franceline
Portrait de cgelitti
Je viens de perdre mon frère, il y a 3 semaines, suite à une embolie pulmonaire foudroyante qui aurait pu être évitée s'il n'avait pas eu à faire à des médecins incompétents. Depuis, je me traîne à longueur de journée. Je suis pourtant sous séroplex depuis plusieurs mois car je suis dépressive depuis des années (perte d'un beau-frère il y a 14 ans, problèmes de chômage, perte de mon père il y a tout juste un an, bref rien ne va). Je n'ai plus de goût à vivre, je serais seule, je sais ce que je ferai. Mais il ne me reste que mon mari et mes 2 fils (16 et 10 ans). Tout le monde me dit que pour eux, je dois continuer. Mais à quoi bon ? Je me dis qu'eux aussi, un jour je les perdrai. Car j'ai l'impression que c'est mon destin, de voir peu à peu partir tous ceux que j'aime autour de moi. De toute façon, je n'ai jamais eu de chance et je n'attends plus rien de positif de la vie. SOS, si quelqu'un a connu ce que je connais, je vous en prie, répondez moi !
franceline
Portrait de cgelitti
Bonjour jocelyne
Vos lignes m'ont gandement émue; vous vous trouvez dans une situation trop douloureuse, avec ce nouveau deuil, venu s'ajouter aux autres et à vos soucis financiers..

Il faut absolument vous faire aider pour assumer toutes ces pertes accumulées de parents proches.
vous avez encore votre propre cellule familiale à sauvegarder..deux enfants qui dépendent de vous et de leur père, un mari qui compte sur vous. vous avez encore droit au bonheur tous les quatre, vos enfants ont des objectifs de vie heureuse avec leur maman à leur côté.

A mon avis, (et ceci est la solution que j'envisagerais pour une personne proche et amie, si vous me permettez de vous en faire part),je vous conseillerais de faire un séjour en maison de repos, le temps de vous reposer, poser vos soucis et vos larmes, de prendre du recul par rapport à cette situation qui a mis à mal toute votre vie. un séjour consacré uniquement à vous, le temps de reprendre des forces avec un personnel compétent qui pourrait vous apporter les meilleurs soins, et toute l'attention et la douceur qui vous permettraient de refaire surface.
Ne restez pas isolée dans votre douleur, vous en avez trop sur le dos. faites vous aider, tous les moyens sont bons. parlez en avec votre médecin.

Je vous souhaite de tout coeur de réussir à surmonter cette nouvelle épreuve, et je souhaite aussi que vous retrouviez bien vite le bonheur et le gôut de vivre avec votre petite famille.
.
Cordialement
franceline
Portrait de cgelitti
Bonjour Malvina..les personnes les plus importantes, celles qui t'ont soutenues dans ta vie d'enfant et de jeune fille sont parties.. pas très loin, juste derrière...mais quand même, une séparation terrible.
la vie est très injuste et très dure, pour certains, dont toi..
que te reste t il ? ton frère, ta belle soeur, qui sont là et qui t'aiment, .. pour ton frère aussi, ce doit être dur. mais vous êtes en vie !! vos coeurs battent, vous respirez ! vous êtes là les uns pour les autres, ne les laisse pas, toi aussi..

Vivre est un privilège, il faut le saisir et en profiter au maximum !!

Est ce que quelqu'un t'aide à faire ces deuils ? du moins, à faire une transition entre ta vie avec tes parents, avec tous les souvenirs vivaces qui accaparent ton esprit, t'empêchent d'avancer, te retiennent..et ta vie de maintenant. celle que tu vas être obligée de prendre en mains, d'accepter.

il faut absolument évacuer cette douleur, ne pas rester sur l'idée de la mort de tes parents, d'un vide...mais envisager demain, un pas après l'autre, un matin après l'autre. remplacer ce vide par du plein, des projets, relever la tête !!
Tu as une grande décision à prendre : il faut mettre derrière.. non pas oublier, mais essayer de voir plus loin.. ton avenir.

à 19 ans, tu es encore bien fragile. mais réfléchis vraiment à tout ce qui est possible, que tu vas connaitre.. tu as des forces en toi. il faut les trouver, les rassembler, t'en servir de levier pour aller au delà de toi-même et surmonter cette période.

Il faut penser à demain. fais tu des études ? tu pourrais t'y mettre ou t'y remettre. l'activité phsique ou cérébrale sont salvatrices, toujours.; il faut te trouver de quoi faire, t'occuper le cerveau et les mains..

un jour, bientôt peut-être, toi aussi tu sera en couple, et puis maman..la vie ne s'arrête pas, pour les vivants, quand les êtres chers disparaissent..

il faut continuer, en portant en soi sa peine et les souvenirs, mais il faut arriver à les mettre dans un coin, un coin à eux, bien au chaud, où tu les retrouves quand tu le désires, mais il faut faire place aussi à autre chose, à l'avenir qui te tend les bras, à la réalisation de toi.. donne tout ce que tu peux, le maximum !!! et plus encore !!!

oui, tu retrouveras tes parents, mais eux, s'ils te regardent, ils attendent de te voir réagir, continuer, être heureuse.. s'ils étaient là, ils ne voudraient pas te voir triste et vide.. ils feraient tout pour que tu reprennes goût à la vie..c'est ce que tu dois faire, par tous les moyens..en leur honneur, toi qui les aimes et les regrettes tant.

il faut accepter l'aide de ton frère et de sa femme, et leur montrer que toi aussi, tu vas te relever, ne serait-ce que pour ne pas les attrister doublement.

Si tu as envie de parler, dire ce qui te passe par la tête et le coeur, tu trouveras ici des mains tendues, des coeurs plein d'espoir, pour t'aider..
larra12
Portrait de cgelitti
Jocelyne,
Perdre un être cher et proche nous plonge toujours dans une douleur brutale et insupportable, et on pense que rien n'arrêtera cette douleur. Mais le temps aide toujours. Surtout sortez-vous vite de la tête que vous êtes la personne qui amène ces pertes par votre destin, c'est faux, vous ne mettez en danger personne si ce n'est vous-même.
Je sais que pour l'instant, cela ne vous consolera pas si je vous dis que vos enfants sont là, et pourtant c'est la vérité,ils sont là, alors suivez le conseil de franceline, reposez-vous, laissez sortir ce chagrin qui est tout à fait légitime mais prenez soin de vous, pour vous d'abord, pour les autres ensuite.
Et banissez de votre vocabulaire l'expression à quoi bon, je vous assure.
Je vous souhaite sincèrement de trouver l'apaisement.
Malvina
Portrait de cgelitti
Voila, j'ai 19ans, et cela fait deux ans que mon pére est décédé. Il a eu plusieurs cancers et a subis quatre chirurgies trés lourdes. A chacunes d'entre elles, toujours espoir. Jusqu'au jours ou il a subi en unrgence une opération de l'aorte abdominale et que son coeur s'est arrété de battre, trop fatigué par la radiothérapie et les nombreuses anesthésies. Depuis ce jour là, je suis anéantie. Je ne mangeais presque plus et par moment énormément. Je me renfermais sur moi même et m'isolais du reste de monde. Je vivais seule avec ma mére car mon frere vivait avec sa femme. Ma mére étant aussi mal que moi, nous avions parfois du mal a communiquer. Et un jour, alors que je voulais prendre des médicaments et donc faire une TS, ma mére ma surprise, et de la, une énorme crise de nerf. J'ai été hospitalisée dans un hopital psychiatrique, et trois jours aprés, mon frere et venu m'apprendre que ma mére s'était suicidée, il y a un an maintenant. Depuis ce jour, je vis sans vivre, j'avance sans avancer. Je suis mal et n'a envie de rien. J'ai été hospitalisée dans le même hopital une seconde fois il y a 6mois, pour dépréssion aigue.. Trouble de l'alimentation, du sommeil.. Rien ne m'a épargnée, et aujourd'hui, avec l'aide de mon frere et de sa femme, chez qui je vis, j'essaie sans grande envie de reconstruire une vie qui a été détruite.. Je ne sais plus quoi faire pour retrouver un gout a la vie, puisque les personnes les plus importantes pour moi ne sont plus la, la seule raison qui me tiens, c'est de savoir qu'un jour, lors de ma mort, je les retrouverai..
larra12
Portrait de cgelitti
Bonjour jocelyne
Tout d'abord, sur ces forums, on tendance à se tutoyer alors je vais user du tu, ne m'en veux pas.
Je voulais te dire qu'un être humain est un peu comme ces poupées russes qui s'emboîtent, les autres voient celles qui est à l'extérieur mais nous, on vit avec celles qui sont à l'intérieur et qui parfois n'ont pas les mêmes couleurs. Et mêmes si elles ne sont pas visibles, elles sont là, elles cachent nos joies passées, nos regrets, nos douleurs et nos espoirs.
J'ai perdu mon papa il y a 8 mois et au fond de moi vit une douleur immense et un chagrin qui ne s'arrête pas parce que j'aurais tout fait pour lui et sa présence me manque cruellement, ma poupée à l'intérieur est noire foncé et fait très très mal. Mais sur la poupée externe, j'ai mis plein de couleurs, des rires, des plaisanteries, des blagues, de l'amitié et de l'amour, et c'est comme ça que j'avance et les autres aussi avancent. Et puis quand je suis seule je ressors ma poupée noire, je me désespère, je pleure, je me mets en colère contre tout et puis je la range parce que la vie est là et qu'il faut la vivre, autant la vivre dans le sourire et l'amitié. C'est comme cela que j'arrive parfois à me sentir apaisée. Je te souhaite de trouver la meilleure solution pour garder tes peines en toi et gagner tes joies pour toi.
Cordialement.
franceline
Portrait de cgelitti
Bonjour jocelyne,

contente de voir que tu as répondu à nos messages ! (tiens, je dis tu..)
oui, vas voir ton médecin et aborde la question. il n'y a sans doute pas pensé et ne connait pas forcément ton état si tu ne lui en parles pas ouvertement;

tu pourrais profiter des vacances scolaires pour cette solution. ne t'inquiète pas des coûts pour la sécu, ces possibilités sont à le disposition des personnes qui en ressentent le besoin.
tu n'es pas forcée d'aller très loin de ton domicile, il faut aussi que ta famille puisse te visiter à moins que tu ne désires la coupure totale..

à bientôt, essaie de passer un week end de repos et de faire un peu taire ton chagrin, essaie de sortir et de faire une marche, de respirer à fond, pour commencer à trouver l'apaisement qui t'es nécessaire..mets du beau dans ta tête..des couleurs, des chants d'oiseau..laisse toi envahir par la douceur..
A bientôt

jocelyne
Portrait de cgelitti
Merci à vous deux, Franceline et Iarra12, cela fait beaucoup de bien ces phrases d'encouragement au milieu de cette douleur immense ! Lundi, je vais aller voir mon médecin traitant et lui demander éventuellement un séjour en maison de repos. Mais j'ai l'impression que, de moins en moins, les médecins proposent ce genre de "solution". Est-ce une question de coût pour la sécurité sociale, ou est-ce par rapport à des résultats jugés insuffisants, je ne sais pas. Apaisement, c'est le mot exact, c'est bien de l'apaisement dont j'aurais le plus besoin. J'espère que je le trouverai un jour. En attendant, encore merci et je vous dirai ce que m'aura répondu le médecin lundi. Cordialement
Sujet vérouillé