CAT67
Portrait de cgelitti
Bonjour à tous,

Je pense vous embêter avec mon histoire relativement "classique" mais j'ai besoin de parler, de lire d'autres témoignages, et des réponses aussi dures qu'elles puissent être.

Voila mon histoire: J'ai 27 ans et la raison de mon mal-être, 26.

Depuis 11 ans, elle me dit qu'elle m'aime, depuis 11 ans, je suis pour elle l'homme de sa vie. Moi de mon coté, je l'aime mais je le cache... Peur d'elle car plus expérimentée sentimentalement, alors je la rejette. Alors nous sommes meilleurs "amis" par défaut. Je la rejette encore ensuite, parce que je ne veux pas vivre une relation d'ado qu'on aurait (peut être) gachée, sachant que je sais que c'est la femme de ma vie, et elle ne cesse de répéter son amour... Je veux juste attendre le bon moment car je sais qu'elle m'aime. Encore plus égoïste lorsque nous nous sommes embrassées la première fois, et que le lendemain je l'ai laissée là, sans rien dire, sans nouvelle et sans réponse. Encore par peur, peur de ne pas être à la hauteur, peur qu'elle soit déçue, peur de pas lui donner une vie heureuse avec un petit étudiant chez ses parents.

Alors pendant 11 ans, nous nous sommes croisés, attendus.

Il y a 2 ans, je lui ai enfin déclaré mes sentiments, ceux que j'ai toujours enfouis... Que c'était avec elle que je pensais finir mes jours. 2 ans jour pour jour... Alors que c'était la chose qu'elle attendait depuis des années, elle a eu la même réaction que moi... Silence et rejet, très froid et très agressif.

6 mois de grosse déprime (pas dépression je ne pense pas), et je retrouve qqun. Juste à ce moment, elle m'envoie une lettre, souvent à la même période d'ailleurs (printemps). Je suis perturbé, et je me cache dans cette relation. 1 an plus tard (début Eté 2005), rebelote, sauf qu'on se voit cette fois ci. Elle me dit qu'elle m'a attendu 2 ans sans personne, que ça a toujours été moi mais qu'elle a eu peur. Peur de ne pas être à la hauteur à son tour... L'arroseur arrosé.

Mais voilà, cette fois ci, j'ai le courage enfin de rompre pour elle (chose que je n'avais jamais osé faire de peur de faire de la peine à une autre personne... Je suis lâche et me suis engagé dans de longues relations sans futur... en pensant à l'autre, jusqu'à ce qu'on me quitte).

Nous sommes enfin ensemble... C'est la fin Aout.

Une relation aussi belle qu'intense... Elle me présente à toute sa famille (chose qu'elle n'avait jamais faite auparavant avec un autre), rêve de projets et de futur en commun... Magique...Le bonheur total.

Début Décembre, plus de nouvelle. Du jour au lendemain. Je m'inquiète, j'appelle, je craque. Elle veut rester seule, qu'elle est de nature solitaire, et qu'elle reviendrait. A peine une semaine plus tôt, elle me dit qu'elle ne s'était jamais aussi sentie bien qu'avec moi.

1 mois sans contact quasiment...

La veille de Noel, elle me demande de lui apporter des affaires restées chez moi. En me disant de pas se faire de film, que ce n'est pas définitif.

Les fêtes se font sans elle. La vie se fait sans elle.

Jusqu'à Jeudi dernier (le 12 janvier). Un appel. "Je ne reviendrais pas".

- "Pour quelle raison?"

- "C'est la vie"

Une voix froide, seche, sans émotion comme si... comme si les 11 années passées n'ont jamais existées. Comme si je n'étais qu'un ex parmi tant d'autres.

D'ailleurs les seuls contacts que j'ai eus pdt les fêtes ont été extrement durs et aggressifs... Me reprochant tout ce que jfaisais (d'avoir tenter d'avoir des nouvelles d'elle ne serait-ce que pour savoir si elle était en vie, comme je n'avais plus de contact), m'insultant même....

Donc depuis Jeudi, j'étais perdu.

En parlant à ma mère, elle m'a dit le mot "dépressive", que je ne connaissais pas, du moins seulement dans le sens de déprime tout bête.

J'ai parcouru des forums, lu des témoignages et m'y suis vu. Et je l'ai reconnue... Enfin du moins, je le crois ou je veux le croire.

Alors peut être je me voile la face, mais j'y ai vu les mêmes périodes de l'année de ses "réapparitions" (lettres, rencontres...) lors des premiers beaux jours de l'année, un mal de dos récurent (mais elle travaille debout toute la journée), de grosses difficultés à se lever dans les dernières semaines (alors que le coucher n'était pas forcément tard), un rejet froid à mon égard 2 ans jour pour jour, un suivi existant chez un psy (mais bon, rien d'exceptionnel je l'admets), une relative perte d'appétit, une libido moins "aigue"... et ces mots "c'est la vie", "je ne t'aime pas"... Aucune reconnaissance, aucune considération pdt son mutisme ne serait-ce par respect pour moi alors que qques jours avant, je l'ai dit, me dit qu'elle était heureuse.

Quels en seraient les facteurs? Un deuil récent d'un proche en novembre, une fausse alerte de grossesse alors qu'elle reve d'etre mère et m'a toujours révé comme étant le futur père de ses enfants, une peur de me décevoir alors que j'ai tapé un petit caca nerveux un soir peu avant, parce qu'elle m'avait pas prevenu de ne pas venir chez moi qui la culpabiliser sur le coup (bref, une connerie!)...?

Je ne sais pas. Sa vie n'a pas été rose non plus. Tous les mecs avec qui elle a été se sont foutus d'elle, ont profité d'elle, voire lui ont fait du mal... Je sais d'ailleurs, que je suis le seul homme en qui elle a confiance.

Alors voilà, je me voile la face en pensant q'elle traverse une dépression, et que nous nous retrouverons car notre amour pour l'un et l'autre est bien plus fort que tout.

Je culpabilise aussi de me "réjouir" que ce n'est pas un pb de couple, et j'en ai honte.

J'ai honte aussi d'être la cause de son passé affectif qui l'a en partie certainement détruite en la rejetant et la poussant dans des bras peu scrupuleux.

Du moins, je me voilais la face jusqu'a lundi soir où je suis parti la voir pour lui remettre ses dernières affaires.

On m'a dit, quoiqu'il arrive la personne dépressive te parlera et écoutera avec des oeillères, sera un mur à tout ce que tu diras, et celle qui te parlera sera une personne "malade".

Oui mais voilà, tellement lucide, tellemnt sure d'elle... "je ne t'aime pas", "je veux rester seule", "je ne reviendrai pas", "ne m'attends pas, ce sera la plus grosse connerie de ta vie...".

Je suis désemparé.

J'ai vécu pour elle, j'ai tout l'amour de mon être à lui donner.

AU fond de moi je sais qu'elle aime, et je m'en convaincs... Mais voilà ce soir, je ne vais pas bien parce que je me dis qu'elle a raison. Que je me cache la vérité, que l"on était pas faits pour être ensemble...

Je n'imagine pas ma vie sans elle, puisque je me suis construit en fonction d'elle durant des années.

Me dire "vis ta vie", "essaye de tourner la page" me laisse froid et a tendance à m'irriter.

Parce que je l'attendrai, prce que je sais que c'est elle, ça l'a toujours été d'ailleurs, je n'ai été heureux sentimentalement que 4 mois dans ma vie, et je l'ai vécu a 27 ans.

Mais j'ai mal, je ne sais plus quoi penser, comme une rupture "banale" finalement, c'est toujours dur.

Mais est-ce que je me cache la vérité devant une suspicion de dépression de l'amour de ma vie?

J'ai besoin de vos avis...

Merci de m'avoir lu

admin
Portrait de cgelitti

Message de Triste 93

Bonjour à tous,

Je pense vous embêter avec mon histoire relativement "classique" mais j'ai besoin de parler, de lire d'autres témoignages, et des réponses aussi dures qu'elles puissent être.

Voila mon histoire: J'ai 27 ans et la raison de mon mal-être, 26.
Depuis 11 ans, elle me dit qu'elle m'aime, depuis 11 ans, je suis pour elle l'homme de sa vie. Moi de mon coté, je l'aime mais je le cache... Peur d'elle car plus expérimentée sentimentalement, alors je la rejette. Alors nous sommes meilleurs "amis" par défaut. Je la rejette encore ensuite, parce que je ne veux pas vivre une relation d'ado qu'on aurait (peut être) gachée, sachant que je sais que c'est la femme de ma vie, et elle ne cesse de répéter son amour... Je veux juste attendre le bon moment car je sais qu'elle m'aime. Encore plus égoïste lorsque nous nous sommes embrassées la première fois, et que le lendemain je l'ai laissée là, sans rien dire, sans nouvelle et sans réponse. Encore par peur, peur de ne pas être à la hauteur, peur qu'elle soit déçue, peur de pas lui donner une vie heureuse avec un petit étudiant chez ses parents.
Alors pendant 11 ans, nous nous sommes croisés, attendus.
Il y a 2 ans, je lui ai enfin déclaré mes sentiments, ceux que j'ai toujours enfouis... Que c'était avec elle que je pensais finir mes jours. 2 ans jour pour jour... Alors que c'était la chose qu'elle attendait depuis des années, elle a eu la même réaction que moi... Silence et rejet, très froid et très agressif.
6 mois de grosse déprime (pas dépression je ne pense pas), et je retrouve qqun. Juste à ce moment, elle m'envoie une lettre, souvent à la même période d'ailleurs (printemps). Je suis perturbé, et je me cache dans cette relation. 1 an plus tard (début Eté 2005), rebelote, sauf qu'on se voit cette fois ci. Elle me dit qu'elle m'a attendu 2 ans sans personne, que ça a toujours été moi mais qu'elle a eu peur. Peur de ne pas être à la hauteur à son tour... L'arroseur arrosé.
Mais voilà, cette fois ci, j'ai le courage enfin de rompre pour elle (chose que je n'avais jamais osé faire de peur de faire de la peine à une autre personne... Je suis lâche et me suis engagé dans de longues relations sans futur... en pensant à l'autre, jusqu'à ce qu'on me quitte).
Nous sommes enfin ensemble... C'est la fin Aout.
Une relation aussi belle qu'intense... Elle me présente à toute sa famille (chose qu'elle n'avait jamais faite auparavant avec un autre), rêve de projets et de futur en commun... Magique...Le bonheur total.
Début Décembre, plus de nouvelle. Du jour au lendemain. Je m'inquiète, j'appelle, je craque. Elle veut rester seule, qu'elle est de nature solitaire, et qu'elle reviendrait. A peine une semaine plus tôt, elle me dit qu'elle ne s'était jamais aussi sentie bien qu'avec moi.
1 mois sans contact quasiment...
La veille de Noel, elle me demande de lui apporter des affaires restées chez moi. En me disant de pas se faire de film, que ce n'est pas définitif.
Les fêtes se font sans elle. La vie se fait sans elle.
Jusqu'à Jeudi dernier (le 12 janvier). Un appel. "Je ne reviendrais pas".
- "Pour quelle raison?"
- "C'est la vie"
Une voix froide, seche, sans émotion comme si... comme si les 11 années passées n'ont jamais existées. Comme si je n'étais qu'un ex parmi tant d'autres.
D'ailleurs les seuls contacts que j'ai eus pdt les fêtes ont été extrement durs et aggressifs... Me reprochant tout ce que jfaisais (d'avoir tenter d'avoir des nouvelles d'elle ne serait-ce que pour savoir si elle était en vie, comme je n'avais plus de contact), m'insultant même....

Donc depuis Jeudi, j'étais perdu.
En parlant à ma mère, elle m'a dit le mot "dépressive", que je ne connaissais pas, du moins seulement dans le sens de déprime tout bête.

J'ai parcouru des forums, lu des témoignages et m'y suis vu. Et je l'ai reconnue... Enfin du moins, je le crois ou je veux le croire.
Alors peut être je me voile la face, mais j'y ai vu les mêmes périodes de l'année de ses "réapparitions" (lettres, rencontres...) lors des premiers beaux jours de l'année, un mal de dos récurent (mais elle travaille debout toute la journée), de grosses difficultés à se lever dans les dernières semaines (alors que le coucher n'était pas forcément tard), un rejet froid à mon égard 2 ans jour pour jour, un suivi existant chez un psy (mais bon, rien d'exceptionnel je l'admets), une relative perte d'appétit, une libido moins "aigue"... et ces mots "c'est la vie", "je ne t'aime pas"... Aucune reconnaissance, aucune considération pdt son mutisme ne serait-ce par respect pour moi alors que qques jours avant, je l'ai dit, me dit qu'elle était heureuse.
Quels en seraient les facteurs? Un deuil récent d'un proche en novembre, une fausse alerte de grossesse alors qu'elle reve d'etre mère et m'a toujours révé comme étant le futur père de ses enfants, une peur de me décevoir alors que j'ai tapé un petit caca nerveux un soir peu avant, parce qu'elle m'avait pas prevenu de ne pas venir chez moi qui la culpabiliser sur le coup (bref, une connerie!)...?
Je ne sais pas. Sa vie n'a pas été rose non plus. Tous les mecs avec qui elle a été se sont foutus d'elle, ont profité d'elle, voire lui ont fait du mal... Je sais d'ailleurs, que je suis le seul homme en qui elle a confiance.

Alors voilà, je me voile la face en pensant q'elle traverse une dépression, et que nous nous retrouverons car notre amour pour l'un et l'autre est bien plus fort que tout.
Je culpabilise aussi de me "réjouir" que ce n'est pas un pb de couple, et j'en ai honte.
J'ai honte aussi d'être la cause de son passé affectif qui l'a en partie certainement détruite en la rejetant et la poussant dans des bras peu scrupuleux.
Du moins, je me voilais la face jusqu'a lundi soir où je suis parti la voir pour lui remettre ses dernières affaires.
On m'a dit, quoiqu'il arrive la personne dépressive te parlera et écoutera avec des oeillères, sera un mur à tout ce que tu diras, et celle qui te parlera sera une personne "malade".
Oui mais voilà, tellement lucide, tellemnt sure d'elle... "je ne t'aime pas", "je veux rester seule", "je ne reviendrai pas", "ne m'attends pas, ce sera la plus grosse connerie de ta vie...".
Je suis désemparé.

J'ai vécu pour elle, j'ai tout l'amour de mon être à lui donner.
AU fond de moi je sais qu'elle aime, et je m'en convaincs... Mais voilà ce soir, je ne vais pas bien parce que je me dis qu'elle a raison. Que je me cache la vérité, que l"on était pas faits pour être ensemble...
Je n'imagine pas ma vie sans elle, puisque je me suis construit en fonction d'elle durant des années.
Me dire "vis ta vie", "essaye de tourner la page" me laisse froid et a tendance à m'irriter.
Parce que je l'attendrai, prce que je sais que c'est elle, ça l'a toujours été d'ailleurs, je n'ai été heureux sentimentalement que 4 mois dans ma vie, et je l'ai vécu a 27 ans.

Mais j'ai mal, je ne sais plus quoi penser, comme une rupture "banale" finalement, c'est toujours dur.

Mais est-ce que je me cache la vérité devant une suspicion de dépression de l'amour de ma vie?

J'ai besoin de vos avis...

Merci de m'avoir lu
CAT67
Portrait de cgelitti
Les signes tels que manque d'appétit, mal de dos... peuvent être des raisons à une possible dépression mais cela se soigne avec l'aide d'un psy par contre et je sais de quoi je perle car je suis une ancienne dépressive je peux t'affirmer que tu t'accroches avec désespoir à la personne que tu aimes, ce qui n'est pas le cas de ton amie surtout si elle a vécue des histoires pas très jolies avec d'autres mais comment elle a fait si elle n'a que 26 ans et qu'il n'y avait que toi depuis 11 ans ( elle n'avait personne pendant ces années )oui je pense que tu te voile la face et si tu continue comme cela c'est toi qui va entrer en dépression et crois moi c'est très très dur de s'en sortir
Personne ne pourra décider à ta place et tous les avis du monde n'y changerons rien mais n'oublie pas une chose : il y a toujours un coin de soleil pour chacun d'entre nous il suffit de vouloir le regarder sans pour autant s'aveugler !!!
Amicalement
Sujet vérouillé