CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 400 mg, comprimé sécable à libération prolongée

source: ANSM - Mis à jour le : 25/10/2013

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

CARBAMAZEPINE MYLAN L.P.400 mg, comprimé sécable à libération prolongée

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Carbamazépine ........ 400 mg

Pour un comprimé.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé sécable à libération prolongée.

Comprimés ronds, plats, à bords biseautés, de couleur blanche ou jaunâtre, portant une double barrette de sécabilité sur une face et la mention 400 gravée sur l'autre face.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

·Epilepsie

oépilepsie généralisée tonicoclonique

oépilepsie partielle

·Douleurs paroxystiques de la névralgie du trijumeau.

·Prévention des épisodes maniaques ou hypomaniaques dans le cadre des psychoses maniaco-dépressives, dans les formes résistantes ou présentant des contre-indications au lithium.

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

La posologie est strictement individuelle et fonction du type et de la sévérité des symptômes. Mise en place du traitement avec une dose initiale faible, elle sera ensuite augmentée graduellement de façon à atteindre la dose d'entretien optimale convenant à chaque patient.

La posologie sera déterminée en fonction du contrôle des crises ou de l'apparition d'effets indésirables. Les dosages plasmatiques de carbamazépine permettent de vérifier si les doses prescrites se situent ou non dans les taux thérapeutiques afin d'expliquer l'absence de contrôle des crises ou le développement d'une intolérance. Ceci est particulièrement utile en cas de polythérapie antiépileptique. Les concentrations plasmatiques thérapeutiques de carbamazépine sont généralement de l'ordre de 4 à 12 µg/l, ce qui correspond à une posologie de 400 à 1200 mg par jour. Dans certains cas, chez l'adulte, la dose maximale de 1600 à 2000 mg peut être nécessaire.

Lors de la substitution d'une carbamazépine à libération immédiate, la dose quotidienne totale n'est généralement pas modifiée. Chez quelques patients, il peut s'avérer nécessaire d'augmenter la dose quotidienne totale, notamment en cas de polythérapie antiépileptique.

La dose quotidienne est généralement répartie en deux prises, pendant ou après le repas, avec un peu d'eau. Les comprimés doivent être avalés sans les croquer ni les écraser.

Pour les patients ayant des difficultés à avaler, les comprimés à libération prolongée peuvent également être mis en suspension dans l'eau où ils se désintégreront sous forme de granules. Le mécanisme de la libération prolongée étant conservé dans la suspension pendant un laps de temps assez bref la suspension devra donc, dans ce cas, être ingérée aussitôt.

En cas de maladie cardiovasculaire, d'insuffisance hépatique ou rénale sévères et chez le sujet âgé, une posologie réduite peut s'avérer suffisante.

En outre, pour certains patients, en raison de l'augmentation du métabolisme par auto-induction des enzymes hépatiques ou résultant d'interactions médicamenteuses dans le cadre d'une polythérapie, une posologie très différente des doses de départ et d'entretien recommandées ci-après, peut être nécessaire.

Une recherche de l'allèle HLA B1502 devrait être effectuée autant que possible avant instauration d'un traitement par carbamazépine chez les sujets d'origines Thaïlandaise ou chinoise Han compte tenu que sa présence serait liée à un risque élevé de survenue d'un Syndrome de Stevens-Johnson (SJS) (voir rubrique 4.4).

Posologie recommandée

Epilepsie

La posologie est strictement individuelle et fonction du type et de la sévérité des symptômes. Mise en place du traitement avec une dose initiale faible, elle sera ensuite augmentée graduellement de façon à atteindre la dose d'entretien optimale convenant à chaque patient.

Une monothérapie antiépileptique par la carbamazépine est recommandée chaque fois que cela est possible. Lorsqu'on substitue la carbamazépine à un autre antiépileptique, la dose de ce dernier doit être réduite progressivement.

Lorsque la substitution de la carbamazépine par un autre traitement anti-épileptique, s'avère nécessaire, celle-ci doit être réalisée progressivement par paliers et en aucun cas de manière brutale.

Tout arrêt du traitement par la carbamazépine se fera par réduction lente et progressive de la posologie.

Dose de départ

Dose d'entretien

Chez l'adulte

100 - 200 mg en une ou deux fois par jour

400 - 600 mg matin et soir

Chez l'enfant de 10 à 15 ans

200 mg le soir(ou 100 mg matin et soir)

100 - 400 mg le matin et400 - 600 mg le soir

Chez l'enfant de 5 à 10 ans*

200 mg le soir(ou 100 mg matin et soir)

100 -200 mg le matin et200 - 400 mg le soir

Les comprimés de carbamazépine à libération prolongée peuvent être cassés en deux permettant ainsi d'administrer si nécessaire des doses fractionnées à l'enfant ou à l'adulte.

*Les comprimés à libération prolongée de carbamazépine sont généralement déconseillés chez l'enfant de moins de 5 ans. Il est recommandé de prescrire la carbamazépine sous une forme conventionnelle, comprimés à libération immédiate ou sirop.

Prévention des douleurs paroxystiques associées à la névralgie du trijumeau

La dose initiale quotidienne usuelle est de 100 à 400 mg/jour de carbamazépine. La dose initiale la plus faible peut être suffisante chez le sujet âgé ou sensible. La posologie sera ensuite augmentée jusqu'à disparition de la douleur, celle-ci étant habituellement obtenue avec une dose de 600 à 800 mg/jour répartie en 1 ou 2 prises quotidiennes, la dose maximale étant de 1600 mg. La dose peut être réduite progressivement après la disparition de la douleur et le traitement peut éventuellement être suspendu au bout de quelques semaines en cas d'absence de récidive.

Prévention des épisodes dans le cadre des psychoses maniaco-dépressives

La dose initiale de 100 à 400 mg par jour répartie en plusieurs prises, est augmentée progressivement jusqu'à la disparition des symptômes ou jusqu'à 800 mg. Dans des cas exceptionnels un maximum de 1600 mg/jour, répartis en plusieurs prises dans la journée peut être nécessaire. La dose d'entretien usuelle est de 400 à 600 mg par jour, répartie en plusieurs prises dans la journée.

La prévention des épisodes dans le cadre des psychoses maniaco-dépressives représente un traitement au long cours.

Afin de prévenir une interaction médicamenteuse, il est nécessaire de maintenir la concentration plasmatique de carbamazépine à un niveau inférieur à 8 µg/ml et le lithium à un taux thérapeutique minimale (0,3 -0,8 mEq/l), dans les cas exceptionnels où la carbamazépine est administrée en association avec le lithium en prévention dans le cadre de la psychose maniaco-dépressive ne répondant pas au lithium en monothérapie.

Tout traitement neuroleptique concomitant est à exclure et doit en outre avoir été interrompu au minimum 8 semaines avant l'instauration de la carbamazépine.

L'altération de la capacité de réagir rapidement se manifeste particulièrement en cas d'association avec le lithium (voir rubrique 4.7).

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4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

L'administration de carbamazépine est contre-indiquée en cas de:

·hypoplasie médullaire connue,

·anomalies de la conduction auriculo-ventriculaire,

·hypersensibilité à la carbamazépine, ou aux substances structurellement apparentées (par exemple, les antidépresseurs tricycliques) ou à l'un des composants de la formulation,

·porphyrie aiguë intermittente.

La carbamazépine ne doit pas être administrée de manière concomitante avec le voriconazole, une diminution de son efficacité due à l'induction des enzymes hépatiques par la carbamazépine peut conduire à un échec du traitement par le voriconazole.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Mises en garde spéciales

La prescription de carbamazépine exige que soient soigneusement examiné le rapport risque /bénéfice et nécessite la plus grande prudence dans les conditions suivantes:

·anomalies hématologiques,

·anomalies du métabolisme du sodium,

·insuffisances cardiaque, hépatique et rénale sévères,

·grossesse et allaitement,

·dystrophie myotonique de Steinert: risques de troubles de la conduction cardiaque chez ces patients.

Des idées et comportements suicidaires ont été rapportés chez des patients traités par des AEs dans plusieurs indications. Une méta-analyse d'essais randomisés, contrôlés versus placebo portant sur des AEs a également montré une légère augmentation du risque d'idées et de comportements suicidaires. Les causes de ce risque ne sont pas connues et les données disponibles n'excluent pas la possibilité d'une augmentation de ce risque pour la carbamazépine.

Par conséquent les patients doivent être étroitement surveillés pour tout signe d'idées et de comportements suicidaires et un traitement approprié doit être envisagé. Il doit être recommandé aux patients (et leur personnel soignant) de demander un avis médical en cas de survenue de signes d'idées et de comportements suicidaires.

Il a été observé que la présence du HLA B1502 chez les sujets d'origine thaïlandaise ou Chinoise Han a été fortement associée au risque de réaction cutanée sévère de type SJS ou Lyell lors d'un traitement par carbamazépine. Il est recommandé d'effectuer, dans la mesure du possible, une recherche de cet allèle chez ces sujets avant l'instauration d'un traitement par carbamazépine. Si le résultat de ce test est positif, la carbamazépine ne devrait pas être instaurée chez ces patients, à l'exception des situations où aucune autre alternative thérapeutique n'est envisageable.

Les patients pour lesquels la recherche de l'allèle HLA B1502 est négative ont un risque faible de développer une réaction de type SJS ou Lyell, mais ce risque ne doit pas être négligé.

Les données sont insuffisantes pour préciser si tous les sujets originaires d'Asie du sud-est présentent ce risque majoré.

Dans la population caucasienne la présence de l'allèle HLA B1502 n'a pas été associée à un risque majoré de SJS ou de Lyell.

Tout patient prenant ce médicament doit être informé que l'apparition de fièvre, d'angine, d'éruption cutanée, d'ulcérations buccales, d'apparition spontanée d'ecchymoses, purpura ou pétéchies, nausées, ictère et hépatomégalie, impose d'avertir tout de suite le médecin traitant.

En présence d'affections cardiovasculaires, d'affections hépatiques ou rénales sévères et chez le sujet âgé, la carbamazépine doit être utilisée sous surveillance médicale rapprochée. La posologie doit être adaptée à chaque cas.

Si la suspension du traitement par la carbamazépine s'avère nécessaire, le relais devra être pris par un autre anti-épileptique.

La carbamazépine peut déclencher ou aggraver les absences. Son utilisation est donc déconseillée chez les patients présentant des absences.

Comme avec d'autres anti-épileptiques, la carbamazépine peut, dans certains cas, induire une augmentation de la fréquence des crises ou provoquer l'apparition de nouveaux types de crises. Ces phénomènes peuvent également résulter d'un surdosage, d'une diminution des concentrations plasmatiques de l'antiépileptique administré parallèlement ou d'un effet paradoxal.

Avant toute instauration d'un traitement par la carbamazépine, un hémogramme, une numération des plaquettes et un bilan biologique avec dosage des électrolytes doivent être pratiqués. La numération formule sanguine doit être pratiquée une fois par mois au cours des cinq premiers mois, puis 2 à 4 fois par an.

La surveillance clinique est primordiale pendant toute la durée du traitement.

L'administration de carbamazépine doit être interrompue en cas d'apparition de leucopénie ou de thrombopénie sévères.

Des tests biologiques hépatiques doivent également être pratiqués avant toute instauration du traitement par la carbamazépine, puis à intervalles réguliers, en particulier chez les patients ayant des antécédents d'affection hépatique et chez le sujet âgé. L'apparition de signes et symptômes évoquant un dysfonctionnement hépatique impose l'interruption du traitement par la carbamazépine.

Toute réaction sévère d'hypersensibilité impose l'arrêt immédiat du traitement.

Une diminution modérée du nombre des leucocytes ou des thrombocytes, généralement transitoire, est souvent observée au cours du traitement par la carbamazépine. Toutefois, l'arrêt du traitement s'impose en cas de leucopénie (généralement à type de neutropénie) ou de thrombopénie associées à des manifestations cliniques telles que fièvre, angine ou hypoplasie médullaire importante.

Des réactions cutanées sévères, notamment un syndrome de Lyell (épidermolyse nécrosante suraiguë), un syndrome de Stevens-Johnson ou une pustulose exanthématique aiguë généralisée exigent l'arrêt immédiat du traitement. Dans ces cas, la ré-administration de la carbamazépine est contre-indiquée.

En raison du risque de photosensibilité, les patients traités par carbamazépine, doivent éviter une exposition excessive au soleil pendant le traitement.

L'utilisation de la carbamazépine n'est pas recommandée en association avec les inhibiteurs de la monoamino-oxidase (IMAO). Les IMAOs doivent être arrêtés au moins 2 semaines ou plus, si le tableau clinique le permet, avant d'administrer la carbamazépine.

Précautions d'emploi

En cas de glaucome, les patients doivent être informés des risques éventuels associés à l'activité faiblement anticholinergique de la carbamazépine. La pression intra-oculaire doit être régulièrement contrôlée chez ces patients.

De fortes doses de carbamazépine peuvent être responsables de la réactivation d'une psychose latente et entraîner éventuellement agitation ou confusion chez le sujet âgé.

La carbamazépine est susceptible de diminuer l'efficacité des contraceptifs oraux.

La prise de boissons alcoolisées est formellement déconseillée, la carbamazépine risquant d'en majorer les effets.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Antiépileptiques

Plusieurs médicaments antiépileptiques sont responsables d'une interaction avec la carbamazépine: l'acide valproïque, l'éthosuximide, le felbamate, la lamotrigine, le phénobarbital, la primidone et la phénytoïne. Leurs taux plasmatiques peuvent varier d'un patient à l'autre et sont généralement bidirectionnels.

Compte tenu des interactions potentielles dans le cadre d'une polythérapie antiépileptique, les taux plasmatiques doivent faire l'objet d'un contrôle régulier et la posologie doit être adaptée en conséquence.

Inducteurs du Cytochrome P450

La carbamazépine est un puissant inducteur de plusieurs enzymes hépatiques responsables du métabolisme de divers médicaments. L'administration concomitante de carbamazépine peut augmenter le métabolisme et donc diminuer les concentrations plasmatiques des médicaments éliminés par métabolisation.

Une attention particulière doit être attirée sur le fait que la rifampicine est un puissant inducteur du CYP 450 et qu'elle diminue les taux plasmatiques de la carbamazépine.

Inhibiteurs de la Monoamine -oxydase

Les inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO) sont, de par leur structure, apparentés aux antidépresseurs tricycliques. L'utilisation de la carbamazépine n'est pas recommandée en association avec les inhibiteurs de la monoamino-oxidase (IMAO). Les IMAOs doivent être arrêtés au moins 2 semaines ou plus, si le tableau clinique le permet, avant d'administrer la carbamazépine.

Médicaments pouvant diminuer la concentration plasmatique de la carbamazépine:

Une diminution du taux plasmatique de carbamazépine peut s'observer en cas d'association avec d'autres inducteurs enzymatiques tels que le phénobarbital, la phénytoïne, la primidone, le felbamate (environ 25 %), l'acide valproïque, la théophylline, la rifampicine, le clonazépam, le cisplatine ou la doxorubicine.

D'autre part, une augmentation de la concentration plasmatique du métabolite actif de la carbamazépine, le 10,11-époxyde, peut être induite par l'acide valproïque, le felbamate (environ 50 %), la primidone, le clonazépam et la digoxine.

En raison des interactions potentielles dans le cadre d'une polythérapie antiépileptique, les taux plasmatiques doivent faire l'objet d'une étroite surveillance et la posologie doit être adaptée en conséquence.

Les taux plasmatiques de la carbamazépine peuvent être diminués en cas d'administration concomitante de préparations contenant du millepertuis (Hypericum perforatum). Ceci est dû à l'effet inducteur sur les enzymes responsables du métabolisme de la carbamazépine, qui peut persister jusqu'à deux semaines après l'arrêt du traitement avec le millepertuis. Les taux plasmatiques de la carbamazépine doivent être surveillés en cas d'instauration ou arrêt du traitement avec le millepertuis.

Médicaments pouvant augmenter la concentration plasmatique de carbamazépine:

Une augmentation des taux plasmatiques de carbamazépine peut s'observer en cas d'association avec des inhibiteurs du CYP3A4: les antifongiques azolés (p. ex. itraconazole, kétoconazole, fluconazole), les antibiotiques de la famille des macrolides (p. ex. érythromycine, josamycine, clarithromycine et troléandomycine), l'isoniazide, les inhibiteurs calciques (p. ex. vérapamil, diltiazem), la digoxine, l'acétazolamide, le dextropropoxyphène, le propoxyphène, le clonazépam, la fluoxétine, la viloxazine, le danazol, la nicotinamide (chez l'adulte à doses élevées), la néfazodone, la fluvoxamine, la terfénadine, la loratadine, le jus de pamplemousse, les inhibiteurs de la protéase du VIH (p.ex. rinotavir), et possiblement aussi la cimétidine (à une dose égale ou supérieure à 800 mg), le felbamate et la désipramine. Rarement le phénobarbital, la lamotrigine et la primidone.

L'augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine peut entraîner l'apparition de symptômes assimilés à des effets secondaires (p. ex.vertiges, fatigue, instabilité à la marche, diplopie). En présence de ces symptômes, il convient de contrôler les taux plasmatiques de carbamazépine et de réduire la posologie, si nécessaire.

Effet de la carbamazépine sur les concentrations plasmatiques d'autres médicaments pris en association:

La carbamazépine peut diminuer la réponse clinique de certains médicaments.

L'utilisation de la carbamazépine en association avec les substances médicamenteuses mentionnées ci-après, peut nécessiter un ajustement de la posologie pour assurer la réponse clinique recherchée, notamment lors de l'instauration ou de l'interruption du traitement par la carbamazépine:

Clobazam, clonazépam, éthosuximide, primidone, tiagabine, acide valproïque, lamotrigine, alprazolam, corticoïdes (p. ex. prednisolone, dexaméthasone), digoxine, doxycycline, dihydropyridines (p. ex. félodipine), halopéridol et autres neuroleptiques (comme risperidone, clozapine), antidépresseurs tricycliques (comme l'amitriptyline, la nortriptyline, la clomipramine, l'imipramine), néfazodone, trazodone, topiramate, indinavir, ritonavir, méthadone, tramadol, théophylline, anticoagulants type warfarine, phenprocoumone, dicoumarol, phénytoïne (les taux de phénytoïne peuvent parfois augmenter), antifongiques azolés (comme itraconazole, voriconazole), brompéridol, olanzapine, quetiapine, praziquantel, caspofungine, fentanyl, midazolam, phénazone, propranolol, methylphenidate, flunarizine, quinidine et hydroquinidine.

De plus, d'autres immunosuppresseurs comme le tracolimus, sirolimus et la ciclosporine.

Médicaments à base d'strogènes et/ou progestatifs, y compris les contraceptifs oraux et le traitement hormonal substitutif (voir rubrique 4.4). Une autre méthode contraceptive fiable doit être utilisée. Chez les patientes prenant des contraceptifs, il peut apparaître brutalement des hémorragies de privation ou un spotting imputables à la diminution de l'activité du contraceptif.

La carbamazépine peut diminuer les concentrations plasmatiques du bubropion et augmenter celles de son métabolite l'hydrobupropion.

Associations à prendre en compte

Autres associations médicamenteuses à prendre en compte

L'association de carbamazépine à d'autres médicaments psychotropes p.ex. neuroleptiques, antidépresseurs, anxiolytiques, hypnotiques, antalgiques, antihistaminiques sédatifs, peut s'accompagner d'une augmentation de la fréquence des effets indésirables neurologiques.

Un risque augmenté de développer un syndrome de Stevens-Johnson existe en cas d'association aux neuroleptiques.

L'association de carbamazépine et paracétamol, peut diminuer la biodisponibilité du paracétamol (acétaminophène).

Les risques d'effets neurotoxiques peuvent être augmentés lors de l'association de carbamazépine (ataxie) et de lithium (syndrome cérébelleux) même si les taux plasmatiques du lithium sont dans les limites de la normale (voir également rubrique 4.2). Les autres symptômes de neurotoxicité possibles sont les suivants: instabilité à la marche, nystagmus horizontal, hyper-réflexie, contractions musculaires. Ces effets neurologiques sont réversibles à l'arrêt du lithium.

L'hépatotoxicité de l'isoniazide peut être augmentée par la carbamazépine.

L'association de carbamazépine et de diurétiques hypokaliémiants (diurétiques de l'anse et thiazides), par exemple l'hydrochlorothiazide et le furosémide, peut induire une hyponatrémie.

L'association de carbamazépine et antiarythmiques, antidépresseurs cycliques ou erithromycine, augmente le risque d'anomalies de la conduction cardiaque.

La carbamazépine peut réduire l'action des myorelaxants tels que le pancuronium. Un bloc neuromusculaire peut être plus rapidement réversible. Les patients doivent être surveillés en conséquence et la posologie du myorelaxant peut être augmentée si nécessaire.

En cas de traitement concomitant avec l'isotrétinoïne (antiacnéique), il convient de surveiller les concentrations plasmatiques de carbamazépine car des cas de modification imprévisible de la biodisponibilité de la carbamazépine et de son métabolite actif imputable à l'isotrétinoïne ont été signalés.

La carbamazépine semble augmenter l'élimination des hormones thyroïdiennes et par conséquent augmenter les besoins chez les patients atteints d'hypothyroïdie. Un bilan thyroïdien sera donc pratiqué au début et à l'arrêt du traitement par carbamazépine en cas d'hormonothérapie thyroïdienne substitutive. Un ajustement de la posologie de cette dernière peut s'avérer nécessaire.

L'administration concomitante de carbamazépine et de médicaments inhibiteurs la recapture de la sérotonine (p. ex. fluoxétine) peut entraîner un syndrome sérotoninergique.

Les effets hématotoxiques graves de la clozapine peuvent être augmentés en cas d'association à la carbamazépine.

Une augmentation de l'hypersensibilité (p. ex. éruptions cutanées, hypereosinophilie) peut apparaître en cas d'association à la procarbazine.

L'alcool peut augmenter les effets indésirables neurologiques de la carbamazépine. Les patients doivent donc s'abstenir de consommer de l'alcool pendant la durée du traitement.

4.6. Grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Risque lié à l'épilepsie et aux médicaments antiépileptiques en général:

Il a été montré que dans la descendance des femmes épileptiques traitées le taux global de malformations est de 2 à 3 fois supérieur à celui (3%) de la population générale. Une augmentation du nombre d'enfants malformés a été observée dans la population traitée par une polythérapie, la part respective des traitements et de la maladie n'a pas été réellement déterminée.

Les malformations le plus souvent rencontrées sont des fentes labiales, des malformations cardiovasculaires.

Risque lié à la carbamazépine:

L'expérimentation animale met en évidence un effet tératogène.

Dans l'espèce humaine, le nombre de femmes traitées par la carbamazépine pendant le premier trimestre dans les diverses études prospectives est encore trop limité pour qu'on puisse tirer une conclusion précise en ce qui concerne la réalité de ce risque malformatif. Cependant, quelques études suggèrent la possibilité d'augmentation des anomalies de fermeture du tube neural par exemple spina bifida et myéloméningocèle (le risque atteint 1% ce qui correspond à un taux 10 fois supérieur à la normale), malformations pour lesquelles un diagnostic anténatal est possible.

Compte tenu de ces données:

La carbamazépine ne peut être utilisée pendant la grossesse qu'après une évaluation soigneuse du rapport risque/bénéfice. Les femmes en âge de procréer doivent être averties de la nécessité de la planification et de la surveillance stricte de toute grossesse.

Si une femme est enceinte ou si une grossesse est envisagée:

·ceci représente l'occasion de peser à nouveau l'indication du traitement;

·dans l'épilepsie, si c'est possible, la carbamazépine sera prescrite en monothérapie, à la dose minimale efficace;

·la surveillance des taux plasmatiques de carbamazépine est recommandée (voir rubrique 4.2).

Pendant la grossesse, un traitement antiépileptique efficace par la carbamazépine ne doit pas être interrompu, l'aggravation de la maladie étant préjudiciable à la fois à la mère et au ftus.

Surveillance et prévention:

La prévention par l'acide folique des anomalies du tube neural, chez les femmes enceintes traitées par la carbamazépine, n'est pas totalement étayée à ce jour; toutefois, compte tenu que la déficience en acide folique due à l'inhibition enzymatique provoquée par la carbamazépine peut contribuer aux anomalies ftales, il peut être bénéfique de prendre de l'acide folique 2 mois avant la conception et pendant la grossesse.

Les patients doivent être informés du risque augmenté des malformations. Un diagnostic anténatal spécifique doit être proposé même aux femmes supplémentées en acide folique.

Chez le nouveau-né:

Les inducteurs enzymatiques ont pu provoquer:

·peu fréquemment, un syndrome hémorragique survenant dans les 24 premières heures de la vie chez le nouveau-né de mère traitée. Une prévention par la vitamine K1 per os chez la mère dans le mois précédant l'accouchement et un apport adapté au moment de la naissance chez le nouveau-né semblent appropriés;

·rarement, des perturbations du métabolisme phosphocalcique et de la minéralisation osseuse.

Allaitement

La carbamazépine et son principal métabolite, le 10,11-époxycarbamazépine, sont tous les deux présents dans le lait maternel à des concentrations situées entre 25 et 60 % de la concentration plasmatique totale. Compte tenu de la possibilité d'apparition d'effets indésirables non dose dépendants, par précaution, l'allaitement n'est pas recommandé pendant le traitement.

L'allaitement sera interrompu en cas de signes de sédation du nourrisson.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

La carbamazépine agit de façon importante sur les réactions du patient, notamment en début de traitement. La capacité de réaction du patient peut être altérée encore plus en cas d'utilisation de doses élevées ou d'association de la carbamazépine à d'autres médicaments agissant sur le système nerveux, ou à des boissons alcoolisées. Les patients devront être avertis des dangers que peuvent représenter la conduite de véhicules et/ou l'utilisation de machines.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les effets indésirables tels que étourdissements, céphalées, ataxie, somnolence, fatigue, diplopie, nausées et vomissements semblent être dose dépendants (dose initiale très élevée ou chez les sujets âgés) et sont observés notamment en début de traitement. Ils peuvent céder spontanément en quelques jours ou après une réduction temporaire de la posologie.

Les effets indésirables sont classés ci-dessous par système-organe et par fréquence. La classification selon la fréquence utilise la convention suivante: très fréquents (>1/10), fréquents (>1/100 - < 1/10), peu fréquents (>1/1000 - < 1/100 ), rares (>1/10000 - < 1/1000) et très rares (<1/10000, incluant les cas isolés).

Troubles hématologiques et du système immunitaire

Peu fréquents-Fréquents: Modifications de la numération sanguine: leucocytose, éosinophilie, leucopénie et thrombopénie. Selon les données publiées, le trouble le plus fréquemment décrit est une leucopénie bénigne, transitoire dans 10 % des cas, tandis que 2 % sont persistants.

Il a été signalé des cas isolés de troubles hématologiques pouvant même mettre en jeu le pronostic vital: agranulocytose, anémie aplasique et autres formes d'anémie (hémolytique, mégaloblastique), érythroblastopénie acquise, porphyrie aiguë intermittente, hyper-réticulocytose, carence en acide folique, lymphadénopathie et splénomégalie.

Troubles du système immunitaire

Rares: réaction d'hypersensibilité retardée systémique avec fièvre, éruptions cutanées, vascularite, adénopathies, arthralgies, leucopénie, éosinophilie, hypogammaglobuliménie hépatomégalie et splénomégalie ou anomalies des tests hépatiques, ces manifestations se combinant de diverses manières. D'autres organes tels que les poumons, les reins, le pancréas et le muscle cardiaque peuvent également être affectés.

Des cas isolés de réaction allergique généralisée aiguë et de méningite aseptique accompagnée de myoclonies et d'éosinophilie ont été décrits.

Troubles psychiatriques

Peu fréquents: confusion et agitation chez le sujet âgé, état dépressif, agressivité, troubles de la pensée, hallucinations.

Le traitement par carbamazépine peut faire réactiver une psychose latente.

Très rarement: phobies et troubles de l'humeur y compris manie.

Troubles du système nerveux

Fréquents: étourdissements, somnolence, sédation, fatigue, ataxie (troubles ataxiques et corticaux).

Peu fréquents: céphalées, diminution de la libido.

Rares: Mouvements involontaires à type d'astérixis, tics et nystagmus. Chez le sujet âgé ou en présence d'une lésion cérébrale: dyskinésies: notamment buccofaciale et troubles choréo-athétosiques peuvent apparaître.

Très rares: troubles de l'élocution, paresthésies, faiblesse musculaire, neuropathie périphérique, parésie des membres inférieurs, troubles du goût.

La plupart de ces effets disparaissent dans les 8 à 14 premiers jours de traitement, soit spontanément, soit après réduction temporaire de la posologie. C'est pourquoi le traitement doit être instauré à une dose faible qui sera ensuite progressivement augmentée.

Des cas de syndrome malin des neuroleptiques ont été rapportés. Le rôle de la carbamazépine dans l'apparition de ce syndrome, n'est pas bien défini, spécialement en cas d'association avec des neuroleptiques.

Troubles visuels

Rare: troubles visuels transitoires: troubles de l'accommodation, diplopie, nystagmus, opacités du cristallin.

Très rares: conjonctivite et toxicité rétinienne.

Troubles auditifs et vestibulaires

Peu fréquent: acouphènes.

Très rares: troubles de la perception auditive, hypoacousie, hyperacousie.

Troubles cardiaques

Rares: bloc auriculo-ventriculaire, accompagné dans des cas isolés de syncope et hypertension ou hypotension.

De fortes doses de carbamazépine peuvent induire une hypotension artérielle.

Très rare: bradycardie, arythmies.

Des cas isolés d'aggravation d'une insuffisance coronarienne, notamment chez le sujet âgé ou en cas de préexistence de troubles de la fonction cardiaque ont été rapportés.

Troubles vasculaires

Des cas de thrombophlébite et d'embolie ont été rapportés.

Troubles respiratoires, thoraciques et mediastinaux

Des cas isolés de réactions pulmonaires d'hypersensibilité accompagnées de fièvre, dyspnée, pneumopathie ou pneumonie (alvéolite), fibrose pulmonaire.

Troubles gastro-intestinaux

Peu fréquents: anorexie, sécheresse buccale, nausées, vomissements.

Rares: diarrhée, constipation.

Très rares: douleurs abdominales, stomatite, gingivite, glossite.

Ces effets disparaissent généralement dans les 8 à 14 premiers jours du traitement, soit spontanément, soit après réduction temporaire de la posologie (dose de départ faible).

Dans de très rares cas, la carbamazépine peut induire une pancréatite.

Troubles hépato-biliaires

Fréquents: augmentation des gamma-glutamyltranspeptidases (due à une induction enzymatique), généralement sans signification clinique.

Peu fréquents: augmentation des phosphatases alcalines, plus rarement des transaminases.

Rares: ictère.

Très rarement: insuffisance hépatique.

Quelques cas isolés d'hépatite (cholestatique, cytolytique, granulomateuse, mixte).

Troubles cutanés et sous-cutanés

Peu fréquents - fréquents: réactions cutanées allergiques accompagnées ou non de fièvre, par exemple: urticaire, prurit.

Rares - peu fréquents: alopécie, hypersudation et vascularite.

Très rares: modification de la pigmentation de la peau, acné, sudation, hirsutisme, dermatite exfoliative, érythrodermie, syndrome de Lyell, photosensibilité, érythème polymorphe et érythème noueux, syndrome de Stevens-Johnson, purpura, lupus érythémateux disséminé, pustulose exanthématique aiguë généralisée.

Troubles musculo-squelettiques et connectivites

Très rares: arthralgie, myalgies ou crampes.

Troubles rénaux et urinaires

Rares: Atteinte rénale à type de protéinurie, hématurie, oligurie, autres troubles mictionnels tels que dysurie, pollakiurie et rétention urinaire.

Très rares: cas isolés d'insuffisance rénale aiguë, probablement imputables à l'effet antidiurétique de la carbamazépine; néphropathie interstitielle et d'augmentation de l'urée sanguine.

Troubles génitaux

Rares: gynécomastie, galactorrhée.

Cas isolés de troubles sexuels à type d'impuissance, diminution de la libido et de stérilité masculine.

Troubles génétiques, congénitaux

Deux cas de porphyrie aiguë intermittente ont été rapportés.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent: fatigue.

Investigations

Peu fréquent: diminution de l'osmolalité plasmatique liée à un syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique, pouvant entraîner des cas isolés d'intoxication hydrique accompagnés de léthargie, vomissements, céphalées, confusion mentale, anomalies neurologiques.

Très rares: hypercholestérolémie, y compris augmentation du cholestérol HDL, et des triglycérides. La carbamazépine est susceptible d'augmenter le métabolisme du 25-OH-cholécalciférol, entraînant ainsi une diminution du taux de calcium qui peut, dans de rares cas, se traduire par une ostéomalacie.

La carbamazépine peut diminuer les taux plasmatiques de l'acide folique et de la vitamine B12 et peut augmenter le taux de l'homocysteine.

Anomalies des tests thyroïdiens, diminution de la L-thyroxine (T4 libre, T4, T3) et augmentation de la TSH, généralement sans manifestations cliniques.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Le surdosage de carbamazépine n'a été décrit qu'avec de très fortes doses (4 à 20 g). Les concentrations plasmatiques étaient alors toujours supérieures à 20 µg/ml. Un taux plasmatique de 38 µg/ml ne s'est pas avéré fatal pour le patient. Des cas de décès par surdosage de carbamazépine ont été rapportés dans la littérature.

Symptômes

Les signes et symptômes évoquant un surdosage impliquent le système nerveux central (SNC) et les appareils cardiovasculaire ou respiratoire.

Système nerveux central: dépression du SNC, désorientation, somnolence, agitation, hallucinations, coma, vision trouble, troubles de l'élocution, dysarthrie, nystagmus, ataxie, dyskinésie, hyper- puis hypo-réflexie; convulsions, troubles psychomoteurs, myoclonies, hypothermie.

Appareil respiratoire: dépression respiratoire, dème pulmonaire.

Appareil cardiovasculaire: tachycardie, modification de la pression sanguine (hypotension, avec possibilité d'épisodes d'hypertension), arythmies, troubles de la conduction avec élargissement du complexe QRS, syncope.

Appareil digestif: vomissements, ralentissement de la vidange gastrique, diminution du transit intestinal.

Fonction rénale: rétention urinaire, oligurie ou anurie; dèmes, intoxication hydrique imputables à l'effet antidiurétique de la carbamazépine.

Anomalies biologiques: hyponatrémie, possibilité d'acidose métabolique, possibilité d'hyperglycémie, augmentation de la créatine-phosphokinase (CPK).

Traitement

Il n'existe pas d'antidote spécifique en cas de surdosage. La conduite à tenir face à un surdosage de carbamazépine varie en fonction de l'état clinique du patient. Après hospitalisation, un dosage des taux plasmatiques sera pratiqué afin de confirmer l'intoxication par la carbamazépine et de déterminer l'importance du surdosage. La conduite d'urgence consiste à faire évacuer rapidement le médicament par évacuation de l'estomac, lavage gastrique et administration de charbon activé. Si nécessaire, traitement symptomatique en unité de soins intensifs avec surveillance des fonctions vitales, notamment cardiaque et correction soigneuse des déséquilibres électrolytiques.

Recommandations particulières

Hypotension: administration i.v. de dopamine ou de dobutamine. Troubles du rythme cardiaque: prise en charge symptomatique à déterminer pour chaque patient.

Les convulsions seront traitées avec une benzodiazépine (p. ex. diazépam) ou un autre anticonvulsivant tels que le phénobarbital (avec prudence, en raison du risque accru de détresse respiratoire) ou le paraldéhyde.

Hyponatrémie (intoxication hydrique): restriction hydrique et perfusion i.v. lente et prudente de NaCl à 0,9 %. Ces mesures peuvent être utiles pour prévenir les lésions cérébrales.

La perfusion de charbon activé a été recommandée. La diurèse forcée, l'hémodialyse et la dialyse péritonéale ne sont pas efficaces.

Compte tenu de l'absorption différée, prévoir une rechute ou l'aggravation de la symptomatologie aux 2ème et 3ème jours suivant le surdosage.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

La carbamazépine est un dérivé de la dibenzazépine dotée de propriétés antiépileptiques, neurotropes et psychotropes.

La carbamazépine pourrait inhiber l'afflux de calcium dépendant de l'AMP et est connue pour être un antagoniste des récepteurs de l'adénosine cyclique associé à la libération du neurotransmetteurs; et ces deux actions pourraient être à l'origine de son activité antiépileptique. Les études chez l'animal ont démontré que la carbamazépine exerce des effets inhibiteurs sur les décharges hippocampiques et inhibe également les voies réticulo-thalamiques et thalamo-corticales impliquées dans les crises tonico-cloniques.

Les antiépileptiques sont dotés de propriétés stabilisantes de membrane qui se sont révélées utiles pour soulager la douleur de type neuropathique, notamment lorsqu'elle est assortie d'une composante lancinante comme dans la névralgie du trijumeau.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

La résorption de la carbamazépine est pratiquement totale, quoique lente et variable d'un patient à l'autre.

Le pic plasmatique du principe actif sous forme inchangée est atteint dans les 24 heures. La biodisponibilité de la carbamazépine est de l'ordre de 85 à 100 % et n'est pas influencée par la prise d'aliments. Le taux de liaison de la carbamazépine aux protéines plasmatiques est de 70 à 80 %.

Les données de la littérature en ce qui concerne les concentrations thérapeutiques et toxiques, permettent de conclure que le contrôle des convulsions intervient pour des concentrations plasmatiques comprises entre 4 et 12 µg/ml, des taux supérieurs à 20 µg/ml entraînant une aggravation de la symptomatologie. La douleur associée à la névralgie du trijumeau est contrôlée pour des taux plasmatiques compris entre 5 et 18 µg/ml. Les effets indésirables apparaissent à des concentrations plasmatiques supérieures à 8 - 9 µg/ml.

Distribution

La concentration de carbamazépine inchangée dans le LCR et la salive représente 20 à 30 % de la concentration plasmatique totale (la fraction non liée dans le plasma). La concentration de carbamazépine dans le lait maternel représente 25 à 60 % de la concentration totale dans le plasma.

La carbamazépine franchit la barrière placentaire. Le volume apparent de distribution est de 0,8 - 1,5 l/kg.

Métabolisme

La carbamazépine est largement métabolisée par le foie, principalement par voie oxydative aboutissant à la production d'un seul métabolite pharmacologiquement actif, le 10-11, époxydecarbamazépine. Celui-ci peut représenter jusqu'à 30 % de la molécule mère active circulante. Le métabolite inactif 10,11-diol est le métabolite final de la biotransformation de la carbamazépine. Chez l'enfant, le métabolisme relativement intensif du produit peut nécessiter l'administration de doses de carbamazépine plus élevées (en mg/kg de poids corporel) pour assurer le maintien de concentrations thérapeutiques efficaces.

Elimination

Seul 1 % environ de la dose administrée est excrétée dans l'urine sous forme inchangée. La plupart est excrétée dans l'urine presque exclusivement sous forme de métabolites; une partie est excrétée dans les fèces.

Après administration d'une dose unique, la demi-vie d'élimination de la substance sous forme inchangée dans le plasma est de l'ordre de 36 heures, tandis qu'après administration réitérée, celle-ci n'atteint en moyenne que 16 à 24 heures, en fonction de la durée du traitement. Chez les patients traités de manière concomitante avec d'autres inducteurs enzymatiques tels que la phénytoïne ou le phénobarbital, des demi-vies moyennes de 9 à 10 heures ont été observées.

Populations particulières

La carbamazépine doit être utilisée avec prudence en cas d'insuffisance rénale.

En cas d'affection hépatique à un stade avancé, le métabolisme de la carbamazépine peut être altéré.

La pharmacocinétique de la carbamazépine n'est pas modifiée chez le sujet âgé, mais son métabolisme peut être influencé par une insuffisance hépatique. La forme à libération prolongée donne lieu à une diminution de la variabilité des concentrations de carbamazépine pour une même dose, et la tolérance et le contrôle des crises peuvent être améliorés chez l'épileptique.

La forme à libération prolongée doit être envisagée chez les patients traités par de fortes doses et présentant de manière intermittente des effets indésirables tels que diplopie, nausées, étourdissements et fatigue; cette forme peut permettre de réduire la dose.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Les tests effectués in vitro et in vivo n'ont pas mis en évidence de potentiel génotoxique. Une étude de carcinogénèse réalisée chez le rat a révélé une augmentation de l'incidence des hépatomes après deux ans. Cependant, il n'y a pas d'arguments prouvant la pertinence de cette information lors de l'utilisation de la carbamazépine dans l'espèce humaine.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Copolymère de méthacrylate d'ammonium type B*, copolymère d'acide méthacrylique et d'acrylate d'éthyle (1:1)**, triacétine, talc, cellulose microcristalline, crospovidone, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.

*Contient de l'acide sorbique et de l'hydroxyde de sodium.

**Contient du laurilsulfate de sodium et du polysorbate 80.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  Retour en haut de la page

Emballages de sécurité:

Plaquette thermoformée PVC/PVDC/aluminium/pergamyne ou plaquette thermoformée PVC/PVDC/aluminium souple alvéolé. Boîte de 20, 28, 30, 50, 56, 60, 84, 90, 100, 112, 120, 150, 168, 180, 200, 250 ou 500.

Boîte échantillon de 30 comprimés sécables à libération prolongée.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

MYLAN SAS

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT PRIEST

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·353 044-8: 28 comprimés sécables à libération prolongés sous plaquettes thermoformées PVC/PVDC/Aluminium/Pergamyne.

·353 045-4: 30 comprimés sécables à libération prolongés sous plaquettes thermoformées PVC/PVDC/Aluminium/Pergamyne.

·353 046-0: 50 comprimés sécables à libération prolongés sous plaquettes thermoformées PVC/PVDC/Aluminium/Pergamyne.

·353 047-7: 60 comprimés sécables à libération prolongés sous plaquettes thermoformées PVC/PVDC/Aluminium/Pergamyne.

·353 048-3: 90 comprimés sécables à libération prolongés sous plaquettes thermoformées PVC/PVDC/Aluminium/Pergamyne.

·353 050-8: 28 comprimés sécables à libération prolongée sous plaquettes thermoformées PVC/PVDC/Aluminium souple alvéolé.

·353 051-4: 30 comprimés sécables à libération prolongée sous plaquettes thermoformées PVC/PVDC/Aluminium souple alvéolé.

·353 052-0: 50 comprimés sécables à libération prolongée sous plaquettes thermoformées PVC/PVDC/Aluminium souple alvéolé.

·353 053-7: 60 comprimés sécables à libération prolongée sous plaquettes thermoformées PVC/PVDC/Aluminium souple alvéolé.

·353 054-3: 90 comprimés sécables à libération prolongée sous plaquettes thermoformées PVC/PVDC/Aluminium souple alvéolé.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste II.

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source: ANSM - Mis à jour le : 25/10/2013

Dénomination du médicament

CARBAMAZEPINE MYLAN L.P.400 mg, comprimé sécable à libération prolongée

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant de prendre ce médicament.

·Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d'information à votre médecin ou à votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu'un d'autre, même en cas de symptômes identiques, cela pourrait lui être nocif.

·Si l'un des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. QU'EST-CE QUE CARBAMAZEPINE MYLAN L.P.400 mg, comprimé sécable à libération prolongée ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE CARBAMAZEPINE MYLAN L.P.400 mg, comprimé sécable à libération prolongée ?

3. COMMENT PRENDRE CARBAMAZEPINE MYLAN L.P.400 mg, comprimé sécable à libération prolongée ?

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

5. COMMENT CONSERVER CARBAMAZEPINE MYLAN L.P.400 mg, comprimé sécable à libération prolongée ?

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

1. QU'EST-CE QUE CARBAMAZEPINE MYLAN L.P.400 mg, comprimé sécable à libération prolongée ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique

ANTIEPILEPTIQUES DERIVES DU CARBOXAMIDE.

Indications thérapeutiques

Ce médicament est indiqué dans le traitement de certaines formes d'épilepsie et de convulsions. Votre médecin peut également le prescrire dans d'autres indications: la névralgie faciale et certains troubles de l'humeur.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE CARBAMAZEPINE MYLAN L.P.400 mg, comprimé sécable à libération prolongée ?   Retour en haut de la page

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

Ne prenez jamais CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 400 mg, comprimé sécable à libération prolongée dans les cas suivants:

·allergie connue à l'un des composants de ce médicament,

·certains troubles du rythme cardiaque (bloc auriculo-ventriculaire),

·antécédents d'hypoplasie médullaire (diminution de l'activité de la moelle osseuse),

·antécédents de porphyrie aiguë intermittente.

Ce médicament ne doit pas être utilisé en association avec le voriconazole (traitement antimycosique).

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Faites attention avec CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 400 mg, comprimé sécable à libération prolongée:

Mises en garde spéciales

Ce médicament n'est pas efficace dans certaines formes d'épilepsie.

En cas d'augmentation de la fréquence des crises ou d'apparition de crises de type différent, consulter immédiatement votre médecin.

En cas de fièvre inexpliquée, d'angine ou autre signe d'infection, de manifestations allergiques cutanées ou de jaunisse, consulter immédiatement votre médecin.

Un risque élevé de réaction cutanée sévère lors d'un traitement par carbamazépine a été rapporté chez les sujets d'origine thaïlandaise ou Chinoise Han. Si c'est votre cas prévenez votre médecin avant de prendre ce médicament. Une prise de sang sera faite si c'est votre cas.

Des pensées autodestructrices ou suicidaires ont également été observées chez un petit nombre de personnes traitées par des anti-épileptiques tels que CARBAMAZEPINE MYLAN. Si vous avez ce type de pensées, contactez immédiatement votre médecin.

Une surveillance étroite est nécessaire en cas de:

·anomalies hématologiques,

·anomalies du métabolisme du sodium,

·insuffisances cardiaque, hépatique et rénale sévères,

·grossesse et allaitement,

·myopathie de Steinert.

Ce médicament peut réduire l'efficacité des contraceptifs oraux (pilule contraceptive).

La prise de boissons alcoolisées est déconseillée.

Précautions d'emploi

Prévenez votre médecin en cas de:

·glaucome,

·gêne à l'émission d'urine,

·insuffisances cardiaque, hépatique ou rénale.

Des analyses sanguines et hépatiques (foie) sont nécessaires au début du traitement ou en cas d'apparition de symptômes inhabituels au cours du traitement.

En cas de doute ne pas hésiter à demander l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Interactions avec d'autres médicaments

Prise ou utilisation d'autres médicaments:

Veuillez indiquer à votre médecin ou à votre pharmacien si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, même s'il s'agit d'un médicament obtenu sans ordonnance.

Vous devez informer votre médecin si vous prenez les traitements suivants:

·d'autres antiépileptiques,

·la pilule contraceptive,

·certains antimycosiques (itraconazole, kétoconazole, fluconazole),

·certains antibiotiques (érythromycine, josamycine, clarithromycine, troléandomycine),

·inhibiteurs des protéases (ritonavir),

·digoxine, anti-arythmiques, inhibiteurs calciques (vérapamil, diltiazem).

·antalgiques,

·anti-inflammatoires, corticoïdes, immunosuppresseurs,

·anticoagulants,

·diurétiques (furosémide, hydrochlorothiazide),

·hormones thyroïdiennes,

·le millepertuis (Hypericum perforatum),

·certains antidépresseurs (IMAO).

Interactions avec les aliments et les boissons

Aliments et boissons

Le jus de pamplemousse peut augmenter la concentration sanguine de la carbamazépine.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse

Consulter votre médecin en cas de grossesse ou de désir de grossesse.

Votre médecin jugera de l'utilité de poursuivre le traitement.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Allaitement

Ce médicament passe dans le lait maternel. De ce fait, par précaution, l'allaitement est déconseillé si votre enfant dort trop.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines:

L'attention est appelée chez les conducteurs de véhicules ou les utilisateurs de machines sur les risques d'étourdissements, de somnolence, de vertiges, trouble de la coordination des mouvements, troubles visuels attachés à l'emploi de ce médicament.

Liste des excipients à effet notoire

Sans objet.

3. COMMENT PRENDRE CARBAMAZEPINE MYLAN L.P.400 mg, comprimé sécable à libération prolongée ?  Retour en haut de la page

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

La dose à utiliser est déterminée par votre médecin. Elle est strictement individuelle.

La dose quotidienne est généralement répartie en deux prises. Les comprimés sont à avaler avec un peu d'eau pendant ou après le repas, sans les croquer, ni les écraser,

Si le patient a des difficultés à avaler, les comprimés peuvent être mis en suspension dans l'eau, mais la suspension devra être ingérée aussitôt après sa préparation.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez pris plus de CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 400 mg, comprimé sécable à libération prolongée que vous n'auriez dû:

En cas de surdosage, CONSULTER IMMEDIATEMENT UN MEDECIN.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Si vous oubliez de prendre CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 400 mg, comprimé sécable à libération prolongée:

Si vous vous en apercevez peu de temps après l'heure prévue, prenez la dose habituelle. Si vous vous en apercevez peu de temps avant la prise suivante, ne doublez pas la dose.

Ensuite, continuez comme précédemment.

Si vous avez oublié de prendre plusieurs doses, prenez contact immédiatement avec votre médecin.

Risque de syndrome de sevrage

Si vous arrêtez de prendre CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 400 mg, comprimé sécable à libération prolongée:

L'arrêt du traitement doit se faire de manière progressive; en effet l'arrêt brutal du traitement (ou la diminution importante de doses) peut entraîner la réapparition des crises.

Ne jamais arrêter brutalement le traitement sans prévenir votre médecin.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 400 mg, comprimé sécable à libération prolongée est susceptible d'avoir des effets indésirables, bien que tout le monde n'y soit pas sujet.

Dans les situations particulières, comme l'instauration du traitement par carbamazépine, une dose initiale trop élevée ou chez les personnes âgées, certains types d'effets indésirables surviennent tels que: vertiges, céphalées, somnolence, fatigue, vision double, nausées, vomissements, mauvaise coordination des mouvements.

Ils cèdent spontanément en quelques jours, ou après réduction temporaire de la dose.

Ont été rapportés:

Fréquemment ou peu fréquemment: fatigue, troubles de l'équilibre, maux de tête, augmentation ou diminution du nombre des globules blancs, diminution des plaquettes, confusion mentale et agitation (chez le sujet âgé), vertiges, somnolence, sédation, dépression, agressivité, hallucinations, maux de tête, sifflement d'oreilles, diminution de la libido, sécheresse de bouche, nausées, vomissements, perte de l'appétit, anomalies de tests hépatiques (augmentation de gamma-GT, augmentation des phospatases alcalines, augmentation des transaminases), réactions allergiques et éruptions cutanées, urticaire, démangeaisons, diminution du sodium sanguin.

Rarement ou très rarement: Réactions allergiques avec fièvre, éruption cutanée, vascularite, polyadénopathies, arthralgie, leucopénie, hyperéosinophilie, hépato-splénomégalie et hépatite pouvant être sévère peuvent être associées dans le cadre de ce syndrome. L'atteinte peut concerner le rein, le pancréas, le poumon, le colon, le myocarde.

Troubles de l'humeur, mouvements anormaux (des membres, de la face et de la bouche), troubles du langage, augmentation de la sensibilité, faiblesse musculaire, troubles du goût et de l'audition, troubles visuels, vision double, nystagmus (mouvements oculaires anormaux), cataracte, conjonctivite, ralentissement du rythme cardiaque, troubles de la conduction cardiaque avec ou sans syncope, hypertension ou hypotension artérielle, diarrhée, constipation, douleur abdominale, jaunisse, inflammation de la bouche, de la langue et des gencives réactions allergiques graves de la peau, sensibilisation à la lumière, chute des cheveux, augmentation de la sudation, rétention d'urine, insuffisance rénale, troubles de la fonction rénale (protéinurie, élévation de l'urée et de la créatinine), douleurs articulaires et musculaires crampes, gynécomastie, galactorrhée, augmentation du cholestérol et des triglycérides dans le sang.

Ont aussi été décrits des cas isolés de:

·anémie, aplasie médullaire, diminution ou disparition des cellules sanguines,

·aggravation d'une insuffisance des artères coronaires (surtout chez les sujets âgés),

·crise de porphyrie,

·hépatite, insuffisance hépatique,

·pancréatite,

·difficulté respiratoire, pneumonie, fibrose pulmonaire,

·diminution du taux des hormones thyroïdiennes (T3-T4), sans manifestation clinique,

·troubles du métabolisme osseux pouvant être à l'origine d'une décalcification,

·phlébite (inflammation des veines) avec formations de caillot veineux,

·impuissance, troubles de la fertilité,

·fièvre, rigidité musculaire, nécrose musculaire, coloration des urines.

L'apparition des effets indésirables hématologiques, hépatiques, cutanés, cardio-vasculaires ainsi que les réactions allergiques graves nécessite l'arrêt du traitement et la CONSULTATION IMMEDIATE DE VOTRE MEDECIN.

Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

5. COMMENT CONSERVER CARBAMAZEPINE MYLAN L.P.400 mg, comprimé sécable à libération prolongée ?  Retour en haut de la page

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser après la date de péremption figurant sur le blister et sur la boîte.

La date d'expiration fait référence au dernier jour du mois.

Conditions de conservation

Pas de précautions particulières de conservation.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Sans objet.

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout à l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien ce qu'il faut faire des médicaments inutilisés. Ces mesures permettront de protéger l'environnement.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES  Retour en haut de la page

Liste complète des substances actives et des excipients

Que contient CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 400 mg, comprimé sécable à libération prolongée ?

La substance active est:

Carbamazépine (400 mg)

Les autres composants sont:

Copolymère de méthacrylate d'ammonium type B (contient de l'acide sorbique et de l'hydroxyde de sodium), copolymère d'acide méthacrylique et d'acrylate d'éthyle (1:1) (Contient du laurilsulfate de sodium et du polysorbate 80), triacétine, talc, cellulose microcristalline, crospovidone, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.

Forme pharmaceutique et contenu

Qu'est-ce que MYLAN L.P.400 mg, comprimé sécable à libération prolongée et contenu de l'emballage extérieur ?

Ce médicament se présente sous forme de comprimés sécables à libération prolongée. Boîte de 28, 30, 50, 60 ou 90 comprimés.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable de la libération des lots, si différent

Titulaire

MYLAN SAS

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT PRIEST

Exploitant

MYLAN SAS

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT PRIEST

Fabricant

MENARINI ARZNEIMITTELWERK DRESDEN GMBH

LEIPZIGER STRASSE 7-13,

01097 DRESDEN

ALLEMAGNE

ou

GERARD LABORATORIES

GRANGE ROAD

BALDOYLE INDUSTRIAL ESTATE

DUBLIN 13

IRLANDE

ou

GENERICS (UK) LTD

STATION CLOSE

POTTERS BAR

HERTS EN6 1TL

ROYAUME-UNI

ou

MYLAN SAS

ZAC DES GAULNES

360, AVENUE SCHNEIDER

69330 MEYZIEU

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Conformément à la réglementation en vigueur.

Date dapprobation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lAfssaps (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Sans objet.

Autres

Sans objet.

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Source : ANSM