claire
Portrait de cgelitti
Je profite de ce site afin de vous faire part de mon expérience face à cette maladie si terrible qu?est la dépression.

Je m'appelle Nina, j?ai 30 ans. Je suis parisienne.

J'avais déjà fait plusieurs épisodes dépressifs depuis l?adolescence.

Pour m'en sortir, mes parents étaient aux petits soins avec moi, surement par peur que cela recommence Pendant deux ans, j'ai été relativement tranquille. Je me sentais bien. Jusqu'à ce jour de Février 1999 où j'ai tenté de me suicider en avalant des médicaments

à partir de ce moment là a débuté une phase de souffrances terribles. Ceux qui connaissent cette maladie pourront comprendre ce témoignage plus facilement. En effet, la dépression pour moi s'est traduite par des douleurs morales mais aussi physiques : angoisses qui m'empêchent de respirer, mal au cou, au dos , les poumons semblent s'atrophier.

Pendant plus d'un an , tous les jours j'ai voulu mourir, la maladie me dépassait et personne je dis bien personne peut vous aider à reprendre le dessus. J'insiste sur ce point parce que lorsque j'entends des personnes causées de cette maladie en disant que c'est une simple déprime, que c'est juste un mauvais moment à passer, qu'il suffit de se bouger. Je vous garantis que ces gens-là ne connaissent pas le bonheur d'être en bonne santé.

C'est parce qu'il n'arrivait plus à me soigner que mon médecin généraliste m'a orientée vers un psychanalyste Parisien, alors qu?a l?époque j?habitais à plus d?une heure de route de paris . Je dois dire que celui-ci m? "sauvé la vie".

Pendant deux ans, sans déroger, je me suis rendue aux rendez-vous. Les séances duraient de trois quarts d'heure à une heure selon mon état, séances pendant lesquelles je répondais à toutes les questions qu'il me posait et petit à petit je me suis mise de moi-même à parler, à me raconter, a me déverser.

Aujourd'hui je suis guérie. J'ai repris mon travail après trois années d'interruption. Je n'ai plus aucun traitement médicamenteux et je vis une vie paisible sans angoisses. Il arrive parfois que, comme tout un chacun, je ressente des moments de faiblesse morale et dans ce cas là, sans hésiter, je prends rendez-vous chez mon psychanalyste pour lui en parler. En général, une seule consultation suffit à m'éclairer et me redonner du courage. Pour moi, ce support est devenu un confort de vie.

Je tire un bilan plus que positif car souvent je me dis que je n'aurais pas perdu toutes ces moi et ces années de ma vie si j'avais consulté plus tôt. Je pense que nous avons tous, un jour ou l'autre, besoin de parler à ces spécialistes de l'âme et merci à eux de croire en nous."

Combien de fois je me suis demandé pourquoi MOI ? Suis-je devenue folle? C'est une terrible épreuve et il faut se dire que la vie mérite surement d'être vécue ?

Si mon expérience peut vous aider, si vous voulez une adresse parisienne, si vous voulez des conseils, je me suis promis que lorsque je serais guérie, je donnerais du temps à aider les autres.

Ce n?est qu?un début ??

nina

ninafreid@yahoo.fr

vero50
Portrait de cgelitti
Après 6 ans de galère mon mari accepte enfin l'idée qu'il est dépressif. Suite à une crise d'angoisse plus forte que les autres, il a enfin pris conscience de son état. Depuis 2 mois, il est sous anti-dépresseur anxiolitique somnifère. Nous consultons une conseillère conjugale depuis 7 semaines. J'ai réussi à lui faire prendre conscience que la façon dont il s'était renfermé sur lui-même, n'était pas "normale", et surtout pas gérable avec les enfants. Nous sommes mariés depuis 11 ans et nous vivions depuis 6 ans sous le même toit sans rien partager, lui seul dans son coin, moi et les enfants de l'autre. Il réagit plutôt bien. Mais comment lui faire comprendre qu'il doit faire une thérapie pour ne pas replonger?????????
mamyblues
Portrait de cgelitti
bravo nina pour ton analyse si vraie...la dépression m'est tombée dessus à 55 ans...il y a un peu plus de 3 ans. pour celle que j'étais alors, c'était inimaginable, je semblais solide comme un roc ! mais j'étais si épuisée, si usée à l'intérieur que quand j'ai craqué ce fut un vrai séisme. C'est ma fille qui m'a convaincue d'aller voir un psy, enfin, c'était une psy. Dur au début de se confier à une inconnue...et puis les mots sortent comme de l'eau qui coule, on a l'impression de laver son âme. Un psy ne te juge pas, contrairement à tous ceux qui te disent "secoue toi", "réagis", ces mots qu'on ne veut plus, qu'on ne peut plus entendre. Ca a duré 19 mois, entre temps j'ai quitté mon travail, je ne pouvais plus assumer mes responsabilités et j'ai dû me remettre de ce deuil là aussi. Maintenant ça va, avec de temps à autre un petit coup de blues, mais là je n'attends plus pour me soigner ! Courage à tous et toutes, et faites confiance à votre psy ! Bisous
sébastien
Portrait de cgelitti
je m'enfonce encore un peu plus chaque jours.je me demande bien où cette maladie va t-elle m'emener? je perd de plus en plus l'espoir. j'ai très peur de tout ça.
j'essaie de sortir, de voir du monde mais rien y fait.je fais tjs autant de cauchemard la nuit, aucunes envies aucuns plaisirs.je suis devenu spectateur de ma vie.je sais que tout le monde me soutient mais là j'ai besoin de guérir.s'il y des personnes qui s'en sont sortis, qu'elles me disent comment faire.j'ai beau me battre mais mes armes ne semble pas assez puissantes.can you help me, please?
patrice76
Portrait de cgelitti
Bonjour,CAT76?

Surtout ne pas abandonner et être pérsévérant.
je connais cette maladie depuis 25 ans et j en ai 50.
Je vais mieux en faisant plein d activités diverses et en consultant une psy.
la sophrologie m a beaucoup aidé.
Alors courage à tous et à toutes,la vie vaut quand même le coup d être vécue,car il y a beaucoup de choses positives.
Amitiés,Patrice.
viva
Portrait de cgelitti
N'hésite pas à consulter Laetitia. Seul un vrai spécialiste pourra t'aider, et tout comme le dit Gisèle, il faut trouver LE bon. Si lors de tes 1ères visites tu trouves que le "courant" ne passe pas, va voir un autre psy. Mais essaye de te renseigner sur le net via des annuaires en lignes. Parfois les psy ont même des sites. Il faut que tu te sentes en confiance. Ce n'est pas facile de "déballer" notre mal-être.
Amicalement.
claire
Portrait de cgelitti
Comment faites vous pour passer le cap et aller voir un psy? moi je n'y arrive pas, je suis de nature dépressive mais des évenements ont fais que ca s'est accentuée et je suis de nouveau sous médicaments(j'ai 26 ans), tous s'acharne sur mon mari et moi, je ne le supporte plus, j'ai mal au ventre, au dos, à la tete, je ne dors plus; bref je n'en peux plus. C'est trop dur et je ne sais plus quoi faire. Donner moi des conseils ou simplement on pourrai parler.
Merci à toutes
mimi
Portrait de cgelitti
On pense à toi Sébastien. Vas-y, courage ! Bises.
myriam
Portrait de cgelitti
bonjour jai lu ces temoignages tres parlants...
moi jai 16 ans jai toujours été une fille rigoloe en forme et jai toujours eu des amis depuis quelqeus temps je doute de tout... jai limpression de ne pouvoir compter sur personne et surtout je ne suis plus moi meme. les personnes qui m apréciaient ne me reconnaissent plus et ne sintéressent plus du tout a moi . Je ne vois pas du tout comment men sortir, comment faire pour redevnir comme avant?
La journée je me force a sourire mais des ke je rentre je pleure et je nai aucun espoir... je suis fatiguée
jai fais une ts il ya deux semaines jai déja été une fois chez ma psychologue et ma prochaine séance est la semaine prochaine mais jai po despoir..
VAVA
Portrait de cgelitti
[QUOTE=hb47] moi aussi grace a un psy genial, que j'adore, a bordeaux, je revis et meme je VIS
merci a lui, et a tous les autres

[/QUOTE]
darkblucloud
Portrait de cgelitti
j'ai envie de trouver un amoureu de partir loin entre les arbres sous la pluie
jusqu'au soleil tendre envlopant nos corps qui chuchotent sa douce lumiére.       
nos amis et nos familles viendraient nous rejoindrent dans notre cabane où
ils trouveraient la musique, le silence, les regards,la poesie à l'etat pure.         & nbsp;  
j'ecrit cela avant que la réalité du monde me revienne . ce rêve me revient
souvent et me plonge dans un mutisme total . je ne sais pas si je dois
accepté cet état solitaire ; ce retour en enfance qui étouffe cette maudite
depression pour un court instant ? ça y est ma gorge c'est resserée à
nouveau ,mon corps se tend et hurle silencieusement , puis se met à
pleurer dans le trou en-dessous de la poitrine. le monde va trop vite pour
moi ,je ne regarde jamais la télévision elle represente tout ce que je déteste.

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