapporté une hyperuricémie chez 25 à 30 % des patients, en association avec une néphrotoxicité. Lhyperuricémie et lhyperalbuminémie peuvent prédisposer à une néphrotoxicité induite par le cisplatine.

Des troubles hydro-électrolytiques, en particulier hypomagnésémie, hypokaliémie et hypocalcémie probablement en rapport avec l'atteinte tubulaire, peuvent survenir, habituellement pour des doses supérieures à 50 mg/m2; une hyperuricémie survient aussi fréquemment que l'atteinte rénale.

La toxicité rénale est favorisée par la dose, l'administration bolus, l'accumulation, les médicaments néphrotoxiques associés et le terrain (sujet âgé, diabète, hypokaliémie, obstacle sur les voies excrétrices).

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent: Erythème et ulcère cutané dans la zone dinjection après administration par voie intraveineuse.

Peu fréquent: Alopécie.

Affections endocriniennes

Très rare: Syndrome de sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Rare: Hypomagnésémie, hypocalcémie, hyponatrémie, hypophosphatémie et hypokaliémie saccompagnant de spasmes musculaires et/ou danomalies de lélectrocardiogramme. Hypercholestérolémie. Augmentation des taux sanguins damylase.

Très rare: Augmentation des taux sanguins de fer.

Infections et infestations

Fréquent: Infections. Septicémie.

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes)

Rare: Le cisplatine augmente le risque de leucémie secondaire. Ce risque dépend de la dose et nest pas lié à lâge ni au sexe.

Une carcinogénicité est théoriquement possible (sur base du mécanisme daction du cisplatine).

Affections vasculaires

Fréquent: Après une administration intraveineuse, une phlébite peut survenir dans la zone dinjection.

Très rare: Troubles vasculaires (ischémie cérébrale ou myocardique, insuffisance de la circulation périphérique associée au syndrome de Raynaud).

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent: Fièvre.

Fréquent: Après ladministration intraveineuse, un dème localisé et une douleur peuvent survenir au niveau de la zone dinjection.

Peu fréquent: Hoquet, asthénie, malaise.

Affections du système immunitaire

Peu fréquent: Hypersensibilité : éruption cutanée, urticaire, érythème ou prurit allergique.

Rare: Réactions anaphylactiques : hypotension, tachycardie, dyspnée, bronchospasme, dème du visage et fièvre.

Immunosuppression.

Un traitement par antihistaminiques, épinéphrine (adrénaline) et stéroïdes peut savérer nécessaire.

Affections hépatobiliaires

Fréquent: Augmentation des taux des transaminases et des taux sanguins de bilirubine, réversibles.

Rare: Réduction des taux sanguins dalbumine.

Affections des organes de reproduction et du sein

Peu fréquent: Anomalies de la spermatogenèse et de lovulation.

Gynécomastie douloureuse.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

En cas de surdosage, on doit s'attendre à ce que les effets secondaires soient exagérés. Il faut donc surveiller de façon très stricte les fonctions rénales et auditives et effectuer quotidiennement des numérations et formules sanguines pour guider d'éventuelles transfusions. Une hémodialyse doit être réalisée pour éviter toute fixation excessive du produit au niveau du parenchyme rénal, il est possible d'effectuer des dosages de platine total et ou infiltrable par spectrométrie d'absorption atomique.

En cas de surdosage (≥ 200 mg/m²), des effets directs sur le centre respiratoire sont possibles, ce qui pourrait donner lieu à des troubles respiratoires potentiellement fatals et à un déséquilibre acidobasique en raison du passage à travers la barrière hémato-encéphalique.

Une hydratation correcte et une diurèse osmotique peuvent aider à réduire la toxicité, pour autant quon les applique juste après le surdosage.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : AGENTS ALKYLANTS ET APPARENTES - code ATC : L01AX01.

(L : Anticancéreux et Immunosuppresseurs)

Antinéoplasique cytostatique. Ses propriétés biochimiques sont similaires à celles des alkylants.

Sa cible d'action élective est l'ADN auquel la molécule se lie.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Il se fixe de manière irréversible sur les protéines plasmatiques (plus de 90 %). Il se distribue largement dans le plasma et dans les différents tissus. Le platine ultrafiltrable (non lié aux protéines) possède un temps de demi-vie bref inférieur à 50 minutes. Après administration intraveineuse rapide (100 mg/m2), le pic de platine plasmatique se situe autour de 25,6 à 51,2 Mm. La clairance du platine ultrafiltrable varie de 100 à 500 mL/min.

Le platine total suit un profil pharmacocinétique à 2 phases, une première phase rapide, avec un temps de demi-vie de l'ordre de 30 minutes correspondant au platine ultrafiltrable et une phase terminale longue avec un temps de demi-vie de 2 à 8 jours correspondant au platine lié aux protéines plasmatiques.

Le platine se trouve dans de très nombreux tissus (rein, foie, prostate, vessie).

Les concentrations intratumorales de platine, y compris le tissu cérébral, sont de l'ordre de 1 à 5 µg par gramme de tissu 24 heures après l'administration intraveineuse d'une dose de 100 mg/m2. La concentration de platine intraérythrocytaire est faible (moins de 3 % de la dose administrée).

Les concentrations de platines retrouvées dans le LCR sont environ de 3 % de celle du plasma.

Le cisplatine n'est pas métabolisé dans le foie. Son élimination est principalement urinaire : le platine ultrafiltrable ou celui fixé à des protéines de bas poids moléculaire est éliminé dans les urines par filtration glomérulaire et sécrétion tubulaire.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

·Toxicité chronique

Après l'administration intraveineuse de doses allant jusqu'à 0,75 mg/kg chez le chien et jusqu'à 2,5 mg/kilo chez le singe, on a noté des lésions dose-dépendantes des tissus à prolifération rapide et des lésions rénales en partie irréversibles.

Les études de toxicité chronique ont montré des signes de lésions rénales, de dépression médullaire, de troubles gastro-intestinaux et d'ototoxicité.

·Mutagénicité et cancérogénicité

Le cisplatine exerce un effet mutagène dans de nombreux tests effectués in vitro et in vivo (aberrations chromosomiques dans les cellules animales en culture et dans les tests bactériens).

Les expériences menées pendant une durée prolongée chez la souris et le rat ont montré un effet cancérogène du cisplatine.

·Toxicité sur la reproduction

Fertilité : freinage des gonades, avec aménorrhée et azoospermie et parfois même stérilité irréversible.

Grossesse : le cisplatine est embryotoxique et tératogène chez la souris et le rat (et on a décrit des malformations dans ces deux espèces).

Allaitement : le cisplatine passe dans le lait maternel.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Chlorure de sodium, acide chlorhydrique, hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

·avec l'aluminium des matériels d'injection : risque de précipitation ;

·avec les bisulfites et les métabisulfites : diminution d'activité du cisplatine ;

·avec les produits suivants utilisés seuls :

obicarbonate de sodium à 5 pour cent ;

othiosulfate de sodium ;

omesna.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

Pour le flacon de 10 mL : 18 mois.

Pour les flacons de 25 mL, 50 mL et 100 mL : 3 ans.

Après ouverture/reconstitution/dilution : le produit doit être utilisé immédiatement.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas 25° C.

Ne pas mettre au réfrigérateur.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

10 mL, 25 mL, 50 mL en flacon de verre brun (type I) fermé par un bouchon (bromobutyle) et serti par une capsule (aluminium). Boîte de 1, 5 ou 10.

100 mL en flacon de verre brun (type I) fermé par un bouchon (bromobutyle) et serti par une capsule (aluminium). Boîte de 1.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

La solution pour perfusion peut être diluée à la concentration de 0,05 et 0,20 mg/mL dans du soluté :

·de glucose 5 %, dans du soluté de chlorure de sodium 0,45 % avec du mannitol 1,875 % ;

·de chlorure de sodium 0,9 % avec du mannitol 1,875 % ;

·de glucose 5 % dans du chlorure de sodium 0,45 %.

La solution doit être administrée par voie intraveineuse stricte après dilution, en perfusion.

Comme pour tout cytostatique, la manipulation des solutions de cisplatine par le personnel infirmier ou médical nécessite un ensemble de précautions permettant d'assurer la protection du manipulateur et de son environnement.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

TEVA SANTE

100-110, ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE

92931 PARIS LA DÉFENSE CEDEX

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·561 026-9 ou 34009 561 026 9 3: 10 mL en flacon (verre brun); boîte de 1.

·561 027-5 ou 34009 561 027 5 4: 10 mL en flacon (verre brun); boîte de 5.

·561 028-1 ou 34009 561 029 8 3: 10 mL en flacon (verre brun); boîte de 10.

·561 029-8 ou 34009 561 029 8 3: 25 mL en flacon (verre brun); boîte de 1.

·561 030-6 ou 34009 561 029 8 3: 25 mL en flacon (verre brun); boîte de 5.

·561 031-2 ou 34009 561 031 2 6: 25 mL en flacon (verre brun); boîte de 10.

·561 032-9 ou 34009 561 032 9 4: 50 mL en flacon (verre brun); boîte de 1.

·561 033-5 ou 34009 561 033 5 5: 50 mL en flacon (verre brun); boîte de 5.

·561 034-1 ou 34009 561 034 1 6: 50 mL en flacon (verre brun); boîte de 10.

·562 299-9 ou 34009 562 299 9 4: 100 mL en flacon (verre brun); boîte de 1.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I

Médicament soumis à prescription hospitalière. Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

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source: ANSM - Mis à jour le : 17/08/2017

Dénomination du médicament

CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion

Cisplatine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant dutiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion ?

3. Comment utiliser CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : AGENTS ALKYLANTS ET APPARENTES. (L : Anticancéreux et Immunosuppresseurs) - code ATC : L01AX01.

Ce médicament est indiqué dans le traitement de certaines maladies de la sphère ORL, de la sphère génito-urinaire, de lsophage

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DUTILISER CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Nutilisez jamais CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion :

·si vous êtes allergique au cisplatine, ou aux produits contenant du platine ou à l'un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionné dans la rubrique 6 ;

·en cas datteinte de la fonction rénale ;

·en cas datteinte auditive ;

·en cas ddéshydratation ;

·en cas de suppression grave de la fonction de la moelle osseuse, dont les symptômes peuvent être : fatigue extrême, le fait de saigner facilement ou de se faire facilement des ecchymoses, survenue dinfections ;

·en cas de troubles nerveux causés par le cisplatine ;

·en cas de grossesse ou allaitement ;

·en cas dassociation avec le vaccin contre la fièvre jaune, et la phénytoïne dans certaines conditions d'utilisation.

Ce médicament est GENERALEMENT DECONSEILLE, sauf avis contraire de votre médecin dans les cas suivants:

·pathologie cardiorespiratoire notamment, contre-indiquant une hyperhydratation ;

·association avec les vaccins vivants atténués sauf la fièvre jaune (rougeole, rubéole, oreillons,

poliomyélite, tuberculose, varicelle).

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Avertissements et précautions

Mises en garde spéciales

Afin de réduire le risque d'insuffisance rénale qui peut être définitive (voir Quels sont les effets indésirables éventuels ?), il est essentiel de maintenir une diurèse au moins égale à 3 litres par 24 heures.

Une surveillance de la diurèse et la mise en place d'une hyperhydratation préventive doivent être instaurée et éventuellement poursuivie plusieurs jours surtout si existent des nausées et vomissements.

Précautions d'emploi

Faites attention avec Cisplatine Teva :

- le traitement nécessite une surveillance clinique et biologique avant chaque administration du médicament (étude de la fonction rénale et hépatique, numération et formule sanguine, surveiller l'ionogramme et en particulier calcémie, kaliémie et natrémie) ;

- un audiogramme et un examen neurologique doivent être réalisés avant traitement et périodiquement ;

- cisplatine Teva ne doit être administré que sous la surveillance étroite dun médecin spécialiste et expérimenté dans ladministration dune chimiothérapie ;

- si vous souffrez dune affection nerveuse non causée par Cisplatine Teva ;

- si vous souffrez dune infection. Veuillez consulter votre médecin ;

- si vous avez lintention davoir des enfants (voir rubrique Grossesse, allaitement et conception denfants) ;

- en cas de déversement de cisplatine, il faut laver immédiatement la peau contaminée à leau et au savon. Si le cisplatine est injecté en dehors des vaisseaux sanguins, il faut arrêter immédiatement ladministration. Linfiltration de cisplatine dans la peau peut donner lieu à des lésions tissulaires (cellulite, fibrose et nécrose).

Comme pour les médicaments de la même classe thérapeutique, le cisplatine peut induire chez l'homme une stérilité transitoire ou définitive. Une conservation du sperme sera envisagée dans l'hypothèse d'un désir de paternité ultérieur.

EN CAS DE DOUTE NE PAS HESITER A DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion

Informez votre médecin ou pharmacien si vous utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez utiliser tout autre médicament, notamment vaccins vivants atténués (voir Ne prenez jamais CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion et Ce médicament est GENERALEMENT DECONSEILLE) et phénytoïne dans certaines conditions d'utilisation.

CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion avec des aliments, boissons et de lalcool

Sans objet.

Grossesse, allaitement et fertilité

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Ce médicament est contre-indiqué pendant la grossesse et l'allaitement.

Vous devez utiliser une contraception efficace pendant le traitement et pendant au moins les 6 mois suivant le traitement par Cisplatine Teva.

Il est conseillé aux patients masculins traités par Cisplatine Teva de ne pas concevoir denfants pendant le traitement ni pendant les 6 mois suivant la fin du traitement. De plus, il est conseillé aux hommes de demander conseil concernant la conservation de sperme avant de débuter le traitement.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Moins du fait des effets secondaires indésirables du Cisplatine que de ceux des traitements antiémétiques associés, la capacité de conduire des véhicules ou d'utiliser des machines peut être affectée, notamment dans les 24 heures suivant le traitement.

CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion contient du sodium

3. COMMENT UTILISER CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

La posologie est variable selon les patients.

La dose recommandée chez l'adulte et chez l'enfant est de 50 à 120 mg/m2 toutes les 3 à 6 semaines en perfusion unique ou en administration fractionnée sur 5 jours. En association avec d'autres médicaments, les doses de cisplatine peuvent être modifiées.

Afin déviter ou de réduire les problèmes au niveau des reins, il vous est conseillé de boire de grandes quantités deau pendant les 24 heures suivant le traitement par Cisplatine Teva.

Les fonctions rénale, auditive, hématologique et neurologique seront régulièrement surveillées pour une éventuelle adaptation posologique du cisplatine.

Mode dadministration

Voie intraveineuse stricte après dilution, en perfusion.

Cisplatine Teva ne doit pas entrer en contact avec des matériaux contenant de laluminium.

Précautions à prendre et instructions pour la préparation et la manipulation de ce médicament : voir A l'attention du personnel soignant.

Si vous avez utilisé plus de CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion que vous nauriez dû

Si on suspecte un surdosage, le patient fera l'objet d'un suivi très strict des fonctions rénales et auditives ainsi que de numérations de la formule sanguine appropriées.

Une hémodialyse pourra être réalisée pour éviter toute fixation excessive du produit au niveau rénal.

Si vous oubliez dutiliser CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez dutiliser CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion

Sans objet.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Au cours du traitement, il est possible que surviennent :

Très fréquemment (chez plus dun patient sur 10) :

·atteinte au niveau des cellules sanguines : une myélodépression (diminution des globules rouges, des globules blancs ou des plaquettes) ;

·diminution du taux de sodium dans le sang (hyponatrémie) ;

·fièvre.

Fréquemment (chez plus dun patient sur 100, mais chez moins dun sur 10) :

·intoxication du sang (septicémie) ;

·arythmies, incluant un ralentissement du rythme cardiaque (bradycardie), une accélération du rythme cardiaque (tachycardie) ;

Peu fréquemment (chez plus dun patient sur 1000, mais chez moins dun sur 100) :

·des réactions de type allergique peuvent survenir dans les minutes qui suivent l'injection du produit: gonflement du visage, difficultés de respiration, accélération du pouls, baisse de tension ;

·diminution du taux de magnésium dans le sang (hypomagnésémie) ;

·atteinte auditive: chez certains sujets traités par une seule dose de cisplatine, il a été observé des bourdonnements d'oreille et une perte auditive ;

·dysfonction de la spermatogenèse.

Rarement (chez plus dun patient sur 10 000, mais chez moins dun sur 1000) :

·leucémie aigüe ;

·atteinte neurologique: des atteintes des nerfs périphériques (douleurs périphériques) ont été signalées, le plus souvent après des traitements prolongés; convulsions; perte de certains types de fonctions cérébrales, incluant une diminution du niveau de conscience (encéphalopathie) ;

·crise cardiaque ;

·inflammation des membranes muqueuses de la bouche (stomatite).

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

·infection ;

·anémie hémolytique ;

·dysfonction du foie avec perturbations des enzymes hépatiques, production insuffisante de lhormone vasopressine dans le cerveau (SIADH), augmentation de la bilirubine sanguine ;

·déshydratation, augmentation de l'acide urique, troubles au niveau du ionogramme, en particulier baisse de magnésium, de potassium, de phosphates et de calcium sanguin, tétanie peuvent survenir ;

·atteinte neurologique y compris accident cérébrovasculaire, perte du goût et de la sensibilité, perte de certains types de fonctions cérébrales, incluant une dysfonction cérébrale se caractérisant par des spasmes et une diminution du niveau de conscience (encéphalopathie), ainsi quune obstruction de lartère carotide ;

·vision trouble, perte de vision (cécité), difficultés dans la perception des couleurs, gonflement (dème papillaire), inflammation du nerf optique associée à une douleur et à une altération de la fonction du nerf (névrite optique), cécité résultant dune dysfonction cérébrale, coloration de la rétine ;

·troubles cardiaques ;

·dysfonction de la circulation sanguine, par ex. au niveau du cerveau mais également dans les doigts et les orteils (syndrome de Raynaud) ;

·troubles gastro-intestinaux: perte d'appétit, hoquet, diarrhée. Des nausées et vomissements surviennent chez presque tous les malades, une à quatre heures après l'administration du produit. Un traitement préventif, voire curatif, par un antivomitif puissant est conseillé ;

·embolie pulmonaire ;

·éruption cutanée, chute de cheveux ;

·spasmes des muscles ;

·insuffisance rénale ;

·faiblesse, malaise, gonflement (dème), douleur au niveau de la zone dinjection.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur le flacon. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25° C.

Ne pas mettre au réfrigérateur.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion  Retour en haut de la page

·La substance active est :

Cisplatine 1.0 mg

Pour 1 mL.

Un flacon de 10 mL contient 10 mg de cisplatine.

Un flacon de 25 mL contient 25 mg de cisplatine.

Un flacon de 50 mL contient 50 mg de cisplatine.

Un flacon de 100 mL contient 100 mg de cisplatine

·Les autres composants sont :

Chlorure de sodium, acide chlorhydrique, hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables

Quest-ce que CISPLATINE TEVA 1 mg/1 mL, solution pour perfusion et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme de solution pour perfusion.

Boîte de 1, 5 ou 10 flacons de 10, 25 ou 50 ml.

Boîte de 1 flacon de 100 ml.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

TEVA SANTE

100-110, ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE

92931 PARIS LA DÉFENSE CEDEX

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

TEVA SANTE

100-110, ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE

92931 PARIS LA DÉFENSE CEDEX

Fabricant  Retour en haut de la page

PHARMACHEMIE B.V.

SWENSWEG 5

P.O. BOX 552 2003 RN HAARLEM

PAYS BAS

ou

TEVA PHARMACEUTICAL WORKS PRIVATE LIMITED COMPANY (TEVA PHARMACEUTICALS LTD)

TANCSICS Mihaly UT 82

2100 GÖDÖLLŐ

HONGRIE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé :

A l'attention du personnel soignant :

Comme pour tout cytostatique, la préparation et la manipulation de ce produit nécessitent un ensemble de précautions permettant d'assurer la protection du manipulateur et de son environnement, dans les conditions de sécurité requises pour le patient.

En plus des précautions usuelles pour préserver la stérilité des préparations injectables, il faut :

·mettre une blouse à manches longues et poignets serrés, afin d'éviter toute projection de solution sur la peau ;

·porter également un masque chirurgical à usage unique et des lunettes enveloppantes ;

·mettre des gants à usage unique en PVC, et non en latex, après lavage aseptique des mains ;

·préparer la solution sur un champ de travail ;

·éliminer tout matériel ayant servi à la préparation de la solution (seringues, compresses, champs, flacon) dans un conteneur réservé à cet effet ;

·déchets toxiques à détruire.

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Source : ANSM