Diagnostic de rhinite allergique : des tests cutanés (Prick) pour identifier les allergènes

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 25 Mars 2013 : 10h53
Mis à jour le Mardi 02 Avril 2013 : 11h32

La rhinite allergique, dont les symptômes peuvent paraître assez banals, exerce cependant un très fort retentissement sur la qualité de la vie.

De plus, en l’absence de prise en charge, les risques de voir apparaître un asthme sont réels.

Le diagnostic est la première étape vers la mise en place d’un traitement adapté.

Zoom sur le diagnostic de la rhinite allergique et sur les tests cutanés ou pricks.

Quels sont les signes d'une rhinite allergique ? Quelles sont ses répercussions sur la santé et la vie quotidienne?

La rhinite allergique désigne une inflammation de la muqueuse nasale et des sinus, liée à une réaction allergique à un ou plusieurs allergènes : pollens, acariens, poils d’animaux…

Quelque 25% des Français sont concernés par la rhinite allergique, affection des voies respiratoires aux symptômes typiques et bien connus :

  • nez qui coule,
  • nez bouché,
  • éternuements en salves,
  • démangeaisons,
  • larmoiement,
  • conjonctivite.

80% des asthmatiques ont présenté préalablement une rhinite allergique, faisant de cette affection un facteur de risque important de l’asthme.

De tels symptômes entraînent notamment de la fatigue et des troubles du sommeil, de la concentration, de l’humeur, avec de fortes répercussions sur les activités scolaires, professionnelles, sociales et familiales.

Sachant qu’il existe des traitements efficaces pour gérer les crises, des traitements de fond et des possibilités de désensibilisation, il faut consulter son médecin, lequel pourra proposer une consultation chez un allergologue.

Comment s'effectue le diagnostic d'une rhinite allergique ?

En cas de suspicion d’une allergie, il faut tenter d’identifier le ou les allergènes à l’origine des symptômes.

L’allergologue procède à un interrogatoire :

  • Nature des symptômes, leur durée, leur régularité, leur ancienneté, les facteurs déclenchants, etc.
  • Antécédents familiaux (proche parent allergique) et personnels (allergie dans l’enfance).
  • Environnement et mode de vie (habitudes alimentaires, expositions professionnelles, animaux domestiques, loisirs, etc.).

L’objectif de cet interrogatoire minutieux est de déterminer une première liste des allergènes potentiels.

L’examen clinique général est complété par une exploration ciblée sur la sphère ORL (nez, bronches, poumons…) et par des tests fonctionnels (exploration fonctionnelle respiratoire).

Enfin, les répercussions de l’allergiedans la vie quotidienne sont décrites : insomnie, fatigue, perte d’odorat, activités familiales touchées, résultats scolaires en baisse…

Pour finir, l’allergologue procède alors à des tests cutanés pour confirmer ou infirmer l’implication de certains allergènes.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 25 Mars 2013 : 10h53
Mis à jour le Mardi 02 Avril 2013 : 11h32
Source : Groupe Stallergène, http://www.stallergenes.fr. 
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